CONSEIL REGIONAL DE LA JEUNESSE DU CENTRE : La conciliation n’est pas pour demain

lundi 21 novembre 2011 à 00h10min

L’entente ne semble pas être pour demain entre Mohammed Traoré, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre (CRJ/C) et les sept membres du bureau exécutif. En effet, après leur conférence de presse le samedi 2 novembre dernier à Ouagadougou où ils reprochaient au président une mauvaise gestion financière et une mauvaise gouvernance, Mohammed Traoré, rencontré le dimanche 3 novembre 2011, a rejeté toutes ces accusations et demandé à ses camarades de venir à l’assemblée générale du CRJ/C qu’entend convoquer le Conseil national de la jeunesse.

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Mohammed Traoré, président du Conseil régional de la jeunesse du Centre (CRJ/C) rencontré le 3 novembre 2011 a rejeté en bloc toutes les accusations portées contre lui par les sept membres du bureau exécutif au cours de leur point de presse animé le 2 novembre dernier. D’entrée de jeu, le président a fait remarquer qu’il a effectivement démissionné pour sauvegarder l’intérêt général de la jeunesse du Centre. Mais il ajoute que s’il est revenu sur sa démission, c’est tout simplement pour répondre à une exigence de certaines structures de la place qui lui suggèrent de ne pas démissionner et d’attendre la décision du Conseil régional de la jeunesse.

Il poursuit que cette demande d’annulation de sa démission a pour souci de répondre à la légalité des textes, telle que prônée par le CNJ. Toutefois, il reconnaît avoir fait des ampliations de sa décision de démission et tenu une assemblée générale le 16 octobre 2011, lesquelles actions ont été jugées illégales. Toute chose qui lui a valu un mois de suspension au sein du CNJ. Pour lui, les agissements de ses camarades demandant sa démission sont motivés par des besoins personnels. Il ajoute que ceux-ci sont manipulés par des gens tapis dans l’ombre qui seront bientôt démasqués. En ce qui concerne l’utilisation des locaux à des fins personnelles par le président, ce dernier répond que tel n’est pas le cas. "J’ai toujours utilisé ses locaux uniquement pour les besoins du service", affirme-t-il.

Reproché de ne pas s’intéresser aux activités de la jeunesse et de trop courir les filles, le président a souligné que cette accusation est sans objet et qu’il préfère prendre de la hauteur là-dessus. Revenant sur le voyage à Bamako qui a eu lieu en 2010, le président a confié qu’au cours de ce voyage, il a eu des démêlés avec le directeur régional de la jeunesse du Centre, Joanny Compaoré, sur l’orientation de la jeunesse. Pour lui, c’est ce différend avec Joanny Compaoré qui est la véritable crise que la jeunesse du Centre traverse actuellement. Concernant la gestion opaque des 4 millions de F CFA remis par la coopération allemande GIZ, Mohammed Traoré conteste. Selon lui, il s’agit plutôt de 3 millions de F CFA qui ont été directement gérés par la GIZ lors des activités menées à Koubri. Pour lui, cette crise qui n’honore pas la jeunesse du Centre pourra trouver un dénouement à l’assemblée générale du CRJ/C convoquée par le Conseil national de la jeunesse. Mohammed Traoré espère que ses sept détracteurs seront présents à cette assemblée générale.

Ambèternifa Crépin SOMDA (Collaborateur)

Le Pays

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