PROGRAMME « 10 000 LOGEMENTS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES » : Bientôt une cité de 1 500 logements à Bassinko

lundi 18 juin 2012 à 01h14min

Une nouvelle cité de 1 500 logements est en construction, à Bassinko, dans la périphérie-Nord de la ville de Ouagadougou. Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao a posé la première pierre de cette cité, le vendredi 15 juin 2012.

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« A quand l’opération type 1200 logement ? » Cette interrogation qui a longtemps taraudé l’esprit de nombreux Ouagalais, voire Burkinabè, aura bientôt une réponse : une cité de 1500 logements sociaux à Bassinko, à la sortie Nord de la ville de Ouagadougou est en chantier. Les travaux de construction de ladite cité, sur un site de 93 ha, ont été lancés le vendredi 15 juin 2012 par le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. Le projet est patronné par le Centre de gestion des cités (CEGECI). Dans une première tranche, a expliqué le Directeur général du CEGECI, Bruno Djiguemdé, il s’agira de la réalisation de 974 logements composés de deux catégories et subdivisées en deux versions chacune : 501 logements de type F2 et 473 logements de type F3 (voir encadré).

Vingt entreprises sont commises à la tâche pour faire de ce projet une réalité, dans un délai de cinq mois. Le financement de cette première tranche est estimé à 6 390 000 000 F CFA. Une somme mobilisée par le CEGECI, à travers un prêt contracté auprès de l’Etat, mais aussi une contribution de l’Etat. En sus, le gouvernement burkinabè, a indiqué M. Djiguemdé, a fait bénéficier sa structure d’un terrain, de l’exonération hors taxes, hors douane, des matériaux de construction tels que le ciment, le fer à béton, la tôle et les profilés métalliques. Ce sont ces accompagnements, a-t-il affirmé, qui permettent de baisser le coût de production du logement social pour le rendre accessible aux ménages-cibles.

La présence de l’Etat aux côtés du CEGECI n’est pas un cas isolé, a précisé le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Yacouba Barry. Pour lui, le partenariat public-privé est un impératif si l’on veut relever le défi de production des 30 000 logements par an pour répondre à la demande pressante. « Nous attendons la mise en route de projets immobiliers complémentaires sur le même site, avec un consortium de promoteurs immobiliers burkinabè. Ce projet qui porte sur la construction de 1 000 unités de logements permettra de disposer à moyen terme d’une cité moderne de 2 500 logements avec des infrastructures socio-éducatives et commerciales », a-t-il indiqué. Le ministre Barry a, par ailleurs, évoqué d’autres projets de construction de logements sociaux, dans le cadre des accords de financement avec des pays tels que le Qatar et l’Inde. Par le truchement de ces différentes initiatives, le gouvernement entend donner un coup de fouet à son « ambitieux » programme, « 10 000 logements sociaux et économiques » lancé en juillet 2007.

Ce programme, en plus de veiller à la disponibilité du logement, s’assure de son accessibilité financière aux populations. Le mécanisme est rappelé par le DG du CEGECI : « L’Etat a augmenté la solvabilité des acquéreurs remplissant les conditions d’éligibilité au logement social en bonifiant le taux d’intérêt du crédit immobilier à 5% grâce à un fonds qu’il dispose chaque année auprès de la Banque de l’Habitat… », a-t-il déclaré.

Koumia Alassane KARAMA


Fiche technique des logements

- Première catégorie : les logements F2 extensibles en F4 sont conçus en deux versions.

La version F2 type I a une surface bâtie de 48 m2, avec une toiture en pente couverte avec de la tôle pré-laquée, comportant une chambre, un salon, une toilette intérieure, une terrasse, une cuisine extérieure, implantée sur une parcelle de 240 m2. Coût : 6 500 000 F CFA
La version F2 type II a les mêmes caractéristiques que le type I, mais la couverture est en tôle galva, sans pente. Coût : 5 500 000 F CFA

- Deuxième catégorie : Les logements F3 extensibles en F5 sont également conçus en deux versions.

La version F3 simple comportera deux chambres, un salon, une cuisine extérieure, une toilette intérieure, une terrasse. La surface bâtie sera de 60 m2 sur une parcelle de 240 m2 avec une couverture en tôle pré-laquée. Coût : 8 500 000 F CFA.

La version F3 jumelée sera composée de 2 chambres, d’un salon, d’une cuisine extérieure, d’une latrine-douche extérieures, d’une terrasse, avec comme particularité, un mur commun séparant les deux salons. La surface bâtie sera de 68 m2 sur une parcelle de 240 m2, couverte par la tôle galva. Coût : 7 500 000 F CFA.

(Source CEGECI)

Sidwaya

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