Blaise se noie dans les eaux du Djoliba

vendredi 11 mai 2012 à 01h21min

Malgré des incontestables atouts entre ses mains, Blaise Compaoré s’embourbe dans sa médiation au bord du fleuve Djoliba. Son erreur, c’est d’avoir entretenu un monstre (la junte militaire)en dépit des réticences de ses pairs. Décryptage d’une situation qui risque d’échapper à leurs géniteurs.
Le monstre serait-il en train d’échapper à ses maîtres ? Si ce n’est pas encore le cas, on n’en est pas loin non plus. Ce qui est certain, il est très en colère. Il est fâché contre ses protecteurs accusés d’avoir trahi le pacte qui les lie depuis la signature de l’accord cadre le 1er avril dernier.

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Le capitaine putschiste Amadou Sanogo et ses hommes en veulent au médiateur Blaise Compaoré de les avoir lâchés lors du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu le 26 avril à Abidjan.Pour le signifier, il a fait monter la pression à la garnison militaire de Kati, son QG depuis leur coup de force contre le président Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars dernier. Cette pression va culminer dans la matinée du samedi 28 avril.

Les soldats sortent leur arsenal lourd et certains se positionnent en direction de la capitale Bamako qui se trouve à 15 km de Kati. Avaient-ils l’intention d’aller occuper l’hôtel Salam où se trouvent les bureaux du président intérimaire ? Ils ne cachent pas en tout cas leur hostilité envers ce président. Ils cristallisent leur haine contre cette personnalité parce que, selon eux, c’est lui qui aurait manigancé à Abidjan pour que la CEDEAO en arrive là. Le président Traoré les emmerde aussi parce qu’ils estiment qu’il a usurpé la place de leur capitaine. Ils avaient accepté de céder la place sous la pression de l’embargo, mais aussi de la promesse voilée de la médiation burkinabè qu’après les 40 jours de l’intérim constitutionnel, le capitaine Sanogo allait prendre le relai à la présidence. Les militaires avaient été confortés dans cette position quand la rencontre de Ouagadougou entre les acteurs maliens les 14 et 15 avril dernier avait fait un black-out sur la question de la durée de la transition et surtout du sort du président intérimaire. Ils avaient donc grand espoir que Blaise Compaoré allait les réhabiliter dans si peu de temps.

La nomination de Modibo Diarra avec leur onction et la participation de trois d’entre eux dans le gouvernement étaient des signes qui les confortaient dans leur optimisme. Les décisions de la CEDEAO du 26 avril ruinent cet espoir du retour effectif du capitaine Sanogo au pouvoir.

La douche froide de la CEDEAO

La déclaration finale du sommet des chefs d’Etat enjoint en effet la junte de se soumettre aux autorités civiles, à savoir le président intérimaire, Dioncounda Traoré et le Premier ministre Cheickh Modibo Diarra. La CEDEAO exige alors que les militaires rejoignent les casernes pour laisser la transition se dérouler normalement. La CEDEAO prolonge également de 12 mois le mandat du président intérimaire et par ricochet toute la transition. En prenant ces décisions, la CEDEAO entend être le seul maître de la transition au Mali. En quelque sorte, c’est la disparition du fameux CNRDRE qui est demandée. La CEDEAO veut mettre fin au bicéphalisme de pouvoir instauré par la junte avec la bienveillance de la médiation burkinabè. Voilà ce qui a mis le feu aux poudres. Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolet et son homologue ivoirien Adama Bictogo sont descendus daredare au camp militaire le samedi 28 avril. Ils sont restés toute l’après-midi à palabrer avec le chef de la junte.

Mais les deux parties se sont quittées sans accord. Cette fois-ci, les positions sont figées.
D’un côté, la CEDEAO n’entend pas revenir sur ses positions et de l’autre, les militaires ne veulent pas non plus quitter la scène politique aussi rapidement. Pour ne pas donner l’impression d’un échec total, il a été convenu d’une rencontre à Ouagadougou entre les représentants de la junte et le médiateur. Le capitaine Sanogo devrait être reçu au cours de la semaine par Blaise Compaoré, le chef de l’Etat burkinabè.

