Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

mardi 28 février 2012 à 02h38min

Les femmes burkinabé se retrouveront cette année à Dédougou, chef-lieu de la province du Mouhoun, pour la commémoration officielle de la 155è Journée internationale de la femme. Ce rendez-vous qui vient après celui manqué de l’année dernière est placé sous le thème de la " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes ". Dans cet entretien que Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation et par ailleurs secrétaire permanente pour la promotion du genre au ministère de la Promotion de la Femme, nous a accordé le 21 février dernier, elle revient sur le thème, sur d’autres préoccupations qui sous-tendent toujours cette journée de la femme qui, de plus, voit l’implication des hommes.

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Le Progrès (L.P.) : Que sous-tend le thème du 8 mars 2012, prévu pour se tenir dans la ville de Dédougou, à savoir " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes " ?

Marie Claire Millogo (M.C.M.) : Le choix de ce thème " Mobilisation sociale pour la réduction de la mortalité maternelle : le rôle des hommes ", est la continuité de celui de l’an dernier (Donner la vie sans périr) ; c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi ce thème figure à nouveau sur les pagnes de 2012. Il n’est pas possible d’épuiser un thème aussi majeur au bout d’une seule année, et encore moins d’une seule journée. Le thème de cette année 2012 trouve d’abord sa justification dans la ferme volonté des autorités de notre pays à réduire, par la contribution des femmes elles-mêmes et aussi par les hommes, la mortalité maternelle. Toute chose qui s’inscrit dans un objectif plus vaste qui est celui de promouvoir et de protéger les droits des femmes. Ensuite, le thème de cette 155è Journée internationale de la femme est d’autant plus pertinent et actuel que les statistiques nous montrent qu’au Burkina Faso, toutes les trois (3) heures, une femme meurt de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, soit environ 307 décès maternels pour cent mille naissances.

Notre pays accuse donc un retard, comparativement à l’objectif 5 du Millénaire pour le développement (OMD) qui consiste à réduire la mortalité maternelle des trois quarts d’ici 2015, soit 101 décès maternels pour 100 000 naissances. De plus, les réflexions autour de ce thème visent à interpeller toutes les couches de la société sur l’urgence de la question, et notamment les hommes. Il s’agit de susciter l’implication réelle de ces derniers sans lesquels les femmes seules ne pourront réduire, voire venir à bout du fléau de la mortalité maternelle. La responsabilité des hommes dans l’atteinte de cet objectif est plus que primordiale dans ce sens que ce sont eux qui détiennent généralement le cordon de la bourse dans les familles, ce qui complique très souvent la prise en charge des femmes enceintes et/ou en situation d’accoucher. Les hommes sont partie prenante du processus de procréation et ils se doivent d’accompagner vraiment leurs femmes de la grossesse à la délivrance.

Il nous revient par exemple des formations sanitaires que plusieurs femmes enceintes et à terme arrivent démunies, sans un minimum pour leur prise en charge. Il y a aussi les cas où certaines rejoignent les maternités tardivement, au moment où on ne peut plus rien faire pour les sauver.
Trois types de retards sont constatés au niveau du système sanitaire, à savoir le retard du mari ou des parents dans la non reconnaissance du danger lié à l’état de grossesse, le retard né du problème du moyen de transport (absent ou non adapté), et le retard lié à l’absence de kits d’accouchement appropriés. Une lecture de cette chaîne des trois retards interpelle l’Etat ainsi que tout le monde.

L.P. : Comment comptez-vous atteindre les hommes sur l’importance de s’impliquer dans la lutte contre la mortalité maternelle aux côtés des femmes ?

M.C.M. : Au cours des activités menées dans le cadre des journées précédentes, les femmes ont laissé souvent entendre qu’elles avaient l’information sur tel ou tel sujet alors que les hommes, apparemment, n’en disposaient pas. Cela requiert donc la prise en compte à la fois des besoins spécifiques des femmes et des besoins des deux genres mis ensemble. Les femmes qui sont regroupées en associations féminines sont plus facilement accessibles alors que les hommes restent difficiles d’accès. D’où la nécessité de les sensibiliser en leur donnant l’information juste pour mieux agir dorénavant. A partir de cette année, ils seront ciblés particulièrement à travers une mobilisation sociale d’envergure. Au Niger par exemple, il y a une association dénommée " l’école des maris " à travers laquelle les hommes sont régulièrement sensibilisés sur les bons comportements à tenir pour aider la femme enceinte de bout en bout, afin de réduire au mieux la mortalité maternelle. C’est le type de pratiques que le Burkina Faso gagnerait à expérimenter, bien sûr en tenant compte de nos réalités.

