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Proverbe du Jour : «Aucune cause juste ne peut être servie par la terreur. Kofi Annan» 

Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

Accueil > Actualités > Nécrologie • • mardi 8 novembre 2011 à 07h36min

Mgr Dieudonné Yougbaré (le jour de son ordination en 1956) avec Mgr SocquetToute action coercitive, quelle qu’en soit la finalité proclamée, est intolérable. Quand elle est collective et s’exerce dans le cadre d’un rapport de forces, elle est plus intolérable encore. Les exceptions ne sauraient justifier la règle générale. On peut bien trouver, dans l’Eglise catholique en Afrique (comme en Amérique, en Asie et en Océanie) - comme dans d’autres institutions humaines -, de ces êtres d’exception ; mais leur parcours ne saurait faire oublier avec qui ils ont cheminé.

Je n’ai pas connu ni fréquenté Mgr Dieudonné Yougbaré et ne saurait affirmer qu’il ait été un de ces êtres d’exception ; mais nul ne peut nier qu’il a été la mémoire (noire) du catholicisme (blanc) en Afrique de l’Ouest et, tout particulièrement, au Burkina Faso. L’Histoire des religions, en Afrique, reste à écrire. Il y a trop de retenue en la matière. Qu’il s’agisse de l’islam, de la chrétienté, des prophètes, des évangéliques... Le religieux relève, certes, de l’intime, mais l’histoire des religions est inséparable de l’histoire des peuples. Joseph Ki-Zerbo lui-même, dans son « Histoire de l’Afrique noire » (éditions Hatier - Paris, 1978) ne dit pas grand-chose sur la question. Michel Karambiri et Valentin G. Konaté, dans leur livre d’histoire de l’élève de CM2, évoquent les « résistances » à la « conquête coloniale », mais n’abordent pas la question de l’imposition de la religion catholique aux populations soumises. Ce n’est que dans le remarquable ouvrage « Les chefs au Burkina Faso. La chefferie traditionnelle des origines à l’indépendance » (Archives départementales de l’Aude/Archives nationales du Burkina Faso - Carcassonne, Ouagadougou, 2008), que je trouve des éléments significatifs.

Le discours, le 25 avril 1875, du cardinal Lavigerie, archevêque d’Alger, à destination des militaires pour qui, évoquant l’Afrique, il stigmatise un « sépulcre », « des peuples perdus dans la mort », « un continent immense, la plus affreuse barbarie, l’ignorance, le sang, l’anthropophagie, l’universel esclavage ». Lavigerie illustrait « l’alliance du sabre et du goupillon » ; il a été le fondateur, en 1868, de la Société des missionnaires d’Afrique. Les premiers d’entre eux débarqueront, en « terre voltaïque », « le lundi 22 janvier 1900, vers 10 heures du matin ». Ils s’installeront à Koupéla, sur la route de Fada-Ngourma (vers Est) et de Tenkodogo (vers le Sud).

C’est à Koupéla, le 16 février 1917, qu’est né Yougbaré. C’est à Koupéla, à l’Ecole cléricale, qu’il fera ses études (1923-1928) avant de rejoindre le Petit séminaire de Pabré (créé en 1925) et le Grand séminaire de Koumi (créé en 1935). Imagine-t-on ce que pouvait être la relation entre les missionnaires blancs et les populations noires au début du XXème siècle alors que les guerres coloniales n’étaient pas achevées ? Dans « Les chefs au Burkina Faso » (cf. supra), les auteurs évoquent ainsi le télégramme de l’inspecteur des affaires administratives Carbou au gouverneur de la colonie à Abidjan, le 6 août 1934, concernant la « véritable tyrannie » que les missions font peser sur les populations : « enlèvements de fillettes, jeunes filles et même femmes mariées par Pères missionnaires et catéchistes ». Certes, il ne faut pas omettre l’anticléricalisme d’une partie de l’administration coloniale de l’époque, au lendemain de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais les photos de très jeunes filles rassemblées dans les « écoles » catholiques, seins nus et jupettes blanches, sont excessivement dérangeantes.

