ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

mercredi 28 décembre 2011 à 01h33min

Les problèmes de succession dans la chefferie traditionnelle au Burkina sont multiples, récurrents et souvent d’origine centenaire. Sujets de division enclins à l’avilissement des valeurs culturelles dans nos sociétés traditionnelles, ces guerres de succession dans lesquelles l’autorité se garde parfois d’intervenir, compromettent l’harmonie sociale et le développement local. Tapis dans l’ombre, le politique parfois s’en mèle et cristallise les conflits. L’autorité administrative de tutelle quant à elle, joue souvent le médecin après la mort dans la résolution de ces différends. Le cas de la dynastie Férobé (peulh) du Royaume du Liptako (Dori), où neveu et fils du défunt Emir, tous de la famille Dicko, prétendent au trône de l’Emirat du Liptako, en est l’illustration. Dans cette circonscription traditionnelle, le fil du dialogue est rompu.

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Cette crise aux allures inquiétantes fait suite à la désignation par le Collège de sages de cette lignée, d’un nouvel Emir du Liptako, en remplacement du regretté Dicko Abdoulaye Nassourou, Emir du Liptako, décédé le 12 novembre 2010. Ce bicéphalisme dans l’émirat du Liptako qui couvre près de 200 villages, porte atteinte à l’image du Liptako et exacerbe, au jour le jour, des tensions. Du reste, nous nous sommes entretenus à ce sujet avec les protagonistes sur cette discorde. C’était respectivement les 10 et 14 décembre derniers avec Dicko Boubacar Bassirou et Dicko Ousmane Amirou, tous intronisés pour un même fauteuil royal. Si chacun des « Emirs » campe sur sa position à garder le trône, ils se disent tous favorables à d’éventuelles concessions de sortie de crise. Clin d’œil sur un royaume tourmenté au cœur du Sahel.

Pour mémoire et selon des sources écrites contradictoires de l’histoire du Royaume du Liptako, c’est au début du XVIIIe siècle que les Peulhs Férobé ont quitté le Macina dans les confins du Mali, pour s’installer à Wendou, en pays Gourmantché. Comme cela se faisait à cette époque et à l’instar d’autres royaumes, les Ferobé chassèrent les autochtones et occupèrent leur territoire. Brahima Seydou, 3e fils de Birmali, reçoit l’étendard de l’islam d’Ousmane Dan Fodio et devient le premier Emir du Liptako en 1810. Cette première succession qui ne s’est pas faite de père en fils va entretenir la polémique et la confusion dans la lignée peulhe, quant à la succession au trône de l’Emirat du Royaume férobé, l’une des plus grandes circonscriptions traditionnelles du Burkina.

Depuis cette période jusqu’à nos jours, tous s’accordent à témoigner que 11 chefs traditionnels et spirituels se sont succédé au trône de l’émirat du Liptako. Le règne du dernier Emir du Liptako, Sa Majesté Dicko Abdoulaye Nassourou, qui aurait succédé à son père par imposition du gouvernement de l’époque en 1963, a rompu la chaîne de la succession qui se faisait entre frères, par consensus familial au lieu de père en fils, à en croire la Famille férobé. Pour elle, le dernier Emir a transgressé l’éthique du Liptako. « C’était une malédiction car de mémoire d’homme, selon les coutumes et les traditions Férobé, un fils ne devrait pas remplacer son père au trône ; c’était une première qu’un tel cas se produisait dans notre Royaume », soutiennent des sages proches de Boubakar Ousmane Bassirou, doyen de la famille Dicko.

Après le décès du dernier Emir du Liptako, Boubacar Dicko Abdoulaye Nassourou le 12 décembre 2010, les tractations allaient bon train quant à sa succession. « Avant la fin du deuil, le fils du défunt a entamé des démarches peu orthodoxes au mépris des us et coutumes de la famille férobé, en matière de désignation d’un Emir, sillonnant les villages pour se faire élire Emir du Liptako », dénonce Dicko Boubakar Ousmane dit Bassirou, Emir élu de la Famille Dicko. Il est contesté du clan de Ousmane Dicko Amirou, Emir élu pour le même trône par des chefs coutumiers des villages relevant du Royaume.

