Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

jeudi 14 juin 2012 à 03h56min

Comme s’il s’agissait d’otages fraîchement libérés ou s’ils avaient à leur actif un haut fait d’arme, les 11 taximen interpellés puis déférés illico presto à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) le vendredi 8 juin 2012 ont été triomphalement accueillis par leurs camarades lundi en début de soirée à leur sortie de prison. Célébrés tels des héros.

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On peut comprendre la joie somme toute légitime des détenus de humer de nouveau l’air de la liberté et la fierté de leurs collègues d’avoir enregistré ce qu’ils considèrent être une « victoire sur l’arbitraire ». On peut aussi saluer la décision du parquet qui n’était pas, il est vrai, obligé de garder les frondeurs du vendredi dans les liens de la détention, laquelle est l’exception, la liberté étant la règle. Pour sûr, cette mesure d’élargissement participe sans doute de l’apaisement voulu par les responsables burkinabè.

Le blocus du commissariat de police de Bogodogo, qui a valu aux croquants d’être arrêtés, fait suite, rappelons-le, à l’incarcération d’un des leurs après une altercation sur la voie publique avec un usager de la circulation. Il faut dire que ces mouvements « spontanés » contre l’autorité établie semble devenus le sport favori des Burkinabè qui, pour un oui ou pour un non, ruent désormais dans les brancards. Quand ce ne sont pas les taximen qui entravent la circulation, ce sont les revendeurs de carburant frelaté qui menacent de s’en prendre aux fond rouge (acquis en partie grâce à leurs impôts s’ils en paient) par suite de saisies opérées dans leur milieu, ou les parents d’une victime de meurtre qui érigent des barricades sur certaines artères de la ville.

Ces mouvements d’humeur contre ce qui est souvent considéré comme de l’abus de pouvoir est fort compréhensible et participe, à n’en pas douter, de la formation d’une conscience citoyenne qui amène les puissants à faire plus attention, eux qui ont tendance à penser qu’ils ont droit de vie et mort sur les autres. De ce point de vue, elle est loin, très loin, l’époque où on te faisait et il n’y avait rien. « De nos jours, si même ton pigeon sort le matin et ne rentre pas le soir, Blaise peut avoir des problèmes », aurait un jour lancé un simple mortel à une autorité qui voulait le brimer.

C’est dire ! Cette agitation récurrente constitue également, dans une certaine mesure, une forme de catharsis pour éviter le trop-plein, qui finit par exploser à force d’être contenu, et mieux vaut un peuple de braillards que des moutons faciles à tondre. « Si dans l’intérieur d’un Etat, vous n’entendez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas », disait fort justement Montesquieu dans Considérations sur les causes de la grandeur des Romains.

Mais pour compréhensibles, et même souhaitables qu’elles soient, ces frondes itératives ne constituent pas moins un vrai problème de nos jours, car, si certaines causes sont défendables, même les arguments les plus frêles et les plus contestables sont aujourd’hui érigés au rang de dogmes. Il est vrai que les mutineries de 2011 sont passées par là et, avec elles, la boîte de Pandore, qui a libéré tous les maux du Faso. Tout se passe en effet comme si cet esprit citoyen qu’on appelait de tous nos vœux avait été dévoyé par des administrés pour qui tout est permis, des anarchistes qui ne veulent « ni Dieu ni maître ». Qu’y a-t-il par exemple de mal à refuser un règlement amiable comme si on était obligé d’être ami avec tout le monde, surtout quand on sait comment se terminent bien souvent ces arrangements et que les taximen ne sont pas réputés être les plus “réglos” ?

Mais que voulez-vous quand on distille savamment une acception idéologique des droits de l’homme, dont on a une lecture de classe en vertu de laquelle les plus faibles ne peuvent être que des anges qui ont tous les droits et aucun devoir pendant que les autres, les démons, que des obligations.
L’illustration la plus courante et la plus éloquente de cette raison du plus faible se voit chaque jour sur nos routes.
Les (moto)cyclistes peuvent se permettre tout et n’importe quoi ; faire les 24 heures du Mans en plein Ouaga ; slalomer entre les voitures et leur faire des queues de poisson ; abandonner la piste cyclable, etc. Et si, au bout de telles acrobaties, ils terminent leur course sous les pneus d’un bolide, c’est l’automobiliste qui a d’office tort. Encore heureux est-il si on ne le lynche pas ou si on ne brûle pas son véhicule.

