Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

lundi 26 mars 2012 à 02h47min

Présent au siège de L’Observateur Paalga le vendredi 16 mars 2012 dans le cadre d’une visite de courtoisie, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement s’est entretenu avec la Rédaction de la maison. Pendant une quarantaine de minutes, Alain Edouard Traoré, sans langue de bois, s’est prêté à l’exercice favori des journalistes. De l’impact de la rue sur la réactivité des autorités face aux dérives de certains responsables à la communication du gouvernement, en passant par la mise en œuvre de la Convention collective des journalistes ou l’affaire Guiro, rencontre avec une personnalité volontiers volubile.

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Vous venez de visiter nos installations qui sont pour le moins modestes, quelle impression d’ensemble en tirez-vous ?

• C’est tout le paradoxe justement entre la modestie de vos installations et l’effet que cela donne en termes d’impact sur les citoyens, en termes d’information de communication et cela est essentiel. Vous nous faites penser au Bendré (Ndlr : instrument de musique traditionnelle très connu en territoire mossi) qui est tout petit mais fait beaucoup de bruit et donne un son assez éloquent dans le contexte social ; c’est cela qui nous inspire. Cette situation nous oblige à accompagner les médias. Personnellement, je crois que la liberté ne peut pas exister et s’accroître si les médias ne travaillent pas dans de bonnes conditions. J’aime à dire que les journaux constituent les premiers garants de la liberté parce qu’ils vivent au quotidien de cette liberté ; ils doivent garantir cette liberté aux citoyens et interpeller tous les acteurs qui peuvent restreindre partie ou totalité de cette liberté. Je pense que le travail qui est fait est paradoxal par rapport aux moyens dont vous disposez, et il nous faut relever le défi pour que vous continuiez à faire ce travail magistral du point de vue de la construction démocratique.

Rarement gouvernement aura autant communiqué et c’est tout à son honneur même si cela a sans doute été dicté par les circonstances de sa formation. Cela dit, ne craignez-vous pas de vous essouffler ou de subir les effets pervers de la surmédiatisation ?

• Nous avons été dans une logique à la limite de Sapeur-pompier et je pense qu’il n’y a pas de risque de sur-médiatisation. Nous voulons faire en sorte que tous les citoyens soient informés en temps réel. Aujourd’hui, un cadre à Ouagadougou peut avoir l’impression d’une surmédiatisation parce qu’il a accès à plein de choses ; ce qui n’est pas le cas d’un citoyen à Dano, Orodara, ou Sebba qui n’ont même pas accès à une radio. C’est une question d’équilibre : faire en sorte que l’information puisse être donnée en temps réel pour les uns et les autres, mais aussi un équilibre horizontal au niveau de l’ensemble du pays. Si au niveau vertical, nous sommes arrivés à relever le défi, pour ce qui est de la couverture totale du pays, si on avait des indicateurs pour évaluer, on s’apercevrait que 30% des Burkinabè n’ont pas encore accès à l’information. Nos actions de communication sont identifiées en des lieux et cibles donnés et le défi est d’informer tous les Burkinabè partout où ils se trouvent.

Le format actuel des points de presse du gouvernement s’appesantit souvent sur des aspects de communication institutionnelle qui n’intéressent pas toujours les journalistes, au regard de l’actualité brûlante. Est-ce qu’il n’y a pas lieu de revoir les centres d’intérêt et la périodicité de ces face-à-face Gouvernement-médias ?

• Les journalistes ont souvent dit que le gouvernement ne communique pas, que les ministres ne sont pas disponibles, etc. Nous avons essayé de sensibiliser les membres du gouvernement pour qu’ils soient plus réceptifs aux sollicitations des médias. Il faut qu’ils obligent leurs directeurs, directeurs généraux et cadres à communiquer sur les informations demandées par les journalistes. Je me rappelle encore la circulaire du Premier ministre Tertius Zongo sur la question. Je vous avoue que mon département essaie de casser cette façon de faire de l’administration en conservant les informations. Nous ne voulons pas que l’administration utilise l’information comme un pouvoir. A partir de l’instant où il existe des données, n’importe qui doit pouvoir y accéder et en priorité les journalistes.

