Lutte contre la fraude à Ouahigouya : Course-poursuite entre la douane et des trafiquants

vendredi 4 novembre 2011 à 00h14min

Une équipe de la brigade mobile de la douane de Ouahigouya a été obligée de faire usage d’armes pour immobiliser un véhicule transportant des marchandises de trafic. C‘était dans la matinée du mardi 1er novembre 2011. Ceux qui occupent les abords de l’avenue de Mopti à Ouahigouya et les passants ont assisté aux environs de 10h dans la journée du mardi 1er novembre 2011 à un spectacle digne d’un film western.

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Une course-poursuite entre deux véhicules a mis tout le monde sur le qui-vive « C’est à la sortie de la messe de Toussaint que nous avons eu l’information selon laquelle un fraudeur transportait des marchandises prohibées. Je me suis fait accompagner par un agent et nous avons aperçu le véhicule juste après la gendarmerie. Nous l’avons poursuivi et rattrapé au feu tricolore de la place de la nation. Nous avons fait signe au conducteur du véhicule de s’arrêter et il a refusé d’obtempérer », raconte le chef de la brigade mobile, Sama T. Christian.

Sentant le danger, le fautif a mis le pied sur l’accélérateur pour tenter de semer ses poursuivants. Ces derniers ne se sont pas laissé faire. Après avoir dépassé à vive allure le deuxième feu tricolore au niveau de l’hôtel du Nord, la proie des douaniers a fait des zigzags, pour tromper la vigilance de ceux-ci avant de continuer tout droit sur l’avenue de Mopti.

Face à l’obstination des présumés fraudeurs, le chef de la brigade mobile de la douane et son subalterne se sont résolus à faire usage
[Sama T. Christian, chef de la brigade mobile de Ouahigouya]

Sama T. Christian, chef de la brigade mobile de Ouahigouya
de leurs armes à feu pour percer les roues du véhicule suspect. Ses deux occupants n’étaient pas des enfants de cœur. Ils ont vite abandonné leur engin et disparu dans le quartier.

Après la perquisition, les douaniers ont découvert que les coffres du véhicule étaient remplis de médicaments prohibés, notamment des médicaments de la rue, emballés dans des sachets. Ils ont rapidement tracté le véhicule et son contenu pour le garer au poste de la douane.

« Nous rencontrons régulièrement ce genre de fraudeurs. Malheureusement nous n’avons pas de moyens de répression rapide. Ces personnes jouent avec nos moyens de déplacement pour nous narguer. La solidarité qui règne en leur sein est difficile à briser », regrette le chef de la brigade mobile de Ouahigouya. A l’entendre, le trafic des marchandises est devenu le sport favori à Ouahigouya. Entre les douaniers et les commerçants, « c’est je t’aime, moi non plus ».

En rappel, le bureau de la douane de Ouahigouya avait été incendié lors de la manifestation des élèves en mars 2011. Tout le matériel de travail (motos, véhicules, chaises et bureaux) avaient été réduits en cendre. Le bilan des dégâts était estimé à une centaine de millions. « Nous invitons les acteurs à tous les niveaux à une franche collaboration avec nos services. Il est impératif de mettre fin aux pratiques frauduleuses qui nuisent à l’environnement économique », plaide le chef de poste de la brigade mobile de la douane de Ouahigouya, Sama T. Christian.

L’Observateur Paalga

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