DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ : Batié « broie du noir » avec regret

lundi 30 avril 2012 à 00h13min

Voici deux mois que le chef-lieu de la province du Noumbiel, Batié, est plongé dans l’obscurité à cause d’un violent mouvement social qui s’est soldé par l’arrêt forcé des activités de la Coopérative d’électricité (COOPEL). Nonobstant la promesse du gouvernement de doter la ville d’un groupe électrogène plus performant dans un bref délai, les populations ne savent plus à quel Saint se vouer. Un air de mea culpa souffle sur ce retour aux ténèbres, difficilement supportable socialement et économiquement.

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Le mouvement social, « Y en a marre », déclenché dans la ville de Batié, le lundi 27 février 2012 par la jeunesse traîne son lot de désolations et de remords. La grogne a certes eu raison de l’unité locale de production et de distributions du courant électrique mais elle n’a pu apporter une réponse concrète aux reproches formulés contre les activités de la Coopérative d’électricité (Coopel). En la sommant séance tenante de fermer si elle ne résout pas les problèmes de délestages et ne procède pas à une fourniture permanente du courant, la localité a encore rejoint le noir. Devant le courroux incontrôlé des manifestants, l’impossibilité à satisfaire une telle doléance dans l’immédiat, l’arrêt des services d’approvisionnement en énergie électrique est intervenu.

Et les ampoules allumées, depuis le 27 juillet 2007 à Batié, par les soins du Fonds de développement de l’électrification (FDE), dans le cadre de l’électrification rurale décentralisée (ERD), se sont brutalement éteintes.

La jeunesse a beau s’enorgueillir de l’écho de sa grogne au plus haut niveau de l’Etat à tel point que le gouvernement, lors de son conseil du 21 mars, a décidé de l’installation d’un moteur à forte capacité dans douze (12) semaines, l’ensemble des habitants paie le prix fort, d’une ville sans lumière. La situation est d’autant plus pénible à supporter que l’avènement de l’électricité dans la localité a bien changé les habitudes des habitants. Entre les délestages d’avant et le noir total d’aujourd’hui, quelle option aurait-elle été judicieuse pour maintenir l’élan de progrès d’une commune en quête de bien-être social et de décollage économique ? Bien malin qui pourrait opérer un choix sage après que ce vide douloureux s’est installé. « Nous saluons l’initiative du gouvernement. Notre cri du cœur a été entendu maintenant. Le gouvernement s’est engagé à alléger nos souffrances en décidant de nous acheter de nouveaux groupes. Qu’il tienne rapidement sa promesse en accélérant le processus d’acquisition pour qu’on en finisse avec cette crise qui n’a que trop duré », reconnaît Lassina Ouédraogo, un leader de jeunes.

Le rien qui a été préféré à l’insuffisant prévaut depuis deux mois. Cette situation traduit éloquemment aujourd’hui, le revers de la médaille d’une volonté mal contenue d’améliorer une situation. Le fardeau de l’obscurité pèse sur la vie dans une ville où tout a commencé à dépendre en grande partie de l’énergie électrique. « Nous souffrons trop maintenant », est l’aveu retentissant unanimement à Batié. Les habitants de cette localité située à 67 Km de Gaoua, dans le Sud-Ouest, apprennent encore à goûter amèrement à l’obscurité. Les délices d’une l’électrification se sont évanouis dans un lot d’incertitudes.
La lumière a exactement illuminé la ville de Batié le 27 juillet 2007. Elle a apporté une lueur d’espoir à la population. Des études de faisabilité réalisées en 2003, ont conduit à des investissements de l’ordre de deux cent cinq (205) millions F CFA pour implanter une centrale locale de production électrique.

Une lumière tant attendue et prise en étau

Les travaux initiaux exécutés par la société EODA, ont porté sur l’installation de deux groupes électrogènes de 30 et 45 KVA pour l’alimentation de soixante-onze (71) abonnés suivant des tranches de services de 8 h-12 h et de 19 h-23 h. Au fil du temps, l’engouement a été réel et le nombre de bénéficiaires s’est envolé jusqu’à quatre cents (400).

