Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

jeudi 3 mai 2012 à 01h29min

Lefaso.net a relayé le 27 avril dernier un reportage (initialement publié sur droitlibre.tv) sur l’Association des femmes divorcées (ADFI) qui a suscité des réactions passionnées, pour ne pas dire extravagantes. Selon la présidente, Suzanne Ilboudo, 47 ans, divorcée, l’association a pour but d’aider « surtout les femmes divorcées qui n’ont pas les moyens de vivre après le divorce, de contribuer à faire baisser le taux de divorce, de prévenir les dysfonctionnements dans les foyers, de lutter contre les violences conjugales quelque soit la victime et de favoriser la recomposition du foyer par la médiation ».

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A ses proches qui lui font remarquer que le choix du nom de l’association est « trop osé », elle répond que, justement, « ça été fait exprès ». Dans une société burkinabè dominée par les hommes, qui fonctionne selon les normes décidées par les hommes, rien que la dénomination de l’association sonne effectivement comme une provocation. Divorcée ? Voire ! Pour une certaine opinion, ce vocabulaire n’existe pas. Elle a tout simplement été chassée par son mari, dépourvue qu’elle est de qualités féminines pour le garder, c’est-à-dire, en plus d’enfanter, la docilité, la douceur et la coquetterie, etc.
En restant debout, digne, combative, Mme Suzanne Ilboudo a échappé à la mort sociale à laquelle elle était vouée, et c’est ce qui déstabilise les machistes et autres phallocrates qui, très nombreux lui sont tombés dessus sur le forum du site. « Mesdames, j’ai honte à votre place.

Vous avez divorcé et vous êtes fière de l’assumer ! De grâce n’entraînez pas nos jeunes sœurs dans votre association », s’indigne lâchement derrière son clavier, Kadhafi le Revenant, tandis que Rayim, autre courageux anonyme, lui reproche de « jouer à la star dans les médias » et en veut à « la structure administrative qui a délivré le récépissé, et au journaliste qui a réalisé cet écrit ». A ceux qui l’auraient oublié, il rappelle que « nous sommes au Burkina et en Afrique » et s’inquiète qu’après l’ADEFI, il y ait « l’association des pédés, des lesbiennes, des coupeurs de route, des prostituées, etc. ».

A ce qu’on sache, la pédérastie et la prostitution ne sont ni un délit encore moins un crime. Le braquage de route oui. Mettre dans le même sac des femmes divorcées, des personnes ayant des orientations sexuelles qu’on n’approuve pas, des prostituées dont l’activité n’est pas illégale, et des coupeurs de route, revient à criminaliser les premières au nom d’une certaine morale et à banaliser l’activité criminelle des coupeurs de route. Atterrant amalgame !
« Vraiment, on aurait tout vu au Faso », s’étrangle Le Bon citoyen. Sic ! Autorité morale autoproclamée, il déclare que « cette association [ADEFI] a une appellation immorale et ne devrait pas bénéficier de récépissé », avant d’inviter « les communautés religieuses à déposer des plaintes pour obtenir le retrait du récépissé de cette association ».
Ces quelques messages choisis parmi des dizaines postés sur le site en disent long sur la conception que certains ont des rapports hommes femmes dans la société burkinabè.

Pour ces réactionnaires en herbe, l’esprit de révolte, le courage, l’insoumission sont des qualités qui conviennent plus aux hommes ; chez une femme, elles deviennent des défauts. Mme Ilboudo aurait dû se cacher de honte, se faire discrète, faire pénitence en rasant les murs. Voilà qu’elle s’exhibe, s’exprime et assume son statut de divorcée.

Si l’ADEFI n’existait pas, il faudrait la créer, car contrairement à ce dont les esprits tordus l’accusent, elle n’est pas une incitation au divorce, à la dislocation des couples, mais une bouée de sauvetage pour celles qui y ont recours. On imagine mal une femme qui, épanouie dans sa vie de couple, s’ingénierait à trouver des prétextes pour provoquer le divorce, juste pour goûter au bonheur de rejoindre les membres ostracisées de cette association.