Pour ce qui concerne les points de presse, à ce jour aucun journaliste ne m’a encore interpellé. Si L’Observateur Paalga par exemple veut qu’on intervienne sur une question, dites-le-nous. En réalité, ce n’est pas le gouvernement qui identifie les sujets du point de presse mais la cellule de communication. Depuis le début de l’année, nous essayons de rendre compte de l’activité du gouvernement et de nous soumettre aux interpellations des citoyens. Ce n’est pas un fétiche et s’il y a lieu de revoir la périodicité ou corriger des aspects qui méritent de l’être, nous sommes ouverts. Par rapport aux questions d’actualité, le ministre concerné peut ne pas être disponible mais le besoin d’information est posé plus tôt, le porte-parole peut faire la recherche de l’information pour communiquer là-dessus.

L’actualité de votre département, c’est la mise en œuvre de la politique nationale de communication dans laquelle une aide à la presse privée est prévue. Quelle sera la nature de cet appui quand on sait qu’il existe déjà une subvention pour ces médias ?

• Cette subvention, on le sait tous, n’est pas suffisante ; elle peut même paraître symbolique, mais vous savez que les moyens de l’Etat ne sont pas infinis. Sur les 17 milliards de FCFA à injecter dans la politique nationale de la communication, il y aura naturellement ce qui était prévu. Mais nous faisons de nouvelles propositions au ministère de l’Economie et des Finances. Après sa validation de cette politique, nous allons envoyer des copies aux acteurs concernés pour la mise en œuvre.

Cette politique prévoit aussi la création d’un cadre juridique favorable. Est-ce qu’on doit s’attendre à ce que les journalistes ne soient plus emprisonnés pour des faits entrant dans l’exercice de leurs fonctions, autrement dit la suppression des peines privatives de liberté abusivement appelée « dépénalisation des délits de presse » ?

• Absolument. Nous ne sommes plus dans un monde où l’Etat doit protéger l’ego du dirigeant ; ce n’est pas sa vocation. Il faut laisser les gens s’exprimer en toute liberté et en toute responsabilité car cela va aboutir à quelques choses de mieux pour notre pays. Concernant la question de manière précise, nous avons validé lors d’un atelier trois projets de loi avec le Conseil supérieur de la communication et le partenariat de tous les acteurs : un projet de loi sur la communication audiovisuelle, un autre sur la presse écrite et le troisième sur la publicité. Ces trois textes sont passés par le Comité technique de validation du Secrétariat général du gouvernement, et ont été envoyés pour être programmés en Conseil des ministres ; le gouvernement va les adopter et ils seront transmis à l’Assemblée nationale. Nulle part, dans ces projets, nous ne voulons voir figurer des peines privatives de liberté à l’endroit des journalistes. Tous ensemble, nous allons nous battre pour une liberté de presse responsable dans le contexte du Burkina et qui permette aux médias de faire leur travail de garants de l’ordre démocratique. Au-delà d’un processus administratif, c’est un engagement.

Il y a plus de deux ans que la Convention collective des journalistes a été adoptée mais la mise en œuvre n’est pas encore effective. L’Etat n’est pas partie prenante, il est vrai, mais les entrepreneurs de presse avaient, on se rappelle, posé comme préalable la prise de mesures d’accompagnement par le gouvernement. Où en est-on ?

• Si à ce jour la convention collective n’est pas appliquée, c’est en grande partie dû à une question d’agenda ou de rendez-vous manqués. Il y a un comité qui a été mis en place pour la mise en œuvre, il faut secouer à ce niveau. A un moment donné, il fallait produire un livre blanc, les uns et les autres n’étaient pas disponibles pour y travailler. Tous les acteurs doivent en faire un défi, et ne pas gérer ce dossier à leurs temps libres. Une convention collective est d’abord une affaire des acteurs sociaux : les syndicats et le patronat.
L’Etat qui n’est qu’un accompagnateur va voir avec l’attributaire du dossier, le CSC, sa contribution dans la mise en œuvre de la Convention collective.

Jusqu’où le gouvernement peut-il aller s’agissant des fameuses mesures d’accompagnement concernant l’allègement fiscal et autres ?

• En la matière, je ne peux pas vous dire jusqu’où on peut aller sans l’aval du ministère de l’Economie et des Finances, et cela se fera à partir de propositions concrètes qu’on nous soumettra.