En vérité, tout cela est symptomatique de l’effritement de l’autorité de la puissance publique. Ce doit être ça qu’on appelle doctement délitement de l’Etat, qui veut caresser tout le monde dans le sens du poil, surtout ne pas faire de vague, or il faut parfois courir le risque d’être impopulaire. Un ancien Premier ministre canadien, qui savait sans doute de quoi il parlait, faisait remarquer qu’un gouvernement a le choix entre deux choses : être populaire ou être efficace. Certes l’abus qu’on peut faire d’une chose ne doit pas être un prétexte pour en interdire l’usage modéré, mais il est impérieux, sans faire dans la démesure, de reprendre la main puisqu’au rythme où vont les choses, on court tous à notre perte.

Si on peut impunément attaquer un commissariat ou une gendarmerie ; si on peut incendier une mairie ou un gouvernorat sans être inquiétés, le jour viendra forcément où on aura besoin de ces mal-aimés pour la quiétude de notre vie quotidienne, car, après tout, ceux que servent le plus ces flics et cette maréchaussée, c’est moins Blaise et les siens, qui sont déjà suffisamment protégés, que le bon petit peuple. Et pour une « mauvaise » décision policière, “gendarmière” ou judiciaire de prise, il y a peut-être quatre vingt dix-neuf services inestimables qui sont rendus chaque jour.

Certains pourraient être tentés de se réjouir, pour des raisons politiques, de ces poussées de fièvre régulières, qui peuvent être perçues comme autant de manifestations du ras-le-bol envers un système et ses méthodes, mais ce serait avoir une courte vue. Car l’après-Blaise, c’est déjà demain, et si on inocule le venin de l’incivisme dans les veines de nos compatriotes, on prépare à coup sûr les révoltes de demain, que celui qui va emménager en 2015 à Kosyam s’appelle Roch, Bénéwendé, Zéphirin ou Hermann.
Cela dit, peut-on raisonnablement enseigner aux civils le minimum civique quand ceux-là même qui sont chargés de faire respecter l’ordre, de protéger les populations et leurs biens sont les premiers à se rendre coupables d’actes pendables comme ceux auxquels on a eu droit en début 2011 ?

Ousséni Ilboudo

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 14 juin 2012 à 04:43
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    belle analyse. le faso ce n’est pas pr blaise. la gendarmerie cè pr nous pr notre securité. blaise es suffisamment securisé. pour un rien on casse on brule, de grace arretez ça. arretez d"emmflamé le pays

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  • Le 14 juin 2012 à 05:50
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Monsieur le journaliste allez au fond de votre analyse. C’est moins la simple conception idéologique des droits de l’homme faisant des faibles des anges et des puissants des démons qui est la cause de cette situation, mais bien plus la réalité vécue par les burkinabé. Vous le dites, il n’y a pas longtemps c’était "si tu fait on te fait et il n’ya rien". Et dieu seul sait combien de burkinabé ont été victime de cette philosophie des puissants.
    Vous parlez de défiance de l’autorité de l’état ? C’est vrai ! Cela aussi n’est pas le fait d’une manipulation de ceux que vous semblez indexer dont certains sont complétement discrédités aux yeux des populations. C’est véritablement le fossé entre les administrés et l’administration qui est la cause. Les burkinabé ont l’impression que l’état est un machin entre les mains de certains qui s’arogent tous les droits et avantages.
    Quelle solution ? Justice sociale, équité des citoyens devant la loi dont vous appelez au respect, dévérouillage du système démocratique.

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  • Le 14 juin 2012 à 08:00
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Bel article. L’analyse que vous faites de la situation de notre pays me parait à la fois claire,vraie et cohérente. Notre pays est en train de sombrer petit à petit et nous assistons de plus en plus à une perte de l’autorité publique même quand l’intérêt de la Nation est menacé.
    Je me demande toutefois si cete situation n’est pas la resultante de la mauvaise gestion du pouvoir que nous avons connue depuis une vingtaine d’années. N’est-ce pas qu’il suffit d’une goutte de lait pour faire déborder la calebasse ?