Ce que révèle le « succès » de l’ADEFI, c’est la grande précarité dans laquelle vivent des millions de femmes burkinabè. Beaucoup viennent pas seulement pour y trouver du réconfort moral, encore moins dans l’espoir de rencontrer le nouveau prince charmant, mais pour bénéficier des aides en nature (nourriture, vêtement, médicament, etc.). D’après l’Institut national de la statistique et la démographie (INSD), le taux de pauvreté est descendu à 43,9% en 2009-2010, contre 46,4 en 2003. Les femmes qui représentent 52% de la population (16 millions d’habitants en 2010) en sont les plus exposées du fait de leur faible accès aux facteurs de production et aux ressources. Face à cette précarité, des milliers de femmes choisissent le moindre mal : supporter les humeurs tyranniques d’un mari en contrepartie des moyens financiers et matériels qu’il lui apporte pour subvenir à ses besoins quotidiens. Celles qui finissent par taper aux portes de l’Association des femmes divorcées (ADFI) sont, à l’évidence, au bout du rouleau, et pour certaines, c’était le seul moyen de sauver leur vie. Elles ne sont ni des dévergondées encore moins des prostituées, mais des femmes tourmentées qui luttent pour conserver leur humanité.

Au-delà de la sanction pénale, la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes passe par leur accès aux sources de revenus et leur autonomie financière. On en convient, c’est une lapalissade ; ce qui l’est moins et que des économistes ont mis en évidence, c’est que les discriminations fondées sur le sexe freinent la croissance économique et le progrès social. Dans un pays agricole comme le Burkina, les rendements dans les fermes pourraient augmenter de 20% si les femmes avaient facilement accès à la terre et aux sources de financement. On sait aussi que lorsque les revenus de la femme augmentent, elle dépense plus pour les besoins sociaux de la famille, ce qui n’est pas le cas de l’homme, toujours prêt à gaspiller d’énormes sommes dans les maquis et autres lieux de distraction, mais très économe quant il s’agit de donner un coup de pouce au Nassongo.

L’émergence du Burkina ne sera pas seulement mesurée en termes de croissance du PIB per capita, même si cela est nécessaire, mais aussi et surtout par le niveau d’insertion professionnelle de la femme burkinabè, son accès au savoir et à la connaissance et sa présence dans les centres de décision. Cet enjeu sociétal ne saurait reposer sur les seules épaules du ministère de la Promotion de la femme.

Joachim Vokouma, Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 3 mai 2012 à 07:07
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    bon courage madame Ilboudo

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    • Le 3 mai 2012 à 13:36, par soubaka
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      bien dit ; bon courage Madame ! nous avons besoin de femmes dignes, intègres et courageuse comme vous pour dénoncer ce que "la société veut cacher à nos yeux". de nos jours, la politique de l’autruche ne marche plus ! il faut éclater la vérité au grand jour afin que les violences sur nos soeurs cessent définitivement ; a ceux qui dénonce l’association, je dirais qu’il faut éviter le nombrilisme !mettez a nu les problèmes pour que solution soit trouvée ;
      entre nous, un homme qui passent ses nerfs...que dis-je ses coups sur une dame, franchement ce n’est pas un homme...
      a bon entendeur !

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    • Le 3 mai 2012 à 14:05, par L’intègre
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      Si elle est divorcée elle ne doit plus porter le nom de Mme Ilboudo mais Mlle à ma connaissance

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      • Le 3 mai 2012 à 17:12, par Ib
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        Pas forcément. Le juge peut l’autoriser à continuer à porter le nom de son mari si elle prouve qu’elle a un intérêt quelconque à le faire

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      • Le 3 mai 2012 à 17:51
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        Il faut qu’on corrige cette discrimination de madame et de mademoiselle. Un homme qui n’est pas marié, on l’appelle comment ? monsieur. et marié ? monsieur. donc laissez les femmes choisir de se faire appeler madame ou mademoiselle. Il faut que le monde et ceux qui lutte pour la promotion de la femme revoient cette appellation. ou bien toutes les femmes sont des madames ou bien elles sont toutes des mademoiselles. trêve de commentaire.