Les autorités ont, ces derniers temps, fait preuve d’une réactivité TGV suite à des événements malheureux. Ainsi, du limogeage du ministre de la Justice et de celui du gouverneur des Hauts-Bassins qui sont sans doute des signaux forts pour tous les responsables. Mais est-ce que ce ne sont pas des précédents dangereux qui peuvent donner l’impression que c’est la rue qui gouverne ?

• Ce qui peut être dangereux c’est de vouloir correspondre aux désirs la rue. Les choses ont été pesées et soupesées concernant l’un ou l’autre cas. Le gouvernement a essayé de poser le principe de la responsabilité et d’en tirer les conséquences. Cela peut correspondre, j’en conviens, à ce qui est demandé par la rue. Aujourd’hui par exemple, la rue a commencé à parler de limogeage des policiers mais nous restons sur le principe de leurs responsabilités et non des injonctions de la rue. Toutes les actions majeures qui seront posées en TGV, comme vous dites, vont se faire en toute responsabilité.

Sur la même lancée, l’opinion a le sentiment que dans l’affaire Guiro, le gouvernement a agi avec beaucoup de précipitation et de fébrilité en décidant illico de démettre et de poursuivre l’ex-directeur général des Douanes. Quel air aura le gouvernement si la procédure judiciaire n’arrive pas à confondre Ousmane Guiro ?

• Nous aurons l’air d’avoir assumé nos responsabilités. En la matière, ne croyez pas que la décision est prise lorsque l’affaire a commencé à faire du bruit. Le gouvernement avait déjà sérié les choses et c’est peut-être ce sens de responsabilité que nous n’avions pas avant et que nous devons avoir aujourd’hui. Nous, responsables politiques, devons apprendre à gouverner sans ego. Aujourd’hui, si le porte-parole du gouvernement s’est rendu coupable de ceci ou cela, je rends ma démission et j’attends.
Cela fait partie des principes de la responsabilité et de l’ordre démocratique. On parle de cantines contenant près de deux milliards de FCFA et appartenant à un fonctionnaire de l’administration publique, vous ne pensez pas que nous disposons de suffisamment d’indicateurs pour prendre des mesures responsables ? Mais si la justice dit après que M. Guiro avait la possibilité de remplir en toute légalité des cantines d’argent, nous allons assumer. Normal ou pas, vous comprendrez qu’en tant que directeur général des Douanes, il y avait des mesures transitoires à prendre.

Cette affaire pose aussi la problématique de la gouvernance et de l’enrichissement indécent qui serait devenu, au dire de certains, un sport national sous les soleils de la IVe République. De ce fait, le procès de Guiro ne sera-t-il pas également celui d’un régime qui a laissé faire ?

• Tout est une question d’angle de vue. Je ne pense pas que tous ceux qui ont un minimum de richesse au Burkina Faso l’ont forcément détournée. C’est pourquoi je ne rentre pas dans une dynamique de délit d’apparence qui peut vicier la démocratie. Aujourd’hui, ce n’est pas appliqué dans les textes mais très rapidement on a des problèmes avec les populations qui croient que quand vous êtes dans un “fond rouge”, vous êtes un voleur. Il faut un travail d’éducation sinon tous les citoyens, qui que vous soyez, y compris les journalistes, vous pouvez être pris dans ce procès en sorcellerie. Il faut donc faire attention.
Au niveau du ministère de la Communication, nous avons produit un ouvrage intitulé “L’opportunité de changer de gouvernance”. La crise de 2011 nous a permis d’améliorer notre gouvernance. Nous devons élever le sens de la responsabilité comme principe sacro saint de la République : responsabilité du citoyen, mais aussi responsabilité du gouvernant.

Vous êtes non seulement ministre de tutelle des médias, mais également lecteur, auditeur et téléspectateur ; quel jugement d’ensemble avez-vous de la presse burkinabè toutes tendances confondues ? Le procès en irresponsabilité qui lui est parfois fait est justifié à vos yeux ?

• J’ai une très bonne image de la presse burkinabè, il y a du bon travail mais on peut mieux faire. Pour être direct, dans cette bonne tenue des médias au Burkina, L’Observateur Paalga joue un grand rôle. Qu’on aime ce journal ou pas, c’est un monument dans le contexte des médias dans notre pays. Maintenant tout est une question d’angle et de point de vue. Même si parfois vous êtes interpellé par le régulateur, comprenez qu’il est dans son rôle. Je ne pense pas du tout que c’est dans un but de casser, de réduire ou de diminuer L’Observateur Paalga. Nul aujourd’hui ne peut avoir cette prétention vis-à-vis de ce journal. En interviewant un rebelle malien installé chez nous, vous avez fait votre travail, on le comprend, mais le CSC est aussi dans son rôle. En vérité, le colonel touareg n’a pas respecté le devoir de réserve auquel tout réfugié est astreint, selon les textes internationaux, et à partir du moment où il avait enfreint la règle, le Burkina était libre de l’expédier de son territoire.