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  • Le 14 juin 2012 à 08:26
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Superbe analyse. Ces exactions viennent confirmer qu’il n’y a jamais eu de paix au Burkina. Nous devons le construire et non le détruire. Et pour cela il faut une instruction du citoyen, ce que eux auraient dû faire il y a plus de vingt ans. Ce qui arrive est la résultante de leur avidité, cupidité.

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  • Le 14 juin 2012 à 09:43, par john
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Ces taximens sont des barbares, je pense que le gouvernement laisse beaucoup faire ! et à l’allure où vont les choses au Burkina, c’est le désordre qui va s’installer !

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  • Le 14 juin 2012 à 10:11, par doul
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Sauvons ce qui peut l’être encore,sinon demain sera trop tard.Et force doit rester à la loi.

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  • Le 14 juin 2012 à 10:35
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Chers gouvernants, SVP, sauvez-nous. J’ai peur de mourir un jour juste parce que j’ai pu, avec beaucoup de sacrifices, acheter un véhicule. Un jour,une moto sans freins a fini sur l’arrière de mon beau véhicule ( même si c’est un taco pour les autres), hé bien ! la suite c’est la foule qui me l’a réglée sous des menaces et injures si je ne prenais pas tout en ma charge pendant que le jeune homme reconnaissait ne pas avoir de freins et a cassé mon feu rouge et cabossé mon vehicule. Ce jour-là, honnêtement, j’ai eu peur car je venais de rencontrer un monstre hideux capable de me démolir sur place. Je venais de vivre une situation incrédule : être traité de voleur parce que j’ai un véhicule, d’impuni alors que je trime comme tout le monde et de voleur au col blanc juste parce que je travaille à la fonction publique. J’ai eu peur et tellement j’ai eu honte de mon pays que voilà, j’ai pleuré sans rien comprendre tant que je souffrais de cette injustice.
    L’hydre est en ville et nous attend à chaque coin de rue ! Un jour il va se déchainer et nous décimer tous !

    ECOUTEZ-NOUS ET FAITES QUELQUE CHOSE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD. GOUVERNER C’EST PREVOIR !

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    • Le 14 juin 2012 à 12:30
      En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

      Vous êtes drôle, si vous compter sur le gouvernement, vous allez attendre longtemps, au Burkina, il faut se débrouiller

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    • Le 14 juin 2012 à 17:36, par drangwell
      En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

      Tu a bien vu les choses , seulement on ne peut plus rien. je dit bien rien. On n’a que des douloureux jours devant nous. Ce que tu a dit est ce qui arrive aux justes pas même aux voleurs c’est aux justes que des maudits sans avenir ni devenir s’en prennent parce qu’ils ont osé souffrir pour s’offrir de conditions meilleurs. Cherche toi un autre protecteur car ce gouvernement est déjà victime a tord ou a raison comme toi .

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  • Le 14 juin 2012 à 10:36, par Fakime
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Felicitation mon journaliste pour cet ecrit ; continue dans cet optique. Bon courage a toi.

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  • Le 14 juin 2012 à 11:21, par Aboudra
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Très belle analyse non partisanne du contexte actuel de notre cher republique. Nous pouvions avoir des griefs, des contradictions contre le pouvoir actuel, avoir des ambitions et des aspirations pour le fauteuil présidentiel,mais ne passons par la culture de l’incivisme, la violence, les saccages et les razias pour y parvenir ; car au bout de compte,l’accès à ce pouvoir ne profitera ni à nous, ni au peuple de notre republique.

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  • Le 14 juin 2012 à 11:26, par Seydou G.
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Très belle analyse ! Chacun de nous doit contribuer à la paix au Faso. Encore bravo !

