LE POULS DE LA CITÉ  : Image de la cité

vendredi 6 juillet 2012 à 00h41min

Bien connu dans le paysage politique burkinabè pour y avoir occupé de hautes fonctions dont celles de président de l’Assemblée nationale, Mélégué Traoré est aussi réputé grand danseur de balafon au rythme de son terroir. Et cette image confirme bien cette autre corde à l’arc de l’honorable Traoré. C’est cela aussi l’attachement à ses origines. Ni le temps, ni l’école du blanc, encore moins ses fonctions, n’ont eu raison de son talent de grand danseur.

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Vie en société : De menaces graves à l’humanisme

Jadis, la chose la mieux partagée dans les sociétés africaines était le sentiment d’humanisme.
De nos jours il est devenu mortifère. Les exemples sont légion surtout dans les villes où, porter secours à autrui peut vous entraîner dans de sales draps. Si bien que l’élan d’humanisme et de solidarité qui faisait la fierté de l’Afrique est de nos jours en péril. La mésaventure vécue par une dame à l’âme sensible dans un quartier de Ouagadougou, en dit long.

Un soir, la bonne dame, de passage dans un quartier, remarque un bambin en pleurs au milieu d’autres. Elle marque un arrêt et après explications, il se trouve que le bambin s’est égaré dans ses errements, loin du domicile familial. Touchée par la mésaventure du malheureux bambin, elle décide de le conduire chez ses parents si toutefois, il a des repères à même d’aider à retrouver la résidence de ses parents.
L’adolescent qui n’est autre qu’un sous-main de grands bandits, conduit sa bienfaitrice dans le nid de malfrats en bandes organisées.
Dès que la bonne dame franchit le seuil de la maison des maîtres de l’ado, elle était loin de s’imaginer qu’elle est tombée dans un guet-apens. Elle fut séquestrée, dépouillée de ses biens et violée à la merci de ses bourreaux. Elle ne reviendrait à elle que plusieurs jours plus tard dans une banlieue de la capitale.

Le second cas dont nous avons été témoins oculaire s’est passé sur l’avenue Bassawarga, au feu tricolore du jardin de l’OUA. Un jeune homme roulant à vive allure sur une moto JC toute neuve tente de bruler le feu et chute gravement. Un sage homme dans le même véhicule que nous sort et se précipite pour lui porter secours. Quelle ne fut sa surprise quand il fut violemment pousser en arrière par le fugitif qui s’est brusquement relevé pour prendre ses jambes au cou.
Il fut alors rattrapé par la police qui se trouvait sur ces lieux avec l’aide de quelques passants.

Après vérification, il se retrouve que le fuyard aurait chipé la moto et jouait des pieds et des mains pour « semer » ses poursuivants…
Moralité : si vous voulez voler au secours de personnes en difficulté dans nos cités, il faut réfléchir par trois fois, sinon vous pourrez vous retrouver dans d’énormes problèmes.

Les exemples sont multiples et chacun de nous a certainement dû vivre de près ou de loin, des désagréments en voulant naïvement apporter de l’aide à autrui.

Certes, tous les concitoyens ne sont pas animés de mauvaise intention et on ne peut guère rester indifférent aux malheurs d’autrui. C’est pourquoi, en homme averti, il faut être prudent lorsque l’on veut porter secours à son prochain.

Sidwaya

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