VIH/SIDA Cultivons le courage du dépistage  !

mardi 17 janvier 2012 à 01h45min

Le SIDA, on le sait, est une maladie mortelle qui touche de nombreuses personnes dans le monde entier, et bien évidemment au Burkina Faso, où des efforts sont consentis pour faire régresser le taux de séroprévalence (2% au plan national de nos jours). Transmis par un virus coriace, cette pathologie peut être évitée, si l’on observe trois précautions  : l’abstinence, la fidélité et le port du condom. Il est donc évident que le SIDA se transmet par le sexe en premier, même s’il y a d’autres moyens de transmission (le sang par exemple), d’où la nécessité d’avoir des comportements sexuels responsables. Et à ce sujet, il convient de connaître son statut sérologique pour s’assurer et rassurer les autres de son état de santé, ou entamer, au plus vite, un traitement Antirétroviral (ARV), si l’on est atteint.

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Ceci, pour dire que le seul moyen de savoir si l’on est malade du SIDA ou pas, c’est de faire son dépistage. Du dépistage, parlons-en, car il inspire la peur à bon nombre de Burkinabè. Presque tous avons peur de connaître notre statut sérologique, comme on le constate, étant donné qu’en matière de sexe, l’on ne peut jurer de rien. Beaucoup d’entre nous refusent catégoriquement d’aller faire leur test de dépistage et parmi ceux qui ont le courage de le faire, certains, pas très sûrs de leur santé, fuient sans attendre le résultat ? ! La peur de contracter le SIDA, maladie très mal vue dans la société malgré les plaidoyers contre la stigmatisation, fait redouter la pratique du dépistage. Mais la solution, disons-nous, n’est pas dans la fuite. A quoi ça sert d’ignorer son statut sérologique, et de marcher dans l’insouciance.

Il vaut mieux le savoir, pour en avoir le cœur net. Si l’on refuse le test de dépistage et que l’on ne souffre pas réellement de la maladie, c’est tant mieux, mais si l’on a le virus dans le sang, le pire pourrait survenir. Lorsque l’on sait qu’on est séropositif, les complications conduisant à la mort peuvent être évitées, dans la mesure où on peut rapidement se mettre sous traitement ARV. Lequel traitement est maintenant gratuit au Burkina Faso. Ainsi, on peut se donner la chance de vivre mieux, et pourquoi pas longtemps. Prenons soin de nous, dit-on, et Dieu fera le reste. Et c’est en cela que le dépistage est un acte salvateur pour celui qui le pratique. Le doute s’éloigne et la confiance en soi s’installe. L’on se sent mieux dans sa peau si l’analyse sanguine nous est favorable, et nous savons à quoi nous en tenir si l’on souffre de la maladie. Dépistons-nous, c’est une manière de vaincre le SIDA ? !

Kader Patrick KARANTAO (stkaderonline@yahoo.fr)

Sidwaya

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