Fait de chez nous : Il voulait se venger à tout prix !

vendredi 17 août 2012 à 00h22min

L’autorité n’est pas passée « par quatre chemins ». Elle a d’entrée en jeu fait savoir à l’accusé que le plaignant avait 300 000 FCFA dans sa chambre. Une somme qu’il devait rembourser avant le reste de la procédure. Sur place, l’accusé, un « corps habillé », s’est exclamé. « Je vous le jure sur la tombe de mon père qui ne vit plus. Je n’ai rien pris chez lui. En dehors de son équipement, je n’ai rien pris ». L’autorité insiste. « Tu payes les 300 000 FCFA ? Ou bien je rends compte à ta hiérarchie et nous donnerons la suite qui n’est autre que t’enfermer ». Cette insistance a permis à Karim, puisque c’est de lui qu’il s’agit, de comprendre que l’heure n’était plus à la digression. Il s’est mis à pleurer et à supplier l’autorité.

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« Je voulais juste me venger de lui, car il a « ravi la vedette » auprès d’une fille qu’on drague lui et moi. C’est pourquoi j’ai traité avec son bailleur pour lui prouver à lui et à la fille que je n’étais pas n’importe qui ». Toutes ces phrases ont été prononcées par Karim, toujours pleurant. Il conclut son affirmation en s’inclinant devant Issa, le plaignant. « Pardonnes-moi. Dis à l’autorité que tu n’avais pas cette somme dans ta chambre. Quant à Batoma (le nom de la fille en question), je ne vais plus planer autour d’elle. Elle est à toi pour de bon ». Lui qui pensait être le « maître absolu » de la situation, a compris qu’il y a « plus fort que lui ». La vraie loi ne distingue pas un « corps habillé » d’un civil.

Quand tu as tort, elle te condamne sans distinction. Toute chose que Karim semblait ignorer quand il est parti « ramasser » le matériel d’Issa. Karim et Issa draguaient effectivement la même fille ; vaincu par son rival Issa, Karim a donc profité des difficultés financières d’Issa pour le honnir. En effet, après trois mois passés sans qu’Issa aie payé son loyer, le bailleur accepte la proposition de Karim. Cette proposition n’était autre que de ramasser ses bagages et le « mettre à la porte ». Se basant sur sa fonction « d’homme de tenue », Karim a vidé la maison de son rival et ils l’ont mis à la porte. Ses voisins de quartier ont voulu s’interposer. Toute chose qui a engendré un attroupement. Et l’autorité qui a jugé l’affaire, a été témoin oculaire de cette scène.

C’est d’ailleurs elle, sans s’être présentée, qui a encouragé Issa à se plaindre à « qui de droit ». Dieu faisant bien les choses, le chef de ladite autorité lui a confié le dossier. C’est pourquoi, quand Karim a voulu mentir, l’autorité lui a fait comprendre qu’elle a été témoin oculaire de la bagarre. Et après l’avoir laissé pleurer, l’autorité a démenti les 300 000 FCFA et leur (l’accusé et le bailleur), a intimé de remettre les bagages à leur place. Et Issa avait trois mois à faire dans le même bâtiment avant d’être délogé. Une scène qui met à nu, le comportement de certaines personnes qui profitent de leur « titre » pour piller leurs concitoyens. Heureusement que la loi est faite pour tout le monde.

Souro DAO /daosouro@yahoo.fr

L’Express du Faso

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