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LU POUR VOUS : « Histoire de Ouakara » de Nazaire Bicaba, un fils sur les traces de ses origines

Accueil > Actualités > Culture • • jeudi 12 avril 2012 à 01h52min

L’histoire de l’Afrique ne sera bien écrite que par ses fils. C’est cette philosophie, qui a sûrement conduit Magna Nazaire Bicaba, à mettre sous presse l’ « Histoire de Ouakara et de la famille de Bouranouma ». Une chronique sur la famille de l’auteur et de ses ancêtres bwaba à découvrir sur 156 pages.

« Puisse cet ouvrage intéresser tous ceux qui ont soif de connaître les racines de leur village et de leur famille, afin de découvrir ou de redécouvrir des valeurs ancestrales beaucoup plus enrichissantes et valorisantes ». C’est le souhait de l’auteur de « Histoire de Ouakara et de la famille de Bouranouma », Magna Nazaire Bicaba. En effet, celui-ci est convaincu de la méconnaissance de l’histoire des Bwaba par la nouvelle génération. On ne peut nier l’inexistence de documents écrits en la matière, mais la méconnaissance de ses origines propres et de l’évolution de son peuple à travers les âges ne sauraient être pour l’individu, une excuse valable.

Surtout de nos jours. C’est sans doute conscient de cette réalité que même sans documents, cet ancien cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a mis sous presse l’histoire de sa famille, les Bwaba forgerons, ressortissants de Ouakara, mais originaire de Bouranouma. Ouakara ne serait pas fondé, si un incident ne s’était pas produit entre Bwaba forgerons et Bwaba cultivateurs. Selon l’auteur, les deux groupes vivaient en parfaite harmonie dans le village de Bouranouma. L’origine de la séparation s’explique en trois versions. L’une dit qu’un Bwani forgeron, Dakuo alors chef du village a emprunté un canari chez un Bwaba cultivateur.

Il y sema un calebassier. Puis un jour, le Bwani cultivateur vint à réclamer son canari. Devant la supplication du forgeron, le cultivateur n’hésita pas à couper le plant. Une dispute éclata alors et se généralisa à toutes les deux communautés. Les forgerons, de peur d’être exterminés ont dû quitter le village. Les deux autres versions sont relatives au meurtre d’un enfant du cultivateur et à l’abattage du chien du cultivateur. En mémoire de la souffrance endurée après leur installation dans Ouakara vers 1800, Dakuo prit la décision d’appeler sa descendance « Bi-Kaba » signifiant « Exterminez-les », ou « Be-kaba » qui veut dire : « Faites-les souffrir ». Somme toute, à travers cette chronique, l’organisation sociale, politique et culturelle des Bicaba est portée à la connaissance de tous. Il suffit seulement de lire l’ouvrage.

Rabalyan Paul OUEDRAOGO (ouedraogorabalyan@yahoo.fr)

Sidwaya

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