L.P. : En attendant, comment les hommes sont-ils impliqués dans la réussite du thème de cette année ?

M.C.M. : Nous les convions à des conférences-débats, des théâtres forums qui seront organisés à travers le pays à l’approche du 8-Mars. Nous avons mis l’accent au niveau des directions provinciales de la femme comme de la santé pour que dans le public cible de ces manifestations nous ayons plus d’hommes participants. Une preuve qui montre que les hommes sont plus que jamais pris en compte dans cette lutte est que cette année un homme œuvrant à rendre propres les toilettes d’une maternité a été proposé pour être décoré lors de la cérémonie officielle à Dédougou. Par cet acte simple mais combien bénéfique, il a contribué à sa manière à améliorer les conditions d’accueil des femmes de ce milieu sanitaire, et partant à leur mieux-être.

L.P. : Où en êtes-vous avec les préparatifs de cet événement ?

M.C.M. : Dans le cadre des préparatifs de la cérémonie officielle, madame le Ministre s’est déjà rendue à Dédougou, hier encore, j’y étais avec une équipe du comité d’organisation. Le constat qui se dégage de toutes ces sorties est que les dispositions vont bon train au niveau de la ville de Dédougou. Concrètement, nous avons déjà recensé les infrastructures d’hébergement et les différents autres prestataires de services disponibles sur place. Le lieu du défilé est identifié et aménagé. L’une des difficultés majeures est l’insuffisance de structures d’accueil pour recevoir les invités, à savoir ceux de la Région de la Boucle du Mouhoun (qui compte à elle seule jusqu’à six provinces) et ceux des autres régions. Nous poursuivons les investigations pour trouver suffisamment de centres d’accueil convenables d’ici-là. Côté budget, l’Etat alloue chaque année une enveloppe financière pour l’organisation du 8-Mars. Compte tenu du fait que cette somme reste insuffisante, nous continuons de solliciter toutes autres ressources externes pour pouvoir mener à bien toutes les activités de cette année.

L.P. : Etes-vous satisfaites de la participation des femmes de Dédougou à ces préparatifs ?

M.C.M. : Il n’y a pas de problème à ce niveau car les femmes ont dans un premier temps bien accueilli la nouvelle de la commémoration officielle dans leur ville - et bien entendu après le rendez-vous manqué de 2011 - , et se sont investies dans un second temps à aider à l’organisation en tant que coordinatrices au niveau local. En résumé, les femmes de Dédougou participent vraiment à organiser cette célébration.

L.P. : Que répondez-vous à ceux qui disent que le monopole des pagnes du 8-Mars est exclusivement réservé à un seul individu ?

M.C.M. : Le ministère de la Promotion de la Femme a le monopole du thème qui doit figurer sur les pagnes. Pour leur confection, nous n’avons pas de budget à cet effet.
Etant donné que le pagne est déjà une tradition chez nous, les femmes prendront certainement mal le fait qu’il n’en existe pas parce que le ministère ne peut pas en produire faute de moyens financiers.

L.P. : Mais à qui revient cette tâche de confectionner et de vendre les pagnes ?

M.C.M. : Ce n’est pas notre ministère qui s’occupe de cette question. Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes.

L.P. : Quelles seront les grandes articulations de la commémoration de la " Journée de la femme " de cette année ?

M.C.M. : Comme chaque année, il est prévu le lancement de la semaine de la femme le 1er mars prochain à Ouagadougou suivi d’une marche. Cette semaine va être vécue aussi à Dédougou et dans les autres localités du pays. Habituellement, ce sont uniquement les femmes qui étaient concernées par cette marche, mais la particularité de celle de cette année prévoit que les hommes se joignent aux femmes. C’est un geste qui va marquer leur engagement à participer à la lutte contre la mortalité maternelle. Au cours de la cérémonie officielle dans la ville de Dédougou, il y aura à titre d’illustration un défilé femmes et hommes, des décorations au profit des personnes qui ont œuvré au cours de l’année pour la réduction de la mortalité maternelle, la pose de la première pierre de la construction d’une maternité avec un bloc opératoire.

