PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

vendredi 25 mai 2012 à 01h41min

Une histoire de sorcellerie s’est terminée par des coups de feu à Dossi, une localité de la province du Tuy, le jeudi 17 mai 2012 faisant deux blessés par balles. L’auteur des coups de feu, Zonou Boketonou et son père, Yéreyaré Boketonou accusés de sorcellerie, ont été chassés de leurs maisons qui ont été détruites.

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Suite au décès d’une jeune femme de la grande famille Boketonou en Août 2011, le sexagénaire Yéreyaré Boketonou a été sommé de quitter le village de Dossi avec les siens. Il serait responsable de la mort de la femme. Selon les témoignages, c’est le cadavre lui-même qui a désigné le patriarche Yéreyaré comme étant responsable de sa mort. Cette histoire de sorcellerie a engendré des coups de fusil le jeudi 17 mai, faisant deux blessés par balles. L’accusé, qui se trouve actuellement chez ses oncles avec ses enfants dont quatre garçons mariés avec leurs progénitures, n’a cependant pas reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« Nous sommes en début d’hivernage. J’irai demander à mes parents de nous laisser cultiver. S’ils refusent, j’insisterai car il y va de la survie de ma famille », a-t-il souligné. Selon Yéyaré Boketonou, sage de la partie plaignante, l’accusé et toute sa famille étaient des animistes comme eux. Mais deux jours après l’enterrement de la défunte, ils se sont confiés à un pasteur. Le comble selon lui, c’est que l’accusé a fait brûler les fétiches de sa maison par le pasteur, ce qu’il juge inacceptable. Nous avons fait appel à Yéreyaré et lui avons dit ceci : « Tu es animiste comme nous et tu n’ignores pas ce qu’il faut faire pour réparer de tels actes. Tu dois revenir pour qu’on retrouve ensemble la solution ».

Quelque temps après, poursuit Yéyaré, il se serait fait accompagner par le pasteur qui est venu nous tenir ces propos :
« A partir du moment qu’ils sont venus se confier à Dieu, ils ne peuvent plus revenir honorer les coutumes ». Face à son entêtement, nous avons finalement décidé qu’ils quittent le village. Voilà le motif de la destruction de leurs maisons. Cet acte, il faut le rappeler, a valu la convocation de six personnes à la gendarmerie de Houndé. Il y a eu également de nombreuses tractations et des déplacements au Tribunal de grande instance de Borormo, afin de trouver un consensus au problème. Les protagonistes ont fait sur place jusqu’au jeudi 17 mai 2012, quand le fils de l’accusé voulant réparer les maisons détruites, a fait usage de son arme à feu pour repousser des jeunes venus pour l’en empêcher.

Les blessés sont Siéti et Yawé, tous issus de la famille Boketonou. La balle a frôlé la tête du premier tandis que le second a reçu des plombs dans les cuisses. Ils ont été évacués à l’hôpital Souro Sanou de Bobo-Dioulasso le même jour. Siéti est revenu de l’hôpital deux jours après, mais Yawé y est toujours. « Nous tenons à ce qu’il répare les coutumes ou qu’il quitte le village », a insisté le vieux Yéyaré au nom de la partie plaignante. Selon le préfet de Boni, Hélène Saré, les médiations se poursuivent toujours afin d’apaiser les cœurs et ramener la quiétude au sein de la grande famille Boketonou. En attendant que la quiétude revienne dans le village, l’utilisateur de l’arme à feu, Zonou Boketonou a été arrêté par la gendarmerie et déféré le lundi 21 mai 2012 à la Maison d’arrêt de Boromo.

Adama OUEDRAOGO de Maliki (AIB-Tuy)

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 25 mai 2012 à 13:05, par AMEN
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Article confus.Essayez d’améliorer vos récits.

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  • Le 25 mai 2012 à 16:23
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Monsieur le journaleux,c’est une histoire de sorcellerie ou de fetiches brulés. on est totalement confus

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  • Le 25 mai 2012 à 18:59, par dinkous
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Voilà un parfait exemple de journalisme de mauvaise foi. Comment toi un représentant AIB, donc homme de terrain, peux-tu embrouiller les gens aussi honteusement avec un faux titre de sorcellerie. A moins d’une autre version, celle que vous avez contée est TOUT SIMPLEMENT UNE QUESTION DE NON RESPECT DES COUTUMES ET NON DE LA SORCELLERIE ! Ne nous manipulez pas !

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  • Le 25 mai 2012 à 19:16
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    J’ai lu le texte plus deux fois sans rien comprendre. Je croyais que Yéréyaré et Zonou était père et fils et que c’est le premier qui est l’accusé. Mais il ressort à la fin que c’est le même qui est l’accusateur. M Adama, faites l’effort de relire et faite lire vos texte avant de les publier. Cela n’honore pas les AIB, pardon, je voulait dire les journalistes. Merci

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  • Le 25 mai 2012 à 20:22, par Tiéfotiè
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Le problème, c’est le fauteur de trouble appelé pasteur qu’il faut d’abord chasser du village et même de ses alentours pour que la famille retrouve sa quiétude d’antant. DIEU, DIEU, DIEU, l’animiste aussi recherche Dieu ; il n’est qu’un humain sur terre comme tout le monde.

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  • Le 27 mai 2012 à 17:28
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Article assez confus en effet.
    Ma compréhension des choses :
    La grande famille BOKETOUNOU englobe aussi bien l’accusé que les plaignants.
    Yéreyaré est accusé de sorcellerie (selon certains rites en pays bwa, le cadavre serait en mesure de désigner le responsable de sa mort en contraignant ceux qui le portent à se diriger vers ce responsable).
    Après l’enterrement, Yéreyaré consulte le pasteur qui lui recommande de brûler les fétiches de sa maison. Chose inacceptable pour les animistes.

    C’est l’hivernage, Yéreyaré va négocier auprès de YEYARE le sage (Notez bien que ce n’est pas la même personne) la permission de cultiver. Pour cela, il faut réparer d’abord les fétiches, répond le sage.

    Yéreyare s’entête et revient avec le pasteur pour signifier qu’il ne pouvait plus revenir honorer les coutumes. Ce qui a envenimé la situation.
    Destruction de sa maison à l’appui, Yéreyaré est sommé de quitter le village.
    Des tractations ont lieu avec la justice.
    Zonou, fils de Yéreyaré revient pour réparer leur maison. Face à l’insistance des plaignants qui faisaient du surplace, Zonou a fini par faire usage de son arme à feu. Bilan : 2 blaissés Siéti et Yawé.

    Voilà, c’est ma lecture de l’article. J’espère que c’est plus clair pour certains

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  • Le 27 mai 2012 à 17:57
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Article de lecture difficile ! Pourrait gagner en clarté.

    Répondre à ce message

  • Le 28 mai 2012 à 00:23, par kouraogo hamidou
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    s’il vous plait MR le journaliste essayé de revoir votre titre si non on ne comprend pas l’histoire que vous nous avez raconté.

    Répondre à ce message

  • Le 28 mai 2012 à 10:29
    En réponse à : PROVINCE DU TUY : Une histoire de sorcellerie...

    Pénible à lire comme article !
    Je n’ai pas eu le courage de le lire jusqu’au bout. Mr le journaliste, c’est école tu as fait ?

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