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17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

Accueil > Actualités > Politique • • mardi 14 août 2012 à 00h38min

Le 17 mai 1983 marque un tournant en Haute-Volta. Deux thèses s’affrontent. Les partisans de la Révolution avec à leur tête Thomas Sankara sont aux prises avec ceux épousant la cause du colonel Gabriel Yorian Somé considéré comme un officier de la coloniale, partisan farouche de la droite. La suite, c’est la mise sous éteignoir des ambitions de Yorian et la chute du Conseil du salut du peuple (CSPII) et son président, le médecin commandant Jean Baptiste Ouédraogo.

Le 14 mai 1983, le Conseil du salut du peuple (CSP) tient meeting à Bobo Dioulasso. Le ministre de la Jeunesse et de Sport, Ibrahima Koné a la charge de la mobilisation. La population répond à l’appel pour sa sympathie pour Thomas Sankara qui est devenu populaire à cause de ses exploits pendant le premier conflit malo-voltaïque. La deuxième cause de la mobilisation est que cette population veut entendre le message des nouvelles autorités. Thomas Sankara précède au parloir le médecin commandant Jean Baptiste Ouédraogo, le Président.

En véritable tribun, il tient la foule en haleine avec un discours qui ne requiert pas l’assentiment de l’aile dite de droite du régime. A la fin de son speech, c’est le crépuscule. C’est le mois de Ramadan. Chacun s’impatiente pour regagner son domicile dans l’objectif de pouvoir rompre son jeûne. Au moment où le président Jean Baptiste Ouédraogo monte pour s’adresser à la foule, la place où se tient le meeting se vide. On croit à un montage pour humilier Jean Baptiste Ouédraogo.

Le colonel Yorien Gabriel, alors chef d’Etat-major de l’Armée et son neveu Jean Claude Kamboulé, commandant du groupement blindé n’ont pas pu avaler la couleuvre de ce qu’ils ont considéré comme un écart de langage de la part du Premier ministre Thomas Sankara. Philippe Ouédraogo, ancien dirigeant de la Ligue patriotique pour le développement (LIPAD) et du Parti Africain de l’Indépendance (PAI) assure qu’on lui a raconté les oppositions de style et d’orientation politique qui a opposé les deux tendances du régime.

Les inquiétudes de Philippe

Ne s’étant pas déplacé à Bobo-Dioulasso, Philippe Ouédraogo se souvient que c’est à travers le compte rendu qu’il a commencé à s’inquiéter. Ses appréhensions se sont avérées justes. Le clash tant attendu s’est produit. Il soutient que c’est dans la nuit du 16 mai aux environs de 4 heures du matin qu’un coup de fil l’a réveillé, lui annonçant que le domicile de Thomas Sankara est cerné par des chars. Quant à Valère Somé, il dit avoir été informé de l’arrestation de Sankara juste avant 7 heures par l’épouse du regretté Eugène Dondassé, son camarade de l’Union des luttes communistes reconstruite (ULCR).

A l’époque, il travaillait à l’UNICEF. Il entreprit de rallier Pô en moins de deux heures. Arrivé au Centre national d’entraînement commando (CNEC), le premier soldat qu’il a rencontré, c’est Hyacinthe Kafando, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale. Il demande à voir le commandant du camp. Il lui répond que ce dernier est en déplacement. C’est son intérimaire Tibo Ouédraogo, aujourd’hui colonel et directeur du parc automobile de l’Etat, qui le reçoit. Il l’informe de l’arrestation du Premier ministre et du secrétaire permanent du CSP Jean Baptiste Boukary Lingani. Tibo fait sonner le rassemblement et met ses hommes en position de combat, attendant l’arrivée du Capitaine Blaise Compaoré qui était le commandant du CNEC.

Sitôt après l’arrestation de Thomas Sankara, le PAI entre en action, selon Ibrahima Koné, alors ministre de la jeunesse et des sports. Il mobilise l’Association des scolaires de Ouagadougou (ASO) et une partie de l’Association des étudiants voltaïque de Ouagadougou (AEVO). Les responsables de ces deux structures ont été convoqués pour recevoir des instructions pour l’exécution des actions qu’ils devraient mener dans le but de la libération des détenus. Il y avait au devant des scolaires, Ousmane Touré et Jacques Gamené. Au niveau estudiantin, il y avait Pankolo Sougli et Saïdou Dabo. Ils avaient aussi obtenu la complicité des responsables de la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou (MJCO) et comme nom connu parmi ces jeunes de l’époque, l’arbitre international Yacouba Ouédraogo. Le 20 mai, les élèves et les étudiants sont sortis et la manifestation a eu un franc succès, indique Philippe Ouédraogo.