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    • Le 3 mai 2012 à 14:22, par claire
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      heee,les hommes.apres le divorce vous marchez la tete haute non.pourquoi voulez vous que celles que vous avez laissè marche la tete abaissèe.on va aprendre à etre forte comme vous.la deception et les lamentations à cause d’un homme de nos jours on ne veut plus ca.que ceux qui rejette tjrs la faute aux femmes sache que le tout puissant jehovah est DIEU d’equitè.nous nous tiendrons tous devant lui.vous ne devez pas les repudier.seul l’adultere permet de divorcer.pour tous ceux qui ont divorcè en dehors du cas de l’adultere je vous encourage à retourner ensemble afin de plaire à DIEU.hommes n’endurcissez pas vos coeurs et evitez d’opressez vos femmes.vous saurez que avez avec vous 1 ange.evitez d’umilier vos femmes au profit de vos maitresses et du divorce.en general arretez de regardez àvotre superorite phisique et materiel.sinon si vous nous laissez vous tomberez face à des lionnes.je crois d’autres sont deja entrain d’etre devorer et ils ne peuvent rien dire car ils l’on cherchè.ils ont hontes de divorcer 1 segonde fois de peur que leur incapacitè à entretenire 1 femme ne soit demasquè.aimons nous les uns les autres.faisons l’amour et non la guere.nos enfants ne meritent pas la souffrance a cause de nous. en plus des femmes divorcèes que cette meme association pense a l’education pre matrimoniale en invitant les fille en age de marier.pour celles deja divocèes que DIEU les reconcilient avec leurs ex.

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  • Le 3 mai 2012 à 09:30, par SAMBIGA
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Bonjour les foromistes ! Au regard des raisons de divorce évoqués par l’association parmis lesquelles des femmes qui supportent l’humeur tyranique des hommes ; des femmes qui seraient au bout du rouleau, sont des propos qui ne conduisent nulement vers une reconciliation de couples divorcés. Aussi,cette association doit savoir qu’elle a des sensibilités ,à des vies privés à gérer. Elle doit juger moins et encourager le couple à poursuivre ce qu’ils ont décider de construire ensemble,à la compréhension, à la tolérance, à la compassion. Će n’est qu’en cela que l’amour passionel qui les a uni pourrait être relayé par l’amour de la sagesse dès qu’il commencera à s’éfriter.

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    • Le 3 mai 2012 à 14:57, par Citoyen
      En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

      Je ne comprends pas pourquoi vous chercher a reconcilier des couples divorces. Est ce qu’ils sont venus au monde ensemble ? Si ca ne marche pas, que chacun se cherche et la vie continue. Le seul compromis a faire c’est de s’entendre pour s’occuper des enfants sils en ont bien sur. Sinon le reste c’est de la bullshit.

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  • Le 3 mai 2012 à 10:01, par Puis.......
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Bravo pour votre article qui expose le caractere patriarchal de la societe. Cependant,lors des interventions, on se detourne du fond du probleme en flagellant une personne ici.Mais le fonds du probleme demeure les conditions dans lesquelles beaucoup de femmes se retrouvent aujourd’hui. Les conditions des femmes dans les foyers sont souvent tres deplorable !!Qu’on soit tous d’accord pour le NON DIVORCE.Car pour etre honnette, le divorce, c’est meme un luxe reserve aux femmes qui ont deja une autonomie. Sinon, les autres meurent dans leurs foyers de coups et de blessures tant physiques qu’emotionelles, et le probleme persistera toujours.
    Quoi faire pour ces femmes qui sont battues, moralement persecutees, economiquement exploitees dans leurs foyers ? Combien sont-elles ces femmes qui aujourd’hui ont des maladies cardio vasculaires due a tous ces problemes de stresse lie a la sante de leur mariage ? Combien connaissez-vous qui souffrent d’hemiplegie ou de paralysie causees par des attaques ? Combien de ces femmes sont abandonnees a elles meme demunie dans la societe ?
    On cherche les solutions a ces problemes.Elles ont besoin d’aide.Le president SANKARA paix a son ame avait une vision socialiste qui l’a emmene a vouloir elever le statut de la femme dans la societe Burkinabe.Il voulait utiliser l’etat comme organe pour regir le social et je pense que sa perspective aurait pu marcher au Burkina Faso. Un homme n’allait pas oser faire certaines choses a sa femme. Mais aujourd’hui, que pouvons nous faire face a un probleme sociale aussi prevalent. De toutes les manieres, c’est la femme qui aura toujours tort si son mari la quittait pour une autre.On dira qu’elle se delaissait physiquement par exemple. Qu’un homme ne s’occupe pas de sa femme, elle a due lui faire quelque chose. Qu’un homme prenne une autre femme et l’entretienne "dehors", c’est la premiere qui n’est pas bonne au lit.Qu’un homme batte sa femme, c’est parce qu’elle parle mal,etc. La RELIGION C’EST L’OPIUM DES FEMMES BURKINABE. Allez voir dans ces eglises, cellules de prieres, consultations mi-charlatantes mi-religieuses. Elles sont presentes a plus de 90%. Elles sont en detresse !!!!!
    Quelles solutions pour ces femmes, a part le divorce biensure.

