Criminalité transnationale : Ils aimaient les 4X4

dimanche 8 janvier 2012 à 23h56min

En ce début d’année, c’est un réseau de délinquants spécialisés dans le vol de véhicules 4x4 qui a été démantelé par le Bureau central national (BCN) d’Interpol Ouagadougou. Trois d’entre eux, opérant entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ont été présentés avec leur butin le vendredi 6 janvier 2012 à la direction générale de la Police nationale.

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Les événements ayant conduit à la découverte du groupe de trafiquants spécialisés se sont déroulés ainsi qu’il suit : le 16 décembre 2011, Interpol est informée du vol d’un véhicule à Abidjan et qui était supposé se trouver à Ouagadougou. Alertée, la police nationale, à travers son Bureau central national (BCN) d’Interpol se met à pied d’œuvre. Le 31 décembre 2011, elle arrête les auteurs du vol, au nombre de trois (3), dans notre capitale. Il s’agit de Mamadou Dembélé, d’Ouri Anselme Séni et de Philipe Kwamé.

Cette opération permet également de retrouver un autre véhicule dont la police avait été informée de la disparition. Ainsi, ce sont deux (2) véhicules 4x4 de marque Mitsubishi et Toyota Land Cruiser qui ont été saisis. Au même moment, les enquêtes de la police internationale permettent de découvrir une troisième voiture, de marque Toyota, abandonnée en territoire ivoirien par les voleurs après qu’ils avaient eu un accident.

Pour ce qui concerne le mode opératoire des truands, explique le commissaire principal de police chargé du BCN-Interpol Ouagadougou, Thierry Tuina, les brigands arrachent les véhicules de force, souvent au risque de la vie des propriétaires légitimes, ou ils les prennent en location avant de s’enfuir dans un autre pays pour les vendre après s’être établi de faux documents.

Ainsi, des trois (3) personnes arrêtées, deux (2) sont titulaires, chacune, de quatre (4) faux documents civils portant des identités et des professions différentes. Ils avaient également sur eux six (6) fausses procurations, un faux laissez-passer et un ordre de mission d’une organisation internationale contrefait. Les recherches se poursuivent en vue d’appréhender les complices et probablement les autres membres du réseau.

28 véhicules volés

Le chef du BCN-Interpol Ouaga a par ailleurs déclaré qu’au cours des six derniers mois la Police nationale a réussi a récupérer vingt-huit (28) véhicules volés à travers le monde. Une situation qui l’amène à inviter tous les acheteurs de véhicules à être prudents, à procéder à un contrôle des voitures qui leurs sont proposées avant de s’engager dans toute opération d’achat. Les véhicules récupérés seront restitués à leurs propriétaires après vérification.

Le commissaire central de police de la ville de Ouagadougou, Jean Alexandre Darga, assistant son collègue du BCN-Interpol, a profité de l’occasion pour faire le point des actions de sécurité entreprises par les forces de l’ordre pendant les fêtes de fin d’année. Ces démarches de sécurisation ont concerné la saisie de stocks de pétards, la lutte contre le grand banditisme et la sécurité routière.

S’agissant de la lutte contre le grand banditisme, indique-t-il, des patrouilles préventives et des opérations de traque ont été organisées dans la nuit du 22 au 23 puis du 29 au 30 décembre 2011 dans les zones criminogènes de la ville de Ouagadougou, au nombre de cent cinquante-deux (152). Pour ce qui est de la sécurité routière, ce sont plus de six mille (6 000) agents qui ont été déployés dans toute la ville, à entendre le Commissaire Darga.

Ce qui a permis, selon lui, d’interpeller trente-huit (38) personnes, certaines pour flagrant délit de vol et des chauffeurs sans permis de conduire. Les policiers ont également retiré deux cent soixante-dix-sept (277) engins à deux roues pour divers motifs. Il faut noter que lors de ces fêtes, les forces de sécurité ont relevé cent trois (103) accidents, dont trois (3) décès.

Jaunasse Yaro (Stagiaire)

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Kaya : Une serveuse de maquis poignardée sur le pont Napagba

Une jeune fille exerçant comme serveuse dans un maquis de la ville de Kaya a été poignardée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2011 à Kaya.
L’agression contre la serveuse du maquis, selon les témoignages, a eu lieu entre minuit et une heure du matin sur le pont Napagba situé entre le secteur 4 et le centre-ville, à environ 200 m du Commissariat de police.
Pour raison de sécurité, la municipalité de Kaya a installé des lampandaires au niveau du pont de Napagba. Selon les indiscrétions, les agresseurs de la serveuse avaient bouclé le passage du pont à l’aide de motocyclettes et contrôlaient la circulation de la voie allant du secteur 4 au centre-ville et passant sur ces lieux.
La serveuse poignardée rentrait chez elle accompagnée d’autres camarades serveuses du même maquis.

S’agit-il d’un règlement de comptes ?
Les agresseurs se sont évanouis dans la nature après leur forfait.
Quant à la serveuse poignardée, elle a été évacuée au Centre hospitalier régional (CHR) où elle a eu la vie sauve grâce aux soins intensifs du personnel médical.
Aux dernières nouvelles, sa vie serait hors de danger. Fréquentées souvent par plusieurs partenaires, les serveuses de maquis et bars encourent des risques dans l’exercice de leur métier.
Prudence étant mère de sûreté, elles doivent donc adopter des comportements responsables pour éviter certains désagréments.

D. D. O.

L’Observateur Paalga

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