A l’épreuve d’une consommation sans cesse croissante, les groupes électrogènes n’ont pu résister au poids des sollicitations. Le remplacement d’un des deux premiers groupes par un autre de 165 KVA, a permis un tant soit peu, d’établir une sorte d’adéquation entre l’offre et la demande, mais cet équilibre n’a pas tenu longtemps. A partir de septembre 2011, des pannes récurrentes sont venues perturber la sérénité du service. Elles ont mis beaucoup de « grains de sable » dans les moteurs de la Coopel dont les activités sont déjà tenaillées par les impayés des factures individuelles et les arriérés de services publics.

Malgré les interventions régulières de la société EODA, assurant la maintenance, le recours aux délestages a été inévitable pour sauver la face. Cette goutte d’eau a débordé le vase. Car la population a cru que l’acquisition des 165 KVA devrait la mettre définitivement à l’abri de tels désagréments. Elle oppose à cela, en octobre 2011, une grogne sociale. Même si l’intensité de ce premier mouvement a été moindre que celle du 27 février 2012, cela a laissé entrevoir des signes de violents remous à venir. Les manifestants accusent régulièrement la Coopel de gestion chaotique et l’Etat de peu d’égards à leur endroit. « C’est au plus fort de nos espérances que les dieux de la technique nous ont lâchés. Les pannes ont porté un coup fatal à nos activités. Malheureusement, la population ne s’est pas montrée patiente et compréhensive devant ces difficultés indépendantes de notre volonté et des mesures prises pour atténuer leur impact en vue de procéder à une résolution durable du problème », relate Ferdinand Somé, secrétaire général de la Coopel de Batié.

Après trois mois de surplace dans le service, la jeunesse est passée à la vitesse supérieure, le lundi 27 février. Elle ne veut ni attendre, ni discuter. Cette frange réclame, coûte que coûte, soit une production locale d’électricité abondante et permanente, soit un raccordement au réseau de la Sonabel à partir de Gaoua à 67 Km. Les perspectives de résolution tacite de l’une ou l’autre de ces deux options unilatérales s’avèrent moindres. La Coopel n’a aucun moyen pour se lancer dans de nouveaux investissements de renforcement de ses installations. Une reprise de ses activités par la Nationale d’électricité nécessite un financement supplémentaire estimé à plus de huit cents (800) millions F CFA. Il faudra d’abord mobiliser cette somme et ensuite lancer les travaux d’interconnexion Gaoua-Batié.

Réfractaires à toute alternative, les jeunes ont instauré un dialogue de sourds. Les diverses autorités locales, le FDE et l’Union nationale des coopératives d’électricité (Uncoopel) se sont employés à concilier les différentes vues pour rétablir un climat de confiance. Leurs propositions, s’appuyant sur un appel à la patience et la formulation de promesses fermes, sont vaines. Le renfort d’un groupe de 110 kVA, importé de Sabou, n’a pas pu combler le gap manquant. L’idée de se référer à « Ampella Mining » pour bénéficier d’une connexion, s’est aussi heurtée à l’absence de textes réglementaires et à une crainte d’avoir un jour la population à ses trousses en cas de coupure d’électricité.

Or, l’issue de secours est peu probable sans une grande preuve de patience. L’incompréhension entre les différents acteurs locaux du processus d’électrification, a rendu la résolution du problème de Batié plus complexe dans la forme et dans le fond. Ne parlant pas le même langage, les propositions des uns et des autres ne concordent pas. « Nous avons beau imaginer des scénarii probants pour adapter des solutions idoines au cas spécifique de Batié, la propension chez nos interlocuteurs à imposer un approvisionnement sans limite et une interconnexion avec Gaoua par le biais de la Sonabel, vient gripper le débat », raconte un émissaire de l’Uncoopel.

