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Tribune de la femme - Roukiatou Ouédraogo, chargée de communication du SPONG : « Femme journaliste, ce n’était que des préjugés »

Accueil > Actualités > Portraits • • vendredi 4 novembre 2011 à 00h15min

Enseigner, c’était son ambition. « Par la force des choses », elle va également passer le test d’entrée au Département de journalisme et communication, option communication d’entreprise et relations publiques. Aujourd’hui chargée de communication du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales (SPONG), et bloggeuse, elle est retournée au journalisme (elle fait un master en ligne) pour dit-elle, mieux valoriser les acteurs de développement. Il s’agit de Roukiatou Ouédraogo, mariée et mère de deux enfants.

Adolescente, elle avait déjà un rêve comme tout « ado » d’ailleurs. C’était d’enseigner, de transmettre le savoir aux tout-petits, de partager les expériences professionnelles en matière d’éducation. Mais rien n’a été perdu. Car communiquer, c’est aussi enseigner. En effet, en même temps que le département d’histoire-géographie où elle s’était inscrite après son baccalauréat série A, Roukiatou va aussi passer le test du département de communication, option communication d’entreprise et relations publiques.

Après trois ans de formation, et à partir de la quatrième année en 2005, elle travaille parallèlement, afin de « joindre les deux bouts », mais aussi de mettre en pratique les théories acquises. « Ma première expérience professionnelle a débuté à Yampoukri, une association spécialisée sur les questions des nouvelles technologies de l’information et de la communication », témoigne-t-elle. Après cette association, Mme Ouédraogo va participer à l’animation d’un bulletin dénommé « Burkina NTIC », et, renchérit-elle, « c’est bien là que j’ai beaucoup appris en pratique, car nous faisions aussi du journalisme lors de la formation en communication d’entreprise ». Titulaire d’une maîtrise, elle collabore avec l’association Yampoukri jusqu’en 2008, où elle a été cooptée par le projet « Faso-Dev » qui faisait dans la promotion des initiatives nouvelles et réussies. Les bonnes pratiques étaient pour ce faire diffusées à travers un portail.

La communication, plutôt que le journalisme....

Roukiatou Ouédraogo ne regrette pas d’être une communicatrice, loin de là ; mais elle reste convaincue que le journalisme reste un secteur passionnant. C’est pourquoi, elle s’est inscrite pour faire « en ligne » le master en journalisme. Estimant qu’au delà de tout, le journalisme est un métier noble, une pratique importante dont on doit s’imprégner. Elle avoue avoir eu des appréhensions à l’université. « J’avais peur à l’époque, car il y avait trop de préjugés défavorables sur les femmes journalistes, trop de clichés négatifs... ».

Il lui a fallu faire le terrain pour réaliser compte que ce n’était que des préjugés. D’où son inscription en master en journalisme, car Rouki adore pratiquer le journalisme ayant trait au développement pour valoriser les actions et les bâtisseurs de ce développement. Elle veut également se repositionner comme journaliste « bloggueuse » et faire du live-blogging, c’est-à-dire participer à des conférences pour donner la parole aux acteurs qui n’en ont pas toujours l’occasion.

Difficultés

Etre « chargée de com » au SPONG n’est pas une mince affaire. Le SPONG, c’est un nombre important d’ONG qui demandent beaucoup plus de rigueur sur toutes les actions. « Il faut s’assurer d’envoyer l’information juste, nouer des relations de partenariat, parce que quand on parle de réseautage, c’est un partage d’expériences surtout qu’il y a une sorte de compétition entre ONG et associations qui poursuivent souvent les mêmes objectifs », a-t-elle dit. Il revient donc à Rouki de « manager » tout cela pour faire converger les visions et créer une synergie d’actions. Aussi, ajoute-elle, « au SPONG, Mme Ouédraogo reste souvent au bureau de 7h à 20h, démontrant ainsi qu’une femme de tête et de cœur a les mêmes facultés de résistance et d’efficacité qu’un homme.

La femme à son avis

En sa qualité d’actrice de développement, Rouki croit que l’homme et la femme ont les mêmes défis d’excellence à relever. Après son service, elle aime faire la cuisine et rendre visite à sa mère à Bobo-Dioulasso.

Bassératou KINDO

L’Express du Faso

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