Un trône, deux Emirs

En effet, c’est le 14 janvier 2011 que la famille Dicko auparavant divisée (familles Sory et Issa), s’est réunie pour se réconcilier, se prononcer d’une seule voix sur la personne d’entre elles qui doit porter la couronne du premier dignitaire du Royaume férobé. A l’issue d’un consensus, selon un procès- verbal (PV) de réunion, Boubacar Dicko Ousmane Bassirou a été porté au trône de son frère défunt. Ce commis de l’Etat qui a assumé les fonctions d’administrateur civil principal ne savait pas qu’il allait désormais partager le palais royal avec son neveu. Le15 janvier, soit le lendemain de son élection, un groupe de chefs de village s’est également réuni et a désigné, comme successeur de son père, Ousmane Dicko Amirou, sans notifier ce PV, ignorant ainsi « les symboles de l’Emirat du Liptako, au mépris des principes et règles coutumières Férobé dans la désignation d’un émir ».

Et Dicko Boubacar Bassirou de fulminer : « A l’exception de la nomination de feu Dicko Abdoulaye dit Nassourou, il est connu de tous que c’est la famille, elle et elle seule, qui désigne l’Emir car c’est une question de dynastie ». Microbiologiste et gestionnaire de sociétés, le prince qui s’accroche au turban et à la canne de son père est vivement rejeté par la communauté des princes du Liptako. Celle-ci dit lutter pour le respect de son choix, ainsi que celui des « principes princiers » dans la lignée du Royaume. Mais le camp adverse ne tarit pas d’arguments et d’approches battant en brèche ce qu’il appelle allégations et supercheries sur le mode de désignation d’un Emir au Liptako.

« A la suite du décès d’un Emir, ses héritiers sont convoqués par les familles férobé dont les parents ont assumé à une époque la chefferie pour concertation en vue de proposer une candidature aux chefs de village qui ont la charge d’élire l’Emir », soutient Dicko Amirou qui clame sa légitimité à occuper le palais royal. Il poursuit : « J’ai, dans cette logique, été désigné comme successeur de mon père, l’Emir Dicko Abdoulaye Nassourou, suite à une rencontre de concertation tenue entre des chefs de village, de représentants religieux, des chefs de quartier de Dori et les familles férobé du Liptako ». En effet, les deux grandes familles férobé (Sory et Issa), en vue de l’élection du nouvel Emir comme il est de tradition, ont tenu des rencontres parallèles afin que chacune présente son candidat au collège des sages. Aussi avaient-elles décidé que la notion de la famille Issa et Sory soit abolie.

Dans le souci de maintenir la cohésion familiale par l’entente et l’unité, ces deux familles, après plusieurs concertations menées par le collège des sages, ont unanimement désigné Dicko Boubakar Ousmane Bassirou comme guide spirituel et religieux du Liptako. Ces assises familiales pré -nomination, à en croire le Doyen Boubakar Bassirou Dicko et sa famille, son neveu Ousmane Amirou n’y prenait pas part. Alors, précise-t-il, qu’il y avait régulièrement été invité. Ce que réfute Amirou Dicko qui explique que l’accès à toutes ces instances de succession lui avait été formellement interdit par cette famille. « La réalité est que je n’étais pas informé de leurs réunions , et quand je surprenais une de ces réunions, mon oncle me sommait de quitter les lieux », dit-il.

Des intronisations controversées, l’autorité locale interpellée

Dans ce feuilleton de succession, le Comité des princes du Liptako s’était réuni pour préparer le 4 février 2011, date à laquelle il devait procéder à l’intronisation de Ousmane Boubacar Nassourou, comme 12e Emir du Liptako. Ce cérémonial, selon des témoignages, était prévu pour se dérouler dans l’enceinte de la Cour royale, conformément aux us et coutumes de l’Emirat. Au même moment, le camp adverse s’activait lui aussi à la préparation de l’intronisation de son dauphin, Ousmane Amirou Dicko pour la date du 31 janvier dans la même cour royale. A cinq jours des intronisations annoncées, Dramane Sanou, Haut- commissaire de la province du Séno, conscient des enjeux de la situation, a pris des mesures conservatoires par un arrêté en date du 29 janvier qui suspendait toute cérémonie d’intronisation de l’Emir du Liptako. « …Il est cependant à déplorer la division et l’absence d’un consensus autour de la désignation de l’Emir du Liptako…