Pourtant, les cas divergents de Gayéri et de Sabou enseignent des leçons différentes qui requièrent de la prudence dans ces genres de revendications. Au regard des problèmes similaires d’exploitation, le chef-lieu de la province de la Komondjari, a préféré tomber dans le giron de la Sonabel, mais cela n’a pas garanti jusque-là un approvisionnement en continu 24h/24. A l’inverse, l’opportunité offerte par l’interconnexion électrique entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou a permis au FDE de soutenir la Coopel de Sabou à l’abandon de son moteur diesel pour un raccordement au réseau de la Nationale d’électricité. Cette éventualité a conféré aujourd’hui à la commune rurale, gérée toujours par une société coopérative, de bénéficier d’une fourniture permanente.

Une localité socialement et économiquement "électrocutée"

Batié présente aujourd’hui le visage d’une ville sinistrée par l’obscurité qui inhibe et détruit sérieusement toutes les ambitions de développement nourries sous la lumière. Le désir de s’épanouir socialement s’estompe et les initiatives économiques s’effondrent. « Depuis l’arrêt de la Coopel, notre calvaire est énorme. Le carburant de mon groupe électrogène seulement me revient à 90 000 F CFA mensuellement. Pourtant, avec les activités de la coopérative, j’arrivais à satisfaire ma clientèle malgré le délestage. Le coût de la facture était aussi nettement moins cher par rapport aux dépenses que je subis actuellement », déclare Dah Dapien Dam’s dit « Prudencia », propriétaire du maquis le plus animé de la ville.

Le cauchemar de « sans lumière » est vécu à tous les niveaux. Les services et les commerces subissent cet impact négatif jusqu’à la faillite. Des secrétariats publics, des vidéoclubs, des ateliers de soudure et des unités de vulcanisation ont mis la clé sous le paillasson. Promoteurs ou propriétaires sont atteints dans leur tréfonds. « Personnellement, mes activités dépendent du courant. Si bien qu’avec l’arrêt de la Coopel, j’ai été bien obligé de contracter un prêt bancaire pour acquérir un alternateur pour pouvoir satisfaire mes besoins en électricité et ceux de mes voisins immédiats. L’interruption du courant met tout le monde en difficulté. Vivement qu’on nous aide à trouver rapidement une solution durable à cette situation. Sinon, toutes nos activités vont s’écrouler et l’économie locale va en pâtir », se plaint Issaka Ouédraogo, commerçant de son état.

Les structures décentralisées et déconcentrées attendent impatiemment une amélioration de la situation. Elles sont toutes confrontées à une stagnation voire un ralentissement de leurs interventions ou de leurs rendements. La crise de l’énergie a donné des alibis pour se détourner des obligations fiscales. Pour le directeur provincial des Impôts, Issaka Guiguemdé, même si les délestages entravaient l’efficacité de son travail, l’arrêt des activités de la Coopel entraîne souvent le blocage de ses services aux prises des difficultés de recouvrement.

Le secteur de la santé n’est pas en reste. Le manque d’électricité se passe de tout commentaire au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA). Selon le médecin-chef de district (MCD) de Batié, Dr Oumar Ouattara, bien que la plus grande unité provinciale dispose d’un groupe électrogène, les services de la Coopel ont toujours été une contribution inestimable. Parce qu’en l’absence d’un surplus d’électricité aujourd’hui le CMA est obligé de reprogrammer de plus en plus certains soins. D’autres services telles la transfusion sanguine sont abandonnées à cause des contraintes liées à la conservation des poches de sang. Les évacuations vers le Centre hospitalier régional (CHR) de Gaoua sont devenues fréquentes. Le chapelet des désagréments ne saurait s’arrêter là.

L’accès à l’eau potable est plus que jamais très pénible. Le système moderne d’adduction reposant sur du courant électrique, se procurer l’or bleu passe maintenant par la croix et la bannière. Un déferlement humain se rabat sur les rares points d’eau à des heures indues. Des enfants, des hommes et des femmes se disputent âprement l’ordre de passage.

