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Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Affaire Justin L. Zongo • • jeudi 16 février 2012 à 00h17min

Bientôt un an que l’élève Justin Zongo succombait à des coups et blessures reçus dans un commissariat de police de Koudougou. Puis, s’en est suivi des marches de protestation à travers le Burkina pour demander justice, conduisant à des scènes de violences inouïes. Edifices publics et domiciles privés et véhicules de la gendarmerie firent les frais de la furie des manifestants. Pire, ces manifestations ont occasionné la mort de six autres personnes. Naturellement des procédures judiciaires ont été engagées contre X. Si le dossier Justin L. Zongo a été jugé en août dernier, ce n’est pas le cas des autres. C’est pour faire le point de l’évolution des différents dossiers que le procureur général du Faso près la cour d’appel de Ouagadougou, Mme Honorine Méda/Dabiret a animé une conférence de presse ce 15 février 2012 au ministère de la justice et de la promotion des droits humains.

Les manifestations violentes qui avaient suivi le décès de l’élève Justin Zongo avait conduit à la mort de trois autres personnes à Koudougou, un à Kindi et deux à Poa. 208 cas de blessés légers et graves (28 étudiants, 40 élèves, 54 gendarmes, 53 policiers et 33 autres personnes appartenant à diverses catégories socio-professionnelles) avaient été dénombrés. A cela s’ajoute des dégâts matériels importants. Pour plus de sérénité dans le traitement judiciaire de ces crimes, l’ensemble de ces dossiers furent délocalisés à Ouagadougou. L’affaire Justin Zongo a connu un dénouement relativement rapide. Le procès des trois policiers a eu lieu le 22 août 2011. Ils furent condamnés respectivement à 8 et 10 ans de d’emprisonnement ferme.

S’agissant des faits relatifs au décès de l’élève Mohamed Zoubga et de l’agent de police André Dabiré, de destruction, de dégradation et incendie volontaire de biens meubles et immeubles à Poa ; l’instruction de ce dossier a permis d’identifier quatre personnes contre lesquelles des indices graves et concordantes de culpabilité ont pu être réunis. Deux d’entre eux sont détenues à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). L’instruction de ce dossier devrait être close bientôt.
Pour ce qui est de la mort de l’élève Michel Bouda à Kindi, deux personnes ont été inculpées dont un est en détention à la MACO. Le juge a clos l’instruction et le dossier est actuellement au parquet pour règlement définitif mais il faut encore attendre l’étape de la cour d’appel.

Quant aux faits relatifs à la mort de Assad Aboubacar Ouédraogo, Wend-Kuuni Kissou et Issa Bado (tous de Koudougou), deux personnes ont été inculpées et sont détenues à la MACO. « L’instruction suit son cours et a été transmis à la chambre criminelle de la cour de cassation pour la désignation de la juridiction d’instruction et l’inculpation éventuelle d’un officier de police judiciaire suspecté d’avoir participé à la commission des faits ».

Parmi les inculpés, on compte cinq officiers de la police judiciaire et quatre civils, selon le procureur général du Faso près la cour d’appel de Ouagadogou, Honorine Méda/Dabiret. Il n’y a ni élève, ni étudiant parmi les inculpés pour l’instant mais le dossier suit encore son cours, a-t-elle ajouté sur insistance des journalistes. Sur les huit (8) personnes inculpées, cinq sont déjà en détention à la (MACO). Pour une question d’efficacité, nous-a-t-on dit.

Moussa Diallo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 février 2012 à 01:16, par Ni gnin wè En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    Quand-même monsieur le journaliste, on ne dit pas procureur général du Faso près la cour d’appel de Ouagadougou ; On dit simplement procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou. Il y a aussi le procureur général ,près la cour d’appel de Bobo-Dioulasso ; c’est pour dire qu’il n’y a pas un procureur général pour tout le Burkina Faso.

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  • Le 16 février 2012 à 08:26, par le juriste En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    Cher journaliste, cultivez-vous un peu avant d’écrire. on l’a toujours dit et repété, "procureur général du faso" n’a aucun sens. ou la dame est procureur génral ou elle est procureur du faso. au Burkina, il y a deux procureur généraux, celle qui est près la cour d’appel de Ouagadougou et celui près la cour d’appel de Bobo-Dioulasso. par contre, il doit y avoir (si je ne me trompe pas) 24 procureurs du faso ; chacun d’eux étant près l’un des 24 tribunaux de grande instance que compte notre pays.