Avant la cérémonie officielle, il est programmé un dépistage du cancer du col de l’utérus et du sein dans toutes les provinces de la Région de la Boucle du Mouhoun ; à Dédougou, un mariage collectif, une opération ville propre, une collecte de fonds pour la construction de la maternité sus-citée, une rue marchande avec foire d’exposition, des dons de sang, une course cycliste/football féminin, un jeu concours " meilleure femme 8-Mars 2012 ", des jeux radiophoniques, un concours d’une parade de masques, un forum sur le bilan du 8-Mars 2011, projection de films produits par des femmes cinéastes…

L.P. : En dehors des activités ponctuelles le jour du 8-Mars 2012, qu’est-ce qui est prévu pour assurer une atteinte optimale des objectifs relatifs à la thématique de la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle ?

M.C.M. : Les activités relatives à la Journée internationale de la femme ne se mènent pas seulement juste avant et après la date de commémoration. En effet, après le jour j, nous poursuivons les actions de sensibilisation dans les différentes localités, aidés en cela par des associations féminines en vue de la baisse du taux de mortalité des femmes au moment de la grossesse et de l’accouchement.

L.P. : Quels sont les messages forts à retenir au cours de cette édition du 8-Mars ?

M.C.M. : Au sortir de la commémoration de la Journée de la femme de cette année, tout le monde doit être mobilisé et pouvoir prendre conscience du rôle que le genre (hommes et femmes) a à jouer dans la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle. La lutte sera une réussite si les deux sont complémentaires dans l’action. La question de la maternité ne concerne pas seulement la femme. Il est vrai que c’est elle qui conçoit et donne la vie, mais tout le reste de la société a un rôle à jouer dans l’accompagnement de la grossesse pour un accouchement sans dommages et pour la mère et pour son enfant. Il est toujours des localités aujourd’hui au Burkina Faso où des femmes ne sont toujours pas libres (par la faute de leurs conjoints) de se rendre dans un centre de santé pour améliorer leur santé de la reproduction, où des femmes ne peuvent pas disposer de leur propre corps librement (elles sont à la disposition exclusive de leur mari). Les hommes doivent de plus en plus comprendre par exemple que les maternités trop rapprochées sont des risques pour la femme. Ils doivent se rendre compte que la femme, par manque de soins appropriés, risque sa vie en voulant donner la vie.

La fierté de l’homme ne doit pas se limiter seulement au fait d’avoir eu un enfant, mais aussi et surtout d’avoir aidé la femme durant la grossesse jusqu’à terme. Tout le monde doit contribuer à protéger de quelque manière que ce soit la femme enceinte, y compris les médias. Le ministère de la Promotion de la Femme ne pourra jamais à lui tout seul y parvenir.

L.P. : Y a-t-il un suivi-évaluation des journées de la femme écoulées, et comment est-il assuré ?

M.C.M. : Il existe bel et bien un suivi-évaluation des différentes journées de la femme tenues au Burkina Faso. C’est d’ailleurs cet exercice qui nous a permis de savoir que les indicateurs au niveau du Burkina Faso étaient loin de la moyenne attendue au niveau de l’OMD 5 d’ici à 2015, et de nous rendre compte de la nécessité de poursuivre encore pour cette année 2012 les réflexions et les sensibilisations sur le thème de l’édition de 2011. Vu que les indicateurs tendaient à baisser difficilement, malgré les efforts consentis aussi bien par l’Etat que la société civile. Ce n’est pas seulement le ministère de la Promotion de la Femme qui a à bras-le-corps le problème de la mortalité maternelle. D’où l’existence au sein du ministère de la Santé, de la direction de la santé de la mère et de l’enfant. De concert avec les autres structures concernées, nous faisons régulièrement des suivi-évaluations qui nous orientent sur les actions à mener. Même si nous sommes encore loin de l’OMD 5, il est à noter que les indicateurs baissent au fur et à mesure que les années passent.

