Au coin du palais : Encore un faux gendarme arrêté à Bobo-Dioulasso

jeudi 20 octobre 2011 à 00h37min

« Il m’a dit que, comme je suis un sportif, de prendre ça pour en faire une tenue de sport ». C’est ce qu’a affirmé à la barre DO 46 ans, superviseur d’un chantier au sujet d’un T-shirt aux couleurs de la gendarmerie et d’un Képi que lui aurait remis un gendarme. Le 5 octobre 2011, DO était ainsi habillé lorsqu’un quidam lui aurait demandé de le suivre pour qu’il le présente comme gendarme dans la boutique de MS. Chose qu’il a dit avoir accepté. Une fois à l’intérieur, il s’est fait servir un lot de marchandises et a voulu que la facture soit établie au compte de la gendarmerie. Et comme l’habit ne fait pas le moine, des personnes qui étaient à côté se sont rendu compte de la supercherie et sont intervenues, ce qui a permis l’arrestation de l’escroc usurpateur de titre.

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DO qui a demandé la clémence du Tribunal ce vendredi 14 septembre à l’audience, à défaut des 48 mois fermes du procureur, a été condamné à une peine de 36 mois fermes. MS, la victime qui était de la partie civile n’a rien réclamé, ses articles n’ayant pas été emportés. Le procureur a par ailleurs saisi l’occasion pour demander à quelques pandores qui étaient à l’audience, de prendre au sérieux le phénomène qui tend à s’amplifier. A ce propos, rappelons qu’en 2007, notre confrère le journal « l’Observateur Paalga », dans sa parution du 5 mars, a mentionné trois cas similaires qui se sont passés dans cette même ville de Bobo-Dioulasso.

Le 4 mars 2011, c’est Sidwaya qui assistait à une autre audience relative au même cas et où le fautif a écopé de 3 ans de prison. La liste est sans doute longue et les victimes nombreuses, car, même si la tenue ne fait pas forcément le gendarme, reconnaissons qu’elle fait des victimes. Il faut prendre des mesures énergiques pour barrer la voie à cet autre type de délinquance qui tend à salir l’image de la gendarmerie.


Quand voler devient une habitude

Condamné à 12 mois avec sursis pour vol d’un carton de parfum en 2010, AY 31 ans, a peut être compris sa mise en liberté, non pas comme un avertissement mais un encouragement. Ainsi, le 13 septembre 2011, ce charretier qui était de passage au grand marché, a aperçu les marchandises de KS qui venaient de lui être livrées devant sa boutique. AY, constatant qu’il n’y avait personne à côté, a soustrait frauduleusement un bidon d’huile de 20 litres qu’il a caché. Mais intercepté par le gardien, AY qui a l’imagination fertile, a argué qu’il était l’apprenti du camion qui venait de livrer les marchandises.

Le condamné avec sursis de l’année dernière a donc été mis aux arrêts après un coup de fil du gardien à son patron, qui a démenti les propos du charretier. A la barre, le vendredi 14 octobre 2011, AY a tout de suite reconnu les faits à lui reprochés. Le parquet qui l’a qualifié de récidiviste, a voulu qu’il soit retenu dans les liens de prévention et condamné à 3 ans fermes. Mais AY après délibération, devra retourner en prison pour une peine de 2 ans fermes.


Un portable de 40 000 F CFA contre des faux billets

AZ, 29 ans a été condamné, le vendredi 14 octobre 2011, à 12 mois de prison ferme par le Tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. Il a été arrêté le 22 septembre dernier par la brigade territoriale de gendarmerie de Koundougou, pour avoir mis en circulation cinq fausses coupures de 10 000 F CFA. A la barre, l’intéressé dit avoir reçu ces billets d’un client à qui il a proposé son portable à 40 000 F CFA. Ce dernier qui, au fil du temps n’arrivait pas à rembourser la somme due, et qui détenait par devers lui ces coupures en a proposé à AZ, non sans lui dire que c’était de faux billets. Avec cet argent en sa possession, AZ faisait des achats de 500 ou 1 000 F CFA à Koundougou et dans d’autres villages, pour se faire ensuite remettre de bons billets de banques qu’il dépensait en toute tranquillité.

Comme le dit l’adage « tous les jours sont pour le voleur et un seul jour est pour le propriétaire », AZ a été reconnu lors d’une autre opération par une de ses victimes et mis aux arrêts. Il a comparu avec à ses côtés deux témoins dont une de ses victimes. L’autre témoin qui n’est pas tombé dans le piège n’a rien réclamé. Le premier qui lui avait remis 9 500 F CFA après achat de ses articles a demandé à être remboursé. Le parquet et le Tribunal ont été unanimes sur la condamnation à 12 mois de prison ferme avec 10 000 F CFA à payer à sa victime comme dommages et intérêts.

Rassemblés par Tielmè Innocent KAMBIRE

Sidwaya

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