LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

mercredi 6 juin 2012 à 00h56min

Pendant douze mois, le gouvernement avait suspendu les opérations de lotissement ou de restructuration, sur l’ensemble du territoire national. Malgré les trépignements d’impatience manifestés de toute part, la mesure a été maintenue jusqu’à terme. Cette période de trêve a permis de faire un diagnostic approfondi du rôle de chaque intervenant dans la gestion de ces opérations et de lever définitivement, les goulots d’étranglement. L’autorisation de la reprise des lotissements est assortie de nouvelles mesures qui devraient permettre de résoudre au mieux les difficultés qui ont longtemps émaillé le domaine. La mesure gouvernementale remet au-devant de la scène, la grande question du lotissement et donne l’occasion d’en revisiter ici, quelques aspects.

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Le lotissement est l’opération d’aménagement ayant pour objet, la division d’un terrain nu à plus de deux lots viabilisés destinés à l’habitation et aux activités connexes. Il se distingue de la restructuration qui consiste à réorganiser et à équiper une partie aménagée ou non du tissu urbain. L’opération de lotissement peut être initiée par l’Etat, les collectivités territoriales, les promoteurs publics ou privés et les personnes physiques. Sa réalisation est soumise à une demande d’autorisation. L’opération est autorisée conjointement, par les ministres en charge de l’urbanisme et de l’administration du territoire, après l’examen par les services techniques, d’un dossier technique fourni par l’initiateur.

Cinq étapes à franchir pour des lotissements conformes

L’exécution de l’opération de lotissement commence par le levé d’état des lieux qui indique la configuration de la zone à lotir et les éléments existants (constructions, voies, réseaux d’eau, d’électricité, de téléphone, d’assainissement, les titres de propriété dûment délivrés, les formations végétales, …).Ensuite, intervient l’élaboration du plan de lotissement. Elle est faite sur la base du levé d’état des lieux. Elle donne lieu au tracé des différentes voies de circulation (primaires, secondaires et tertiaires), à la détermination des parcelles et à la projection des équipements connexes à l’habitation (écoles, centres de santé, marchés, aires de jeux, …).Les différentes entités (voies, équipements et habitations) sont projetées suivant une grille des aménagements urbains.

L’implantation du lotissement se fera sur la base du plan de lotissement approuvé. Elle consiste en la pose des bornes sur le terrain. Dans le temps, l’opération se limitait à cette étape et ne permettait pas de faire des zones loties, des cadres agréables de vie. Depuis 2008, la réglementation en matière de lotissement fait de la viabilisation des espaces lotis, une obligation. La viabilisation consiste en l’aménagement de la voirie projetée et en la réalisation des différents réseaux divers (eau, électricité, téléphone, assainissement pluvial). L’opération de lotissement nécessite également, une étude de l’impact environnemental. Les espaces aménagés sont souvent, de grandes superficies et l’étude de l’impact vise à identifier les atteintes à l’environnement et à proposer des mesures d’atténuation des effets.

La spéculation foncière compromet le développement urbain

Conscient du rôle de l’aménagement urbain pour le développement de ses localités, l’Etat burkinabè a mis en place un compte spécial intitulé « Compte d’opérations lotissement des centres urbains et ruraux ». Ce compte qui est toujours fonctionnel a permis l’accompagnement financier de plus de 300 communes rurales dans leur premier lotissement. En effet avec la décentralisation, les prérogatives de l’urbanisme ont été conférées aux municipalités, afin de leur permettre de prendre en main leur développement. Malheureusement, certaines se sont lancées dans une course effrénée au lotissement. L’absence ou l’insuffisance d’encadrement des collectivités territoriales naissantes dans cette pratique du lotissement n’a pas été sans conséquences dommageables pour notre tissu urbain et même pour le climat social. Et pour cause, le lotissement, tel que géré actuellement, nourrit et entretient des pratiques spéculatives, malgré l’existence des balises réglementaires. La Réforme agraire et foncière (RAF) indique que « les terres urbaines non aménagées ou terres suburbaines ne peuvent être occupées qu’à titre exceptionnel et sur autorisation de l’administration. Toute occupation sans titre est interdite et le déguerpissement ne donne lieu ni à recasement ni à indemnisation ».