L’impossible compromis

La tâche ne sera pas facile pour le médiateur burkinabè pour deux raisons. D’abord le comportement de la bande à Sanogo ces dernières semaines ont fini par discréditer sa stratégie qui consiste à ménager les militaires en les intégrant dans le processus politique. En arrêtant de façon arbitraire 22 personnalités politiques et militaires, la junte a commis une bourde qui se retourne contre elle et son allié Compaoré. La situation était devenue confuse du fait de ce bicéphalisme de pouvoir. De fait, les autorités de la transition n’avaient aucune prise sur l’appareil sécuritaire du pays. Toutes les institutions de la république se trouvent sous la menace des hommes de Sanogo qui imposent leur loi à qui ils veulent. Dans cette situation, autant dire que le retour à l’Etat de droit n’est qu’une fiction. Dans la réalité, la junte est toujours aux commandes. La CEDEAO ne pouvait pas accepter cette donne qui mettait à mal sa crédibilité.

Un recadrement était donc nécessaire et c’est ce qui a été fait à Abidjan le 26 avril. La médiation burkinabè n’avait pas d’argument pour s’y opposer, surtout que des voix s’élevaient de plus en plus pour fustiger son attitude jugée trop complaisante avec les membres de la junte. Blaise jouait donc sa crédibilité. Il a choisi de sauver sa médiation que d’aucuns commençaient à remettre en cause.
La seconde raison qui condamne le CNRDRE, c’est l’encadrement de la médiation burkinabè elle-même. Le sommet a décidé de marquer Blaise Compaoré par le président nigérian, Goodluck Jonathan. « La Conférence salue et entérine le souhait exprimé par S.E.M
Goodluck Ebele Jonathan, Président de la République Fédérale du
Nigeria de se joindre aux efforts du Médiateur S.E.M Blaise Compaoré
dans la résolution pacifique de la crise au Mali. », affirme le communiqué final. Est-ce un désaveu de la manière dont le président burkinabè a conduit la médiation ?

Ce n’est pas à exclure. Placer la junte au rang d’interlocuteur privilégié n’a pas été du goût de plusieurs pays, particulièrement la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Bénin. La médiation burkinabè a beau expliquer le bien fondé de l’accord cadre, les autres pays n’en avaient cure. Cet accord était en flagrant délit de contradiction avec les résolutions du premier sommet de la CEDEAO (le 28 avril) sur la crise au Mali qui enjoignaient les militaires de retourner dans leurs casernes. Pire, Blaise Compaoré a donné l’impression de jouer solo. C’est lui qui a imposé Modibo Diarra à la primature. Mieux, il a fait nommer son propre conseiller spécial comme seul ministre d’Etat, chargé des Affaires étrangères, l’énigmatique Sadio Lamine Sow. Les autres membres du club ont tenté d’équilibrer les choses en mettant aussi quelques personnalités dans le gouvernement.

C’est notamment le cas de l’ex-porte-parole de l’ONUCI, Hamadoun Touré réputé proche du président Ouattara.Mais la balance penche toujours pour l’homme de Kosyam. C’est la raison pour laquelle, les chefs d’Etat ont décidé d’encadrer davantage l’équipe burkinabè. Déjà le ministre Bassolet est scotché par son homologue ivoirien Bictogo, c’est maintenant au tour de Compaoré d’être chevillé au corps par Goodluck. Le Nigéria sans qui aucune opération militaire ne peut se faire dans l’espace CEDEAO voudrait aussi avoir son mot à dire dans la transition malienne. Il ne voudra pas envoyer ses troupes au Nord Mali sans avoir un œil sur le travail du gouvernement. Les 600 soldats de la CEDEAO qui devraient débarquer bientôt pour sécuriser les institutions de la transition ont une autre mission non officielle, celle de restructurer l’armée malienne qui n’existe aujourd’hui que de nom. La chaîne de commandement étant rompue depuis le coup d’Etat du 22 mars.