Dieudonné Yougbaré va être ordonné prêtre à Ouagadougou, le 8 avril 1945, prenant ainsi la suite de Paul Zoungrana, (premier cardinal noir de l’Afrique francophone en 1965) Zacharie Nikiema (également originaire de Koupéla), Joseph Ouédraogo (originaire, me semble-t-il, de Yagma), les trois premiers prêtres voltaïques ordonnés dès le 2 mai 1942 par Joanny Thévenoud, (vicaire apostolique de Ouagadougou de 1921 à sa mort en 1949).

Yougbaré sera vicaire à Pabré, près de Ouaga, puis professeur au Petit séminaire (fondé par Thévenoud), vicaire à Ouagadougou en 1948, curé de Pabré en 1949, curé de Garango (en pays Bissa, non loin de Tenkodogo) en 1954. C’est Mgr Marcel Lefebvre, alors délégué apostolique pour l’Afrique francophone, qui le proposera, en 1956, comme évêque de Koupéla. Archevêque de Dakar, Lefebvre avait été supérieur général des Pères du Saint-Esprit, premier délégué apostolique au Cameroun ; il prônait la mise en place d’une hiérarchie autochtone au sein de l’Eglise catholique et s’illustrera, par la suite, comme chef de file de l’Eglise « intégriste ».

Le 8 juillet 1956, Dieudonné Yougbaré sera donc ordonné « premier évêque résidentiel en Afrique noire française » par le cardinal Pierre-Marie Gerlier, archevêque de Lyon (René Coty est alors président de la République française et Gaston Defferre est ministre de la France d’outre-mer). C’est Gerlier qui proposera le jumelage du diocèse de Koupéla avec le sien, une première au sein de l’Eglise catholique. Le cardinal lyonnais dira d’ailleurs que « ce sera peut-être la plus grande fierté de [son] épiscopat d’avoir été le consécrateur de Mgr Yougbaré ». L’ordination épiscopale a eu lieu en présence, également, de Mgr Lefebvre et de Mgr Emile Socquet, archevêque de Ouagadougou.

Yougbaré sera évêque de Koupéla pendant trente-neuf ans, de 1956 à 1995. Le samedi 21-dimanche 22 janvier 2006, y a été célébré un triple jubilé : 50ème anniversaire de la création du diocèse (20 février 1956) ; 50ème anniversaire de la consécration de son premier évêque (8 juillet 1956) ; 50ème anniversaire du jumelage avec le diocèse de Lyon. Pour l’occasion, son cardinal, Philippe Barbarin, à la tête d’une importante délégation, se rendra à Koupéla. Ils y seront rejoints par Mgr Yougbaré, à la retraite depuis le 1er juin 1995. Agé alors de 89 ans, aveugle, il s’était retiré à Bagré (environ 100 km au Sud de Koupéla), où il avait fait construire une maison d’accueil pour les prêtres âgés du diocèse.

« Premier évêque africain de l’Afrique occidentale, il est le témoin et l’artisan d’une Eglise qui, petit à petit, a su se développer et se prendre en charge », commentera alors le Père Blanc Jean Moriaud (entretien avec Bernard Jouanno - La Croix - vendredi 20 janvier 2006). Moriaud, qui a été aux côtés de Yougbaré de 1965 à 1987, dira de lui (La Croix - cf. supra) : « C’est un pasteur, un pasteur discret, un vrai bâtisseur. Il a créé le petit séminaire de Baskouré, deux écoles de catéchistes (l’une pour les Mossi à Guelgue, l’autre pour les Bissa à Garango). Il a construit des églises, organisé des paroisses, encouragé la naissance et le développement de communautés chrétiennes de base. Dès 1975, avec le cardinal Zoungrana, il a lancé l’idée d’Eglise-Famille ».

Mgr Yougbaré, qui avait participé au concile Vatican II, est mort dans la nuit du 3 au 4 novembre 2011 ; il avait 94 ans. Il était le plus vieux prêtre burkinabè vivant, ce qui explique l’émotion des milieux catholiques, en Afrique et en France. Il était la personnalité historique de Koupéla, rappelant à tous que cette cité avait été le 22 janvier 1900 le point de départ de l’évangélisation de la « terre voltaïque » (un an plus tard les missionnaires s’installeront à Ouagadougou conquise le 1er septembre 1896).