Toutefois, il est procédé au recensement systématique des occupants des zones aménagées (pourtant illégaux), lors des opérations des lotissements. Conséquence, les esprits cupides s’étant rendus compte que construire une « bicoque » en zone non lotie « ouvre droit » à une parcelle en cas de lotissement de la zone, ont jeté leur dévolu sur cette pratique spéculative. Cela a pour effet induit, une démultiplication des zones d’occupation spontanée de la périphérie de nos centres urbains.

Combattre désormais, le phénomène d’habitats spontanés

L’aménagement urbain au Burkina Faso est pris en otage par le phénomène des habitats spontanés. Il est favorisé par la survivance du droit foncier coutumier, malgré l’affirmation par la RAF de l’appartenance des terres du domaine foncier national à l’Etat. Ce droit s’exerce surtout dans les zones périphériques non aménagées où une économie informelle s’est créée autour des terres. Il est difficile de trouver un espace pour un projet urbain, sans se heurter à cette double revendication des propriétaires terriens et des occupants illégaux qui en réclament des droits. L’on estime aujourd’hui, à plus du tiers, la population de Ouagadougou qui vit dans les zones d’habitats spontanés. La parcelle n’est plus seulement un moyen intermédiaire pour accéder au logement pour l’individu, mais plutôt un moyen d’enrichissement rapide. On en est arrivé à la situation où les extensions de lotissement ne sont pas toujours en adéquation avec les besoins réels.

Des parcelles attribuées depuis plus de vingt (20) ans, ne sont pas encore mises en valeur. Dans plusieurs localités du pays, on distingue difficilement l’espace aménagé de l’espace non aménagé, tellement tout n’est que champs de culture. A Ouagadougou, le nombre de parcelles produites était estimé à plus de 380 000 en 2010 et plus de 196 000 n’étaient pas encore mises en valeur, soit moins de 50% de taux de mise en valeur. Pourtant, on continue de réclamer des lotissements pour satisfaire à des demandes. Ce sont entre autres, ces pratiques spéculatives, mêlées à la non maîtrise de la gestion du processus par les acteurs locaux, qui génèrent les tensions dans les opérations de lotissement. La commission interministérielle mandatée par le gouvernement a fait un bon diagnostic de la question et proposé des mesures dont la mise en œuvre par le gouvernement, permettra de juguler les nombreux problèmes afférents au lotissement et de faire des zones loties, des cadres idéaux de vie pour les populations. Ses recommandations devraient permettre d’assainir la pratique dans le secteur et de préserver le climat social, favorable aux investissements pour le développement.

Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme

www.mhu.gov.bf


Après l’examen approfondi des problèmes de lotissement, la commission interministérielle a fait les recommandations suivantes, qui ont été approuvées par le gouvernement :
Le respect strict de la réglementation en vigueur en matière de lotissement et d’attribution de parcelles ;
La non-perception préalable de contributions pour les opérations qui sont au début du processus ou la perception dans la limite des parcelles disponibles ou projetées ;
L’amélioration des formes de passation des marchés de lotissement (réduire au maximum les gré-à-gré et les consultations restreintes) ;
La définition claire des limites territoriales (villages, secteurs et communes) pour éviter les conflits intercommunaux ;
La sensibilisation des coutumiers à la primauté des limites administratives par rapport aux limites coutumières ;
L’informatisation des fichiers d’attribution pour déceler ou éviter les doubles attributions ;
L’application de la réglementation sur les délais de mise en valeur des parcelles d’habitation ;
Le contrôle du respect de la réglementation en matière de lotissement.
L’organisation des états généraux des lotissements au Burkina Faso.
L’information et la sensibilisation pour s’assurer de l’adhésion des populations concernées au projet.
L’interdiction du recensement dans les zones d’habitat spontané dans le cadre des opérations de lotissement ; tous les prétendants à la parcelle procèdent par demande.
L’utilisation du tirage au sort ou l’adjudication pour l’attribution des parcelles aux demandeurs ;
L’application des critères d’ordre de priorité, dans le cas où il y a recensement (noyau villageois) ;
La subordination impérative des opérations d’aménagement à l’existence des documents d’urbanisme (SDAU et/ou POS)
L’arrêt des opérations de lotissement aux fins de production de parcelles au profit des programmes d’aménagement concertés pour la production du logement ;
L’adoption de la taxation sur les parcelles non bâties, afin de réduire la spéculation foncière ;
Instruction aux maires de procéder à la destruction des habitations spontanées dans leur commune.

MHU

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 6 juin 2012 à 05:52
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    en quoi un jeu de loto dans des attributions de parcelles est il équitable ?
    c’est du n’importe parcequ’il y aura des individus qui avaient déjà 2,5,10 ou 50 parcelles mais qui continueront à jouer toujours à ce loto pour spéculer. donc votre mesure est socialement injuste et montre que que nous avons affaire à un gouvernement d’incapables et d’escrocs

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  • Le 6 juin 2012 à 06:12
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    en quoi un jeu de loto dans des attributions de parcelles est il équitable ?
    c’est du n’importe quoi parcequ’il y aura des individus qui,avec leurs 2 ;5 ;10 ou 50 parcelles loties,continueront à jouer votre loto et ils seront toujours les gagnants puisque votre loto sera pipée d’avance puisque dans ce pays,ce sont les mêmes qui gagnent tout.
    donc votre mesure est socialement injuste et montre que nous avons affaire à un gouvernement d’incapables et d’escrocs avec toujours les mêmes qui s’accaparent tout dans ce pays mais attendez-vous à des manifestations violentes parceque des familles qui habitent dans ces zones non-loties depuis des années ne vont pas se laisser faire comme des mal-propres,jeter dans la nature avec femme et enfants.
    vous êtes fous mais on va vous soigner proprement

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  • Le 6 juin 2012 à 06:36, par ouedraogo
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Qu’en est-il des parcelles de la SONATUR ? Des personnes ont payé leur parcelle depuis longtemps sans pouvoir être en possession de ces parcelles. Il faudra également statuer sur ces cas au risque de voir des actions en justice contre cette société.

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  • Le 6 juin 2012 à 09:26, par Patience
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Bonjour.

    Merci pour ces éclaircissements. Mais combien de temps est accordé à un propriétaire de parcelle pour la mettre en valeur ? En plus SVP, combien de temps après un lotissement les autorités doivent elles viabiliser ( l’eau,l’électricité et les voies) la zone .

    Que dieu nous bénisse.

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  • Le 6 juin 2012 à 10:30, par Le Zoung
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Concernent le délai de mise en valeur, il faut voir la réalité en face. Par exemple un fonctionnaire qui a une parcelle à Ouagadougou et qui est en service à Bobo où il paie 30 000f pour se loger, quel délai accorder à ce monsieur pour mettre en valeur sa parcelle ? Ceux qui prennent les décisions sont le plus souvent déconnectés des réalités des masses. Ils comprennent pas pourquoi eux ils construisent en même temps à Ouaga 2000 et des km de mur à la périphérie et d’autres ne peuvent pas mettre en valeur un nid de poule de 250m2. Avoir pitié de nous au nom de Dieu.

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  • Le 6 juin 2012 à 11:02, par BIIGA
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Ce travail est formidable mais malheureusement au Burkina on parle plus qu’on agit et cela est dommage. Pour que la situation se stabilise il faut une mise en pratique rapide et sans complaisance de ces mesures.

    Le gouvernement doit impérativement agir sur ces cas litigieux qui peuvent porter entrave à la quiétude populaire.

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  • Le 6 juin 2012 à 11:05, par M. Sanogo
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Je pense que ces mesures dans leur ensemble sont un peu irréalistes.

    Mais je vais simplement réagir sur le point concernant le délai de mise en valeur. Il faudra tenir que compte de la date d’achat du terrain pour les cas où l’attributaire a vendu après sa parcelle.

    Je suis dans ce cas. Le délai de mise en valeur de 5 ans expire cette année, alors que c’est en fin 2011 que j’ai acheté le terrain. N’étant qu’un modeste salarié, il me faut d’abord solder la banque qui m’a épaulé avant d’espérer mettre en valeur ce terrain.

    Donc du coup quand je vois cette recommandation de la part du comité interministériel, mon ventre gargouille.

