Prolifération des tricycles à Ouaga : Simon sensibilise avant l’application intégrale du décret gouvernemental

vendredi 17 août 2012 à 00h26min

La circulation routière dans Ouagadougou s’est encore compliquée avec la prolifération des engins tricycles, aggravant ainsi le problème d’insécurité sur les axes routiers. Au total, l’on dénombre au moins un millier d’engins de ce type dans la ville. Et pour préparer les propriétaires à l’application à terme de toutes les dispositions du décret du gouvernement y relatif, le maire Simon Compaoré, entouré de ses principaux collaborateurs, a eu une rencontre d’échanges avec eux ce jeudi, 16 août.

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Ont pris part à cette séance de sensibilisation, 40 conducteurs de tricycles, la plupart membres de l’Union nationale des motos bagagistes (UNAMOB), reconnue officiellement depuis le 21 mars 2012. En les rencontrant ce jeudi, l’objectif du maire Compaoré était de porter à leur connaissance la quintessence du décret pris en conseil des ministres du 8 juin 2012 et échanger autour de leurs préoccupations. Le décret, faut-il le rappeler, porte sur les conditions et modalités d’exploitation à titre onéreux et pour compte propre des vélomoteurs, motocyclettes, tricycles et quadricycles à moteur.
« La présente rencontre a pour objet de partager officiellement le contenu de ce texte avec vous et souligner votre rôle dans la lutte contre l’insécurité en général, l’insécurité routière en particulier dans notre ville », a indiqué Simon.

Le décret du 8 juin fait suite à un autre décret datant du 5 juillet 2012 et qui interdit strictement les vélomoteurs et les motocyclettes comme « motos-taxis » dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso. « De manière générale, les tricycles et les quadricycles ne peuvent être utilisées comme des ‘’moto-taxis’’. Cependant, on peut, avec ces engins, transporter des affaires et une personne, si les conditions de sécurité sont réunies. Cela veut dire que :
- s’il y a plus d’une personne dans un tricycle ou quadricycle, c’est interdit ;
- les marchandises doivent respecter la capacité de l’engin ; d’où l’interdiction des surcharges, des chargements hors gabarit », a expliqué le maire. Par ailleurs, les engins utilisés doivent remplir les conditions ci-après : avoir une visite technique à jour ; être immatriculé et être assuré.

Quant au conducteur de l’engin, il doit être âgé de 18 ans au moins ; avoir un permis A1 pour les vélomoteurs ; avoir un permis A pour les motocyclettes ; avoir le permis A pour les tricycles et quadricycles accompagné d’un certificat d’aptitude à conduire ces engins et porter un casque homologué.

Le décret donne encore jusqu’à six mois aux conducteurs des engins tricycles ou autres pour se conformer à toutes ses dispositions. Mais, en attendant, ils sont astreints aux textes généraux qui régissent la vie en société. Ainsi, ils doivent absolument respecter le Code de la route, éviter le transport mixte et la surcharge ou le chargement hors gabarit et faire immatriculer leurs engins. « Sur ces points, il n’y a pas de délai moratoire et je voudrais demander à vos responsables de vous sensibiliser dans ce sens afin que vous puissiez connaître ce qui est interdit et ce qui est toléré pour exercer vos activités en toute quiétude. La sécurité routière n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, des autorités municipales, des forces de sécurités.

La sécurité routière est l’affaire de tous », a martelé Simon Compaoré. Apparemment, il a été bien entendu par ses interlocuteurs. « J’apprécie la tenue de la rencontre et j’approuve le fait qu’il faut avoir au moins 18 ans pour conduire un tricyle », confie Daouda Compaoré. « Très content et tout à fait d’accord avec les dispositions du décret’’, renchérira pour sa part, le secrétaire général de l’UNAMOB, Mahamadi Ouédraogo. Bientôt, la commune de Ouagadougou va prendre un arrêté municipal portant conditions et modalités d’exploitation des tricycles dans son espace territorial. Cet arrêté devrait préciser notamment, la couleur des tricycles et quadricycles ; la tenue des conducteurs ; les horaires de circulation ; les aires de stationnement ; les zones de circulation et le montant des taxes de stationnement et la patente.

Grégoire B. BAZIE
Ph. Bonaventure PARE

Lefaso.net

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