Le 21 mai, ils n’ont pas manifesté, mais ils ne sont pas allés non plus à l’école. La condition de leur retour en classe, c’était l’élargissement de Sankara et ses camarades incarcérés.

Les anciens ULC dans l’action avec le PAI

Le 22 mai, l’aile pro-putsch tente d’organiser une marche de soutien au président Jean Baptiste Ouédraogo. Les partisans de Thomas Sankara les contrecarrent. Ils infiltrent la marche et créent des troubles. Philippe Ouédraogo se rappelle que c’est aux environs de l’hôtel Indépendance que les forces de sécurité les ont pourchassé et il est allé se cacher dans les locaux qui abritent aujourd’hui le Conseil économique et social (CES). Pour organiser ces différentes marches, le PAI a fait appel à quelques membres de l’ancienne Union des luttes communistes (ULC) qui s’était auto-dissoute en 1981. Alors, Valère Somé et Basile Guissou se réunissent avec les cadres du parti pour réfléchir sur les actions à mener. Valère assure que c’est dans le véhicule de Philippe Ouédraogo que certaines stratégies ont été définies.

Le premier tract a été intitulé : « les commandos de la Révolution » invitant la population à la mobilisation pour venir à bout de l’ordre ancien. Dans la foulée, des responsables du PAI, Adama Touré, Ibrahima Koné, Sambo Bâ, Emmanuel Dadjouari… ont été arrêtés et internés au régiment d’inter armée devenu aujourd’hui camp Sangoulé Lamizana. Cela a contribué davantage à exacerber la crise, mais ils seront libérés quelques jours après. Les actions multiples menées par une frange importante du peuple et l’entrée en rébellion de Pô ont fini par persuader les dignitaires du CSPII à libérer Sankara et Linagni le 30 mai. Le régime profite élargir Joseph Ouédraogo dit Jo Weder (syndicaliste et politicien bien connu de l’époque) et son excellence Fréderic Guirma qui étaient auparavant en prison à la suite du coup d’Etat du CSPI. Mais personne n’était dupe, malgré le discours apaisant du président Ouédraogo, tenu sur les ondes de radio Haute-Volta.

Edouard Ouédraogo accrédite la thèse de noyautage

Les observateurs de la vie politique s’attendaient à des rebondissements. Parmi les actions qui ont renforcé les appréhensions de plus d’un que la crise n’était pas rangée aux oubliettes, il y a l’explosion de la soute à munition au camp de l’Unité sur la route de Bobo le 16 juin 1983. Les militants du PAI sont commis à des tâches de surveillance de certains dignitaires du régime. D’autres sont porteurs de message à la rébellion à Pô. Certains jeunes du PAI qui était à l’époque clandestin manifestent le désir de s’enrôler dans la rébellion. Les services des renseignements jouent les complices et les militants du PAI sont informés des actions que les forces de sécurité envisagent entreprendre par les mêmes éléments des RG.

Edouard Ouédraogo, le directeur de Publication de l’Observateur Paalga dans son livre : Voyage de la Haute-Volta au Burkina Faso n’est pas loin de soutenir aussi la complicité entre les pro-sankaristes et certains éléments de la sécurité : il dit ceci : « Comble de noyautage et de la manipulation, les forces de sécurité n’étaient pas en reste, sinon comment expliquer que la police ait laissé les sankaristes s’organiser et perturber impunément la marche du 22 mai ? Le droit de manifester ne suppose-t-il pas avant tout l’encadrement et la protection des manifestants par la force publique ? » Dans le même ouvrage, l’auteur est catégorique que la Radio nationale était aussi noyautée en affirmant que : « Pis encore, à la radio nationale qui se trouvait déjà bien noyautée, on fit tout pour torpiller les communiqués invitant les ouagavillois à sortir pour la manifestation progouvernementale. »