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  • Le 3 mai 2012 à 10:05
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Cet article ne convainc personne sur la pertnence de la création de l’association des femmes divorcées. Je conçois mieux une association pour aider les couples à surmonter leurs difficultés et éviter d’aller au divorce. Toutes les femmes au foyer ont des motifs pour aller au divorse mai ne le font parcequ’elles ont pris des engagements en presence de deux familles et souvent meme devant dieu. Que madame Ilboudo se ressaisisse y a beaucoup d’autres choses à faire dans la vie

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    • Le 3 mai 2012 à 12:59
      En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

      On a dit association des femmes divorcées, pas des femmes en instance de divorce.Si celles-ci rejoignent cette association, c’est que la rupture est déjà consommée !

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    • Le 3 mai 2012 à 14:29, par NirSiza
      En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

      Bien dit mon frère. A vrai dire, l’article ne convainc personne sur la néssecité de la création d’une association de femmes divorcées tout comme il n’est pas non plus nécessaire de créer une association des hommes divorcés. Cet article n’est qu’une replique aux réactions des forumistes lors de la première publication.

      La journaliste semble ne pas apprécier ces réactions qui sont contre ladite association. Mais il faut qu’elle sache que les gens n’ont fait que dire réellement les choses qui leur viennent du fond du coeur. Et si ça fait mal à ce point, c’est qu’il ya une part de vérité dans ce qu’ils disent.

      Moi ce que j’ai à dire aux femmes, d’abord, il faut qu’elles se mettent en tête qu’elles ne sont pas obligées de se marier.

      Ensuite, quand on est marié, il faut savoir que le mariage va légalement prendre fin un jour ou l’autre soit par la mort d’un des époux, soit par le divorce (qui peut l’être par consentement mutuel ou contentieux).

      Enfin, après un divorce, on n’est pas obligé de rester divorcée toute la vie ; on peut se remarier si on veut et avec qui on veut, même avec son ex-époux.

      Donc, il ne sert à rien de créer une assossiation pour des femmes divorcées. C’est comme si après le divorce il n y a plus de vie normale pour la femme qui se laisse ainsi aller dans une certaine fatalité au lieu de concevoir personnellement pour elle-même une nouvelle vie plus radieuse.
      Si moi je suis une femme divorcée et que je dois compter sur une association pour survivre, c’est que je ne méritais même pas mon ex-mari et je deshonnore mes parents et mes enfants.

      Si vous voyez que les femmes ressentent plus les inconvenients du divorce au plan économique, c’est justement parce que quand elles étaient au foyer elles ne foutaient rien, laissant les charges du ménage aux époux qui les supportaient seuls avec elles en plus. Elles ne se disaient pas qu’un jour le mari pouvait ne pas être là et qu’elles devront se prendre en charge. Alors qu’elles devraient aussi faire quelque chose pour participer aux charges du menage.
      La loi n’a pas dit qu’il faut obligatoirement avoir un salaire pour participer aux charges du ménage.Ce qui est tout à fait normal, car une personne adulte qui n’est pas malade mental, qui n’a pas ses deux mains et ses deux pieds coupés, ses deux yeux crevés et sa bouche cousue, ne devrait pas s’assoire et ne rien faire et compter sur quelqu’un pour vivre. Mais malheureusement c’est ce que la plupart des femmes font au foyer. Donc, pas étonnant qu’après le divorce ça soit le néant.
      Moi ma fille ne va pas se marier tant qu’elle n’est pas capable de se prendre convenablement en charge sans l’appui de quiconque. Et une fois mariée, elle contribuera aux charges du menage comme il se doit. Le mariage n’etant pas une prise en charge, il ne faudrait pas que son mari la prenne comme une charge et non comme une femme ; et qu’elle aussi ne se charge de son mari. Tout est une question d’éducation ; en plus, les temps ont changé.

