Fait de chez nous : Que vaut l’alcool devant une arme ?

vendredi 7 octobre 2011 à 03h01min

Le vieil homme qui venait de tenir un langage pas du tout aimable à solo, a raclé toute la terre mouillée par son urine. Avec l’arme toujours pointée sur lui, Solo l’a conduit loin de sa concession avant de retourner. Le vieux qui est arrivé sur les lieux en dandinant sous l’effet de l’alcool, a retrouvé son équilibre en un clin d’œil. Nous sommes un vendredi, c’est le jour du marché de la localité. Le vieux comme d’habitude, avait beaucoup bu. Alors qu’il rentrait chez lui après une journée bien « arrosée » en tchapalo (bière locale), il sent l’envie de se soulager. Chose normale, car après le cabaret, c’est bonjour l’urine.

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Au lieu de choisir un coin idéal pour faire son urine, le vieux s’est libéré dans une partie de la concession de Solo. Malheureusement pour lui, Solo était présent quand il y pissait. San lui faire la bagarre, Solo a demandé à ce qu’il ramasse son urine. Le vieux refuse non sans tenir un langage belliqueux à Solo. « Garçon incapable. Si tu n’as pas les moyens pour clôturer ta cour, alors pourquoi t’en prendre aux paisibles citoyens comme moi » ? Des propos qu’il ne devrait pas tenir à l’endroit de Solo. Car en effet, une partie du mur de clôture de Solo avait chuté pendant la saison pluvieuse.

Les moyens financiers faisant défaut, la partie est restée ouverte. C’est donc là-bas que le vieux s’est libéré d’une partie du dolo bu dans la journée. Ayant refusé de ramasser son urine, Solo s’est armé et a pointé son arme sur lui. C’est tout tremblant que le vieux a raclé la partie mouillée. Il s’est servi d’un bout de son boubou pour transporter la terre ramassée. Tout ceux qui ont suivi la scène, ont donné raison à Solo. Car toute la localité reconnaît que le vieux est un cas, surtout quand il est sous l’effet de l’alcool. Et quand des ressortissants de la localité essaient de se moquer de lui, il les insulte en se justifiant que, « devant une arme, surtout pointée sur vous, l’alcool n’est rien ».

Depuis qu’il a tenu ce langage des gens ne rechignent pas à se moquer de lui en lui demandant « ce que vaut l’alcool devant une arme ». Certains en profitent pour lui coller cette question comme surnom. Une histoire qui nous fait donner raison à August Strindberg qui dit, « il ne faut jamais se réjouir de sa journée avant d’avoir mis son bonnet de nuit ». Le vieux qui pensait avoir passé une excellente journée ce jour là, est arrivé à domicile très triste et pour cause !

Souro DAO /daosouro@yahoo.fr

L’Express du Faso

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