CARNET SANTÉ : Pour vivre longtemps, vivons debout !

lundi 23 juillet 2012 à 23h57min

Qui donc après une journée harassante, ne s’est laissé tenter par un plateau-repas vite fait mal fait, affalé devant sa télé ? Attention cependant : pratique hasardeuse…. Selon des chercheurs américains en effet, il n’est pas exclu que l’abus de la position assise (au travail ou devant la télévision) nuise à l’espérance de vie. Ce n’est pas une idée en l’air : les auteurs s’avancent, chiffres à l’appui. La sédentarité affecte vraiment notre capitale santé. Une équipe australienne avait déjà démontré en 2010, que la mortalité cardiovasculaire s’élevait de 20% pour chaque heure passée quotidiennement devant la télévision. D’où une première alerte ciblant les adeptes de la télé à outrance, que les Américains appellent des "couch potatoes" (‘pommes de terre sur canapé’ en français).

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Cette fois-ci, le Dr Peter Katzmarzyk et ses collègues du Centre de recherche biomédicale de Pennington en Louisiane (Etats-Unis) sont allés plus loin dans l’analyse des comportements… et de leurs conséquences. Et la télévision n’est plus seule à faire figure d’accusée, puisque l’abus de la station assise en lui-même, est considéré comme un facteur de risque. Les auteurs s’appuient pour cela, sur l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition (NHANES) américaine. Une étude très large, puisqu’elle a concerné chaque année, un échantillon de 5 000 Américaines et Américains représentatifs de la population nationale. Ces derniers ont été suivis en 2005/2006, puis en 2009/2010.

A partir de 360 minutes par jour, la position assise est nuisible. Ils ont ainsi estimé les effets théoriques d’un facteur de risque déterminé (la sédentarité) sur une large population. Et c’est ainsi qu’ils sont parvenus à montrer que le fait de « rester assis ou de regarder la télévision plus de 6 heures par jour réduit l’espérance de vie. » Dans le British Medical Journal, ils estiment ainsi que « le fait de limiter cette position à moins de 3 heures par jour et de regarder la télévision moins de 2 heures permettrait d’augmenter l’espérance de vie d’un an et demi à deux ans. » Que l’on se rassure, ils n’en concluent pas pour autant « qu’une personne sédentaire doive s’attendre à vivre 2 ans de moins qu’un sujet plus actif ». A ce stade, ils recommandent seulement et avec raison la mise en œuvre de travaux complémentaires. C’est la meilleure façon de déterminer plus précisément les risques liés à la sédentarité.


Stress, tabac, diabète, cancers, VIH : quels risques pour la santé de nos dents ? ?

Pour avoir de belles dents, une bonne hygiène est indispensable. Mais pas toujours suffisant. D’autres éléments moins maîtrisables peuvent favoriser le développement de maladies dentaires ou parodontales ? : ?le tabac, mais aussi des maladies comme le diabète, les infections, le cancer, le stress sont des facteurs de risque connus. Selon le Dr Frédéric Duffau, docteur en chirurgie dentaire et parodontiste à Paris, les facteurs de risque les plus étudiés sont liés à la génétique et à l’environnement :le tabac au-delà de 10 cigarettes par jour, le stress (deuil, dépression, harcèlement au travail…), le diabète non équilibré (de type 1 ou 2). Aussi parmi les plus récents ou moins étudiés, il y a l’obésité et le cannabis (>40 joints par an).

Le stress est un facteur aggravant, notamment dans les cas de dépression et d’anxiété. Sur la dernière année et dans sa consultation privée personnelle, parmi les patients présentant une parodontite (maladie inflammatoire d’origine infectieuse qui se caractérise par le déchaussement des dents), la moitié était des fumeurs, 23 ?% des anciens fumeurs, 3 ?% des diabétiques équilibrés, près de la moitié avait subi un stress important durant la dernière année et la moitié avait un terrain héréditaire favorable.


Protéger ses reins… pour sauver son cœur »

Beaucoup de patients souffrent d’insuffisance rénale chronique, qui provoque une détérioration irréversible des fonctions du rein. En France par exemple, pour près de 70 000 patients qui se trouvent au stade terminal de la maladie, le traitement repose soit sur des dialyses régulières, soit sur le recours à une transplantation rénale. La santé des reins est bien évidemment d’une importance vitale. Laver, épurer le sang, produire de l’érythropoïétine (synthétisée dans le cortex rénal), activer la vitamine D, réguler la pression artérielle… En cas d’insuffisance rénale, toutes ces fonctions précieuses sont altérées.

