Fait de chez nous : « L’avorteur » devenu « faiseur » d’enfant

dimanche 12 août 2012 à 23h17min

Le cabinet de Cheick ne désemplit pas. Malgré ses heures de service bien chargées, ses patientes ont toujours eu droit à la consultation. Engagé à aider le mieux possible les femmes stériles, Cheick leur demande juste la somme de 1000 FCFA pour la consultation. Des femmes, ayant pu concevoir grâce à ses soins, ont porté loin, la renommée de Cheick. De « bouche à oreille », les femmes qui ont des difficultés pour ne serait-ce qu’une grossesse, se ruent vers le cabinet de Cheick. Très spécialisé dans le domaine de la gestation, Cheick était auparavant une référence pour les femmes qui désiraient se faire avorter. Tout se passait à « merveille » pour lui et ses clientes. Malheureusement, le cas d’une jeune fille a mal tourné.

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Cheick avait certes pu faire couler le fœtus. Mais hélas ! La jeune fille en est morte. Des témoins inconnus l’ont dénoncé. Cheick en a été puni. Toute chose qui a engendré son affectation dans une autre structure sanitaire. Après donc cette aventure, l’ex-avorteur qu’est Cheick, s’est reconverti dans le traitement de la stérilité féminine. Des femmes qui auraient fait plusieurs localités à la recherche d’une grossesse, ont atteint leur objectif grâce aux soins reçus chez Cheick. Chaque femme qui se présente à lui, est examinée, avec des appareils radiologiques à l’appui. C’est après cette phase que des produits de la médecine moderne lui sont prescrits. « Il parait que le traitement prend le temps qu’il faut pour certaines.

Mais la satisfaction est toujours au bout du compte », a confié notre source. Des agents de la santé se demandent quelle est la magie que le « faiseur » de grossesse détient pour parvenir à ses fins. Peut être que Dieu en a décidé ainsi pour lui. Car, certains collègues professionnels lui enverraient bien des femmes stériles.

Il y a aussi la mort de cette jeune fille qui pourrait être à la base de la valorisation de ce talent de Cheick, qui a facilement soulagé des femmes en les aidant à avoir au moins un enfant. C’est la preuve que, « A quelque chose, malheur est bon ». A moins que, la loi ne condamne aussi le traitement qui fait de Cheick un « oiseau rare » dans le domaine.

Souro DAO (daosouro@yahoo.fr)

L’Express du Faso

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