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  • Le 14 juin 2012 à 12:09
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    La quiétude et l’équilibre d’un Faso à deux vitesses arrangent seulement le pouvoir actuel.
    Le pauvre qui n’a rien et qui n’aura rien avec nos gouvernants actuels a intérêt à bouger jusqu’à ce que le pouvoir commette l’irréparable, ce qui le conduira rapidement à sa fin.
    A chacun alors de mieux se positionner pour avoir sa part du gâteau national.
    On ne peut rééquilibrer une situation sans auparavant tout mettre en oeuvre pour la déséquilibrer ; le pouvoir actuel le sait et laisse la population se défouler pour tenter de garder le peu de stabilité vital pour ses intérêts.

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  • Le 14 juin 2012 à 12:49, par zercle
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Félicitation Ousséni pour ton écris, tu dépeins très correctement la situation c’est comme si tu lisais dans mon esprit.
    J’interpelle le gouvernement à se mettre debout face à cette situation grave qui s’installe de plus en plus dans notre cher pays naguère si paisible.
    SVP CHER GOUVERNEMENT FORCE NE DOIT PAS RESTER A LA RUE MAIS A LA LOI. DE GRÂCE NE LAISSER PAS LA RUE DICTER LA LOI DANS NOTRE BEAU PAYS

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  • Le 14 juin 2012 à 13:00, par Marcellin
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    C’est maintenant que vous dénoncez cela ? Ce sont juste les manifestations d’un phénomène dont nous avons complaisamment laissé les causes prospérer. Ce sont les conséquences des longs règnes. On a tiré la sonnette d’alarme en vain depuis si longtemps !!! Relisez les écrits de Norbert ZONGO juste après la chute de Mobutu

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  • Le 14 juin 2012 à 13:22, par Le renard
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Je pense que le retablissement de l’autorité de l’Etat doit passer par une loi martiale qui ramènera chaque citoyen à la raison. Aujourd’hui aucun policier auncun gendarme ne voudrait plus mouiller le maillot au risque de se retrouver au chômage en cas de bavure. Trop c’est trop.

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  • Le 14 juin 2012 à 14:52, par Yéti
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    AYONS LE COURAGE DE DIRE QUE LES FORCES DE L’ORDRE ONT TENDANCE MAINTENANT A NE PAS JOUER LEUR RÔLE. A CE QUE JE SACHE (SOYEZ TOLÉRANT ET RENSEIGNEZ MOI SI VOUS EN CONNAISSEZ) AUCUN POLICIER OU GENDARME N’A ÉTÉ INCARCÉRÉ SUITE AU MAINTIEN DE L’ORDRE OU A LA RÉPRESSION D’UNE MANIF FUT ELLE LÉGALE.
    NE ME CITEZ PAS LES CAS DE BAVURE (TEL LES POLICIERS DE KOUDOUGOU OU LA VICTIME DE POA)CAR DE TELLES BAVURES CONTINUENT TOUJOURS ET BCP SONT IMPUNIES ET ILS SONT DIFFÉRENTS DES MISSIONS DE MAINTIEN D’ORDRE POUR LESQUELLES ILS ONT REÇU UNE FORMATION. A MOINS QU’UN MOT D’ORDRE DE LAISSER LE DÉSORDRE S’INSTALLER N’AIT ETE SECRETEMENT DONNE, JE NE PUIS COMPRENDRE LEUR ATTITUDE. CEUX QUI SE SONT ATTAQUES A EUX SONT LES MILITAIRES OU LES CAS D’ÉMEUTE NON DILIGENTES. QUE NOS FORCES DE L’ORDRE JOUENT LEUR RÔLE EN CAS DE MANIF NE SIGNIFIE NULLEMENT QU’ILS NOUS MASSACRENT MAIS QU’ILS METTENT EN PRATIQUE CE QU’ILS ONT APPRIS EN LA MATIÈRE. LE POLICIER OU LE GENDARME NE DOIT PAS PENSER QU’IL DOIT ÊTRE TOUJOURS PEINARD ET DANS LE RÔLE DU PLUS FORT MAIS SAVOIR JUSTEMENT RISQUER SA VIE POUR PROTÉGER L’ORDRE ÉTABLI, DANS UNE RÉPUBLIQUE SI NON ..... ET LES TRAITEMENTS QU’ON NE BOUDE PAS ? HARO SUR LE COMPORTEMENT DÉBONNAIRE DE NOS FORCES DE L’ORDRE FACE AUX ANARCHISTES (ILS SONT D’AILLEURS PROMPTS A EMPÊCHER LES OSC MANIFESTANT SOUVENT DANS LA LÉGALITÉ) FORCE DOIT RESTER A LA LOI