Le problème est que bien souvent, la maladie progresse à bas bruit, sans symptômes apparents. « La plupart des patients ignorent qu’ils souffrent d’une insuffisance rénale », explique le Pr Pierre Ronco, président de la Fondation du Rein à Paris. « Les principales affections pourvoyeuses de maladies rénales chroniques sont le diabète de type 2, l’hypertension artérielle (HTA) et les maladies cardiovasculaires. » Le diagnostic d’insuffisance rénale repose sur la mesure de trois paramètres importants. Il est en effet, nécessaire « de doser le taux de créatinine dans le sang, d’albumine dans les urines et de mesurer la tension artérielle ? », souligne Pierre Ronco.


Traitement préventif du VIH ? : les recommandations de l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier ses recommandations sur l’utilisation du traitement préventif du VIH/SIDA. L’antirétroviral Truvada, des laboratoires Gilead vient en effet, de recevoir son autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis.
L’utilisation préventive de traitements antirétroviraux, appelée également « prophylaxie pré-exposition » est largement utilisée depuis 1994 pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant lors de la grossesse et de l’accouchement. Depuis, plusieurs études ont été menées pour démontrer l’intérêt de cette démarche pour les personnes non infectées, mais exposées à un risque élevé d’infection par le virus.

Les recommandations de l’OMS s’appuient sur les résultats d’essais cliniques selon lesquels le traitement antirétroviral pris chaque jour est sans risque et efficace contre le VIH. « L’étude iPREX montre que la prophylaxie avant exposition peut réduire les infections à VIH d’environ 40% chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes ? », indique l’OMS. Un autre travail mené en Ouganda et en Tanzanie a mis en avant une protection de 75% parmi les couples sérodiscordants. Autrement dit dans lesquels un des deux conjoints est séropositif. « Les différents résultats obtenus dans ces études mettent en évidence les bienfaits potentiels de la prophylaxie avant exposition, mais soulignent également la nécessité de l’associer à l’usage régulier du préservatif. Ils montrent l’importance du dépistage fréquent du VIH », explique l’OMS.
L’agence formule donc plusieurs recommandations aux pays qui envisagent de proposer cette stratégie ? :

veiller à ce que les personnes soient effectivement séronégatives ;

encourager les populations sous prophylaxie à utiliser le préservatif ;

suivre toute manifestation indésirable ;

soumettre les sujets sous traitement à un test de dépistage du VIH.


SIDA ? : 8 millions de patients sous traitement

Selon un rapport de l’ONUSIDA, l’an dernier, 8 millions de patients infectés par le VIH avaient accès aux antirétroviraux fin 2011 dans les pays en développement. Soit 1,4 million de malades en plus par rapport à 2010. Malgré cette hausse spectaculaire, 6,8 millions de patients ne sont toujours pas traités dans le monde.« L’augmentation du nombre de personnes ayant accès aux thérapies antirétrovirales permet de réduire le nombre de nouvelles infections », indique l’ONUSIDA. Et les chiffres sont évocateurs. Selon les auteurs du rapport, « depuis 2009, le nombre de nouvelles infections chez les enfants a chuté de 24%. Environ 330 000 enfants ont été infectés en 2011, chiffre représentant presque la moitié de celui atteint en 2003, lors du pic de l’épidémie ».

De manière générale, 2,5 millions de patients ont été infectés dans le monde en 2011, soit 100 000 de moins qu’en 2010. Mieux, en 2010, au moins 56 pays étaient parvenus à stabiliser ou à réduire de manière considérable, le taux des nouvelles infections par le VIH. Ainsi en 10 ans, ces dernières ont reculé de 20%. Les jeunes femmes entre 15 et 24 ans restent le groupe le plus vulnérable, avec 1,2 million de nouveaux cas en 2011. Au total, le monde compte aujourd’hui 34,2 millions de patients vivant avec le VIH. Et en 2011, près de 1,7 million de décès ont été enregistrés. « Il est indispensable que tout le monde, dès aujourd’hui et pour toujours, bénéficie du traitement et de la prévention contre le VIH », a expliqué Michel Sidibié, directeur exécutif de l’ONUSIDA.


Moisissures : faites une guerre totale

A la maison, chassez les moisissures ? ! Et d’autant plus naturellement, si vous avez un enfant en bas âge. L’exposition aux moisissures pendant les premières années de vie en effet, multiplierait par 3, le risque de développer un asthme vers l’âge de 7 ans ! Car c’est à la maison bien souvent, que l’asthme prend sa source. L’humidité et les moisissures du domicile familial contribueraient au développement de cette maladie. En pratique, pour éviter que les moisissures n’élisent domicile chez vous, aérez vos pièces chaque jour pendant au moins 10 minutes. Et même plusieurs fois dans la journée si vous le pouvez. C’est vraiment le geste de prévention à respecter. Si vous constatez la présence de moisissures, nettoyez régulièrement les surfaces contaminées avec de l’eau de Javel.

Boureima SANGA
Sources ? : Destination santé, santé log, ONUSIDA

Sidwaya

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