Retranscription, Moumouni Simporé

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 26 mars 2012 à 04:22
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    meme pas lu l’article consacré a ce sinistre pcq oser dire que la délit d’apparence vicie la démocratie,c’est nous prendre pour des cons. c’est tout le contraire pcq un délit d’apparence rendra notre démocratie pure. ces gens resteront des éternels voleurs et comme dhab,ils nous pomperont tjours les narines que nous sommes en démocratie,ce qui est archifaux. vivement un autre sanogo comme au mali pour chasser ces pourritures

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  • Le 26 mars 2012 à 07:56
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Le délit d’apparence est une bonne chose monsieur le ministre. Cela permettra d’abord de constater qui paie ses impots, qui recoit des pots de vin et qui les octroient. Je reste convaincu que c’est une arme pour proteger ceux qui gagnent honnetement leur vie meme s’ils deviennent riches. Le refus de rendre compte de facon systematique vous met sous la pression populaire. Chauqe responsable au niveau de l’Etat est oblige de declarer ses biens a la prise de fonction et a la fin de la fonction et on est tranquille. Celui qui declare une partie seulement de ses biens devra repondre aussi. Sinon monsieur le ministre si vous n’etes pas d’accord avec une loi sur le delit d’apparence que proposez-vous pour lutter contre la corruption ? La democratie monsieur le ministre c’est accepter de rendre compte au peuple seul proprietaire du pouvoir.

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  • Le 26 mars 2012 à 10:24, par citoyen libre
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Que le ministre de la communication, porte parole du gvt parle de ce qu’il sait le mieux car il n y a pas deux façon de comprendre le délit d’apparence. Tous ceux qui ont peur du délit d’apparence ont quelque chose à ce se reprocher !

    C’est simple, si tu as une villa de 50 millions, tu pourras justifier tes sources de financement, sinon tu auras à faire au juge.

    Quel lien donc avec la démocratie ? est-ce que la démocratie voudrait dire non transparence ou quelque chose d’autre !

    C’est vraiment dommage qu’un ministre parle comme un ignorant ! Ailleurs, le délit marche, pourquoi pas ici.
    ils ne ne vont plus continuer à voler le pays et rester impunis ! Tôt au tard le délit d’apparence sera instaurer au Faso.

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  • Le 26 mars 2012 à 12:13, par tomorrowisneveraday
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Mr le journaliste ne trahissez pas la pensée du Ministre parce que vous voulez vendre votre journal.
    voici ce qu’a dit le ministre :
    Tout est une question d’angle de vue. Je ne pense pas que tous ceux qui ont un minimum de richesse au Burkina Faso l’ont forcément détournée. C’est pourquoi je ne rentre pas dans une dynamique de délit d’apparence qui peut vicier la démocratie. Aujourd’hui, ce n’est pas appliqué dans les textes mais très rapidement on a des problèmes avec les populations qui croient que quand vous êtes dans un “fond rouge”, vous êtes un voleur. Il faut un travail d’éducation sinon tous les citoyens, qui que vous soyez, y compris les journalistes, vous pouvez être pris dans ce procès en sorcellerie. Il faut donc faire attention. Au niveau du ministère de la Communication, nous avons produit un ouvrage intitulé “L’opportunité de changer de gouvernance”. La crise de 2011 nous a permis d’améliorer notre gouvernance. Nous devons élever le sens de la responsabilité comme principe sacro saint de la République : responsabilité du citoyen, mais aussi responsabilité du gouvernant.

    Répondre à ce message

  • Le 26 mars 2012 à 12:44, par le wang
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Ce sont les phrases du genre qui restent coller à chacun quan d il ne sera plus aux affaires. Avez vous oublié la célèbre phrase de Rocck dont il a du mal à s’en débarasser ?