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  • Le 14 juin 2012 à 15:11, par OUM
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Belle analyse de la situation nationale.
    Félicitation
    L’incivisme dans la circulation routière est le plus criard. Certains sont toujours pressés pour n’aller nulle part. Ils brulent les feux tricolores, dépassent les gens à droite, etc.
    pA chaque fois que je suis dans la circulation, je n’ai qu’une prière : aller et revenir sans être source de malheur pour quelqu’un et sans être victime de quelqu’un.

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  • Le 14 juin 2012 à 15:33
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    C’est ce qu’on appelle du journalisme avec un article juste,pertinent,équilibré et il faudra que certains journaleux s’en inspirent comme les Dabaoué Audriane Kani de l’Express du Faso qui passe son temps à nous servir ses vomissures.
    En en tout cas j’ai pris un grand plaisir à lire cet article qui dépeint un pays en dérive et les causes sont bien connues.Dans tous les pays,les longs règnes se terminent tchogo-tchogo dans le chaos comme au Zaïre avec Mobutu,en Côte d’Ivoire avec Boigny,en Libye avec Kadhafi,en Egypte avec Moubarack etc.....!Inévitablement,nous allons le goûter aussi car ce qui se passe maintenant devant nos yeux n’est rien par rapport à ce qui va se passer.
    C’est dommage qu’un pays jadis calme,travailleur sombre dans l’indiscipline,les magouilles,les vols,les pillages,la criminalité où ce qui compte,c’est MOI MOI MOI,le reste on s’en fout.
    Alors pour ce qui disait que Blaise était notre pétrole,eh bien ce pétrole servira à brûler ce pays.
    Wait and see

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  • Le 14 juin 2012 à 15:58, par le wang
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    Salut Ousseini et merci pour ton article. seulement tu as oublie de dire que ce comportement incivique est en parti du au systeme qui a vide la justice de son contenu. que trop d’injustice...d’impunite...d’arrogance d ceux la meme qui ont pille nos maigres richesses et nous narguent jours et nuits. que peut en ce moment faire le citoyen lambda si ce n’est cette revolte sauvage pour deverser sa bile malheusement souvent sur des innocents. Norbert avait pevenu : si la justice se montre incapable de trancher les litiges, les citoyens se rendront eux meme justice... s’il pouvait voir ce qui se passe maintenant.

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  • Le 14 juin 2012 à 16:00, par mouss-bil
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    voila ; bientot on va regretter THOM SANK ;vous etes la que democratie,droit de l’homme ; machin.JE PENSE QU’au FASO IL FAUT UN REGIME REVOLUTIONNAIRE A LA SANKARA.TOUT LE MONDE AU TRAVAIL POUR TOUT LE MONDE ;celui qui est en erreurs les tribunaux populaire sont la.

    Répondre à ce message

    • Le 14 juin 2012 à 21:58
      En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

      On l’a toujours regretté et on le regrettera à jamais puisque tu parles de lui alors que cela fait 25 ans qu’il n’est plus de ce monde.Thom Sank est immortel malgré les quelques détracteurs qui essaient par tous les moyens de le ranger dans les oubliettes en n’érigeant pas un mausolée pour lui mais un jour nous le ferons et ce mausolée sera un lieu de pélérinage.
      La patrie ou la mort,nous vaincrons !

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  • Le 14 juin 2012 à 20:06, par zecarmen
    En réponse à : Manifs au Burkina : Une conscience citoyenne dévoyée

    bel article m. ILBOUDO.mais cette situation est le fait de nos comportement au quotidien, plus de confiance en le justice : voici la cause de notre incivisme grandissant, on a fait le requiem de la morale depuis belle lurette.le printemps des arrivistes a fait croire que les valeurs qu’ils véhiculent sont les bonnes : tout pour et par l’argent même si le pays doit être vendu.pauvre faso ! quand je pense ces hommes qui bâtit les fondements de cette nation !

    Répondre à ce message

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