A Bobo également, les partisans de Jean Baptiste Ouédraogo avec à leur tête Yacouba Barro, commerçant de son état, a tenté une marche sans succès. L’activisme des militants de gauche a sapé la manifestation. Le syndicat des travailleurs ouvriers voltaïque dont beaucoup de militants appartenaient à la LIPAD-PAI a manifesté sa sympathie pour le mouvement. C’est ainsi que sa section de la VOLTELEC, aujourd’hui SONABEL, a transformé une boîte à idée en boîte de la subversion. Selon Moumouni Ouédraogo, militant et travailleur à la VOLTELEC à l’époque, par le truchement de cette boîte, des officiers laissaient des messages à leurs camarades. Les militants en faisaient de même. Des lieux de rencontres étaient indiqués par des mots codés.

Le Parti communiste révolutionnaire voltaïque (PCRV), malgré son appartenance à la gauche, se met à l’écart de la bagarre entre Sankara et Yorian. Mais beaucoup de ses militants s’offusquent d’une telle attitude et manifestent avec ceux qui se sont engagés aux côtés de Thomas Sankara. Un professeur de lycée connu à l’époque à Bobo, Bini Traoré, tenait des propos pro-sankaristes à ses élèves bien qu’il était proche du PCRV. Plus tard, après le triomphe de la Révolution, des militants et non des moindres de ce parti rejoindront la Révolution démocratique et Populaire (RDP). Ces sont ces militants qui formeront pour l’essentiel le Groupe des communistes Burkinabè (GCB) avec les Salif Diallo, Jean Marc Palm entre autres.

Saglba Yaméogo

MUTATIONS N. 12 de août 2012, Mensuel burkinabé paraissant chaque 1er du mois (contact : Mutations.bf@gmail.com)

Vos commentaires

  • Le 14 août 2012 à 02:42, par Un Indigné En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    Je suis un acteur de la revolution et des evenements du 17 Mai , excuser moi monsieur le journaliste votre article ne situe pas l’histoire dans le temps des evenements .
    1- Il ya des militaires qui ont participé a la mobilisation dans leur different corps avant l’arriver du PAI lIPAD c’est le Rock l’organisation des officier revoltionaire dirigé par le groupe de Laurent Sedogo et autres . Au niveau des scolaire il ya eu lASO et le mouvement des communistes des etudiants voltaiques a l’epoque dirigé par Zagré et Keita Soulama , la partie scolaires etait dirigée par Banao Ousseni au pruytané et Michel bayala qui ont fait sorti les eleves et etudiants , ensuite est venu s’ajouter Tall et Samadoulgou du Lycée technique . Le Pai n’avait pas bcp de militant dans le mouvement scolaire , il n’a fait qu’usurper la lutte . Le PCRV avait le mouvement scolaire et estudiantin dans sa main. Les militants du PCRV activistes etaient dans leur majorité a Dakar donc Salif Diallo qui avait toujours conbattu Ye Bongnessan qui faisait parti du Rock . Le GCB a été cree pendant le Front Populaire . Valere a joue un grand role apres le 17 mai en mobilisant les etudiants ULC telque Christophe bewende et Zagre Felix . Je le dis parce que nous avions tous tendance a ne pas ecrire l’histoire comme elle fut .Meme s’il ya certain qui ne supportent pas le regime de Blaise ils ont a un moment donné travailler ensemble . Il ya eu une formation militaire a Po , vous n’avaz pas fait cas de ça . L’avenement de la revolution a travailler avec beaucoup de gens dans l’ombre . Blaise , Sankara , Lingani et Zongo ne sont pas les seuls artisant de la revolution . Il ya eu des millions qui ont depensé leur maigre sous pour la formation de leur cadres .

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    • Le 14 août 2012 à 06:14, par kotio En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

      M.l’Indigné,accordez plutot une interview au journal qui a deja fait de son mieux.La jeune generation aimairait en savoir davantage sur cette periode de l’histoire de notre pays.Le journaliste n’a rien créé,il n’a fait que relater des faits tirés de ses sources d’informations. Amicalement vôtre......