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    • Le 16 février 2012 à 15:33, par Zeid119 En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

      Pour ajouter à votre réaction, je ne comprends pas français mais je pense que quand on emploie " respectivement" c’est après avoir situer les intéressés. voyez votre passage "Le procès des trois policiers a eu lieu le 22 août 2011. Ils furent condamnés respectivement à 8 et 10 ans de d’emprisonnement ferme". Merci !

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  • Le 16 février 2012 à 08:36, par Burkibila En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    REPONSE à Kantigui de sidwaya concernant son écris suivant :
    Kantigui a remarqué que le nom de l’office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) apparaît sur les fora des différents organes de presse. Intrigué par ces écrits, un recours à l’information a permis de comprendre que la nationale de l’eau est victime, actuellement, d’une campagne d’intox et d’embrouillamini que mènent certaines de ses brebis galeuses en passe d’être découvertes et mises hors d’état de nuire. En effet, il est parvenu à Kantigui qu’un certain nombre d’agents dont des responsables de services auraient troublé les finances de la société en abusant de la confiance portée en eux, pour se rendre coupables de malversations financières, de faux en écriture et usage de faux. Affaire à suivre…

    Mon cher Kantigui, qu’est ce que vous appelez une campagne d’intox et d’embrouillamini ? il ya eu vol à l’onea oui ou non monsieur Kantigui ?. vous l’avez dit que certains responsables ont fais des malversations financières et c’est que nous avons dénoncé sur le forum et demandé à la gendarmerie d’intervenir. Et je vous dit que la gendarmerie a fais son travail. Deux personnes sont actuellement à la MACO et l’enquête suit son cours.
    J’aimerais que Kantigui nous dise qu’est ce qui de l’intox dans ce qui était dit dans le forum. A te lire, j’ai l’impression que c’est toi qui fais de l’intox. En tant que journaliste, tu n’as même pas pu nous fournir d’informations plus ce qui a été dit par des forumistes.
    Pauvre kantigui, tu fais le journalisme du ventre. Il faut nous montrer que c’est de l’intox ?.
    Jai raison de ne jamais faire confiance à la presse publique burkinabè, c’est du pourri.
    Mon cher kantigui, ce n’est pas du professionnalisme ce tu as fais.

    Mes amis forusmistes, il y a eu du vol à l’onea. mes écris ont poussé la direction de l’onea à faire appel à la gendarmerie avec une plainte pour vol de 50 millions f cfa or le montant est monstrueux et vaut des centaines de millions.
    Monsieur Kantigui, c’est malhonnête pour qu’une information d’une telle gravité, comme les malversations à l’onea, soit cachée comme tu fais.

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  • Le 16 février 2012 à 15:40 En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    où était le procureur pour faire un point maintenant, qu’il reste quelques jours de ces moments dificiles ayant marqués la population burkinabé ?

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  • Le 16 février 2012 à 15:58, par Adolphe En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    S’il y a une erreur ou un lapsus dans l’écrit, rectifions et continuons notre lecture. "Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent pas" quand même.Et en plus les termes de la justice sont spécifiques aux juges tout comme ceux de la médecine aux médecins . Donc j’estime qu’il ne faut pas jeté l’anathème sur le journaliste qui n’a fait que son travail.

    A l’analyse du procès judiciaire sur le cas J.Zongo(paix à son âme),nous avons le sentiment que les magistrats ce jour,avaient déjà leur position (la lourde sanction) et étaient réfractaires à toute défense des accusés .Pourquoi ? Simplement parce qu’en aucun moment du procès, nul n’a pu convaincu l’assistance de ce l’élève aurait vraiment succombé des suites de ses blessures. Et où serait passée le principe jurisprudentiel qui veut que le doute soit profitable à l’accusé ?

    Je ne défend personne mais dans un souci d’équité de tous devant la loi,faisons beaucoup attentions pour ne pas trop affliger nos forces de sécurité qui,nous le savons tous abattent un travail important pour notre sécurité et parfois au prix même de leurs vies partout au Burkina.

    Merci

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  • Le 16 février 2012 à 16:11, par Subtance Grise En réponse à : Affaire Justin Zongo : Le point des dossiers connexes

    Hors sujet !
    Pourquoi certains fonctionnaires ne veulent pas quitter leur poste quand on a nomme une tierce personne a leur place.
    Comme le cas du directeur provincial de l’environnement de leo qui ne veut passer service depuis.
    Chers compatriotes,permettez le BF d’avancer pour les generations futures.

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