Pour la rétablir et pouvoir peser sur le cours des négociations avec les groupes armés du Nord, il faut d’abord la débarrasser de l’emprise du groupe de Sanogo qui a complètement oublié son alibi pour s’immiscer dans les affaires de l’Etat, à savoir l’incompétence du pouvoir déchu à faire face à la rébellion du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Le CNRDRE s’est plutôt englué dans des positions de conquête de position politique que de reconquête du territoire perdu du Nord. Depuis le 28 avril, les militaires sont entrés dans une colère noire, se radicalisant à l’extrême. Aucune décision de la CEDEAO ne trouve grâce à leurs yeux. Blaise pourra-t-il les ramener à la raison ? Il lui revient en tout cas de désamorcer la bombe qu’il a contribué à fabriquer, sinon c’est sa médiation qui risque de se noyer dans les eaux troublées du fleuve Djoliba.

Abdoulaye Ly

MUTATIONS N. 9 de mai 2012, Mensuel burkinabé paraissant chaque 1er du mois (contact : Mutations.bf@gmail.com)


Blaise impose son gouvernement à Bamako

Qui l’aurait cru, Ouagadougou qui impose son ordre politique à Bamako. Les deux pays se sont affrontés par deux fois sur le terrain militaire autour d’une bande de terre. La dernière fois, en décembre 1985, un certain capitaine Compaoré était au front avec ses hommes de Pô pour repousser l’avancée des troupes maliennes du général Moussa Traoré. Vingt-sept ans après, c’est le même Compaoré qui aura les pleins pouvoirs à Bamako pour diriger la transition. L’homme qu’il a trouvé pour confier ces pouvoirs, c’est le gendre du général malien. Mais ce n’est pas tout, il a mis dans le gouvernement d’autres hommes plus fidèles pour piloter le processus de négociation avec les rebelles du Nord.

Si on continue de jaser sur la réalité du retour à l’ordre constitutionnel au Mali, il n’y a en revanche aucun doute sur le règne de l’ordre Compaoré à Bamako. Le chef de l’Etat burkinabè impose ses hommes et son agenda à l’Etat piteux du Mali. Avec la transition, Blaise Compaoré est devenu le véritable nouveau président du Mali. En effet, le nouveau maitre de Bamako n’est ni Diancounda Traoré ni Modibo Diarra. Ce n’est pas non plus le capitaine Sanogo, mais l’homme du palais de Kosyam, le lieu où se décide ces dernières années le sort de certains pays ouest-africains. Blaise Compaoré gouverne la partie sud du Mali et est écouté des autorités de fait du Nord Mali.On a vu son chef d’état-major particulier Gilbert Dienderé parler à Tombouctou avec les chef de Ansar dine. On avait l’impression que ce sont de vieux copains qui se retrouvent après des jours d’absence. La libération des deux otages européennes n’auraient alors servi que de prétexte pour se retrouver. Comment le président burkinabè a-t-il pu s’imposer aussi facilement ?

Il faut aller chercher la réponse à cette interrogation dans son fabuleux réseau de relations obligées qui essaime toute l’Afrique, particulièrement la région ouest-africaine. Réseau tissé depuis la période de la révolution. Dans la situation actuelle du Mali, le réseau s’est imposé en trois étapes.

Biaiser le retour à l’ordre constitutionnel

Comme tous les réseaux occultes, celui de Blaise n’aime pas la transparence et le respect de la légalité constitutionnelle. On l’a vu à l’œuvre en 2005 au Togo après la mort du président Eyadema. Le poulain du réseau, Faure, a été imposé président de la République sans égard pour la constitution qui prévoyait un intérim assuré par le président de l’Assemblée nationale, Natchaba Ouattara. Ce dernier qui était en déplacement a été empêché de rentrer à Lomé. Il est resté bloqué à Cotonou durant des semaines. C’est ce qui a failli arriver au Mali aussi, n’eut été la fermeté de certains chefs d’Etat. Le président de l’Assemblée nationale malienne était bloqué à Niamey puis à Ouagadougou pendant plusieurs jours. Que faisait-il dans la capitale burkinabè alors qu’il avait la possibilité de regagner Bamako ? C’est la médiation qui aurait souhaité le garder à Ouaga pour des raisons de sécurité. Il n’est pas exclu également qu’on l’ait retenu pour des négociations sur la transition.