Désormais, le Burkina Faso est, aussi, une terre catholique ; pas seulement une terre de la hiérarchie - celle des missions, du Vatican, de l’Eglise, des diocèses… - mais celle de « la religiosité populaire » pour reprendre l’expression de Monique Ilboudo qui, voici quelques années (octobre 2006), dans le cadre du département d’histoire et d’archéologie de l’Université de Ouagadougou, a rédigé un passionnant mémoire de maîtrise sur « les pèlerinages au centre marial de Yagma de 1968 à 2005 », expression, selon elle, « d’une certaine réappropriation de [la religion catholique] par les Africains », les transformant en « gardiens du christianisme, une religion qu’ils ont pourtant adoptée ».

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

P.-S.

Obsèques de Mgr Dieudonné YOUGBARE

Les obsèques de Mgr Dieudonné YOUGBARE, Evêque émérite de Koupéla, décédé le 04 novembre 2011, se dérouleront mardi et mercredi. Ainsi, le mardi 08 novembre 2011, une messe sera dite à 9h au sein de la Cathédrale de l’Immaculée Conception de Ouagadougou. Après la messe, le corps sera transféré à Koupéla. Une veillée de prière aura lieu ce même jour à 20h à la Cathédrale Notre Dame des Grâces de Koupéla.

Le lendemain 09 novembre 2011, à partir de 9h, il y’aura Grand-messe à la Cathédrale Notre Dame des Grâces de Koupéla, suivie de l’enterrement au sanctuaire Marial de Binatenga (koupéla).

Puisse l’âme de l’illustre disparu reposer en paix par la miséricorde de Dieu !

Vos commentaires

  • Le 7 novembre 2011 à 19:44 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Je ne suis pas sur que les religions dites ``révélées`` soient une bonne chose pour notre très cher pays. Ceci étant dit paix a son âme.

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    • Le 8 novembre 2011 à 12:40 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      Mon ami moi aussi je ne suis pas sûr que tu sois utile pour notre très cher pays le Burkina Faso. Dorénavant quand tu auras à donner ton avis sur un sujet il faudra t’expliquer et non dire des choses gratuites.Tu pouvais dire que je ne suis pas sûr que les religions dites révélées soient une bonne chose pour notre très cher pays et voilà les raisons qui m’amènent à cette conclusion.

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      • Le 8 novembre 2011 à 18:55, par verite En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

        mon ami je ne connait pas ton age mais il y a des choses qu’on a pas besoin d’expliquer a un adulte.

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      • Le 10 novembre 2011 à 22:44 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

        Laissez ce pinguoin d’internaute tranquille. Si les "religions révélées" ne sont pas utiles pour notre pays, qu’a-til fait pour notre pays au point que l’indice de développement humain soit aujourd’hui le plus bas de la planète. Il n’y a que des "gueulards" comme cet écervélé qui tire vraiment notre pays vers le bas. C’est connu c’est le sport national de nombreux soulards. Sale CDR. Cette réflexion n’avait pas sa place dans la reconnaissance unanime par les burkinabé de l’oeuvre cléricale de Monseigneur Dieudonné YOUGBARE et l’hommage posthume qui lui est légitimement dû par ces milliers de fidèles. Un peu de respect, monsieur. Un proverbe congolais dit que si tu chasses un fou pour traverser 7 rivières, c’est que tu es plus fou que le fou. Mais là, s’il fallait traverser mille rivières pour aller bouster cet énergumène dans son dernier retranchement, il fallait le faire. Et c’est fait. De plus il n’est pas sûr de ce qu’il affirme et il étale ainsi son ignorance au grand jour au grand dam de son inconséquence et de son inconscience. Allez vous faire voir ailleurs dans d’autres circonstances ou débats inutiles.