Ce « marche-arrière » dans l’élan de développement, interpelle même les plus téméraires du mouvement du 27 février. Quelle que soit la pertinence de leur action, la balance entre le recul immédiat opéré et la promesse gouvernementale à venir dans douze (12) semaines, penche en défaveur de leurs concitoyens. Le fardeau qu’ils portent actuellement parait plus lourd. La responsabilité de la jeunesse est sans cesse brandie dans ce retard accusé. Un comité de médiation tente d’attirer son attention sur la souffrance de la population et l’inviter à s’impliquer dans une quelconque initiative d’allègement. Ses onze (11) membres œuvrent inlassablement à faire prendre conscience de la mauvaise passe dans laquelle se trouve leur cité.

La possibilité d’une reprise des activités de la Coopel est même évoquée. « Le comité a tout simplement mis en avance le calvaire actuel des citoyens suite à l’arrêt des activités de la Coopel pour essayer de convaincre les jeunes manifestants. Il s’agit là d’une proposition visant une solution palliative en attendant la mise en œuvre effective de la décision du gouvernement », révèle Ollo Somé, le porte-parole du Comité de médiation.

Après la colère qui a saccagé le domicile du maire et couper la lumière, des remords d’avoir détruit et perdu l’essentiel. Certains n’hésitent pas à reconnaître qu’ils sont tombés dans un piège. D’autres accusent l’effet néfaste d’un radicalisme abusif. Dans les méandres de l’obscurité, les habitants de Batié, comblés de regrets, scrutent l’horizon en espérant un brin de lumière dans douze (12) semaines comme promis par le gouvernement lors du Conseil des ministres du 21 mars.

Assany SAWADOGO & Hamidou OUEDRAOGO

Sidwaya

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Vos commentaires

  • Le 30 avril 2012 à 13:02
    En réponse à : DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ : Batié « broie du noir » avec regret

    Il est vrai, la violence n’est jamais bonne. Mais, il ne faut pas non plus jeter l’anathème sur la jeunesse de Batié. Je ne pense pas que l’objectif de sa manifestation était de jeter Batié dans le noir. Non. Si la jeunesse a manifesté, c’est qu’elle en était au bout de la patience. La manière choisie (saccage du domicile du maire non producteur d’électricité) n’est pas bonne. A mon analyse, je pense que la jeunesse de Batié s’est dit que la cité est victime d’une certaine injustice. Un chef-lieu de province, sans eau potable à proprmement parler, sans route à part la Canadienne déjà degradée par l’activité minière, sans électricité et j’en passe. Une ancienne capitale de l’AOF avec des richesses sur plusieurs plans. A y penser, cela peut irriter. Et quant on sait que des petites localités ne savent que faire de leur sonabel ? c’est un trop plein deversé sur un choix jugé mauvais, celui de Coopel au lieu de sonabel devenue un "privilège". Si nous logeons la manifestation dans l’ambiance même du pays, j’ai l’impression que beaucoup de Burkinabé sont convaincus que pour être pris au sérieux, il faut descendre dans la rue. La loi est dans la rue. Batié n’échappe pas à cette "conviction-là" malheureusement. Coopel l’a telllement dégoutée qu’elle ne veut plus en entendre parler. C’est certainement extremiste mais cela s’explique et peut se comprendre. Si la promesse du conseil des ministres voit le jour, ce serait à applaudir mais ce renfort sera pour combien de temps. A-t-on vu loin cette fois-ci ou bien avons seulement calculé avec les 400 abonnés de nos jours. Batié attire avec son or. Coopel, il faut voir loin. Sinon, ce serait juste pour le temps des élections et on revient au noir.Asseoir aussi une politique de recouvrment au niveau des individus et des services de l’Etat. comment fait la sonabel ? Il n’y a pas de sentiment. Il faut payer ce qu’on a consommé. Il n’y a pas de gratuit. Et pour l’Etat et pour les citoyens.