Comme vous le constatez, l’existence d’une telle situation ne permet en aucun moment de favoriser la cohésion, la sérénité et la paix, valeurs chères pour lesquelles nous devrons tous œuvrer pour le bonheur des populations du Séno. C’est dans cette perspective de recherche d’une solution apaisée que l’arrêté n°2011-007 a été pris pour suspendre toute cérémonie d’intronisation de l’Emir du Liptako jusqu’à nouvel ordre », stipule l’arrêté. Cet acte de la tutelle administrative du Liptako n’est pas du goût de la population, notamment les candidats au trône et les différentes correspondances adressées au Haut-commissaire attestent de leur désaveu : « A notre avis cette présomption de monsieur le Haut-commissaire mettant injustement fin au processus de remplacement de l’Emir porte préjudice à la famille Férobé et à la population. »

C’est la substance d’une correspondance signée de la famille Férobé, tendance Boubacar Ousmane Dicko. Une autre lettre signée de Ousmane Amirou Dicko partage la même préoccupation : « Nous espérons, grâce à votre concours, trouver des solutions diligentes et idoines pour arriver à une intronisation tant souhaitée par toute la population, qui dans ses croyances pense qu’un mariage, une naissance ou même la saison hivernale ne sont guère bénis sans Emir ». Prise en sandwich, l’Administration a, en date du 27 juin 2011, procédé à la levée de la suspension. Mais de l’intronisation consensuelle, il n’en sera pas question car l’oncle et le neveu se feront introniser, le 30 juin 2011 pour le second et 8 juillet pour premier, selon le compte rendu fait au Haut commissaire du Séno.

Si les cérémonies se sont déroulées sans incident majeur, les deux camps se regardent en chiens de faïence et les populations restent quasiment sans référent coutumier consensuel. « Mon neveu qui ne rentre plus par la porte officielle du palais s’est frayé une autre entrée et cela n’est qu’un exemple de provocation parmi tant d’autres dont nous sommes objets au quotidien », s’indigne Boubacar Bassirou. Ousmane Amirou Dicko de confier : « J’ai plusieurs fois échappé à des tentatives d’assassinat ». Un homme politique, gendre du fils aîné Amirou, jouissant d’une certaine autorité à Dori, instruirait le prince à ne pas céder bien que, dit-on, la mère de ce dernier lui demande de renoncer au trône, au profit de son oncle. Somme toute, cette crise aux allures inquiétantes mérite plus d’égards et de précautions car des rumeurs font déjà état de l’intention d’un des camps de démettre bientôt les chefs de village qui ne lui feront pas allégeance.

Les conséquences qui peuvent résulter d’un tel chamboulement sont fort redoutables et des affrontements sectaires imminents dans ce clivage teint de mépris et de provocations. Pour parer à toute éventualité, il est temps que l’autorité, dans son rôle régalien, prenne ses responsabilités car, dit-on, « gouverner c’est prévoir ».


Dernière minute

Au moment où nous bouclions ce dossier, de graves incidents sont survenus lors du déplacement d’un des prétendants du trône à Falagountou, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Dori. En effet, des partisants des deux camps se sont affrontés le 25 décembre 2011, et comme conséquence, on dénombre deux blessés graves dont un journaliste. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Armel ILBOUDO

Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 28 décembre 2011 à 03:21, par un du seno
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    C’est dommage pour la famille Dicko et pour le liptako tout entier dont je fais partir. La reputation de la sagesse et de la force de l’empire liptako et de ses leaders se verse par terre et c’est une hont a voir oncle et neveu se regarder comme chien et chat a cause du trone. La premiere erreur c’etait de melanger ce titre d’Emir a la politique qui a permit a l’ancien Emir de devenir maire de Dori avec un rapport de fin de mandat pas du tout honorable. C’etait le commencement de la decadence et maintenant tout a ete verse a terre par cet conflit de bicephalisme. Le haut commissaire a le droit de susprendre cet evenement jusqu’a remise en ordre. C’est malheureux que quand les elephants se battent c’est l’herbe qui empatit : ces pauvres villageois de fallagountou, wendou, katchari. C’est pitoyable. Gardons un peu d’honneur.

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  • Le 28 décembre 2011 à 09:18, par wanemalgré
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    vous voyer bien que c’est pas les mossi seulement qui aime le "NAAM"( chefferie).