Ce qui confirmerait la thèse de l’existence d’un schéma autre que celui tracé par la CEDEAO pour conduire la transition. Est-ce pour cela que les sommets se multiplient pour recadrer la médiation ? L’agenda de la médiation Compaoré ne serait pas totalement conforme aux orientations de l’institution sous régionale. Pour preuve, le 27 mars, lors de son sommet extraordinaire, la CEDEAO avait exigé le retour à l’ordre constitutionnel, à savoir le rétablissement du président déchu. Mais la médiation burkinabè chargée du suivi de la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’Etat a travaillé à atténuer la vigueur de certaines d’entre elles. Le sommet avait décidé par exemple de « Dénier toute forme de légitimité au Comité National de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) et exiger le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel au Mali. » Ce n’est pas ce que la médiation a fait.Elle a au contraire légitimé le putsch en discutant avec la bande de Sanogo à qui elle a arraché un accord cadre. Cet accord entérine le fait accompli en poussant à la démission officielle du président ATT à partir d’une résidence quelconque. Aucun officiel malien n’était là quand ATT remettait sa lettre de démission à Djibril Bassolet, le ministre burkinabè des Affaires étrangères.

La précipitation avec laquelle cette démission a été imposée n’a pas permis au président ATT de transférer lui-même les pleins pouvoirs à un premier ministre de son choix. En effet, si le président intérimaire est connu d’avance, en la personne du président de l’Assemblée nationale, pour le poste de premier ministre, il revenait au président sortant de le désigner puisque le président intérimaire ne peut pas le faire, selon la constitution. L’omission a été sciemment faite. Le réseau s’était octroyé cette prérogative.

Deuxième étape, la nomination du Premier ministre

Après avoir obtenu la démission d’ATT, le réseau a travaillé à mettre ses hommes aux postes clés de la transition. Ainsi, on a demandé à l’astrophysicien de renoncer publiquement à sa candidature à la présidentielle pour faciliter sa nomination. Il s’est exécuté la veille de la rencontre de Ouagadougou entre les acteurs maliens. Tout le monde sait qu’il n’avait aucune chance de remporter l’élection. Il n’a jamais eu aucune influence politique dans le landernau politique malien. Son influence se réduit à sa notoriété acquise aux Etats-Unis grâce à la Nasa. Il n’était pas le favori pour occuper le poste. Son frère Sidi Diarra, ancien vérificateur général de la république sous ATT avec qui il a eu maille à partir était le plus en vue. L’ensemble de la classe politique et de la société civile s’accordent pour reconnaitre son intégrité et son courage. Mais ses qualités font en même temps ses défauts aux yeux du réseau. Il n’a pas l’atout formidable dont dispose son frère, Modibo, à savoir l’amitié du chef de l’Etat burkinabè, le médiateur dans la crise malienne. Avec l’ami à la primature avec les pleins pouvoirs, c’est dire que le pouvoir reste entre les mains de la médiation et du réseau qui pourra sans difficulté piloter la transition comme il l’entend.

L’émissaire Sadio à la manette

Si Modibo est à la primature, c’est beaucoup plus pour projeter une certaine image à la communauté internationale. Il a très peu de chance de peser dans les négociations avec les groupes armés du Nord. Ce dossier sera certainement géré par l’homme de l’ombre de Blaise, Sadio Sow. C’est le super man du gouvernement. Il détient le seul portefeuille d’Etat. Un titre taillé à la mesure de celui qu’il représente. Personne n’est dupe, ce n’est pas la force politique ou ses qualités intellectuelles qui ont conféré ce titre à Sadio, mais sa proximité, pour ne pas dire sa relation presque fusionnelle avec Blaise qui l’ont fait le numéro 2 du gouvernement. A ce poste des Affaires étrangères et de la coopération internationale, le conseiller spécial de Blaise devrait manœuvrer avec les différents groupes armés du Nord pour les amener à accepter les négociations.