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  • Le 7 novembre 2011 à 22:22, par Paul KERE, Nancy En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Message postume à Mon Parrain,

    C’est avec une grande tristesse que j’apprends ta mort, toi qui m’a baptisé et qui fut mon parrain exemplaire.
    Merci à Monsieur BEJOT de m’avoir offert, sur un plateau d’argent, cette belle et quasi-exhaustive rétrospective intégrale de ce grand homme d’église et de foi qui a inspiré ma foi et ma façon d’être. Je voudrais partager un seul témoignage avec l’ensemble des internautes à l’occasion de ce message postume : Un jour de vacance dans mon boulgou profond alors que je souhaitais rejoindre mon frère aîné à Ouagadougou, je ne disposais que d’une somme de 500,00 francs CFA (moins d’un euros)qui ne pouvait en tout état de cause qu’assurer le transport jusqu’à Koupéla. De là, je suis allé voir Monseigneur à sa résidence. Il faisait les cents pas dans la cour de l’archevêché avec son chapelet...
    C’est alors que je me suis présenté à lui et il était tout ému et bien ravi de me revoir jeune lycéen de 14 ans alors qu’il ne m’avait pas revu après mon baptême depuis 1963 à Zabré. Il me remit alors généreusement une somme de 400,00 francs CFA afin de me permettre de poursuivre mon voyage à Ouagadougou. La suite m’a menée en ces instants précis à Nancy où j’exerce la profession d’avocat et d’enseignant de Droit, toutes choses qui participent de la générosité par la défense de la veuve et de l’orphelin ainsi que la transmission de la science juridique aux plus jeunes. Par conséquent, je rends immensément grâce à Dieu pour la générosité que Monseigneur m’a transmise et qui me permet aujourd’hui d’être ce que je suis avec mes qualités certes mais également, mes nombreux défauts. Mais une chose est sûre : cet homme a guidé et orienté ma vie tant au niveau de mes convictions religieuses que de ma perception du monde et je n’effectuais jamais un voyage dans le Boulgou sans me rendre à Bagré à sa résidence de retraite pour recevoir encore ses précieux conseils de sagesse. Sa mort laissera incontestablement un grand vide dans ma vie et m’attriste au plus profond de moi-même. Cette disparition rappelle que nous sommes tous de passage sur cette terre. Et, avant d’effectuer ce solitaire voyage , il est souhaitable que chacun de nous puisse comptabiliser ou égrener humblement ce qu’il aura fait de meilleur pour la grande majorité des autres. Comme on pourrait également le dire pour Oumarou KANAZOE. C’est en tous cas, le sens de mon existence et, à toute la famille éplorée, à Monseigneur Séraphin ROUAMBA, à son neveu Monsieur l’Abbé YOUGBARE qui s’est constamment occupé de lui jusqu’à son dernier souffle, toute la famille des prêtres, des diacres, des soeurs, des cathéchistes et cathéchèses,à tous les paroissiens de la grande famille chrétienne catholique et apostolique , j’adresse mes sincères condoléances et que la terre libre et de dignité de koupéla et du Burkina Faso lui soit légère. Que le Seigneur Dieu Tout puissant l’accueille dans sa demeure afin qu’il puisse désormais intercéder utilement pour nous, pauvres pécheurs. Amen. Au nom du père, du fils et du Saint Esprit ! Amen. Monseigneur, et Cher Parrain, Reposez en paix. Paul KERE, Nancy.

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  • Le 8 novembre 2011 à 08:43, par ramses2 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Votre photo est anonyme.

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  • Le 8 novembre 2011 à 12:00 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    l’explorateur pour dessiner les cartes et les zones stratégiques ; les missionnaires et évangéliques pour le lavage de cerveau ; le colon pour assoir sa puissance.
    paix à son âme.

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    • Le 8 novembre 2011 à 19:17, par Ollo En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      Concis, précis et pertinent est cette remarque à laquelle je souscris entièrement. Ce qui n’enlève rien aux qualités dont cet homme était pourvu, si l’on considère les différents éloges, exercice obligé il est vrai dans des circonstances de l’espèce. Paix à son âme dans tous les cas ; on ne peut que déplorer la chute d’un baobab qui laisse un vide...

