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Docteur Poussi Sawadogo : L’intellectuel doit être une solution, pas un problème !

Accueil > Actualités > Portraits • • mardi 11 octobre 2011 à 01h49min

Il est officiellement né en 1973.Il ne connaît pas la date exacte. Ce n’est pas le nom de sa mère qui se trouve sur son acte de naissance mais celui de la première femme de son papa. Qu’importe ! Il est né à Pibaoré et non à Fourgin dans le Sanementenga comme il est écrit. Tant pis. Poussi Sawadogo a su aller au-delà des ces imprécisions sur ces origines. Mieux, il les a acceptées comme étant « l’expression de son africanité ». A38 ?ans Poussi Sawadogo dont le prénom signifie « prier » en mooré a un parcours qui force déjà le respect.

Avec son air calme et son visage toujours fermé, Poussi Sawadogo pourrait passer pour un homme timide et absent. Mais il ne faut pas se tromper. Car Poussi est un homme qui aime la compétition, la concurrence. Pas une concurrence avec les autres, mais une concurrence avec lui-même. C’est cette concurrence avec lui-même qui l’a amené à quitter « souverainement »comme il le dit la fonction publique en 2007 pour se réaliser. Alors qu’il était chargé de la formation des diplomates burkinabè à l’Institut Diplomatique et des Relations Internationales de Ouagadougou(IDRI), le gouvernement du Burkina décida de la fermeture de cette école en 2007.

Ce fut un coup dur pour Poussi Sawadogo parce « qu’il avait une vision pour l’IDRI ».Cela n’a pourtant pas entamer la détermination et l’engagement du docteur en Histoire. Au contraire. Quelques temps après cette fermeture, il a créé en juin 2007 le Centre de Recherche-Diffusion Yangrin Sawadogo sur la paix et le développement (CRYSPAD) pour « faire la diplomatie autrement que celle de l’Etat ».Mais avant d’arriver là, que de chemin parcouru.

Un parcours d’opportunité et de choix

Il est venu à l’université après son baccalauréat en 1993 pour faire de l’Anglais. C’est finalement en histoire qu’il s’inscrira parce que ce département lui offrait une bourse d’étude. Après l’obtention de sa maîtrise en Histoire, Poussi Sawadogo devait quitter l’université pour son Service National pour le Développement(SND). Mais le sort en a décidé autrement. Il venait de réussir au test de recrutement d’étudiants en communication du département « Arts et Communication », de l’Université de Ouagadougou. Il décide donc de mettre son SND entre parenthèses et de poursuivre sa formation dans son nouveau département.

Il n’a pas eu tort puisqu’il y obtiendra une nouvelle maîtrise. Cette fois-ci en sciences et techniques de l’information et de la communication (option journalisme) en 1999.Les circonstances et la boulimie du savoir vont une fois de plus amener Poussi Sawadogo à aller plus loin dans les études. Au cours de son année de maîtrise en communication, le troisième cycle venait de s’ouvrir au département d’Histoire. Pendant qu’il faisait donc ses recherches au département d’arts et communication, il préparait parallèlement son DEA en Histoire. Il a obtenu les deux diplômes en une seule année académique.

« C’est un tirage au sort qui m’a envoyé en diplomatie »

Alors qu’il était au ministère des affaires étrangères comme conseiller en 2000, le destin va encore conduire Poussi Sawadogo sur le terrain des études. L’ambassade d’Allemagne offrait une bourse pour un stage diplomatique au Cameroun. Ils étaient sept (07) pour la bourse et le hasard a choisi Poussi Sawadogo. Il a obtenu un certificat de stage diplomatique de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun(IRIC), session de 2002.Mais Poussi ne s’est pas contenté de son certificat en diplomatie parce qu’une fois de retour à l’IDRI il a fait un master en diplomatie contemporaine en ligne de l’université de Malte. Il obtiendra aussi son doctorat en histoire africaine en 2004 à l’Université de Ouagadougou. A la question de savoir qu’est ce qui fait courir autant Dr Poussi, il répondra sans passion que « son parcours est peut-être un parcours de chance et d’opportunité, mais aussi un parcours de choix et de décision ».

Ses mentors

Comme tout le monde, Poussi Sawadogo a ses modèles, des hommes qui l’ont le plus marqué. Pour lui, la première personne qui l’a influencé dans sa carrière est le Politologue, écrivain et sociologue Congolais Jean-François Obembé .C’est lui qui « m’a amené à l’écriture en 2008 » .Aujourd’hui Poussi Sawadogo a cinq livres publiés dont le premier est « petit traité de sagesse à travers la vie de Yangrin au Burkina ». La deuxième personne qui a révolutionné la vie de Poussi est le docteur Boubacar S. Ly, le sage de Dori. Ces deux hommes l’ont amené à s’orienter vers une connaissance profonde et englobante. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’il a plusieurs casquettes : coach professionnel certifié, formateur international, spécialiste du développement personnel et du leadership, diplomate, enseignant-chercheur, etc.

Poussi Sawadogo ne se perd t-il pas dans toutes ces fonctions ? Sa réponse est sans équivoque ! « Lorsqu’on a la chance de toucher à tout, cela nous rend humble et modeste et nous permet de mieux comprendre les autres ». Pour autant, Poussi Sawadogo se méfie du terme d’intellectuel. Surtout sous nos cieux où est considéré comme intellectuel quelqu’un qui a plusieurs diplômes. L’intellectuel pour lui doit être « quelqu’un qui est capable de trouver des solutions aux problèmes des autres ».

C’est pour continuer à être utile à sa société que Poussi Sawadogo, marié et père de quatre enfants, a crée l’Ecole Universelle Africaine(EUA).Cette école aux dire de son fondateur « est née pour servir d’outil d’accompagnement des personnes engagées à réussir, à être les architectes de leurs propres vies, à être les maîtres du monde pour que règnent la paix et la prospérité ».

Jean-Pierre Sawadogo (Stagiaire)

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