    ECLAIREZ MOI SVP

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  • Le 6 juin 2012 à 11:12, par Lorenzo
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    "L’aménagement urbain au Burkina Faso est pris en otage par le phénomène des habitats spontanés. Il est favorisé par la survivance du droit foncier coutumier, malgré l’affirmation par la RAF de l’appartenance des terres du domaine foncier national à l’Etat."
    Je suis tout à fait d’accord avec cette affirmation. C’est une vrai prise d’otage. Mais il faut aussi voir du côté des plus nantis et de certaines autorités municipales qui se voient attribuer 10, 15, 20 parcelles. Il ne faut pas taper seulement sur les pauvres. C’est pas parce que tu as les moyens de mettre en valeur que tu mérites 2 parcelles voire plus pendant que tes concitoyens n’ont rien.

    D’autre part, les déguerpissements ne sont pas des solutions viables si on ne propose pas une alternative aux populations, du genre logements sociaux.

    Dans tous les cas, dans aucun pays au monde (si je ne m’abuse) on n’a vu les parcelles attribuées prioritairement aux populations des zones d’habitat spontanée car les lotissements répondent à un besoin global de développement et non à une volonté de légaliser le non-lotis.
    Il faut beaucoup communiquer pour que les gens comprennent une bonne fois que ce n’est pas parce qu’on n’habite pas au non lotis qu’on n’a pas besoin de parcelle ; c’est vrai que c’est la pauvreté qui envoie certains la bas, mais la classe moyenne qui loue une maison à 15000/mois ou plus, qu’en fait-on ?

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  • Le 6 juin 2012 à 11:22
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Ce texte n est pas tombé du ciel.quand sa vas chauffer on vera qui va negocier avec qui.moi j ai eu la chance d avoir une parcelle grace a un non loti sinon je ne penses pas que je peux rassemblé plus de 3 millions avec mon maigre salaire de moins de 100000 pour acheter une parcelle. et dans ce burkinabé d aujour huit on ne dois plus faire la difference entre autochtones et allogènes. Le gourvement même encourage cette pratique.jeunes gens aller vous enroulé pour faire tombé ses deputés et ses maires qui ne pense qu a eux même.la patrie ou la mort nous vaincrons.

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  • Le 6 juin 2012 à 12:36, par Cédric
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    On se rend compte que des voix s’élèvent contre les pratiques liées à l’occupation des espaces péri-urbains d’habitats spontanés. Toutefois il convient de considérer avec beaucoup de mesure et de réserve les questions liées aux lotissements. ailleurs comme au Ghana la terre appartient aux propriétaires terriens, et quand même l’État en a besoin, il doit négocier et acheter comme tout le monde et non s’en accaparer.Rappelez vous le cas l’obtention d’une parcelle pour la construction de notre ambassade au Ghana, le blocage se trouvait à ce niveau. Mais comparaison n’est pas raison. Aujourd’hui nos villes s’étendent démesurément au point de toucher et engloutir certains villages ou agglomérations constitués de cultivateurs pour la grande majorité analphabète.
    Vous dites que la terre appartient à l’Etat, y a-til Etat sans population ? Pour qui lotissons-nous ? pour les habitants d’une localité d’une certaine taille aux fins d’aménagements et faire bénéficier les habitants de certains services auparavant inexistantes (voiries- adduction d’eau- électricité- proximité des services (administration- santé- éducation...).
    Vous demandez d’ignorer tout ce monde qui ne sait pas que vous êtes en train de tramer tout cela.
    Il y a quatre catégories d’acteurs lors des lotissements :
    - Les autochtones originaires de la zone que la ville a rejoint dans son extension
    - les personnes à revenus moyens qui achètent des espaces qu’ils construisent et résident de façon effective avec toute leur famille
    - Les spéculateurs fonciers et immobiliers qui construisent des maisonnettes de 08 à 10 tôles (facile à repérer)
    - Et les autorités administratives (communale ou Etatique, c’est la même chose) qui s’octroie tout sous prétexte que tout lui appartient, et de ces derniers surtout que viennent la plus grande partie des spéculations
    Quand vous examinez bien les dispositions que vous êtes en train de prendre, ce sont les premières et secondes catégories d’acteurs que vous voulez léser.
    J’ai écrit ceci car je pense que les concernés n’ont pas toujours accès à ces informations, et ils subissent la plupart du temps.
    Je propose que les recensements avant lotissement se poursuivent avec plus de rigueurs, de conbtrôle sur la moralité des agents rcenseur, que les choix d’attribution se basent sur les critères du niveau d’investissement sur la parcelle occupée et de la taille(m2) de l’occupation. ainsi que la vérification de l’effectivité de la résidence.
    Procéder à des restructurations des zones où le recensement montre plus de résidents effectifs que de parcelles disponibles, et lotir le zone où il n’y a pas de problèmes majeurs.
    Rendre opérationnel les fichiers électroniques de lotissement que vous chantez tout le temps