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    • Le 8 novembre 2011 à 21:34, par Jonas En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      C’est très triste que des gens réagissent de cette façon suite au décès de notre Père à tous dans la foi mais aussi étant de ceux qui ont contribué énormément à construire le Burkina Faso, notre chère Patrie pendant plus d’un demi siècle dans plusieurs domaines dont celui de l’éducation d’où viennent la plupart des intellectuel et des dirigeants de notre pays. Il en est de même pour El Hadj Oumarou Kanzoe qui au dé-là des diversités religieuses est l’un de ceux-là que la nation entière doit rendre hommage. La mort de ces deux personnalités intervenue dans un intervalle de temps très réduit au dé-là d’être une perte tant pour les musulmans que pour les catholique est signe marquant, un événement qui restera gravé dans la mémoire des Burkinabé qui ont connu, su apprécié la valeur et l’amour de leur peuple de ces deux monuments.
      Du reste je pense que le Burkina Faso comme tant d’autres pays africains ont pris leur indépendance il plus de 50 ans et n’ont guère fait mieux que le colon. Il est tant pour nous d’arrêter d’accuser continuellement le colon d’être à l’origine de nos malheur et se mettre plutôt au travail. Que les autorités qui ont la destinée du peuple entre leurs mains travail en conséquence. Qu’elles combattent la corruption, le faitnéantisme,le népotisme, le gain facile et le gaspillage des ressources ainsi tous les fléaux qui entravent notre développement pour le bonheur des populations.
      Car :
      Si les richesses de notre pays pouvaient servir à créer des emplois pour les burkinabé, nous aurions pu réduire notre misères que de les voies bloquées dans les banques étrangère.
      Si le peu de richesse dont nous disposons était était consacrée au bien-être de tous les Burkinabé et non une minorité, nous pouvions espérer le développement et gagner le combat et la lutte contre la pauvreté.
      Si tout les enfants pouvaient aller à l’école, avec de meilleures conditionner d’enseignement, nous pouvions espérer d’un lendemain meilleur ;
      si tous les Burkinabé pouvaient seulement manger à leur faim, nous aurions l’esprit libre pour penser à l’avenir.
      si tous les Burkinabé avaient droit à la même justice, nous pourront espérer avoir une nation où règnent la paix, une nation meilleure, un Burkina Faso qui répond réellement à ce nom.
      L’année 2011 a marqué les Burkinabé et continue de les marquer avec le départ de notre Père Évêque, Mgr Dieudonné Yougbaré.
      Nous rendons grâce à Dieu pour tout ce qu’il lui permis de faire pour l’Église famille du Burkina Faso et d’ailleurs et pour notre nation. Qu’il l’accueille dans son Royaume et qu’il apaise les cœurs de tous.
      Union de prière

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    • Le 8 novembre 2011 à 22:16 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      Et vous, depuis l’indépendance du Burkina Faso en 1960 où avez-vous constuit un simple poulailler, qu’avez-vous fait de cette indépendance ? Ne salissez pas s’il vous plaît la mémoire de Monseigneur YOUGBARE qui, lui ne faisait pas de la politique et s’est exclusivement consacré à sa vie de prière et de mission. S’il vous plaît, monsieur pas de polémique après la mort de Monseigneur YOUGBARE. Allez-y faire vos tralala ailleurs.

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    • Le 9 novembre 2011 à 02:33, par Gninesie En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      et toi pour nous dire tout ça en Français !!!

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  • Le 8 novembre 2011 à 19:54 En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Juste pour faire remarquer à l’auteur de l’article qu’il aurait été préférable d’écrire deux articles distincts, l’un traitant de l’histoire du catholicisme, et l’autre, de la vie de Monseigneur Yougbaré, si toutefois,l’envie l’en prenait. Les choses me semblent amalgamées. Le "professionnel" qu’il est sait certainement ce à quoi je fais allusion.

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    • Le 9 novembre 2011 à 03:03, par Gninesie En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