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    • Le 14 août 2012 à 09:44, par issokuti En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

      tout ça là, et apres.partager le blé que vous avez piez.les gens
      souffrent

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    • Le 14 août 2012 à 13:44 En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

      bien merci ce retour en arriere (dont je ne vois pas ce qui le justifie) est un peu orienté et oublie beaucoup de choses dont ce dont tu parles Beaucoup de gens se sont investis dans la mobilisation qui a precede et suivi la nuit de la revolution du 4 aout. Je connais plein de gens qui ont les armes pour rejoindre les commandos de po, les travailleurs dans les services ont beaucoup entravé le fonctionnement. Le colonel some et capitaine kamboulé se sont retrouvés isolés etc. Si la lipaad a effectivement mobilisé les travailleurs, la lipad ne controlait pas les eleves c’etait le bastion de PCRV. Je ne rentre meme pas dans les differentes factions du syndicalisme etudiant et de l’action de quelques uns qui se font aujourdh’ui les maitres sous blaise. Le role du ROC fut important et les militaires se sont mobilisés. Il faut revoir effectivement qui fut qui dans ces evenements et non recuperer les evenements pour se donner le beau role a certains qui en eurent pas ; tout simplement pour cacher certains aspects et trahisons
      SOME

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  • Le 14 août 2012 à 04:57, par Tiga En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    1- Acteur de seconde zone de cette période, je disais dans un poste récent sur l’attitude de nos étudiants d’aujourd’hui que le changement leur incombait d’abord. A notre temps, la lutte était quasi-générale (militaire comme civil) comme le dit l’article. Il y avait une conscience de lutte et de solidarité. C’est ainsi qu’il y a eu donc des Thomas Sankara, Touré Soumane, Alidou Ouédraogo, Blaise Compaoré, Dabo Boukary, Guillaume Séssouma et des Tolé Sagnon qui continuent à battre le pavé. Chaque génération écrit sa page de l’histoire et on a l’impression que celle-ci milite pour la facilité.
    2- Notons que malgré la démocratie de façade qu’on nous chante aujourd’hui à coup de pub et de propagande, qui est fou de nos jours pour s’adonner à un tel jeu d’activisme avec Blaise Compaoré ? Comme quoi, nos aînés étaient tolérants et démocrates dans l’âme et dans leur éducation. A leur époque, on n’a pas eu besoin de commission de sages et de Journée Nationale du Pardon, de CCRP mais la tolérance était palpable. La paix n’est pas un mot mais un comportement. Demandez à Norbert Zongo (paix à son âme), aux étudiants de l’U.O et à d’autres encore le goût d’une telle liberté. Et pourtant, s’il y a des gens qui devaient tolérer des opinions divergentes sans danger, c’est bien eux car, ils ont bien goutté à cela.

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  • Le 14 août 2012 à 07:35, par eltog28 En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    Merci cher journaliste au moins vos articles, même s’ils contiennent des contrevérités, ils ont le mérites de faire sortir ceux là même qui ont écrit l’histoir du pays de leur retraite. Ils attendent k les gens mentent pour qu’ils daignet enfin corriger en disant la vérités.Alors Mr les journalistes continuez de "mentir"

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  • Le 14 août 2012 à 08:33, par o En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    Quand est ce que moi qui suis né en 1987 au Burkina Faso aura la vrai version des choses. c’est intéressante de lire notre histoire et tout juste après, quelqu’un d’autres dis que ça ne sait pas dérouler comme il est écrit. c’est dommage pour nous vraiment, les enfants postes révolutionnaires.

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  • Le 14 août 2012 à 09:01 En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    c’est très émouvant !! il y’avait de l’action à l’époque mais ça ne pouvait bien finir, avec les militaires faut s’attendre à tout.voilà pourquoi les grandes nations ont rompu avec les militaires au pouvoir.Au Burkina on continue avec....
    Pourquoi le plus grands est mort(THOM SANK) et le restant vit toujours et occupent les grands postes ? ils n’ont pas honte

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  • Le 14 août 2012 à 09:43, par zang+ En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    bjr, c’est biende rappeler les faits marquant de notre histoire,mais encore mieux d’en tirer les leçons....sutout que certains acteurs sont tjrs dans la scène politique ! Regardez les rues de Ouagadougou et l’incivisme ambiant...