Son principal atout : il connait certains rebelles. Sa longue expérience dans la multinationale de libération des otages, pour reprendre les termes de notre confrère Ousséni Ilboudo de L’Observateur paalga, pourrait lui faciliter la tâche. Ce qui va renforcer les assises du médiateur qui commence à être critiqué de toutes parts. Il devra se mettre rapidement à l’œuvre pour endiguer les contestations qui fusent de partout après sa nomination. Il est véritablement une pièce maîtresse du dispositif du réseau. Mais c’est aussi le maillon faible de la médiation. Sa seule présence au gouvernement irrite plusieurs sensibilités au Mali et dans la sous région, y compris en Mauritanie où son image est associée à un autre sherpa du réseau Compaoré, le Mauritanien Moustapha Chafi. A trop exposer les hommes de l’ombre à la lumière, on risque de leur faire perdre de leur efficacité. C’est le chemin emprunté par Blaise. Le risque est alors trop gros pour le réseau de plomber ses ressorts avant même de commencer le véritable travail de pourparlers avec les « amis du Nord ».

Abdoulaye Ly

MUTATIONS N. 9 de mai 2012, Mensuel burkinabé paraissant chaque 1er du mois (contact : Mutations.bf@gmail.com)

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Vos commentaires

  • Le 11 mai 2012 à 12:30, par Kader
    En réponse à : Blaise se noie dans les eaux du Djoliba

    Bonjour LY

    Tu rêves mon cher !!

    La junte, bien que les maliens ne la portent pas dans le coeur, a eu le courage de renverser un pouvoir jugé incompetent. A force de fouiner vos nez dans les affaires exterieurs au burkina, vous oubliez les veritables maux qui ebralent votre société, celle du burkina.

    Le Mali est dans une impasse depuis le 17/01 et il est tout naturel que l’organisation sous regionale s’implique. Blaise a été choisi comme mediateur car il est de connivence avec les rebelles touaregs et entretien egalement des liens très etroits avec aqmi.

    Blaise ne peut jamais diriger le Mali, detrompe toi !! Il a certes imposé son conseiller qui l’a d’ailleurs beaucoup aidé notamment dans le cas de la sierra leone. Mais de là à penser qu’il gouverne le Mali c’est exagéré.

    Un autre point concernant la junte malienne, Balise a cru, à un moment donné, qu’il discutait avec les militaires burkinabé sur qui il garde toujours le contrôle et qui le venère. Les militaires maliens sont differents et ils vont te le demontrer.

    L’armée existe toujours et vous serez surpris chers suiveurs de l’opinion internationales et copieurs de la presse française. cette armée a eu le courage de s’opposer à la venue d’une troupe etrangère et dispose d’arguments très solide pour soutenir cette position.

    La cedeao a peur des islamistes car aucun des pays de cette organisation n’a eu à faire une guerre en plein désert et n’allez pas me dire qu’elle peut aider le Mali militairement. En plus, tous ces pays sans exceptions disposent d’une armée de maintien et non de guerre.

    Je t’exhorte à mieux vous informer sur la crise malienne et notamment celle qui prévaut actuellement dans sa partie septentrionnale. L’armée a été trahis sur tous les plans et à tous les niveaux. Au jour d’aujourd’hui, elle a enregistré plus de 4 000 deserteurs de son rang. Ces deserteurs etaient tous basés au nord et occupaient pour la plus part des postes de responsabilités dans l’appareil de defense. Plein de choses à te dire, Lonsieur Ly. Mais en tant que journaliste, je te laisse le soin de chercher à comprendre toi meme. Là, tu auras plus d’infos et moins d’intox et surtout tu ne te moqueras plus d’une armée republicaine d’un autre pays.

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  • Le 11 mai 2012 à 12:33, par CHE
    En réponse à : Blaise se noie dans les eaux du Djoliba

    BELLE ANALYSE.LE MALI SERA LE PROCHAIN AFGHANISTAN,notre region deviendra une zone de violence entretenue par des groupes armees sa objectif.BLAISE AGIT SOUS L ORDRE DE L EXTERIEUR MAIS QUAND SES AMIS NE VOUDRONT PLUS DE LUI,personne ne voudra de lui car il se fait des ennemis en rendrant services a ses amis.

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  • Le 11 mai 2012 à 13:27, par Belko
    En réponse à : Blaise se noie dans les eaux du Djoliba

    Quel Homme ! Malgré tout les problèmes rencontrés, il persévers. De grâce la population que nous sommes voulons la paix avec nos voisins et non poursuivre des intérêts egoistes d’un homme. Puisse Dieu sauve le burkina.

    Répondre à ce message

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