Trafic d’espèces protégées : Deux présumés exportateurs de vautours arrêtés

mercredi 14 décembre 2011 à 00h46min

La direction générale des Eaux et forêts a mis la main, le 11 décembre 2011, à Ouagadougou, sur des présumés coupables de trafic de vautours. Pour mieux informer le public, le directeur général a rencontré la presse, le mardi 13 décembre 2011.

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Dans la nuit du dimanche 11 décembre 2011, la direction des Eaux et forêts a été alertée par la brigade anticriminelle de la présence suspecte de vautours dans un domicile. Déportés sur les lieux, les agents ont pu saisir au total, 74 vautours emballés dans deux sacs. Ces vautours seraient exportés vers le Nigéria, selon le directeur général des Eaux et forêts, le colonel Adama Drabo. Les présumés coupables composés d’une dame, âgée d’une quarantaine d’années et d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, aussi de nationalité nigériane. Selon M. Drabo, on ignore actuellement la provenance de ces vautours. « Des investigations seront menées pour en savoir plus. Les présumés refusant de tout dire, l’interrogatoire se poursuit », a indiqué le directeur général.

Pour M. Drabo, c’est la toute première fois pour ses services, de mettre la main sur des trafiquants de ces espèces, même si l’on constatait à un moment, que les vautours se faisaient de plus en plus rares. Il a émis deux hypothèses quant à l’utilité de ces vautours au Nigéria. Soit ils sont destinés à la consommation dans les zones qui ne les connaissent pas, soit ils sont destinés à la pharmacopée traditionnelle. Le colonel Drabo a rappelé que les vautours font partie des espèces intégralement protégées. Si à la fin de l’investigation, les présumés sont reconnus coupables, des sanctions relatives aux dispositions du code des Eaux et forêts s’appliqueront à eux. Pour lui, les vautours sont des espèces ultra importantes, car ils brisent la chaîne de contamination de certaines maladies contagieuses. Il a afin, souligné la nécessité de sensibiliser les populations à l’importance des animaux. « Les animaux constituent un patrimoine qu’il faut préserver pour les générations futures », a-t-il conclu.

Adama SEDGO et Sandrine GOUBA (stagiaire)

Sidwaya

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