Budget de l’Etat, exercice 2012 : Un besoin de financement de plus de 193 milliards de FCFA

mardi 27 décembre 2011 à 00h23min

L’Assemblée nationale burkinabè a clos, le vendredi 23 décembre 2011, sa deuxième session ordinaire de l’année. La cérémonie de clôture de cette session, dernière du genre de la 4e législature consacrée au budget de l’Etat, a connu la présence des membres du gouvernement et des présidents d’institution.

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Fin d’examen budgétaire pour la 4e législature. Elle a clôturé, le vendredi 23 décembre 2011, sa deuxième session ordinaire de l’année consacrée à l’examen du budget. En plus du discours sur la situation de la nation et la déclaration de politique générale du Premier ministre, cette session a permis l’examen et l’adoption de 20 lois et de deux résolutions portant création de commissions d’enquêtes parlementaires.

Le président de l’Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, a salué, d’entrée de jeu, l’ardeur au travail des élus nationaux qui, pendant trois mois, ont passé en revue la situation budgétaire du pays, gestion 2012 et voté des lois y afférentes. Selon lui, l’élaboration et le vote du budget de 2012 sont intervenus dans un contexte de crise sociale nationale et économique mondiale. «  ?Le bilan de la campagne agricole qui vient de s’achever, n’est pas du tout reluisant. La production céréalière accuserait une baisse de 16% par rapport à la campagne précédente et 17 provinces sur 45 sont d’ores et déjà, déficitaires. Au total, plus de 146 communes sont, à court terme, menacées par l’insécurité alimentaire », a déploré le président Kaboré.

Toutefois, il a salué les mesures d’urgence du gouvernement de faire des stocks sécuritaires et de procéder à la distribution gratuite de vivres aux ménages vulnérables et à la vente de céréales à des prix sociaux. Le président de l’Assemblée nationale a encouragé le gouvernement à prendre des dispositions pour éviter que ne s’installent la surenchère et la spéculation, à travers des pénuries artificielles destinées à spolier la population. Le budget 2012 voté dans cette situation de crise céréalière se chiffre en recettes à 1207 milliards 650 millions 523 mille FCFA et en dépenses à 1400 milliards 781 millions 862 mille FCFA. Il se dégage, selon le président Kaboré, un besoin de financement de 193 milliards 131 millions 339 mille FCFA.

«  ?Ce budget traduit l’ambition du peuple burkinabè, à travers la mise en œuvre combinée et harmonieuse de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et du Programme d’action du gouvernement pour l’émergence et le développement durable (PAGEDD), de réaliser la promotion de l’emploi des jeunes et de créer les fondements d’un Burkina émergent », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré. L’examen de la loi de finances, gestion 2012, a donné l’occasion aux députés de faire aussi des recommandations au gouvernement pour la bonne gouvernance et la bonne marche des différentes institutions.

Il s’agit, à entendre le président de l’Assemblée nationale, de l’équipement de matériel adapté, des forces de sécurité, de l’accompagnement en moyens adéquats des universités, notamment celles nouvellement ouvertes, de la mise à disposition de semences améliorées aux producteurs, en quantité et à bonne date, de la publication des informations relatives à la corruption et de la mesure de relèvement de l’allocation budgétaire destinée à l’achat des vivres pour les cantines scolaires du secondaire. «  ?C’est le lieu pour moi, d’exprimer la satisfaction de la représentation nationale pour l’esprit et les résultats de la rencontre entre le gouvernement et les syndicats, qui ont permis de prendre des mesures financières et sociales courageuses, appréciées très largement par la grande majorité des Burkinabè ? », a affirmé M. Kaboré.

Dans le cadre de l’anniversaire des 20 ans de l’institution parlement de la 4e République, le président Kaboré a indiqué que son institution prévoit des actions dans les 13 régions, en vue de faire connaître ses activités, ses acquis et l’intérêt du fonctionnement des institutions pour la promotion de la démocratie, de la paix, de la justice et du développement durable. Cette 4e législature de la 4e République est donc à sa dernière session budgétaire de son mandat, avant les législatures de 2012.

Lassané Osée OUDRAOGO

Sidwaya

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