PRODUITS OLÉAGINEUX FRELATÉS : De l’huile de vidange distillée dans nos casseroles

lundi 23 avril 2012 à 01h19min

La brigade d’enquête et de recherche de la coordination nationale de lutte contre la fraude a présenté à la presse, le vendredi 20 avril 2012 à Ouagadougou, des bidons et des barriques d’huile de vidange distillée et mise à la consommation.

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Plus de 400 bidons de 20 litres ainsi que des dizaines de barriques d’huile de vidange distillée et vendue comme produit alimentaire. C’est le butin saisi dans un local appartenant à Nopoko Bonkoungou par la brigade d’enquête et de recherche de la coordination nationale de lutte contre la fraude au quartier Dapoya de Ouagadougou, le vendredi 20 avril 2012. Le propriétaire du dépôt, âgé de 26 ans, dit être un employé de commerce. Nokopo Bonkoungou a affirmé qu’il y a deux qualités en ce qui concerne l’huile : une pour la fabrication de savon et l’autre pour la consommation.

"Pour l’huile destinée à la consommation, ce sont les commerçants qui l’achètent et la distribuent aux quatre coins du pays. Les bidons d’huile étiquetés destinés à la préparation culinaire coûtent 14 500 F CFA et ceux destinés à la fabrication de savon valent 13 000 F CFA l’unité", a-t-il précisé. Quant à son acolyte, Salfo Compaoré, il a tenu des propos contradictoires. Selon lui, l’huile vendue est destinée à alimenter les moulins dans les villages et aux sites aurifères, à confectionner des carreaux pour la construction de bâtiments. Il a signalé que le vidange est acheté dans les différents garages de la capitale à 3000 F CFA la barrique. Salfo Compaoré a reconnu que l’huile est impropre à la consommation.

"Elle n’est pas destinée à être utilisée à des fins culinaires. Je ne sais pas si elle est utilisée pour la consommation humaine", a-t-il professé. Pour le vice-président de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Abdoulaye Mossé, la traque des fraudeurs a commencé depuis deux mois. "Nous avons eu l’information grâce à nos membres présents dans tous les secteurs de la ville de Ouagadougou. Nous avons donc attendu la période appropriée pour une intervention en synergie avec la Ligue nationale de lutte contre la fraude et la police nationale", a-t-il expliqué. Il a ajouté que les personnes mises en cause achetaient les bidons à 700 F CFA, les nettoyaient et y apposaient les étiquettes des différentes marques d’huile officiellement sur le marché.

Le président de la LCB, Pierre Nacoulma, a exhorté les autorités à poursuivre les investigations afin de remonter toute la chaîne de ce trafic illicite et dangereux pour la santé des consommateurs. Par ailleurs, il a invité ceux-ci à plus de vigilance quant au choix de l’huile destinée à la consommation.

Nestor BAKI et Ibrahima ZALLE (Stagiaires)

Sidwaya

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