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  • Le 6 juin 2012 à 12:59, par indjaba
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    C’est simple, percevoir des impôts consistants et allant crescendo sur les valeurs des location des celibaterium, sur la vente des parcelles,sur la location des mini villas, sur la location des immeubles etc. Cela mettra à nu les vrais proprio des parcelles et des célibaterium et autre mini villa et cela permettra à l’état d’engranger des Guiros. Déclarer ceux mettant en location plus de 5 de leurs bâtiments, promoteur immobilier et tirer toutes les conséquences en terme de droit fiscal, administratif etc. Mais apparemment le DG des impôts est un mou pour ces genres d’impôts. Ou il craint d’appliquer indirectement le délit d’apparence. Dans tous les cas tôt ou tard (juste après 2015) on connaitra tous les proprio de tous les bâtiments (immeubles, mini villa , célibaterium, bunker de Ouaga 2000). On ne les retirera pas forcément mais on fera un fichier accessible, exhaustif et transparent et les proprio qui ont fait de l’immobilier un moyen pour blanchir leurs guiros piqués à l’administration seront laissés avec leur conscience. Après 2015 on pourra connaitre enfin les fonctionnaires de l’état qui ont pu construire 5, 10, n villas avec leur salaire. ils partageront leurs magie et leurs expériences de gestion avec leurs frères. Mais EN ATTENDANT indjaba si les burkinabè sont des moutons regarde piller leur pays.

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  • Le 6 juin 2012 à 13:06, par LeBonk
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    S’il y a une chose que je ne comprend pas c’est cette expression "noyau villageois" auquel la priorité sera donné dans le cas ou il y a eu recensement. Quelqu’un pourrait m’expliquer ? Merci

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  • Le 6 juin 2012 à 15:28, par levrai
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    En réaction aux mesures proposées par la Commission, nous ne sortirons pas de l’auberge. Une des mesures semble irréalisable. Celle des tirages au sort sur demande préalable. le principe est que la terre appartient à l’État, il est vrai, mais la population est une composante de cet État. certains n’habitent pas les zones d’habitation spontanée parce qu’ils veulent, mais faute de ressources (moyens). un fonctionnaire qui a contracté un prêt pour réaliser une maisonnette et y habiter espérant à terme être bénéficiaire se voit être expulsé au bénéfice d’un autre postulant déjà propriétaire de plusieurs parcelles n’est point concevable.c’est même une source de magouille car ce sont des humains aussi qui feront ce tirage au sort.
    je propose pour pallier ces difficultés de poursuivre les recensements en toute rigueur (une habitation effective, une certaine dimension requise pour la portion de terre occupée, un minimum de réalisation.

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  • Le 6 juin 2012 à 15:35, par gozer
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Bonjour vraiment l’état veux des problèmes car s’il s’entête toujours à l’application de ce texte ils verront ce qu’il va arrivé.En ce qu’il concerne la viabilisation des zones c’est des bla bla car il ya combien de quartier loti qui sont pas viabilisé. par exemple le quartier belle ville de Bobo extension secteur 21 aucune viabilisation.Qu’il trouve une autre solution si nom ha dja. Le mieux c’est d’attribuer ce qui est déjà fait et appliqué leur règle après.Ce vilain teste était ou et c’est maintenant il font apparaitre ça.