Interview réalisée par Hermann GOUMBRI

Le Progrès

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Vos commentaires

  • Le 28 février 2012 à 08:23
    En réponse à : Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

    encore un deal, ce marché des pagnes du 8 mars ? Mr le 1er ministre, vous devriez demander à ta collègue femme qui s’en occupe et faire toute la transparence ? marché gré à gré ? pas d’appel d’offres ?
    Et, puis l’achat de tous ces pagnes, ne permettraient ils pas de construire une maternité ou 2 pour réduire la mortalité maternelle plutôt que de gaspiller l’argent en faisant la fête à Dédougou par ses temps de famine.

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  • Le 28 février 2012 à 10:28, par le mendiant
    En réponse à : Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

    Le journaliste a été trop mou sur la question des pagnes du 8 mars. C’est suspect. Je suis d’accord que le ministère de la promotion de la femme a le monopole du thème mais pourquoi une fois le thème connu, tout commerçant le désirant ne peut pas importer ses pagnes et faire inscrire le thème en question ? Cela ouvrirait une concurrence et le consommateur aurait le choix de la qualité, de la couleur et du prix. L’état s’il le désire peut s’octroyer le monopole de confection et de vente de ces pagnes et en ce moments les revenus issus d’une telle vente entrent dans le trésor public. Mais on ne peut pas décider d’octroyer le monopole à un seul individu qui impose la couleur, les prix et les conditions de vente aux Burkinabè. C’est inadmissible et le gouvernement doit communiquer la-dessus pour que ça ne soit pas comme cette histoire de rumeur de monopole sur le riz qu’on a fait circuler en son temps. Je prie les journaux sérieux tels que l’Obs, le pays, l’événement,reporter, sidwaya etc. de faire un article sur cette histoire de pagne de 8 mars. Tous les Burkinabè sont égaux donc pas de monopole suspect à un seul commerçant au détriment des autres. Surtout qu’il semble d’ailleurs que c’est le même commerçant qui fabrique les pagnes quand il y a des événements importants tels que SIAO, FASPACO,etc.

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    • Le 29 février 2012 à 22:50, par Conscience
      En réponse à : Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

      Je pense qu’il nous est plutôt demandé d’apporter NOTRE CONTRIBUTION PRATIQUE à la réduction de la mortalité maternelle ; c’est là le débat de fond qui permet de faire avancer la Femme burkinabé. Evitons de focaliser le débat sur les aspects secondaires qui, du reste, frisent le ridicule et rabaissent la Femme burkinabé. On a tous vu les scènes humiliantes,que dis-je....PITOYABLES, que les femmes ont faites autour de la couleur du pagne du 8 mars : la classe était fonction de la couleur de ton pagne 8 mars. Si les langues se déliaient ou s’étaient déliées aussi promptement et avec la même rage que suscite la déclaration du Dr Millogo, nous ne serions pas à la traîne avec ce minable taux de mortalité maternelle. Alors pas de chasse aux sorcières.Parlons peu et réfléchissons beaucoup car le Burkina est trop en retard alors que le chemin à parcourir est très long. ça ne vous fait pas honte ça ? Moi si !!!!!!!

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  • Le 28 février 2012 à 11:02, par S. DIOP
    En réponse à : Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

    Les droits des femmes au vote étant acquis au Burkina je me pose la question de l’opportunité de rendre la journée de la femme ( 8 mars) chomée et payée au Burkina. J’ai le sentiment que quelque part il y’a une propension à devopper la culture des jours chomés et payés dans notre Burkina alors qu’on fait partie des pays les plus pauvres du monde.
    A mon humble avis il y’a lieu de revisiter la pertinence du caractère chomé et payé du 3 janvier ( chute du régime de YAMEOGO), du 8 mars journée de lafemme. S’agissant de la fête Nationale il faut choisir un seul jour férié 11 décembre au lieu de 2 jours ( 5 août et 11 décembre).

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  • Le 28 février 2012 à 12:27
    En réponse à : Journée de la femme 2012 - Dr. Marie Claire Millogo/Sorgho, présidente du comité d’organisation : « Nous n’avons rien à voir dans la gestion des pagnes »

    Bonjour,

    Demander à Mme la SP de s’occuper de bien gérer sa structure au lieu de le faire comme une boutique du quartier : bonne planification, évacuation des affaires courantes sans que ce soit des trucs de dernières minutes, etc.

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