      On est surpris par les premiers mots de l’article et perplexe devant l’ambigüité (voulue ?)par son auteur... Moi je m’inquiète de comment il est facile de manipuler la mémoire d’un homme et d’un peuple à travers des insinuations tendancieuses qui, à la fin ne rendent même pas service à leur auteur. Quoi ? après nous avoir imposer son catholicisme blanc, le Blanc veut-il nous libérer avec son anti-catholicisme tout autant blanc ? Notre histoire est déjà suffisamment dramatique pour qu’on veuille nous suggérer de l’empoisonner par des pensées de rancunes. La colonisation, ce viol brutal perpétré sur nos cultures par une culture elle même décadente (on se rappelle la barbarie des deux guerres mondiales de la très civile Europe), n’a pas été une bonne chose. Tout comme d’ailleurs le néocolonialisme ! Mais de ce viol est née une nation dont une bonne partie de l’élite avait fréquenté les écoles de la mission, où elle a appris non seulement la religion « importée » (le catholicisme n’est même pas blanc, il est sémite d’abord, passé en Europe par les voies de la … colonisation romaine), mais aussi les mathématiques, l’histoire et la géographie et tout ce qu’il a été juste d’étudier pour servir ce pays, et tout cela rigoureusement en FRANÇAIS, la langue importée que nous utilisons tous pour nous comprendre…
      Si le peuple burkinabè oublie, Dieu n’oubliera pas, lui, de récompenser son bon et fidèle serviteur, Mgr Yougbaré. Qu’il repose en paix.

      Répondre à ce message

  • Le 9 novembre 2011 à 06:19, par PRESTO En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Je me pose des questions sur cet internaute qui s’en prend a Me kere pour on ne sait quelle raison. Au lieu de s’interesser a son temoignage pour le critiquer en bien ou en mal, il s’en prend a l’auteur pour des raisons que nul autre bloggeur ne saurait imaginer. Me Kere parle de son experience personnelle, en quoi cela t’offense t-il ? N’ a-t-il pas le droit de decrire son parcours de vie comme il l’entend ? Qu’est ce que cet acharnement sur sa personne t’apporte a toi, pauvre idiot ? Pendant que d’autres personnes s’emerveillent pour ce que ce prelat a ete dans la reussite de la vie d’un autre humain, et louent ce sens d’altruisme qui a aide un autre burkinabe a devenir quelqu’un dans la vie, TOI un veritable vaurien, incapable de distinguer le bien du mal, tu deverses ton acrimonie sur une personne que tu ne peux meme pas atteindre...! J’imagine que c’est la haine envieuse qui te pousse a des propos de ce genre. Si lui il fanfaronne, c’est qu’il a de quoi fanfaronner, en quoi la mediocrite dans laquelle tu te trouves te permet-il de fanfaronner ? Il est vraiment desolant quand de l’exterieur on lit les blogs du Burkina et on s’apercoit de la bassesse d’esprit de certains de nos compatriotes. Au lieu de chercher a se faire une place au soleil, ce qui proccupe certains c’est de s’attaquer gratuitement aux autres. En quoi cela vous avance t-il ? Les esprits tordus de ce genre ne feront que croupir dans leurs propres turpitudes. En quoi un homme avance t-il en cherchant a detruire la reputation ou la vie d’un autre homme ? NE VAUT-IL PAS MIEUX DE RECHERCHER CE QUI NOUS REND MEILLEURS ? PEUT-ON CONSTRUIRE UN FASO OU IL FAIT BON VIVRE POUR TOUT LE MONDE AVEC DES ESPRITS SI NEGATIFS ? ENFIN...JE DEMEURE PERSUADER TOUT DE MEME QUE LES GENS DE BIEN DEPASSERONT TOUJOURS LES CYNIQUES ET AUTRES SALOPARDS !

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  • Le 10 novembre 2011 à 00:12, par Abbé Dominique En réponse à : Mgr Dieudonné Yougbaré, premier évêque noir d’Afrique occidentale, était la mémoire (noire) du catholicisme (blanc).

    Merci à tous ceux qui nous parlent de Mgr YOUGBARE ! Son grand silence et sa profonde vie seront à jamais sources de réflexion pour ce siècle des mots creux et des maux gratuits !

    Une petite contribution.

    Pour être précis dans les dâtes et les chiffres :
    Mgr Denis TAPSOBA, mort le 13 mars 2008 dans sa 92 ème année,est né le 6 Juillet 1916 : il estl’ainé de Mgr YOUBARE. Il a été ordonné le 6 mai 1944, un an avant Mgr YOUGBARE, et avec l’abbé Emmanuel DABIRE, ce qui fait d’eux les 4ème et 5ème prêtres Burkinabe. Mgr YOUGBARE est donc le 6ème prêtre burkinabe, et non le 4ème, comme l’article pourrait laisser croire.

    Grand merci pour l’apport à temps de l’auteur ! Il nous permet de commenter !

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