Infrastructures routières à Ouagadougou : 2 100 km de la voirie attend bitume ou latérite

lundi 13 février 2012 à 02h31min

La ville de Ouagadougou compte à ce jour environ 2 700 km de voirie dont seulement 200 km sont bitumées et 400 km en latérite. Une situation qui montre sans conteste que des efforts doivent être redoublés en matière de routes.

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Barthélemy Toé, ingénieur civil de son état a traîné sa bosse dans plusieurs loges de la Direction générale des services techniques municipaux (DGSTM) depuis 1990. Devenu Directeur général (DG) de la structure depuis 2007, c’est en homme bien avisé qu’il se prononce sur les questions de routes concernant la commune de Ouagadougou.Voulant clarifier la lanterne des populations, M. Toé affirme qu’il existe des routes qui, quand bien même traversent la capitale, ne relèvent pas de la municipalité. Il s’agit, de son point de vue, des routes nationales qui ne sont pas à confondre avec les voies urbaines relevant de la commune de Ouagadougou. La voirie s’étend sur une distance de 2700 kilomètres avec 200 km de voies bitumées et 400 km en latérite », tient à préciser le DG des services techniques municipaux.

Pour l’ingénieur civil de métier, pendant les quatre dernières années, plusieurs travaux ont été réalisés dans les cinq arrondissements de la commune en vue de désenclaver certains quartiers de la capitale. Toute chose rendue possible grâce au Projet de désenclavement des quartiers périphériques de la ville de Ouagadougou qui a été financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 15 millions d’euros (environ 9,8 milliards de FCFA). Ce projet, selon le premier responsable de la DGSTM, s’est réalisé autour de 4 composantes essentielles parmi lesquelles les routes à elles seules occupaient 72% du financement alloué. « Il (le projet) nous a permis de construire 44 km de routes dont 22 bitumées et 22 km de routes en terre, pour un budget total d’environ 7,5 milliards de nos francs », précise-t-il.

Et d’ajouter que la réception de ces routes a eu lieu à la satisfaction générale de toutes les parties prenantes. Mais avant, souligne-t-il au passage, il y a eu un travail préliminaire qui a été fait par nos services techniques à savoir l’Avant-projet sommaire (APS) qui a permis d’identifier 180 km de routes dans la capitale qui méritaient toutes d’être bitumées.

Au regard de la somme mise à notre disposition, ajoute Barthelemy Toé, nous avons opté pour la bicouche dans le bitumage des 22 km. « A l’époque, les gens répétaient à l’envie qu’il s’agit de goudrons "vie chère", lance-t-il tout sourire en précisant que c’est l’exemple-type de la route qui passe devant le palais de la culture Jean-Pierre-Guingané. Ces voies, pour M. Toé, sont à ne pas confondre avec les voies en monocouches réalisées comme tronçon de déviation lors des travaux des différents échangeurs de la place. Ces tronçons, de son avis, ont été aménagés pour permettre aux populations de circuler parce qu’ils dégageaient beaucoup de poussière.

1,2 milliard de FCFA pour réhabiliter les routes détruites le 1er septembre 2009

De tels aménagements, fait savoir l’ingénieur civil, ne sont pas du ressort de la commune car ils ne concernent pas les routes urbaines. « La construction des voies de déviation pendant les travaux des échangeurs n’incombe pas à la mairie », explique le locataire de la DGSTM. Une précision qui a toute son importance, car pour l’interlocuteur du jour, les gens ont tendance à faire souvent des confusions en tançant la commune d’avoir fait des fausses voies dont le bitume commence à s’éroder. Par ailleurs, la commune a aussi bénéficié du soutien du Projet pôle régional de développement financé par la Banque mondiale (BM).

Ce qui lui a permis d’engager des travaux qui malheureusement ont coïncidé en son temps avec les pluies du 1er septembre 2009. Si le financement de la BM s’élevait à plus de 3,5 milliards, la mairie centrale a dû apporter une contribution de 1 208 083 504 de FCFA pour réhabiliter les voies détruites par les pluies diluviennes. En plus du soutien des projets, la commune mène des activités de construction de caniveaux et de reprofilages des routes dans les cinq arrondissements grâce à ses propres fonds. A la question de savoir quels sont les critères qui prévalent au choix d’une voie pour son bitumage dans un arrondissement, le directeur général des services techniques municipaux, lance ceci : « c’est trop compliqué car il y a l’avis des populations, des conseillers, des maires d’arrondissements, les services techniques et certains bailleurs ».

Et de renchérir : « nous avons affaire aussi aux hommes politiques car chacun veut tirer le maximum vers son secteur », dit-il tout en soupirant. Mais au final, il revient à l’autorité communale de faire un arbitrage sur proposition des services techniques. Pour l’année en cours, la priorité de la commune reste la mobilisation des fonds car plusieurs dossiers en matière d’infrastructures routières se trouvent actuellement entre les mains des bailleurs de fonds de la commune Ouagadougou.

Nombamba Didier OUEDRAOGO

Sidwaya

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