LUTTE CONTRE LE TABAGISME : Attention aux fumeurs, la loi est là !

vendredi 10 février 2012 à 00h31min

La Direction de la santé des adolescents, des jeunes et des personnes âgées du ministère de la Santé a organisé, le 7 février 2012 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges et d’information sur la réglementation sur le tabac et le tabagisme au Burkina. Les hommes de médias qui ont été concernés par la rencontre, ont été informés sur la loi, ses décrets d’application ainsi que sur le plan stratégique national de lutte anti-tabac. La rencontre a été présidée par le ministre de la Santé, le Pr Adama Traoré qui, pour l’occasion, s’est entouré de ses plus proches collaborateurs.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez

« Tout est dégât dans le tabac. » Telle est la conclusion du Dr Narcisse Naré, directeur de la santé de la famille, des adolescents, des jeunes et des personnes âgées, dans son exposé sur le contenu de la loi anti-tabac et ses décrets d’application. Le ministre de la Santé, le Pr Adama Traoré, dans son intervention ayant servi de mot d’introduction, a souligné que l’avènement de la loi marque la volonté du gouvernement burkinabè de se dresser contre un phénomène qui n’a que des effets néfastes sur la population non seulement mais sur l’économie de façon générale. Il a souhaité que les journalistes puissent s’approprier cette loi et toute la réglementation en la matière afin de se faire le relais du ministère et des agents de santé.

Le ministre a ensuite donné la parole au Dr Narcisse Naré, afin qu’il explique le contenu de la réglementation aux journalistes. Ce dernier a d’abord donné le fondement de la loi anti-tabac, ensuite les étapes de l’adoption de la loi et enfin son contenu. Le Dr Narcisse Naré a, à la suite du point qu’il a fait, dit toutes les attentes qui sont les leurs à l’endroit de la presse et avant d’annoncer les perspectives de la lutte contre le tabac en général.

Le tabac, un produit malheureusement licite

L’adoption de la loi anti-tabac a été faite dans la logique de l’adoption de la Convention cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac (CCLAT) en vigueur depuis le 27 février 2005. Les dispositions fondamentales de ladite convention concernent la réduction de la demande de tabac ainsi que celle de l’offre. C’est dans le but de se conformer à cela que la loi a été adoptée au Burkina. Le Dr Narcisse Naré a, dans son exposé, fait ressortir les nombreuses maladies dont peuvent souffrir les fumeurs. Ce sont entre autres les cancers de l’appareil respiratoire et du système cardiovasculaire, les maladies digestives chroniques sans compter les effets primaires, secondaires et tertiaires.

La population cible de la sensibilisation reste sans conteste les jeunes et les enfants. Le directeur de la santé des adolescents, des jeunes et des personnes âgées a fait remarquer que « le tabac est un produit nocif et malheureusement licite ». La loi vise surtout à renforcer la lutte contre l’usage et la consommation du tabac et des produits du tabac au Burkina Faso, et à préserver les générations présentes et futures des effets sanitaires sociaux, environnementaux et économiques dévastateurs, a t-il poursuivi. Cela dit, l’article 7 de ladite loi stipule que « toute personne physique ou morale lésée par les activités de l’industrie du tabac peut poursuivre celle-ci devant les juridictions compétentes ». Aussi est-il interdit de « fabriquer et de vendre des confiseries, jouets ou tous autres objets ayant la forme ou le goût du tabac, d’un produit du tabac ».

Est également interdit son exposition sauf à des points de vente autorisés par voie réglementaire, sa vente aux personnes de moins de 18 ans ainsi que sa vente par toute personne de moins de 18 ans. Dans les dispositions finales, on note les contraventions en matière d’interdiction de fumer dans les lieux publics, clos ou ouverts, dans les transports en commun et l’exposition des tiers à la fumée du tabac. Les mêmes dispositions finales ajoutent qu’il existe des peines aussi bien d’emprisonnement que d’amende allant de 100 000 à 100 000 000 de F CFA. Les infractions peuvent être, entre autres, la distribution gratuite du tabac, le parrainage ou la publicité autour du tabac, ou la vente à un mineur de moins de 18 ans.

Dans cette vaste campagne de lutte contre le tabagisme, le ministre Adama Traoré, en réponse à des inquiétudes des journalistes, a souligné qu’il faudra mener le combat de façon crescendo et la presse est appelée à jouer un rôle de relais. Le Dr Georges Ouédraogo, tabacologue au CHU-YO, a insisté sur le fait que le sevrage existe mais que sa fréquentation n’est pas régulière.

Aimé NABALOUM

Le Pays

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés