Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

mercredi 30 novembre 2011 à 01h48min

Depuis quelques jours, des SMS appelant les élèves et les étudiants à des grèves circulent. Ces messages, le ministre burkinabè des Enseignements secondaire et supérieur, Albert Ouédraogo, les interprète comme une tentative d’effrayer la population. L’homme qui nous surprendra toujours pour sa disponibilité, n’a pas hésité à inviter une équipe de Fasozine à son cabinet dans les 15 minutes qui ont suivi la demande d’entretien que nous lui avons faite en pleine conversation téléphonique, se prononce également sur bien des sujets relatifs aux débrayages récurrents dans le secteur de l’éducation au mois de décembre, les élèves exclues de leur collège pour cause de grossesse, la grève des agents des universités, etc.

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Fasozine.com : Etes-vous informé de l’existence de SMS anonymes appelant à une grève dans les lycées et université à partir du 5 décembre 2011 ?

Albert Ouédraogo : Nous savons effectivement que des rumeurs de débrayage dans les établissements scolaires du Burkina Faso sont relayées par des SMS et des coups de fils. Nous sommes conscients que la situation peut créer une certaine confusion dans le milieu des acteurs de l’éducation. Mais nous demandons aux uns et aux autres de rester sereins et responsables face à ces rumeurs alarmistes qui sont sans fondements. Il suffit d’approcher les autorités pour se convaincre qu’il y a beaucoup d’exagération.

Est-il vrai que la date des congés du premier trimestre a été avancée à cause de ces éventuels grèves ?

Pas du tout. Nous tenons à respecter notre calendrier scolaire. Les congés de Noël commencent le 23 décembre. Nous avons donné des consignes aux différents chefs d’établissement afin que les activités pédagogiques se tiennent jusqu’à cette date. A moins que nous ne soyons forcés, pour des raisons qui échapperaient à notre volonté, de fermer les classes.

Pour des raisons politico-judiciaires, décembre est reconnu au Burkina comme un mois de troubles dans les établissements d’enseignement scolaires…

Depuis le début de l’année et lors de la CAES (Conférence annuelle de l’enseignement secondaire, NDLR), nous avons invité tous les responsables scolaires à cultiver le dialogue, car nous voulons une année scolaire et universitaire apaisée. Nous leur avons aussi demandé de rester ouverts aux sollicitations des différents acteurs (enseignants, élèves, étudiants, parents d’élèves) afin que le fil du dialogue ne soit jamais rompu. Les différents responsables ont été instruits pour travailler à désamorcer tout ce qui apparaît comme source de tensions et de conflits. Ils nous ont fait part de leur volonté de faire en sorte que l’année scolaire et universitaire puisse se dérouler dans un climat apaisé.

Il n’y a donc pas de raison de penser que les choses vont mal se passer. Nous sommes bien conscients que décembre est un mois de troubles scolaires. Ces troubles interviennent lors des commémorations des décès tragiques de l’élève de Boussé, Flavien Nébié (mort lors d’une manifestation le 6 décembre 2000, NDLR), et Norbert Zongo (assassiné le 13 décembre 1998, NDLR). Nous comprenons l’émoi que ces disparitions ont provoqué. Mais nous demandons que les uns et les autres sachent raison garder.

L’exclusion de jeunes filles d’un établissement pour fait de grossesse a provoqué la colère de scolaires et perturbé les cours le 28 novembre 2011dans des lycées de Ouagadougou. Quelle a été la réaction de votre département ?

Pour nous, il est inconcevable que la grossesse soit criminalisée. Depuis 1974, un décret interdit aux établissements scolaires de renvoyer des filles pour cause de grossesse. Il est vrai que dans certains lycées, les parents d’élèves s’engagent à œuvrer à ce que leur fille ne tombe pas enceinte. Il est inacceptable que l’on s’abrite derrière cet engagement pour mettre des élèves dans la rue. Nous avons donc instruit le directeur régional du Centre de l’Enseignement secondaire de rencontrer les premiers responsables de l’établissement concerné. Les choses sont rentrées dans l’ordre. Les filles ont été réintégrées dans leurs classes respectives et l’établissement a présenté ses excuses.

Comment expliquez-vous alors le débrayage des élèves ce 28 novembre ?

Puisque le mois de décembre approche, certaines personnes sont à la recherche de motifs pour perturber les cours. La raison évoquée, à savoir, « marquer leur solidarité avec leurs camarades exclues il y a quelques jours d’un groupe scolaire pour cause de grossesse », est injustifiée. Les meneurs se promenaient sur des motos et jetaient des cailloux sur les toits des classes. L’éducation est sacrée. On ne peut pas se permettre d’interrompre l’année au point de causer un retard dans le calendrier scolaire et universitaire. Ce retard va, par la suite, avoir un impact sur le développement du pays.

Le personnel administratif, technique, ouvrier et de soutien (Atos) de l’université de Ouagadougou a observé une, grève il y a quelques jours. Quelle solution a été trouvée à leur problème ?

Nous avons connu la grève des surveillants qui réclamaient leurs émoluments et celle de tout le personnel Atos, pour la satisfaction de leur plate-forme revendicative. Je puis vous rassurer qu’une solution a été trouvée au problème des surveillants. Car c’était dû à un disfonctionnement administratif inacceptable. Les responsables de l’UFR/SJP (NDLR, Unité de formation et de recherches en sciences juridiques et politiques), devaient faire diligence pour que les émoluments soient payés. Mais les choses ont trainé jusqu’à ce que le président de l’Université intervienne lui-même. En la matière, il faut que les directeurs d’UFR se montrent plus responsables que ce que nous voyons actuellement. Car il est inconcevable que les surveillants ne soient pas payés après leurs prestations.

Quid des autres revendications ?

Pour les autres points revendiqués par le personnel Atos, nous sommes toujours en négociation. Le personnel Atos nous avait soumis une plate-forme revendicative. Ensemble nous sommes tombés d’accord sur presque tous les points sauf celui portant sur les indemnités. Car le gouvernement avait demandé aux partenaires sociaux de reverser toutes les revendications indemnitaires dans les négociations gouvernement-syndicats. Nous avons donc demandé au personnel Atos d’en faire autant et d’attendre la rencontre qui réunit le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais les agents ont voulu que la question soit tranchée ici et maintenant. Ce qui n’était pas possible. Nous nous sommes quittés sur ce point avec la promesse des syndicalistes de consulter leur base. Nous les avons attendus en vain. C’est pendant ce temps que s’est posé le problème de rattrapage des cours en vue de sauver l’année universitaire. Nous avons demandé aux partenaires éducatifs de se déterminer quant à leur désir d’accompagner les autorités pour sauver l’année universitaire.

Nous leur avons donc demandé de dégager deux mois sur leurs vacances pour les cours. Les enseignants ont alors signifié qu’ils ne pouvaient dégager qu’un mois. Les étudiants pouvaient dégager un mois et demi. Mais le personnel Atos nous a dit que s’il faisait un mois de travail, il devait être payé pour trois mois. Nous avons pensé que c’était une plaisanterie. Mais nous avons reçu un écrit de leur part qui allait dans ce sens. Nous avons donc estimé qu’ils n’étaient pas disponibles à nous accompagner et qu’ils ne voulaient pas de mois supplémentaire. Aucun personnel Atos n’a été retenu douze mois sur douze à l’Université. En ce moment, seuls les enseignants et le personnel Atos du Cenou (Centre national des œuvres universitaires), qui s’était montré disposé à accompagner le processus, devaient être payés. Mais ceux qui n’ont pas pris part au processus sont venus nous dire qu’ils avaient aussi droit un mois de salaire supplémentaire. Nous avons donc envoyé la correspondance à tous les responsables qui avaient organisé les différents foras pour demander que les uns et les autres se déterminent pour le rattrapage. Nous sommes toujours à ce stade.

Est-ce à dire que les négociations sont bloquées ?

Les négociations ne sont pas bloquées à mon niveau. Nous attendons donc les conclusions des négociations gouvernement-syndicats dans lesquelles ont été reversées les revendications du personnel Atos.

Quelles chances que ces revendications aboutissent ?

Nous sommes en pleines négociations. Le 29 novembre prochain (NDLR, aujourd’hui), nous allons reprendre nos rencontres avec les partenaires sociaux.

Jacques Théodore Balima

Fasozine

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Vos commentaires

  • Le 30 novembre 2011 à 02:47, par Medes
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    A moins que nous ne soyons forcés, pour des raisons qui échapperaient à notre volonté, de fermer les classes.
    Tant que ces crimes resteront impunis vous ne pouvez dormir tranquillement !
    Que chacun imagine ces martyrs(flavien Nebié,Norbert Zongo,..)soient son frère,enfant,père,ou mari,....très chers !!!Est ce qu on peut se taire ?
    Les luttes vont se perpetuer(malheusement le gouvernement a travaillé à noyer les organisations scolaires d où des mouvements spontanées et casses ,et la faute est imputable à ces dirigents mafieux !)
    Fermer les classes,tt comme vous le faite bien avec les etudiants(campus,cités,restaurants,chose d ailleurs condamnables !),mais tant que impunité les gens crieront,manifesterons !!

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    • Le 9 décembre 2011 à 15:14, par Will
      En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

      Bonjour à tous
      Difficile de cerner les problèmes politiques et sociaux de ce pays. Quel pays d’ailleurs n’en a pas. Mais pour ma part, je place l’éducation et la santé au dessus de tout. Aucun crime ne devrait justifier une perturbation de l’année académique.Aucun...
      Il y a plein d’autres possibilités pour marquer les événements tragiques ou réclamer justice. Notons que depuis quelques années, la société civile ne commémore plus autant que les élèves les événements de décembre. Je suis même sûr de moi, que Norbert Zongo n’approuverait pas que pour réclamer justice pour sa mort, ce soit l’éducation qui soit bafouée chaque année pendant tellement de jours (ça,personne ne le saura jamais, mais souvenez vous de l’homme et de son action pour l’éducation !)

      Il faudra en attendant que justice soit faite, que nous revenions au bonne vielles grèves "pacifiques" devant un "palais de justice", un ministère, une place publique…

      A tous les responsables d’association estudiantine qui encourage les grèves scolaires, je dis ceci, vos actions ne nous garantirons jamais la fin de l’impunité. Depuis 98, rien à changer et pourtant des luttes plus raisonnables et mieux menées ont eu des résultats plus appréciables.

      Le peuple dans la rue oui, mais les élèves en classe. La situation est encore gérable par des parents.je trouve que les "futures parents" peuvent encore en profiter pour apprendre et nous offrir une meilleur gestion demain. Pas besoin que des gamins massacrent leur avenir pour des idéaux qu’ils ne sauraient même pas défendre entre eux.

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  • Le 30 novembre 2011 à 08:32, par Armel
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    M. Le ministre vous avez certes raison en ce qui concerne le mois de decembre qui demeure une periode de trouble, mais j’aimerais juste vous demander de revoir les autorisations de créations d’établissements secondaires.
    Certains fondateurs d’établissements se prennent pour des rois dans leurs palais et c’est ça qui envoie le renvoi des filles à Ste Collette. Aussi, je vous informe que des lycées comme le Cours Ati au 1200 logements, où la scolarité atteint presque les 100 000F par an pour la 6ième et la 5ième n’a même pas de bibliothèque ni de terrain de sports pour les enfants depuis des années. Aucune réunion APE dans l’année et on ne vous dit jamais rien sur ce qui est fait des cotisations APE payées. Les élèves se révolteront tôt ou tard.
    Vous dites que l’école est sacrée, alors sur quelles bases ces genres d’établissements ont il eu ces permis d’ouverture ? Ces chefs d’établissements pensent ils seulement à l’avenir des enfants ? L’école est baffouée au Burkina et cela est encouragé par l’administration. Il faut qu’on le reconnaisse.
    Il faut commencer à retirer le permis à tous ces établissements qui ne peuvnt même pas donner le minimum aux élèves et qui ont des frais de scolarité exhorbitants sinon vous aurez toujours les élèves à vos trousses pour un rien.

    Je vous ai toujours apprecié pour la franchise avec laquelle vous dites les choses, mais maintenant il faut agir. Il faut faire savoir à tous ces établissements bidons que des mesures seront prises dès la rentrée prochaine et leurs dossiers seront encore étudiés cette année. Restez intègre en tout et on vous appréciera.
    Merci

    Répondre à ce message

    • Le 30 novembre 2011 à 15:06
      En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

      Le danger de la société burkinabé c’est d’avoir en son sein des gens comme toi. Ce n’est pas parce qu’il existe une liberté d’expression qu’il nous revient de donner notre avis sur un sujet quand bien même nous ne pourrons pas mûrir une bonne réflexion autour de ce sujet. Avant de faire tes propositions tu aurais du chercher à savoir quel est la proportion des établissements privés dans le sillage de l’enseignement en général cela t’aurai évité d’avoir un raisonnement plat.

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    • Le 30 novembre 2011 à 17:18
      En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

      Bonjour Monsieur le ministre,
      Nous voulons savoir si vous êtes au courant du traitement qu’on fait des enseignants et chercheurs recrutés au profit des universités et centres de recherche du Burkina Faso au profit de 2010/2011. C’est catastrophique. C’est juste pour attirer votre attention. Essayez de faire quelque chose. Nous avons l’impression que beaucoup de choses vous échappe.

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  • Le 30 novembre 2011 à 08:52
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Je suis heureux que le ministre rassure. Mais il rassure quoi ? Que les voyous qui sont connus, qui ne sont même pas souvent des élèves qui pertubent les classent connaitront les rigueurs de la loi ? Que le si le 6 décembre, si un élève est absent à un cours, il sera puni ? Non qu’il arrête ! Il ne peut rien nous rassurer tant l’autorité de l’Etat ne sera pas restaurer.

    Le reste c’est du blabla qui les décrédibilisent plus !

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  • Le 30 novembre 2011 à 12:38, par Yamdaré
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Il est important de revoir l’organisation au sein des établissements secondaires. de façon à ce que l’administration, les délégués des élèves, et les représentants des parents d’élèves se retrouve pour traité des problèmes.
    Je propose au ministre Albert OUEDRAOGO de :
    1) Créer un nouveau document régissant (règlement) le fonctionnement des délégués des élèves, des responsables des parents d’élèves. Que dans ce documents, un article traitant les questions de grève des élèves soit détaillés.
    2)Réorganisé les élèves de façon à ce qu’il y ait des responsables régionaux et national coordonnant ensemble leurs activités.
    Car il faut absolument éviter les grèves qui n’intègre pas les délégués d’établissements. Lorsqu’il y a grève des élèves, que les délégués coordonnent les mouvements d’ensemble et chaque élève soit imprégné de la situation. On na pas besoin que des élèves sur des motos viennent imposer la grève, ça c’est de l’anarchie organisée. Il faut que les délégués des élèves des différents établissement aient un cadre de concertation pour coordonner leurs luttes (surtout quand il faut aller en grève).
    Je crois bien que si les élèves sont bien organisés, nous pourrions éviter belle et bien des situation dramatique tel que celle vécue en février et mars 2011.

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2011 à 12:41
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Il est important de revoir l’organisation au sein des établissements secondaires. de façon à ce que l’administration, les délégués des élèves, et les représentants des parents d’élèves se retrouve pour traité des problèmes.
    Je propose au ministre Albert OUEDRAOGO de :
    1) Créer un nouveau document régissant (règlement) le fonctionnement des délégués des élèves, des responsables des parents d’élèves. Que dans ce documents, un article traitant les questions de grève des élèves soit détaillés.
    2)Réorganisé les élèves de façon à ce qu’il y ait des responsables régionaux et national coordonnant ensemble leurs activités.
    Car il faut absolument éviter les grèves qui n’intègre pas les délégués d’établissements. Lorsqu’il y a grève des élèves, que les délégués coordonnent les mouvements d’ensemble et chaque élève soit imprégné de la situation. On na pas besoin que des élèves sur des motos viennent imposer la grève, ça c’est de l’anarchie organisée. Il faut que les délégués des élèves des différents établissement aient un cadre de concertation pour coordonner leurs luttes (surtout quand il faut aller en grève).
    Je crois bien que si les élèves sont bien organisés, nous pourrions éviter belle et bien des situation dramatique tel que celle vécue en février et mars 2011.

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2011 à 15:18, par sidwaya
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    oui.jai lu avec attention cette rubrique.mais pour eviter tte greve, il faut songer a elargir l’indemnite specifique aux autres personels de l’enseignement secondaire:assistants et attaches d’education, conseillers d’education et conseillers d’orientation scolaire.merci.

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2011 à 17:20, par le revolutionnaire
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Élève réactionnaire, a bas ! Professeur carrent, a bas ! fonctionnaire pourri a bas ! a bas ! a bas !
    cher forumiste, je n’est rien contre les élèves. mais qd un enfant déconne il faut le mater.
    il faut que l’État prenne ses responsabilités vis a vis de ces élèves paresseux. par ce que pour un rien chacun veut se faire justice. mr le ministre il faut prendre la sanction la plus sévère pour mettre fin a cette mutinerie scolaire. il faut faire appel au gendarmes des maintenant pour mater cette mutinerie. ou bien déclarer une année blanche pour tous. et chacun va retourner chez ses parents cogiter un peu.
    les filles ont belle et bien réintégré les classes et les responsables de l’établissement se sont excusés.que voulez vous encore si ce n’est que la guerre.si c’est les manif du 6 et du 13 décembre on n’est pas encore arrivé a ces jours.camarade thomas sankara est mort le 15 octobre 87 mais on n’a jamais grevé a une semaine de l’anniversaire de sa mort. bande de paresseux, comprenez bien que Norbert Zongo ni camarade thom sank n’ont pas passé leur vie de lycéen a grevé.je vous conseille de lutter comme eux au lieu de lutter sauvagement. laissez nos frère lycéens et collégiens qui sont en province bosser courageusement.ne les contaminez pas votre ignorance.eux au moins ils veulent bosser et lutter dans les règles

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2011 à 18:37
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Je voudrais juste attirer l’attention du Ministre sur le fait que le Lycée International de la jeunesse a déjà mis ses élèves de l’enseignement technique en congés jusqu’au 03 Janvier 2012.Ce qui je crois est préjudiciable pour les parents.

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  • Le 30 novembre 2011 à 19:47, par Vagabond
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Tant que Norbert Zongo sera oublié, les élèves sortironet ca personne ne peut l’empecher !!! Les enfants de Francois Compaoré ont autant besoin de leur père que ceux de Norbert Zongo et ses compagnons, alors... JUSTICE !!!

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  • Le 1er décembre 2011 à 02:48
    En réponse à : Rumeurs de grèves dans le secteur de l’Education : Le ministre Albert Ouédraogo rassure

    Chers amis,ce n’est pas bien d’encourager cette anarchie dans notre cher pays. Ce n’est pas parce qu’on est pas d’accord d’une situation qu’il faut s’arroger de tous les droits pour troubler le pays. La place de l’eleve c’est dans la classe. ce qui est enervant c’est que y’en a,je dirai des enfoires qui utilisent les eleves pour atteindre des desseins inavoues.
    nous avons besoin de paix et nos autorites montrent quotidiennement leur disponibilite au dialogue pour la construction d’un Etat de paix.
    personne ne gagne si nous mettons le feu sur notre cher pays.
    j’ai personnelement eu mon oncle assassine pendant les evenements du 15 Octobre,mais ce n’est pas pour autant que ma famille a le droit de foutre la merde dans ce pays. Nous sommes seulement convaincus que tot ou tard justice sera rendue. mais ce n’est par la violence qu’on instaure la justice,mais seulement dans un dialogue constructif.

    tot ou tard ce regime s’en ira. Je dis bien tot ou tard. Vous savez pourquoi ? parce que nul n’est eternel et tous mouront un jour. la seule verite que je connaisse c’estque tous les hommes sont pareils.Si un autre regime s’installe avec nos opposants,vous verrez qu’ils feront pire que ce regime actuel. tirez la lecon avec ce qui se passe au Senegal avec Abdoulaye Wade, ainsi que dans d’autres pays ou des opposants sont arrives au pouvoir.

    A bas les eleves paresseux
    A bas les eleves inconscients
    A bas les commenditaires de ces mouvements de troubles
    Vive le dialogue constructif
    Vive la tolerance et le pardon

    Pour la preservation de la paix au Burkina,engageons nous !

    Répondre à ce message

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