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  • Le 6 juin 2012 à 15:56, par LE MESSAGER
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    L’application des mesures pourrait minimiser les difficultés liées aux lotissements. Les voies ne sont pas encore dégagées dans la nouvelle zone lotie du secteur secteur 15 de Bobo alors que c’est en décembre 2009 que la liste est sortie. Difficile pour les Sapeurs Pompiers de se frayer un chemin pour secourir les blessés ou les malades.

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  • Le 6 juin 2012 à 15:58, par wendlasida
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Si je comprends bien ça veut dire que tous les non lotis de Ouaga seront détruits bientôt ?

    J’attends de voir, comment ils procéderont sans que le Burkina entier ne soit détruit

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    • Le 6 juin 2012 à 19:25
      En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

      si on detruis tout les non loti de waga ça va etre grave !! je suis a ma 4eme non loti, et je ne pas encore eu une parcelle, je te jure ! je ne pas la chance avec le loto !au 28 je suis parti a cause de loto, Que mon nom n’est pas sorti ! en plus, la machine a raclé ma maison comme quoi, c’est voie. maintenant, je crois que je vais mourir la ou je suis maintenant ! si je pouvais avoir un coup l’argent que met dans non loti, je pouvais payé une parcelle ! mais, éhlas ! Gouvernement de mon Faso, aiyer pitié pour d’autres qui veut meme dormir !! fatiguer de location . prkoi ne pas sorti un decret pr dinumier la location meme !!! mon balleur a na jusqu’a 30 !

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  • Le 6 juin 2012 à 16:08, par N’Djolé
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Mais c’est de quelle RAF dont parle le MUH, vu qu’elle a été tripatouilléé ?

    Non ! Mr le MUH, nul ne cherche à négocier quoi que ce quoi ! Nous nous y opposerons fermement ! Si vous avez eu vos parcelles ainsi vous n’êtes pas plus burkinabé que nous ; ça, c’est clair ! Alors pourquoi nous priver de cette procédure ? Nous vendre ou construire des magasins et autres boutiques ? Nous voulons y vivre—c’est vrai que ça vous désavantage parce que nous n’allons plus payer vos loyers.

    A l’interdiction de lotir et de construire, il fallait aller sur le terrain faire un inventaire. Qui a déjà construit ? Qui y vit déjà ? Qui a payé un terrain non loti ? Et même marquer la zone avec des piquets pour dire qu’à la date d’interdiction on n’était à tel niveau. Là ceux qui ont construit malgré la mesure cherchent bagarre le jour où on viendrait leur dire qu’ils doivent déguerpir et qu’ils refusent. Avez-vous fait ça, messieurs du MUH ? Non ! Ceux qui étaient dans les situations dont je viens de parler au moment de l’interdiction font comment ? Même sans construire après payement, tu peux plus reprendre ton argent chez le propriétaire terrien qui te l’a vendu. Tu fais comment ? REPONDEZ-MOI, JE VOUS ATTENDS !
    On a comme l’impression que les gens veulent gouverner en ne fabriquant des mécontents. Tout un ministère, voire tout un gouvernement qui réfléchit et agit ainsi, non seulement me fait honte mais me fait peur, même si on sait que c’est une équipe de crise qui peut se prévaloir du bénéfice d’être pris de vitesse et que ceux qui n’étaient pas préparés à réfléchir sérieusement ou n’y sont jamais exercés sont parmi vous.

    Retirez les parcelles doublement attribuées à vos amis, proches et complices d’abord. Ca seulement satisfera nombre de demande.

    Ma solution : dans les zones non loties actuellement, n’attribuez de parcelles qu’à un certain type de construction : au moins quatorze tôles sur une superficies de 10mx10m et une parcelle par famille ! Vous résoudrez le problème. Autrement dit, moi je suis prêt à mourir enseveli sous les gravats de mon non loti pour lequel j’ai pris un prêt en banque et n’ai pas encore fini de solder. Nous sommes prêts à donner des martyrs pour que ça bouge enfin dans ce pays. Prenez ça pour dit !

