LE PREMIER MINISTRE AUX EDITIONS SIDWAYA : Entre souvenirs et émotions

lundi 16 juillet 2012 à 00h35min

Les Editions Sidwaya ont déroulé, vendredi 13 juillet 2012, le tapis rouge au Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, journaliste de formation et ancien directeur de la « maison commune ». Reçu dans le cadre de la rubrique « L’invité de la rédaction », le chef du gouvernement en a profité pour revivre certains souvenirs restés à jamais gravés dans sa mémoire.

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Il est venu, il a vécu ! Annoncée quelques jours avant, la venue du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, au sein des Editions Sidwaya, s’était répandue comme une trainée de poussière à travers les différents services et n’a laissé aucun travailleur indifférent. Tout le monde en parlait, tellement cette visite était attendue ! Certains se demandaient si l’organisation de l’événement allait être à la hauteur des attentes de la personnalité tandis que d’autres se montraient plutôt confiants. Qu’à cela ne tienne, les agents, toutes sections confondues, se sont mobilisés pour réserver un accueil digne du rang, d’un chef du gouvernement, que certains ont côtoyé, en tant que collègue de service à une certaine époque.

Arrivé à 9 h 57, en ce jour pour le moins historique du vendredi 13 juillet 2012, accompagné de ses proches collaborateurs, le Premier ministre a eu droit à tous les égards. A cet instant, le temps a semblé s’être arrêté ! Luc Adolphe Tiao a été accueilli par les premiers responsables des Editions Sidwaya, dont le Président du conseil d’administration (PCA), Adama Barro, ci-devant Secrétaire général (SG) du ministère de la Communication et le directeur général (DG) par intérim, Romaric Ollo Hien. Le moment était solennel ! Témoins des mouvements antérieurs à la visite, les commerçants en activité sur la rue du grand marché, jouxtant le siège des Editions Sidwaya, ont été attentifs à ce qui se passe.

Une haie d’honneur a été dressée pour ce visiteur de marque, signe de respect et de considération distinguée. Détendu, costume sombre et cravate, Luc Adolphe Tiao a retrouvé « sa maison » et ne pouvait se passer de serrer la main des agents. La mobilisation était de taille, l’ambiance bon enfant. Tête d’affiche de la rubrique- phare du « journal de tous les Burkinabè », « L’invité de la rédaction », le chef du gouvernement est reçu avec fierté dans la maison qu’il a servie avec amour, des années durant, à travers le mensuel « Carrefour africain » puis le quotidien Sidwaya dont le premier numéro paru le jeudi 4 avril 1984. La nostalgie s’installe ! Premier acte : bref échange de mots en guise d’accueil.

Le délégué du personnel, Ismaël Bicaba lance : « Excellence Monsieur le Premier ministre, les travailleurs des Editions Sidwaya voudraient simplement vous dire merci pour l’honneur de la visite. Ils sont convaincus que vous n’avez pas oublié la Maison et que vous serez toujours à côté pour les encourager, les épauler, les conseiller, en somme, faire en sorte que Sidwaya demeure la référence dans le paysage médiatique burkinabè ». Visiblement touché par le message, l’hôte du jour hoche la tête. Les souvenirs de ses anciens collègues disparus semblent avoir refait surface dans son esprit. D’où la minute de silence qu’ il a demandée en leur mémoire.

Et ce fut l’occasion pour le Premier ministre de faire savoir aux agents des Editions Sidwaya, qu’il est « heureux » de les retrouver, non sans rappeler que son passage dans cet organe a été « déterminant » pour la suite de sa carrière.

Echanges sur des sujets d’intérêt

Il a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils à la jeune génération de journalistes : « Sachez que le secret de la réussite est le travail bien fait, dans l’abnégation, le dynamisme et la disponibilité », leur a-t-il dit. Deuxième acte : Luc Adolphe Tiao est conduit à la rédaction du quotidien où une vingtaine de journalistes l’attendaient depuis 8 heures, pour la rubrique « L’invité de la rédaction ». Les lieux sont placés sous haute sécurité, car dit-on, on ne badine pas avec la sécurité d’un chef de gouvernement. Luc Adolphe Tiao prend immédiatement place. Le DG par intérim des Editions Sidwaya situe brièvement au Premier ministre, l’esprit de la rubrique, l’une des plus prestigieuses de l’organe.