      Pour terminer, je dirais que le divorce ne doit pas être vu comme un fléau qui gangrène la société, au point qu’on veuille travailler à reduire son taux. C’est plutôt une solution légale à un pourrissement de la vie conjugale permettant à chacun des époux concernés de se refaire une nouvelle vie dans la mesure où on n’est pas né pour quelqu’un exclusivement.

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  • Le 3 mai 2012 à 12:16, par pawanezambo
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    dès lors que je me mets dans la tete que le Bon Dieu serait un homme j’ai peur d’aller meme au paradis car avec l’homme rien n’est certain. Le seul conseil que j’ai à donner aux filles d’aujourdhui c’est de ne pas prendre l’homme couverture. Le jour ou il se décoiffe vous voilà au grand froid. L’homme est un partenaire ; tant que l’on peut traiter ensemble ok ! dans le cas contraire l’on se sépare pour ne pas attendre le pire. Le seul soucis ce sont les enfants ; alors que chaque femme se batte pour s’instruire et se suffir économiquement pour l’éducation de ses enfants car en de pareil circonstances rare d’hommes se souviennent qu’ils ont des rejetons.

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  • Le 3 mai 2012 à 14:22, par Saramany
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Qu’on soit d’accord nous sommes tous contre les divorces. La religion condamne le divorce mais à la vue des différents couples qui se forment je me pose des questions :
    - sur quoi est bâti votre mariage ? Le matériel ? la prière ? le mystique ?
    - avez vous respecter les lois divines sur le mariage concernant l’abstinence ?
    - Quels fautes commises par un couple peuvent conduire à un divorce ? Seule l’infidélité est une condition suffisante pour divorcer.

    Que croyez-vous ? Savez vous à quel point les hommes et les femmes se trompent de nos jours ? savez—vous que chaque jour des femmes prient afin que leurs hommes ne leur apportent pas des cochonneries de MST/IST ?
    Ne nous voilons pas la face et soyons réalistes,un couple mal bati ne peut qu’aller à la dérive.

    Bonne chance à tous !

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  • Le 3 mai 2012 à 14:33, par Le réaliste
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    A croire que la liberté de penser a fini par emporter celle d’élucubrer.
    Je propose une refondation de la société et des valeurs morales.Arrêtons de tergiverser et regardons dans la glace : quand un homme décide d’épouser une femme, on lui demande s’il pourra l’entretenir ! Entendez par là la soigner la nourrir, l’habiller, bref toutes les dépenses matérielles et même immatérielles (consoler, affectionner,...). Mais dites-moi : que gagne l’homme dans cette histoire ? IL se débrouille pour accomplir son "devoir", ne demande rien à madame, et quand il rentre épuisé, le plus souvent c’est pour s’entendre dire : "où étais-tu depuis le matin ?" "Je ne suis pas là pour tes quatre murs !""la prochaine fois je sors et prends mon plaisir"etc.Que de menaces et de violences qui poussent tant d’hommes au dégout et à la démission !
    J’invite les gens à être honnêtes ; surtout les femmes qui tirent à boulets rouges sur les hommes. N’exagérons pas. S’il est vrai qu’il ya des divorces, il ya des couples qui ne se désagrège que par la mort d’un ou des deux.
    Evitons de flater nos chères soeurs et ouvrons leur les yeux : dans le couple, chacun doit apporter sa contribution pour le bon fonctionnement du foyer ; si la femme ne travaille pas, qu’elle sache soutenir son mari par l’attention, la compréhension et surtout la docilité. Les femmes "émacipées" ne voudraient pas entendre ce mot "docilité" ! et pourtant ! Que ce soit dans la Bible ou le Coran, il est recommandé que la femme soit soumise à son mari et que le mari respecte sa femme.Je n’entrerai pas dans les traditions ancestrales où les choses en la matière frisent l’esclavage mais retenons que toutes ces dispositions n’ont pas été faites par orgeuil masculin ; c’est pour la bonne marche du couple. De nos jours , nos soeurs s’en écartent, rêvent à des maris qui vont leur acheter des voitures, leur trouver des bonnes pour la cuisine, des nourrices pour les enfants, une belle villa pour la belle famille... Non je ne rigole pas ; aller chercher 90% des divorcées parmi ces dernières reveuses ! C’est pathétique mes soeurs ! L’homme aussi a droit à la belle vie sans effort dont vous rêver le plus souvent en marge des telenovela.Mais retenez que que ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent, ceux qui travaillent.
    De grace, chers parents, dites à vos filles que le bonheur passe par le respect du mari et surtout par le travail. Ne dit-on pas que la main qui reçoit est toujours inférieure à celle qui donne ? quand une femme passe le clair de son temps devant l’écran entourée de ses bonnes ou à se pavaner du matin au soir avant de regagner son domicile pour donner des ordres à son mari ou revandiquer les dernières tenues à la mode, là y a problème.
    certes il y a des maris irresponsables mais n’exagérons pas. Ils ne sont pas tous ou même en majorité pas irresponsables.
    Pour finir, quelqu’un voudrait bien me donner une raison qui puisse pousser un homme à se marier avec la ferme intention de faire souffrir sa femme ?