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  • Le 28 décembre 2011 à 09:22, par karim
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Oh la !Vous voyez que la sédentarisation amène des problèmes. Depuis que les Peulhs se sont mis á cultiver le petit mil et á avoir des étable á a maison poir leurs troupeaux ils veulent manger le Nam : Mais ils n’ont qu’a appelleé un de leur chef BOBO pour devenir Emir.Oui le Dramane Sanou serait bien indiqué...mais lui aussi vient d’être nommé !. Fofo Fofo ! un chef Bobo

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  • Le 28 décembre 2011 à 09:48
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    c’est dommage qu’un journaliste soit blessé dans cette histoire. mais il est important que les journaliste puisse avoir une certaine neutralité dans ces histoires de succession de chefs coutumiers. j’ai l’impression que chaque camp a ces journalistes et donc c’est une guerre dans une guerre. ce n’est pas ça du journalisme professionnel. même votre article donne une coloration de votre camp. "Le pays" vous êtes un organe respecté et respectable, d’entrer pas dans ce jeu très dangereux qui ne fait que aggravé la situation.

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  • Le 28 décembre 2011 à 10:27, par sahélien
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Bonjour,
    Moi je trouve honteux ce qui arrive au Liptako. que Monsieur BASSIROU DICKO accepte et laisse son neveu prendre la chefferie. Cela serait à son honneu. Pourquoi se déchirer autant pour une chefferie dans la femille ? Je sais qu’à l’époque dans toutes les chefferies peulhs c’était de frère à frère. Mais maintenant ce n’est plus le cas. A djibo, par exemple quand le défunt chef est décédé, la chefferie devait revenir à Monsieur Boubacar DICKO, administrateur civil de son état. Mais celui-ci a refusé et a préféré que ce qoit le chef actuel (fils du défunt chaf) qui prenne le trône pour de raison très profonde. Personne ne s’est plaint de cela dans la famille de DICKO Boubacar. Les temps ont changés et il faut que les mentalités changent pour qu’on puisse vivre et cohabiter en paix au Sahel. Papa Bassirou, laissez une chance à votre neveu de faire ses preuves et on verra.

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    • Le 28 décembre 2011 à 12:11, par Amelde
      En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

      Mon cher sahélien, toi même tu as dis que l’héritage c’est de frère en frère. Pourquoi donc le jeune intrépide de prince ne se raviserait il pas ? Il faut qu’on enlève de la tête des gens que si le papa est chef le fils doit l’être !

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      • Le 28 décembre 2011 à 14:23, par tièkadiyé
        En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

        Bien dit mon frère. Il est bien écrit que c’est une certaine administration qui avait changé les règles du jeu. Maintenant que nous avons une administration republicaine, il faut remettre les choses à leur place et point barre.

        Si le neveu veut, qu’il termine chimiquement son oncle et le tour est joué. Soyons sérieux quand même.

        Chez nous les animistes, tant qu’un oncle lucide vit, aucun neveu ne peut PRETENDRE à quoi que ce soit. On sens que ce prétencieux de neveu a les moyens et est bien adossé, sinon, son comportemant mérite qu’il aille à la cour collée à l’hauberge, en face de la gendarmerie.

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  • Le 28 décembre 2011 à 10:44, par Ardo
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Cette analyse est parfois piégée par les vues du camp de l’oncle. L’histoire du Liptaako, est plus complexe que cela. La succession de frère en frère n’est pas la règle. Celle de père en fils n’est pas l’exception. C’est parfois, les circonstances au moment de la vacance qui imposent le mode. En tout état de cause, la situation actuelle est grevée par les luttes de positionnement politiques dans la région, comme c’est courant à Dori, depuis le temps du RDA. Nombre de partisans de l’oncle font un calcul maccabre...
    Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que l’oncle Bassirou et le défunt Emir, qui sont des demis frères, se sont opposés à la succession de leur père. Bassirou qui est en vérité l’ainé du défunt, n’a jamais digéré, de n’avoir pas été choisi pour succéder à son père. Si le collège ne l’a pas choisi, en son temps, il est possible que des raisons politiques sont intervenues. Mais pour être plus honnête, il ne faut pas occulter les croyances et les traditions. Bassirou a vraisemblablement été disqualifié en raison, du statut social de sa mère.
    Mais ce qui est symptomatique, si déjà en son temps Bassirou et son défunt demi frère ont pu compétir pour succéder à leur père, c’est que la succession de frère à frère n’était pas la règle.
    Autre considération, au regard de la pratique générale actuelle, en matière de chefferie coutumière, la position de l’oncle Bassirou parait plus anachronique que celle du neveu, fils aîné du défunt. Autrement on abouti, à la jurisprudence de Kaya, qui y a complètement dynamité le poids de la chefferie.