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  • Le 30 avril 2012 à 13:30, par petit negrillon
    En réponse à : DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ : Batié « broie du noir » avec regret

    C’est quand on perd quelque chose on sait que c’etait important...Depuis les evenements de 2011, un deux on sort marcher et on casse tout...je dirais pas c’est bien fait pour Batie, mais je crois que quand le courant reviendra, le petit meme qui va s’amuser a ecrire a la craie sur un poteau va se faire "chicoter" copieusement par les habitants, tellement ils vont chouchouter leur mini centrale electrique...Nous sommes un pays pauvre, et des citoyens cassent tout sous des pretextes divers...meme si tu n’es pas content, les infrastructures publiques appartiennent a tout le monde..delestage vaut meiux que pas de courant de tout, ils ont fait gros coeur (on veut meme pas courant) mais comme on dit, tu fais coeur si tu a la politique de tes moyens (ou le contraire :-))

    Répondre à ce message

  • Le 30 avril 2012 à 18:15
    En réponse à : DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ : Batié « broie du noir » avec regret

    mieux vaut tard que jamais ! après l’indépendant, c’est au tour du quotidien d’état de crier la situation de la "cité de da mar". mais que ce soit l’indépendant ou sidwaya, tous sont convaincus d’une chose : les jeunes ont mal agi. qui dira le contraire ? toutefois, à sidwaya aussi bien qu’à l’indépendant, fallait-il attendre que les jeunes déversent leur colère sur les installations de la coopel pour défendre la cause de ces populations qui pendant un long moment n’avait pas en réalité du courant au vrai sens du terme ? quoiqu’il en soit, merci aux deux journaux pour le constat après coup que vous avez fait. j’avais déjà réagi à l’article de l’indépendant et je pense que je ne peux que souscrire à cette précédente réaction et aussi à celle du premier intervenant dans ce présent article. avec lui, je condamne la manière utilisée par les jeunes ; mais avec lui, je me mets dans ce combat légitime d’une jeunesse, d’une population et d’une localité longtemps mises entre parenthèse dans les politiques de développement du faso. je me mets du côté de l’histoire et je demande qu’une justice et une réhabilitation soient faites pour batié. il est vrai que batié n’a aucun "souteneur de nuque" dans les grandes instances de décision du pays, mais il reste quand-même une portion du faso qui a aussi droit au développement. même si les orteils paraissent insignifiants, sans eux, il serait difficile à un homme de marcher ou de courir : batié est l’orteil du burkina ; si il est négligé, le pays trainera toujours.

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  • Le 30 avril 2012 à 20:44, par B’leou
    En réponse à : DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLECTRICITÉ : Batié « broie du noir » avec regret

    Merci pour ces jeunes journalistes d’attirer une fois de plus sur la sonnette d’alarme même si c’est avec du retard.

    Dans cette affaire d’électrification de la ville de Batié,rien ne devait surprendre personne. Car à l’origine les études de faisabilité de ce projet avaient été contestées par un groupe de jeunes qui ont été traité d’étranger. En fait il avait été question d’option entre une interconnexion a partir de Gaoua que les "consultants" qui n’ont rien consulté ont trouvé plus cher mais en n’ayant pas pris en compte la possibilités de joindre des localités comme Gbomblora, Legmoin nous nous somme dit que ces consultants n’avaient rien compris de l’impact que l’électrification pourrait avoir un terme agrandissement rapide de la ville. Aussi nous avions eu l’impression que l’équipe municipale du moment avait voulu allé vite et avoir le courant pour en faire un trophée de campagne. Voila le résultat de la très mauvaise appréciation. Et de plus au lieu de résoudre définitivement le problème, le gouvernement propose un nouveau groupe qui dans six mois sera encore en panne au moment ou la ville pourrait encore s’accroitre avec les prospections que font les sociétés minières. On me dira que la culotte d’aujourd’hui vaut mieux que le pantalon de demain, mais pour moi se sera un éternel recommencement.
    Faisons les CHOSES UNE BONNE FOIS POUR TOUTES EN CONNECTANT CETTE VILLE DOUBLE FRONTIERE A LA SONABEL GAOUA .

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