Au fait, Luc Adolphe Tiao est un habitué de cette rubrique dont il a déjà été l’invité en 2007, du temps où il était président du Conseil supérieur de la Communication (CSC). A l’aise pour l’exercice, le chef du gouvernement, communicateur et diplomate avisé, répond sans détour aux questions portant sur l’actualité nationale, internationale et sur sa personne. Assailli de questions, Luc Adolphe Tiao, détend parfois l’atmosphère, tout en apportant des réponses « précises ». L’entretien qui sera publié dans les tout- prochains jours par Sidwaya quotidien, s’est terminé dans la bonne humeur. Troisième acte : la visite guidée et à pas de course des locaux. Le chef du gouvernement a redécouvert « son ancienne maison », quelques années après son départ.

Toutes les sections (saisie, montage, rédaction de l’AIB, imprimerie, documentation, etc.…) ont été visitées par l’hôte de marque et sa délégation. Mais, il y a lieu de le dire, l’étape de la documentation et des archives a permis à Luc Adolphe Tiao, déjà nostalgique, de revivre des souvenirs lointains ! Il y a admiré des photos-souvenirs, aidé en cela par la responsable de la documentation, Hamsétou Ouédraogo. Aussi, a-t-elle montré au Premier ministre, un de ses vieux articles de presse. Il s’agit de l’article intitulé : « DOP/An I : La constance d’une politique extérieure anti-impérialiste », publié dans le Sidwaya quotidien n° 868 du jeudi 1er octobre 1987. Emu, le chef du gouvernement l’a brièvement relu et d’indiquer : « Ca été très dur de rédiger cet article ! ». Hilarité dans la salle.

Empreinte de souvenirs et d’émotions, la visite des locaux a permis à Luc Adolphe Tiao de retrouver d’anciens collègues avec qui il a été très taquin. « Eh toi, tu as vieilli hein ! », a-t-il dit à l’un d’entre eux, sourire aux lèvres, accompagné d’une chaude poignée de main. De véritables retrouvailles ! Malgré le prestige et les charges du pouvoir, l’homme n’a visiblement pas perdu de sa « modestie », et de son attachement à ses anciens collègues. Avant de quitter les lieux, le Premier ministre a reçu un cadeau (un tableau-portrait de lui-même) de la part du personnel, non sans matérialiser son passage dans le livre d’or des Editions Sidwaya. Une fois de plus, il a apporté ses encouragements aux responsables et au personnel qui continuent de tenir la tragée haute dans la maison Sidwaya, lieu où il a exercé sa plume dans toute sa plénitude. Après une photo de famille dans une ambiance bon enfant, il est reparti, tout simple dans son bureau, se sentant soutenu par ses jeunes frères pour relever les défis d’un Burkina meilleur.

Kader Patrick KARANTAO et Daouda Emile OUEDRAOGO


Dans les coulisses…

- 10 ordinateurs portables aux Editions Sidwaya

A la fin de l’entretien avec les journalistes, le Premier ministre a fait preuve de générosité envers les Editions Sidwaya, au sein duquel il a fait ses armes en journalisme. En effet, il s’est engagé, séance tenante, à offrir dix ordinateurs portables à la rédaction de Sidwaya quotidien, d’ici à fin juillet 2012, sur fonds propres.

- Sécurité à bord

A l’occasion de la visite de Luc Adolphe Tiao, la sécurité du Premier ministère n’a pas lésiné sur les moyens. Dès 7 h 00, une dizaine d’agents de sécurité étaient aux aguets non seulement pour maîtriser le contour des locaux mais aussi, préparer le dispositif sécuritaire pour le chef du gouvernement. Détecteur de métal à l’entrée de la salle de rédaction, il fallait aux journalistes montrer eux aussi pattes blanches pour accéder à la salle et poser ses questions à Luc Adolphe Tiao. Comme quoi, on ne badine pas avec la sécurité du Premier ministre même s’il revient dans le journal où il a fait ses premiers pas de journaliste.