    NAB

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  • Le 28 décembre 2011 à 12:00
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    si les peuls qui sont sages et apparamment peu enclin au "naam", hommes des grand espaces, se battent aussi pour les fauteuils, c’est le signent que vraiment notre pays est foutu !!!! qui va nous sauver ?

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    • Le 28 décembre 2011 à 17:15, par yeral dicko
      En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

      les peuls sont sages et apparamment peu enclin au "naam" ! Cette vision est totalement fausse mon cher Ami !Les peulhs n’ont jamais été sages et surtout concernant la chefferie !!!C’est pas par sagesse que les peulh ont aujourd’hui des territoires qui sont les leurs,encore moins la gestion du royaume Mossi de Ouagadougou pendant au sept ans !Comme dira le comédien,si connait si demandé !!!

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  • Le 28 décembre 2011 à 12:17, par Mahanoun
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Imaginez un peu ce qu’il adviendra des chefferies coutumières de notre pays le jour où l’Etat leur reconnaîtra un petit staut et accessoirement, comme les chefs coutumiers en rêvent secrètement,quelques petits perdiems !

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  • Le 28 décembre 2011 à 12:23, par jidomako
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    comme le dit le dernier internaute c’est vraiment honteux
    mais à la limite même très déplorable que ce neveux affronte cet oncle qui a été pratiquement plus un père pour lui qu’un simple oncle même si au Liptako l’oncle paternel a le rôle du père absent ou présent.
    s’il a un peu de bon sens qu’il réfléchisse un peu par rapport à ce qu’il est entrain de faire en ce moment, car le peulh étant de nature très rebelle ce serait difficile de régner sans consensus, alors que les deux lignées de la famille Férobè (Issa et Sory)ont opté pour l’oncle. qu’il se retire sagement en présentant bien sûr ses excuses à toute la famille DICKO. je lui recommande excuse pour la famille car c’est son appartenance à cette famille qui le prédispose à la chefferie (car s’il longue vie qui sait car c’est un système de gérontocratie).donc un minimum d’égard s’il a du respect pour lui même. c’est dommage que seule sa belle-famille (qui ne relève pas de la chefferie)le soutienne dans cette démarche.
    il a tellement de "bibbè baaba" (en français frères de père) qui l’auraient soutenu s’il avait su négocier avec toute la famille

    Répondre à ce message

  • Le 28 décembre 2011 à 15:09, par chefferie egale connerie !
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    C’est la raison pour laquelle j’ai toujours été contre l’octroi d’un quelconque statut à ces bouffons qui envoient les enfants des autres à la mort pour leurs petits orgueils de mortels. La chefferie c’est de la connerie rien de plus !

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  • Le 28 décembre 2011 à 16:01, par MATIERE GRISE
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    ce qui est sur un va partir d’une manière ou d’une autre
    attendez de voir. Il est temps de déconnecter ces chefs de la politique

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  • Le 28 décembre 2011 à 17:02, par Eduquer pour mieux gérer
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Quoi de plus normal surtout que le CCRP veut voir le cas de nos chefs coutumiers personne ne veut surtout pas perdre les retombées surtout financières.
    mais le véritable problème, même famille, neveu et fils c’est vraiment dommage.
    un peu d’entente ne serai ce que pour la bonne marche de la famille DICKO

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  • Le 28 décembre 2011 à 18:01, par ESET
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Je souhaite qu’on arrive à remettre les chefs coutumiers à leurs places qu’ils ne soient à mesure de se mettre en avant dans la politique autrement c’est un recommencement.
    imaginez un peu les prêtres pasteurs et imams se poster en politique mais c’est le déchirement de la société.
    surtout n’arrivons jamais au cas du Sénégal ou pour se faire un pouvoir éternel Wade n’a pas hésité à tendre des enveloppes aux chefs. ECARTONS DE LA POLITIQUE LES COUTUMIERS

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  • Le 28 décembre 2011 à 18:50, par Lutigui
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Pourquoi ne pas procéder a une election à bulletin secret entre tout les pretendant...Les tradition c’et dynamique et lorsqu’il n y a pas une règle definitive il faut travailler a ameliorer les choses, si comme le dit NAB l’une ou l’autre des succession n’est pas forcement la règle qu’on demande a tous les prétenants de venir devant le Peuple du Liptaako et on vote, sinon la situation va toujours resurgir...