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    • Le 4 mai 2012 à 01:28
      En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

      Vous avez raison cher Mr. La majorite des couples sans problemes, c’est ceux la ou Mr est tres actif et madame est entre deux avions.

      Les journees sont tellement chargees qu’une fois a la maison, tout droit au lit.Ils rentrent tres tard, et personne ne se soucie car ils savent tous les deux que c’est le boulot. Ils sont tous casses et dorment sans polemiques.

      Ils s’arrangent pour prendre 3 semaines de vacances dans un hotel tres luxieux a Paris, a cote de la mer quelque part.Et ils ont le temps de recuperer toutes ces nuits passees seuls.

      hmn....Et meme si Mr savait que madame prenait son pieds ailleurs, il n’en ferait pas un probleme, puisqu’il est lui meme dans la meme situation, entretenant autant de femmes qu’il veut. Madame ne bronchera pas non plus.
      N’est ce pas la figure du couple heureux !

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  • Le 3 mai 2012 à 15:07, par AMOURDIEU
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Félicitation à l’auteur de l’article pour la qualité du contenu. Merci d’éclairer l’opinion publique sur la problématique des violences faites aux femmes.
    Je voudrais inviter les citoyens et citoyennes à être tolérants les uns envers les autres. Chacun à ses problèmes, permettez que chacun défende ses intérêts au non de la liberté d’expression. Cherchez à compatir plutôt qu’à condamner et à juger. Retenez ceci : "ça n’arrive pas qu’aux autres" ; "Tant que vous n’aviez pas traversez la rive, ne vous moquez pas des autres qui se noient". Que Dieu vous bénisse abondamment !

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  • Le 3 mai 2012 à 16:40
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Il ne manquait plus que cela. Toujours ces féministes radicaux. Quand ils parlent des hommes, c’est comme si ces derniers n’ont pas été enfantés par des femmes. La liberté d’expression est certes permise mais delà à diaboliser l’homme en faveur de la femme, c’est à mon humble avis insensé. On entend très souvent "soutien aux veuves, aux femmes divorcées, à la fille" dans des termes injustement conçus telle que la discrimination positive. On n’entend jamais "soutien aux veufs, aux hommes battus, aux hommes divorcés, aux garçons". Ce n’est pas juste. La pauvreté n’a pas de genre. Elle touche tout le monde et si les femmes en sont nombreuses, c’est lié à leur surnombre.
    Donner moi le nom d’un riche homme, d’un douanier qui bat sa femme. C’est la pauvreté qui rend les hommes "tyrans".
    Mais comme la loi de la réciprocité existe, il est grand temps que les hommes s’organisent pour créer des associations aussi de soutien aux veufs, aux hommes divorcés, aux hommes battus, aux garçons....
    Je prône plutôt l’égalité des sexes, du genre et non la forfaiture, le favoritisme.

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  • Le 3 mai 2012 à 18:00
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    n’importe quoi !!
    Quand on est divorce on ne peut plus se faire appeler Mme untel. Une chose est sure : une femme divorcée qui milite dans cette association a très peu de chance de se trouver un mari par rapport a une femme qui n’y a pas milite. Les hommes qui s’étaient maries a ces femmes de l’ADEFI se sont visiblement trompes. Ils ont eu affaire a des gangsters et non a des épouses dignes de ce nom. Cette association est loin d’être la solution a leurs problèmes. Et qu’elles se fassent appeler Vieilles Demoiselles et non Madame. Et vous journaliste vous m’ecoeurez. Comment peut-on encourager une telle médiocrité ? Je ne pense pas que vous soyez maries a la lecture de vos propos. Que Dieu donne de bons maris a celles qui sont malheureusement divorcées et qui su se démarquer des activités de telles associations depravatrices de nos moeurs.

