DREPANOCYTOSE AU BURKINA : Un « Guide national » de sa prise en charge désormais disponible

mardi 14 février 2012 à 02h01min

Les 9 et 10 février derniers à Ouagadougou, il s’est ouvert un atelier d’amendement et de validation d’un document intitulé « Guide national de prise en charge de la drépanocytose au Burkina Faso ». Cet atelier a regroupé des professionnels de santé venus de plusieurs régions du pays. A l’issue des travaux d’amendement, c’est un document bien toiletté qui est mis à la disposition du monde de la santé du Burkina.

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Les professionnels de la santé au Burkina disposent désormais d’un guide appelé « Guide national de prise en charge de la drépanocytose au Burkina Faso ». L’élaboration de ce « Guide » a été l’initiative du ministère de la Santé. Après cette phase d’élaboration, il fallait convoquer des spécialistes de santé des quatre coins du pays en vue d’apporter des amendements pour que, in fine, il en ressort un document clair et opérationnel. C’est chose faite depuis l’atelier de 48 heures tenu au Centre national Paul Zoungrana. Les violons de plusieurs spécialistes du monde sanitaire, présents à cet atelier, se sont accordés.

Il en est ressorti alors un document fini, d’une quarantaine de pages, qui constitue « une référence pour les agents de santé dans les activités de prévention, de diagnostic clinique et biologique, mais aussi dans le traitement de la drépanocytose », comme cela est écrit dans son chapitre premier. Dr Valian Adama, chef du service des maladies non transmissibles a rassuré que l’atelier a beaucoup enrichi ce « Guide » au point qu’il contribuera, tel qu’élaboré, à susciter au sein des populations, un engouement particulier pour le dépistage volontaire, à réduire « la mortalité des syndromes drépanocytaires majeurs, à améliorer la qualité de vie des malades et à réduire l’incidence des syndromes drépanocytaires majeurs. »

Ce qui paraît important aux yeux de Dr Vilian, d’autant plus que les données disponibles estiment que sur 100 000 nouveau-nés au Burkina, 600 sont des porteurs du trait drépanocytaire S. C’est en cela que la maladie est déclarée comme constituant un sérieux problème de santé publique au Burkina. Et selon le document qui vient d’être amendé, ce sont les enfants de moins de cinq ans qui en payent le lourd tribut et la majorité des enfants atteints de la forme la plus sévère meurent avant l’âge de cinq ans le plus souvent d’une infection ou d’une anémie. Ceux qui survivent restent vulnérables aux poussées de la maladie et aux complications.

Boulkindi COULDIATI

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 14 février 2012 à 03:28, par mackiavel
    En réponse à : DREPANOCYTOSE AU BURKINA : Un « Guide national » de sa prise en charge désormais disponible

    Les chercheurs burkinabè ont trouvé un produit homologué (ils sont les seuls au monde) contre cette maladie du sang. Il s’appelle le Faca et est disponible dans quelques pharmacies de la place. Cependant, aucun médecin ne le prescrit puisqu’il n’y a pas un grand groupe industriel pour la redistribution des ristournes sous forme de cadeaux divers.

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    • Le 14 février 2012 à 13:46
      En réponse à : DREPANOCYTOSE AU BURKINA : Un « Guide national » de sa prise en charge désormais disponible

      bien merci pour ton information Malheureusement c’est cela la triste realité, non seulement au burkina mais partout en afrique. L’afrique regorge de plein de capacités en recherches et idees nouvelles, mais il manque les moyens et surtout la volonte politique d’aider les chercheurs en tout genre afin de les rendre autonomes et creer quelque chose qui soit pour l’interet des africains. Il se trouve qu’il y a des chercheurs competents mais sans aucun moyen pour faire quoi que ce soit. Alors tout le monde va squatter les postes de directeur de ceci, de chef de cela et patati patata... pour avoir a manger et survivre au quotidien, et ce au detriment de son integrité morale et pour sa sclerose intellectuelle. Le chercheur africain n’a meme pas les moyens, ni meme l’idee de lancer sa propre affaire. meme quand il le fait, les autres collegues jaloux, feront tout pour faire capoter un succes qui beneficierait a tous
      Combien de chercheurs africains ont developpe des idees interessantes (sur le sida, paludisme, hepatite, etc) a partir de la pharmacopée traditionnelle, mais soit se sont laissé voler l’idee par les multinationales europeennes ou la leur ont donnee pour quelques centimes pour qu’ils les revendent cher au niveau mondial y compris aux africains qui ne peuvent que mourir car ces medicaments qui leur appartenaient coutent trop cher. La drepanocytose, seuls les africains (disons les noirs, negres, etc) en souffrent, alors pourquoi investir dedans ? Il y a bien une association africaine de la pharmacopée basée a dakar, mais sans aucun moyen. Il y a bien quelques africains qui ont tenté de se lancer dans la fabrication de medicaments, mais connaissent des problemes bizarres quand ils ne sont pas morts tout aussi bizarement parfois. Mais la la lutte la guerre pour l’autonomie des africains ou de totut homme tout court se situe dans la volonte farouche de se rendre autonome au prix de sacrifices bien compris. Il faut avoir de la dignité, l’amour pour son pays, son peuple,l’humain tout simplement.
      SOME

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