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  • Le 28 décembre 2011 à 18:56, par King
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Partout où les Oncles continueront de vouloir regner à la place de leurs neveux, on aboutira à des situations de ce genre. Les mossis ont quand même eu le mérite de dire clairement que les fils des défunts chefs sont privilégiés, même si cela n’empêche pas les oncles aux dents bien longues et pour la beauté de la compétition, de venir titiller les neveux. Prochainement, c’est au Gulmu que ça va péter car là-bas, les oncles flinguent carrément les neveux qui osent compétir pour regner. L’actuel roi n’est pas un des fils du défunt roi...

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  • Le 29 décembre 2011 à 15:06, par Kampiti
    En réponse à : ROYAUME DU LIPTAKO : Un fauteuil pour deux émirs

    Quelque soit la méthode, le candidat malheureux (l’Oncle), ne peut pas gagner, Gérontocratie : il ya plus vieux que lui parmi les Prétendants possibles. Elections par les Princes Ferobés : à la seule condition que TOUS les Princes Ferobés soient invités à se prononcer, pas seulement un petit comité de

    10 « Princes »

    qu’il a choisit pour se faire introniser. Election par les Chefs Coutumiers (plus normale car celle qui a déjà cours depuis plus 200 ans dans le Liptako : mais l’Oncle ne voudra jamais se présenter devant les électeurs.
    Qu’elle solution ? La réalité est là, mais seule la réalité qui le favorise l’intéresse...Pourquoi ?
    Tout simplement qu’il ne se soucie pas d’avoir raison, mais qu’il se soucie de faire croire qu’il a raison, après même que tous les faits démontrent qu’il nage dans la fausseté. Cela montre aussi que le souci du « paraître avoir raison » prime, sur celui d’avoir véritablement raison. Mais au-delà de ce simple constat on est en droit de se demander pourquoi le souci du paraitre prime sur celui d’être ? Bien sûr, lorsque l’important est d’atteindre un but, d’arriver à une fin à laquelle on a un intérêt, et que l’on doit pour cela convaincre, et cela peu importe la vérité, à condition que cela corresponde au fait que le réel soit conforme au modèle que l’on choisi. Pour ce genre de personne, il faut absolument y croire et convaincre de son exactitude, peu importe que les explications soit vraies ou illusoires puisque l’important est avant tout de satisfaire leurs besoins psychoaffectif. C’est là un comportement vieux comme le monde et c’est toujours la même rengaine, qui ne laisse que des peines…
    Le triste constat de bicéphalisme qui prévalait pour le titre de l’Emir du Liptako n’existe plus depuis le 30 juin 2011. Tout a été dit par l’autre partie à ce sujet, sans pour autant que nous daignions donner notre position sur tous les événements malheureux qui ont eu lieu depuis le décès de l’Emir du Liptako le 12 Novembre dernier. Depuis, nous avons préféré opposer à nos détracteurs que le travail, le succès et le silence. Pourtant il ya beaucoup à dire au sujet de nos détracteurs.
    Lorsqu’on se soucie pas de que ce la tradition a légué à notre famille parce que parasité en permanence par une influence extérieure et par des choix personnels qui n’ont rien à voir avec la réalité de nos coutumes et nos traditions, lorsqu’on se soucie très peu de la décision de son propre Père qui (en principe) est mieux placé pour distinguer, lequel parmi ses enfants devrait ou pas lui succéder, parce que connaissant bien la nature génotypique et phénotypique de chacun de ses enfants, lorsqu’on se soucie pas de ceux que notre défunt Frère a laissé derrière lui, lorsqu’on se souci pas du tout du choix de toute une population sur celui qui doit être au devant de sa destiné traditionnelle et coutumière, lorsqu’on se soucie peu de la fracture que l’on crée dans son noyau familiale et au sein de sa propre maison, parce que uniquement obnubilé, depuis 51 ans, par le désir d’être Emir du Liptako, on est prêt à sacrifier ce qu’il ya de plus sacré, à distordre l’histoire pour notre propre bénéfice, à prétendre faire accepter l’inacceptable. Doit-on observer tout cela sans agir, murer dans un silence complice et dans l’indifférence ou bien se complaire dans le rôle de l’« idiot utile » ?

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