    N’Djolé

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    • Le 6 juin 2012 à 21:11, par kdoul
      En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

      Jusque là,ton raisonnement était parfait !Toi tu as pu construire au moins plus de 14 tôles selon tes moyens,où mets-tu ceux de 12 tôles qui n’ont pas les memes moyens que toi,et qu’y habitent depuis des decennies peut-etre qui t’ont devancé ?T’en fout,pourvu que toi tu sois satisfait ?C’est égoiste et égocentrique,c’est ça qui nous fatigue dans ce pays,le combat doit etre collectif mon cher frere !

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    • Le 6 juin 2012 à 21:29
      En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

      SVP arrêtez de nous faire chier (j’ai pris un prêt en banque....)vous pensez être plus malin que les autres. vous n’êtes pas moins nantis que les milliers de ouagalais qui se battent au quotidien mais vivent en location.vous au moins avez la possibilité de prendre un prêt dans une banque, ce qui signifie que vous êtes dans la classe moyenne.mon cher ami faites comme les autres prenez une maison en location à quinze ou vingt milles franc et qu’on en parles plus

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    • Le 6 juin 2012 à 21:41
      En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

      SVP arrêtez de nous faire chier (j’ai pris un prêt en banque....)vous pensez être plus malin que les autres. vous n’êtes pas moins nantis que les milliers de ouagalais qui se battent au quotidien mais vivent en location.vous au moins avez la possibilité de prendre un prêt dans une banque, ce qui signifie que vous êtes dans la classe moyenne.mon cher ami faites comme les autres prenez une maison en location à quinze ou vingt milles franc et qu’on en parles plus

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  • Le 6 juin 2012 à 16:16
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Je suis choqué d’une des mesures prises par le gouvernement pour assainir le secteur de lotissement ; comment peut-on comprendre et ou accepter que l’Etat (qui a longtemps cautionné l’existence des non lotis) vienne de faire volteface en menaçant de mettre des familles pauvres ou démunies dans la rue sans mesure d’accompagnement ;je suis d’accord qu’il faut un début à tout mais dans le respect de la dignité humaine, en prenant en compte les préoccupations des peuples car sans gouvernés pas de gouvernants. J’invite le gouvernement à étudier de façon diligente la question de logement des locataires actuels de ces zones non loties. A bon entendeur salut

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  • Le 6 juin 2012 à 17:58, par LE PAT
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    "L’on estime aujourd’hui, à plus du tiers, la population de Ouagadougou qui vit dans les zones d’habitats spontanés." NOUS SOMMES ASSEZ NOMBREUX POUR FAIRE BOUGER UN MONTAGNE ; SOYONS SOLIDAIRE C’EST POUR LA BONNE CAUSE LES GARS !
    SI ON SE LAISSE FAIRE NOUS ALLONS REPARTIR EN LOCATION OU AU VILLAGE AVEC NOS FAMILLES
    FAISONS FACE A CES GENS QUI NE PENSE QU’A EUX, VOUS N’ETES PAS PLUS BURKINABE QUE NOUS
    ARRÊTEZ DE TROMATISER LES GENS.
    VENEZ VOIR LA VIE DANS CES ZONES AVANT DE PRENDRE DES DÉCISIONS. C’EST DIEU QUI EST FORT

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  • Le 6 juin 2012 à 19:10, par citoyen
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    le gouvernement est responsable de tous les problèmes lié aux lotissements, depuis un certain temps les parcelles sont devenues un enjeu politiques les maires utilisent les parcelles pour battre campagnes et mobiliser les troupes.les plus grands speculateurs se recrutent au sein du gouvernement. rares sont les ministres ou maires qui n’ont pas une dizaines de parcelles a ouaga sans compter les centaines d’hectares bornés en peripheriques.
    le burkinabè moyen en particulier le fonctionnaire ne cherche qu’une parcelle pour batir sa maison d’habitation.
    le pays couve une crise donc evitons de la reviver............

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  • Le 6 juin 2012 à 19:16, par YAMYELE BEE NE WENDE
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    La question des non loties n’est pas encore résolue. Il ya actuellement des gens dans cette même zone non lotie qui viennent d’être attributaires de parcelles alors qu’ils viennent d’arriver dans la zone. Et aussi il ya des gens qui sont là depuis et qui ont payé et qui n’ont pas encore eu de parcelles.