K.P.K et D.E.O


Des agents apprécient la visite

- Habibata Wara, journaliste
Cela a été un honneur de recevoir dans les locaux de la "maison commune" le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, ancien journaliste de Sidwaya . J’apprécie positivement cette visite. Il est vrai que je ne l’ai pas connu lorsqu’il était en service à Sidwaya mais, cette visite nous fait du bien dans la mesure où il a pu constater les réalités de travail des agents de Sidwaya. En outre, lors de « l’Invité de la rédaction », on a pu faire le tour des questions relatives à l’actualité nationale et internationale. Cette visite était conviviale et chaleureuse.

- Koumia Alassane Karama, journaliste
De prime abord, lorsqu’on avait annoncé cette visite, on n’y croyait pas véritablement. Mais c’est chose faite. Elle est réconfortante pour des agents d’un organe de presse, de voir un Premier ministre qui se déplace pour les encourager. Cela les incite à chercher à atteindre la perfection dans la mesure où les agents savent que ce qu’ils font est suivi avec intérêt par les plus hautes autorités du pays. En outre, le fait d’être un journaliste qui occupe cette fonction fait rêver. Il est vrai que dans les écoles de journalisme de façon générale, on affirme que le journalisme mène à tout. Et, savoir que c’est un confrère qui a pu gravir les échelons jusqu’au poste de Premier ministre, est la preuve que le journaliste à force de travail, d’abnégation peut gravir des échelons. C’est un exemple à suivre pour nous les jeunes journalistes.

- Boureima Sanga, journaliste
Nous avons eu l’honneur aujourd’hui de recevoir le chef de l’exécutif. C’est une visite que nous accueillons et nous apprécions positivement. Non seulement, il est le premier responsable du gouvernement mais aussi journaliste de formation. Alors, recevoir une telle personnalité est un événement de grande portée pour nous. Et, en tant qu’ancien journaliste de Sidwaya, ses conseils et ses appréciations sont importants pour nous les jeunes. A ce titre, c’est une visite à saluer.

- Pauline Yaméogo, journaliste
J’apprécie positivement cette visite. Nous avons eu l’occasion d’échanger avec un confrère. C’est toujours une satisfaction pour nous. Du fait qu’il est un confrère qui occupe un poste de haut niveau, les échanges nous ont permis de comprendre un certain nombre de chose dans le fonctionnement de l’Etat, de poser des questions que le commun des Burkinabè se posent et d’avoir des réponses à donner aux populations. Je félicite cette initiative et remercie le confrère grand-frère qui a accepté de venir partager ces moments avec nous. La satisfaction était grande.

- Adissa Idogo, opératrice de saisie
La venue du Premier ministre dans nos locaux avait été annoncée quelques jours avant, et nous nous sommes fortement mobilisés pour lui réserver un accueil chaleureux. Il a visité les locaux et échangé avec les agents. La visite s’est bien passée et je m’en réjouis. J’espère que le chef du gouvernement a apprécié son passage.

- Bonaventure Bambara, informaticien
Ça a été un honneur et un plaisir de recevoir le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, qui a eu à travailler au sein des Editions Sidwaya. Il l’a lui-même confié lors de son passage. On est content d’avoir accueilli le chef du gouvernement dans nos locaux.

Propos recueillis par D.E.O et K.P.K


Hommage aux ex- collègues disparus !

Avant de prendre congé des travailleurs des Editions Sidwaya, le chef du gouvernement a laissé des mots dans le livre d’or, dont voici la teneur : « C’est avec beaucoup d’émotions que je suis revenu dans cette maison où j’ai fait mes premiers pas professionnels, et où j’ai réalisé une partie de mes rêves d’enfant. Je voudrais saluer d’abord la mémoire de tous mes camarades de Sidwaya, aujourd’hui disparus et avoir une pensée particulière pour Emile Bassono, celui qui a donné à la presse écrite, ses lettres de noblesse. Je rends hommage à tous les journalistes et à l’ensemble du personnel qui tiennent haut le flambeau de Sidwaya. Plein succès à leurs travaux ».

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 16 juillet 2012 à 10:33, par VP
    En réponse à : LE PREMIER MINISTRE AUX EDITIONS SIDWAYA : Entre souvenirs et émotions

    « Eh toi, tu as vieilli hein ! », a-t-il dit à l’un d’entre eux,Je voulais tout simplement rappeller au PM que c’est la galère qui l’a fait vieillir.Actuellement,les temps ne sont plus comme avant.Il faudra grouiller pour améliorer les conditions de vie de vos anciens collègues journalistes.C’est trop moue chez eux.

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