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    • Le 8 mai 2012 à 11:33, par pierreheras
      En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

      Monsieur, votre fiel n’a d’égal que votre lacheté, votre ignorance et votre brutalité. je souhaite qu’aucune femme ne sse marie à vous tellement votre vision de la femme qui souffre par maltraitance est noire et irresponsable. que seriez-vous sans sans votre mère ? Rien ! vous n’avez donc rien appris de la vie ? alors vous n’êtes pas un homme, mais une brute épaise sans cervelle et sans coeur, un homme préhistorique juste capable d’éructer contre les femmes.

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  • Le 3 mai 2012 à 18:53, par KI
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    NOUS LES HOMMES FAISONT TRES ATTENTION A NOS EPOUSES.ON LES MARIE AU NOM DU SEIGNEUR OU DIEU ET ON REFUSE DE LES TRAITER COMME DIEU LE VEUT.AU JUGEMENT DE DIEU,BEAUCOUP DE FEMMES SERONT AU PARADIS AFIN DE COMPENSER LE PREJUDICE QU’ELLES ONT ENDURE SUR LA TERRE.SI ON CROIT QUE LA VIE APRES LA MORT EXISTE,EVITONS DE TRAUMATISER MORALEMENT ET PHYSIQUEMENT NOS ANGES(NOS EPOUSES).

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  • Le 3 mai 2012 à 20:18, par Patoin
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Du courage madame. Surtout ne baisse pas les bras. Certains hommes n’ont rien fait pour garder leur femme. Ils se disent que si elle quitte le domicile, pardon l’enfer familial, elle va souffrir. Comme le contraire se produit il est jaloux. Surtout ne baisse pas les bras.

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  • Le 3 mai 2012 à 20:44, par Tiraogo
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Bonjour à tous,
    j’ai honte en lisant les propos de certains compatriotes dans ce forum. Il y a un proverbe mossi qui dit ceci : "avant de maltraiter une femme, il faut penser à sa propre mère". Tôt ou tard, la voix de la femme sera entendue. Courage, madame,les changements fondamentaux dans les sociétés ont toujours été douloureux. Je suis certain que beaucoup d’hommes vous soutiennent. Une liberté arrachée est toujours plus précieuse qu’une liberté reçue.
    Bon courage

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  • Le 4 mai 2012 à 10:52, par Tino
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Personne n’a le droit de faire violence à qui que ce soit si ce n’est que pour se défendre légitimement. Les violences conjugales peuvent avoir des raisons qui , à mon avis, ne doivent être avancées pour arriver à cela. Personne ne voudra que sa mère ou sa soeur soit violentée dans son foyer.
    Mais permettez moi de vous dire que tant que vous ne changerez pas la façon d’approcher la population pour la sensibiliser, vous ne ferez que susciter colère, haine chez certaines personnes. Ce qui n’est pas de nature à favoriser l’atteinte des objectifs que l’Association s’est assignée.
    Combien de personnes, en Afrique, diront qu’elles ne croient pas à l’existence de DIEU ? peu à mon avis. Donc contentons nous d’appliquer les Lois divines. Pas de droits humains et de libertés en dehors de ces lois...
    Je termine en disant que le taux de divorce ne fera qu’augmenter (ce qui est regretable) tant chacun ne saura pas le rôle à jouer dans la relation de couple,dans les familles respectives des conjoints.
    La vie est courte ; apportons notre contribution à ce qu’il y ait plus d’humanisme.

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  • Le 8 mai 2012 à 11:42, par pierreheras
    En réponse à : Les violences faites aux femmes, un cancer socio-économique

    Bravo pour votre combat qui vous honore contre tous ces machos qui se prétendent des hommes mais qui ne sont que des lâches et des hommes préhistoriques d’un autre âge. Votre courage est admirable et si Thomas Sankara était encore là, il vous admirerait. Où sont les hommes intègres pour vous défendre face à la meute des insignifiants ?

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