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  • Le 26 mars 2012 à 12:56
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Tous ceux qui sont dans des "fonds rouges" ne sont pas forcement des voleurs mais la majorité de ceux qui sont dans ces "fonds rouges" "fonds blanc IT" ou dans des voitures "banalisées" de l’Etat pendant les week-end et jours fériés sont de véritables brigands qui devraient être traités comme tels. Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui alors que les gens qui roulent dans ces voitures utilisent le carburant de l’Etat et en cas de panne ce sont des fonds publics qui règlent les "surfacturations". Donc ces gens nous volent triplement : utilisation abusive des voitures, du carburant, surfacturation des pannes pour se remplir les poches : la solution un coup de balai !

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  • Le 26 mars 2012 à 13:51, par Charles
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Pauvres de nous ! et pauvres membres de ce Gouvernement du BF !
    La vie d’un homme est très courte ! Il n’emporte rien en quittant cette terre. Faites un tour au cimetière de Gounghin pour vous en convaincre. Y a même pas éclairage la nuit pour ce cimetière le plus huppé. Pourquoi jouer de fourberie à ce point ? Les sommes amassées surtout par le vol ne profite ni aux voleurs encore moins à leurs rejetons ! Je vous invite à lire "Révolutions" de Mathieu Pigasse !
    Le délit d’apparence est le seul moyen de lutter contre la corruption, le grand banditisme et même le terrorisme !

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  • Le 26 mars 2012 à 13:59, par Bonnet
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Monsieur le Ministre,

    Il n’y a pas lieu d’avoir peur du délit d’apparence. Un délit c’est un manquement. S’il n’ya pas de manquement, il n’y pas lieu d’avoir peur même si l’on est riche.

    Seulement, il semble que y a certains qui tout en étant fonctionnaires, avant d’être appelés à de hautes fonctions entre autres celle de ministres, prenaient des marchés, ouvraient des bureaux d’études, une fois le marché réglé, on ferme la structure. Pas d’impôt, pas de cotisations pour le personnel recruté. Si y a marché encore on ouvre encore une autre structure, et puis ça continue. Ca peut être légal, mais ce n’est pas patriote. Avec le délit d’apparence, tout le monde va être correct.

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  • Le 26 mars 2012 à 16:12, par Alexio
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Mr le porte parolier ne pouvait avoir ce poste en france sans documenter se biens avant et apres l exercice de ses fonctions.Cela enlevera tout soupcon a son endroit.L eco-crime Burkinabe devrait kontroller toutes transactions bancaires a l exterieur du faso, dans les paradis fiscaux etc.

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  • Le 26 mars 2012 à 19:39, par Nidale
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    de mon point de vue, il ya une contradiction flagrante entre un gouvernement qui parle de bonne gouverance et une Assemblée Nationale qui refuse d’adopter la loi sur le délit d’apparence. Ce n’est ni plus ni moins qu’une institutionalisation de la mauvaise gouvernance, une caution aux voleurs.

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  • Le 27 mars 2012 à 13:37, par BRONZBILI
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Monsieur le Ministre,je suis estomaqué d’entendre pareille chose de vous. N’oubliez surtout pas que vous êtes les oreilles et les yeux du gouvernement. Et comme vous l’aviez dit vous même, tout ce que vous prenez ou posez comme acte doit être pesé et soupesé. Je vous présente mon carton jaune si je m’en tiens au titre de l’article "le délit d’apparence peut vicier la démocratie". Titre qui n’est d’ailleurs pas en adéquation avec le contenu de votre interview.
    Du même vous sapez les efforts de propositions de loi sur le délit d’apparence entrepris par son Honorable Laurent Kilachu BADO en vue de lutter contre les crimes économiques.
    Monsieur le Ministre faites gaf, n’gaw.

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  • Le 28 mars 2012 à 03:43, par ALBANA
    En réponse à : Alain Edouard Traoré, porte parole du gouvernement : « Le délit d’apparence peut vicier la démocratie »

    Mr le ministre n’a pas tort lorsqu’il pense et dit que le délit d’apparence peut vicier laa démocratie . Dans son ministère combien de ces cadres peuvent justifier leurs biens ? Combien gagne un journaliste ou un chroniqueur pour posséder une démeure à ouaga 2000 ou s’acheter deux voire trois voitures Mr le ministre connait son monde auquel il ressemble alors qu’il ne prene pas le peuple pour des nez percés

    Répondre à ce message

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