Au coin du palais : Un banquier se dénonce à son employeur

mercredi 22 février 2012 à 00h58min

ID a été condamné par le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso à 12 mois de prison assortis de sursis le vendredi 17 février 2012. A cela s’ajoute 7 350 000 FCFA, le reliquat, puisqu’avant la comparution devant les juges, il avait restitué 18 millions. Aussi doit-il verser 500 000 FCFA pour dommages et intérêts à la banque et 300 000 FCFA pour frais non compris. Mais comment cet agent, après 14 ans de service dans un établissement financier, a-t-il détourné 25 350 380 FCFA ? « J’avais d’énormes difficultés financières », a expliqué ID, caissier principal de sa banque, aux juges de la cour correctionnelle. Et ce sont ces difficultés qui vont conduire ID, à prélever d’abord cinq millions dans sa caisse, pour faire des affaires dit-il.

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Il décide ainsi, selon lui de faire le commerce de l’or, espérant avoir des bénéfices. Ce qui fut décevant, après l’achat de l’or, le prix s’est mis à baisser. Au niveau de la banque, si du mois d’août 2011à janvier 2012, les contrôles n’ont pas permis de constater un trou dans sa caisse, cependant, sa propre conscience l’a amené à se dénoncer à son directeur régional. « Je regrettais » dit-il. Mais au contrôle décidé par le directeur régional, la somme manquante était de 25 650 380 FCFA. Comme explication, il dit avoir dépensé 14 autres millions dans la recherche d’opportunité d’affaires. Et les autres millions ? Il dit avoir fait beaucoup de dépenses.

En plus il devait quatre millions de F CFA à des amis. La Cour a fait remarquer que le prévenu menait une vie d’irresponsable, puisqu’il passait presque toutes ses soirées dans les maquis et les boites de nuit, abandonnant ainsi sa famille. Les crédits avaient été contractés avant le forfait. Et selon les juges, son salaire seulement ne pouvait pas lui permettre de faire la java. Visiblement il roulait au dessus de ses moyens. Voilà ce, à quoi cette vie l’a conduit, ont expliqué les juges. Avant sa comparution, le prévenu avait pu rembourser 18 millions à sa banque. Devant les juges, il a promis de travailler afin de rembourser le reliquat. Comment ? lui ont demandé les juges, puisqu’il lui sera difficile d’avoir encore la confiance d’un employeur. Son conseil, Me O, a fait remarquer à la Cour, que son client est un agent de bonne foi.

Cela, parce qu’il s’est lui-même dénoncé, parce qu’il a pris conscience de son acte. De ce fait il appartient à la Cour, de lui faire confiance. Ainsi ID doit exécuter les requêtes du Tribunal, en remboursant le reliquat de 7 350 000 FCFA, les dommages et intérêts (500 000 FCFA) et 300 000 FCFA pour frais non compris.


Livré par son frère à la justice

Devant les juges le vendredi 17 février 2012, MK a reconnu très vite les faits qui lui sont reprochés. Il s’agit du vol de deux batteries de téléphone portable, d’un téléphone portable et de la somme de 350 000 FCFA, qui était dans la poche d’un pantalon de MT. L’affaire n’aurait pas été en justice, si le frère du prévenu n’avait pas lui aussi, dissipé le portable. En effet, il a confié l’objet à un réparateur de téléphones portables afin que celui-ci lui trouvera un acheteur. C’est là-bas que MT retrouve son téléphone, et demande des comptes au réparateur. De fil en aiguille, MK est retrouvé. Le butin a été restitué selon le prévenu, qui a écopé d’une peine d’emprisonnement de six mois assortis de sursis.


6 mois avec sursis assortis d’amendes pour avortement

Dans cette affaire d’avortement, le copain de AK, Joseph B, son grand frère Jules B, ainsi que Edward K, un infirmier à la retraite, ont écopé de 6 mois de prison avec sursis, le vendredi 17 février 2012. De plus, le Tribunal correctionnel, a demandé une amende de 50 000 FCFA aux coupables et 100 000 FCFA pour le suivi provisoire de la santé de la fille mineure. Peine assez clémente selon les juges qui affirment qu’en la matière, la loi requiert 1 à 5 ans de prison ferme, et /ou une amende de 300 000 à 1 500 000 FCFA. Devant les juges, le copain de la fille, Joseph B a déclaré que c’est elle qui lui a proposé l’avortement. Propos confirmé par la jeune fille, qui avait commencé l’avortement en avalant des comprimés qu’elle dit avoir acheté chez les vendeurs ambulants. C’est après avoir constaté des saignements qu’elle est allée à Bobo-Dioulasso pour voir son copain, qui a avec l’aide de son grand frère, a pris attache avec l’infirmier, propriétaire d’un cabinet de soin.

Sa maman qui, l’accompagnait lors du procès n’était même pas informée des déplacements de sa fille à Bobo-Dioulasso. Lorsque l’affaire, fut conclue avec l’infirmier qui a demandé 50 000 FCFA pour faire l’avortement, la fille arriva à Bobo-Dioulasso. De retour, sa santé devenue fragile va inquiéter sa maman, qui après connaissance de l’affaire, va traduire le copain et les autres complices en justice. A la barre, l’infirmier dit avoir accompagné l’avortement. Son rôle a consisté selon lui, à arrêter le saignement en plaçant un tampon vaginal, et en administrant à la fille un antibiotique et un antalgique. Selon lui, l’œuf avait éclaté et il n’y avait pas d’autre chose à faire. Aussi avait-il déjà pris une avance de 15 000 FCFA. Le procureur a fait savoir à la victime, qu’elle aussi est coupable et qu’il aurait fallu qu’elle parte derrière les barreaux pour comprendre que l’avortement est un crime. A l’infirmier à la retraite, il lui a demandé de prendre ses responsabilités.

Rassemblés par Rabalyan Paul OUEDRAOGO (ouedraogorabalyan@yahoo.fr)

Sidwaya

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