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  • Le 14 août 2012 à 11:50, par TARRYAM En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    A ce rythme, quelle leçon, nous, génération « après révolution » allons retenir ? QUE DU MENSONGE.
    Chaque soi- disant « acteur clé, acteur du premier moment, acteur dans l’ombre, acteur principal… » oui vraiment tous acteurs principaux ; Hollywood pourrait bien avoir besoin de vos talent.
    Depuis un moment on assiste a des épisodes incohérents d’une série « LA REVOLUTION D’AOUT 83 » apparemment tourné en 4 saisons :
    1ere saison : - 1982 au 4 aout 1983 -les acteurs (JB ouedraogo, G Y some, sankara, blaiso ; lingani, H. zongo…. )
    2ieme saison : 4 aout 1983 au 15 oct 1987 -les acteurs (blaiso, sankara, , lingani, H. zongo…. )
    3ieme saison : 15 oct 1987 au 18 sept 1989 -les acteurs (front populaire blaiso, gilbert, salif, lingani, H. zongo….. )
    4 ieme saison : 18 sept 1989 a nos jours -les acteurs ( Le CDP le blaiso, francois, gilbert) toujour sur scène..
    To be continued ……. 2015 une autre série « FINI LA MANIPULATION » avec des nouveaux acteurs…

    Vous, militant d’association apolitique, les formations politique , analphabète illettré exp : M.K, technocrate affame : V.S, je ne saurai citer ; même mon cousin là-bas qui grevait sans savoir pourquoi, se réclame aujourd’hui acteur principal…
    Regardez bien la saison en cour il ne reste que l’équipe gagnante ; A dieu les figurants de la 1ere saison a nos jours.
    Réveillez vous sur sur scène vous pas pu changer le cour des choses c’est pas maintenant que vous êtes « HORS GAME » que le miracle va se produire.
    Eloignez vous bien de la scène….
    Arrêtez SVP de nous pourrir d’avantage la vie avec vos mensonges, vos vendettas, vos mesquineries ;
    Nous avons marre de vous lire, de lire des conneries..
    Arrêtez de vous agiter, calmez vous et vos âmes reposeront en paix .
    « C’est lui le brave » le reste enseignez vos enfants à s’imprégner bien des scénaries avant de choisir chacun son rôle dans le théâtre. Pour vous est cuit. Que diriez vous de ceux qui ne sont plus de ce monde et pour faute d’avoir été acteur X ou Y (pro ou anti)de cet avènement de la révolution ?
    ouedragf@yahoo.fr

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    • Le 14 août 2012 à 17:32, par Doria En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

      @TARRYAM Vous êtes fatigué de lire ?Personne ne vous oblige à lire. Vous pouvez être un scénariste ou un acteur à Hollywood !!Nous vivons aujourd’hui une réalité, mais des scène de cinéma ou de théâtre.Une chose est sûr : ce qui s’est passé en cette période pré - révolution, c’est ce qui se reproduit actuellement.Ca veut tout dire !Si vous voulez,dormez ou continuez à vivre vos scène de film ou de cinéma.Vous serez surpris !

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  • Le 14 août 2012 à 14:46, par Pouk-Nini En réponse à : 17 Mai 1983 : Prémices de la Révolution d’août

    Mr le journaliste cè kan même curieux car à l’époque les tout le monde traitait l’AEVO d’arrière boutique du PCRV. Comment pouvez alors expliquer sa forte participation au soulèvement du 17 mai 1983.
    Ce qui est sûr la Révolution d’août ne pouvait pas se poursuivre pendant longtemps car animée par des civils et des militaires avides de prébendes ; je pense que c’est pourquoi ceux qu’ont suspectait d’être PCRVistes refusaient d’adhérer à la RDP. Ils savaient que cette révolution étaient truffées d’opportunistes et d’affairistes et surtout d’hommes et de femmes manquant de peu de scrupules et capables de changer leurs vestes à la moindre occasion. Aujourd’hui, la plupart des acteurs (LIPAD, ULC, ROC, GMB et autres) ont vendu leurs âmes pour l’argent, l’or et les belles femmes, villas et voitures.
    Leçon de tout çà "Une révolution ne se prépare dans une voiture". Il faut réunir les conditions subjectives avant de se jeter.

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