    Remarque : Ceux qui ont eu avant la suspension doivent être traités de la même façon que ceux qui n’ont pas encore eu.

    C’est à dire trouver les parcelles pour tous ceux qui ont une maison non lotie actuellemen. Après avoir donné à chacun une parcelle et en vérifiant qu’il a vraiment une maison non lotie.
    Si non il n’est pas possible et même humain de déguerpir des hommes, des femmmes, des enfants victimes de toutes les situations possibles de la ville.

    Je prie MON DIEU TOUT PUISSANT, qu’un membre du gouvernement ait la conscience pour convaincre les autres pour que le gouvernement revienne sur sa décision actuelle, car injuste et anti sociale.

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  • Le 6 juin 2012 à 20:32, par YAMYELE BEE NE WENDE
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    POURQUOI LE GOUVERNEMENT PREND UNE TELLE DECISION POUR SE FAIRE HARA-KIRI ? C’EST MEIUX DE TROUVER LES ZONES AILLEURS, LES LOTIR ET EN FINIR AVEC LES LOTISSEMENTS DEBUTES ET NON ACHEVES AVANT DE RELIRE LES TEXTES OU LOIS Y RELATIFS POUR L’AVENIR. C’EST VRAIMENT MA CONTRIBUTION POUR CE GOUVERNEMENT.

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  • Le 6 juin 2012 à 23:11, par GINAGNE
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    Que dire alors des bonzes qui s’accaparent tous les abord des villes avec de grandes parcelles cloturees. Ce ne sont pas des non loties ? Si le citoyen lambda avait les moyens il legaliserait aussi sa parcelle dans les non lotis. Les textes sont biens. Mais vraiment,quel pret le fonctionnaire burkinabe peut faire pour d’abord acheter un terrain a 3millions environ et ensuite la construire a peu pres au meme cout sinon plus ? 15 ans de pret minimum. Ces gens la ne vivent pas au BURKINA. REGARDEZ UN PEU LES CONDITIONS DE LEURS FAMEUSES BANQUES DE L’HABITAT ET VOUS M’EN DIREZ DES NOUVELLES’ N’EST CE PAS KORO YAMYELE ?

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    • Le 7 juin 2012 à 00:20
      En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

      Mon point de vue sur la question est la suivante :
      Le Burkina Faso n’a pas de problèmes de lotissement ;
      Le Burkina a plutôt des problèmes d’attribution de parcelles. Ce sont pratiquement les mêmes personnes qui sont attributaires des parcelles dans les zones nouvellement loties qui les revendent pour encore s’installer dans les zones non loties pour attendre l’attribution de nouvelles parcelles ainsi de suite. Au regard de tout cela même si on lotit tout le Burkina, on ne pourra jamais régler les problèmes d’attribution de parcelles dans notre pays. L’État doit régler le problème de logement des Burkinbè par la construction des HLM aux loyers proportionnels aux revenus des Burkinabè. Ceux qui voudrons leurs propres propriétés immobilières doivent les acquérir par la procédure du droit commun en les achetant ou en les héritant. Ce n’est le rôle de l’Etat d’octroyer des propriétés foncières à chaque Burkinabè.
      OUEDRAOGO Boubakar email boubacadfada@yahoo.fr

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  • Le 16 mai à 16:58, par X
    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable

    En réponse à : LOTISSEMENT AU BURKINA : Le respect des textes n’est plus négociable en quoi un jeu de loto dans des attributions de parcelles est il équitable ?
    c’est du n’importe quoi parcequ’il y aura des individus qui,avec leurs 2 ;5 ;10 ou 50 parcelles loties,continueront à jouer votre loto et ils seront toujours les gagnants puisque votre loto sera pipée d’avance puisque dans ce pays,ce sont les mêmes qui gagnent tout.
    donc votre mesure est socialement injuste et montre que nous avons affaire à un gouvernement d’incapables et d’escrocs avec toujours les mêmes qui s’accaparent tout dans ce pays mais attendez-vous à des manifestations violentes parceque des familles qui habitent dans ces zones non-loties depuis des années ne vont pas se laisser faire comme des mal-propres,jeter dans la nature avec femme et enfants.
    vous êtes fous mais on va vous soigner proprement

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