Palais de justice : 7 ans fermes pour vol à main armée

vendredi 30 septembre 2011 à 00h34min

C’est la peine infligée par le Tribunal de grande instance de Bobo à Souleymane, en vertu de la loi sur le grand banditisme, pour son inculpation de vol à main armée sur l’axe Bobo-Bama. En effet détenu depuis le 7 décembre 2009, son jugement n’a lieu que le mardi 26 septembre 2011 pour des raisons de poursuites d’enquêtes. Par-ce que depuis son arrestation, Souleymane a rejeté toute accusation contre lui. Carreleur de profession, 24 ans et père de deux enfants, il a une fois séjourné à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo pendant 6 mois. Appelé à la barre ce mardi, il explique : « J’étais chez moi et vers 4h du matin, la gendarmerie est venue m’arrêter parce que serais l’auteur de vol de portables, de numéraires et plusieurs autres objets.

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Mais je ne savais vraiment pas ce qu’elle me racontait ». Le président du tribunal va donc lui rafraîchir la mémoire en lisant ces déclarations dans le procès verbal et malgré que l’enquête ait été minutieusement menée depuis 2009, Souleymane trouve que toutes les personnes qui ont témoigné, même ses victimes (au nombre de 5 personnes) se sont trompées, sinon ce n’est pas lui. Il ressort par ailleurs dans le PV que ce prévenu opérait en pleine journée et à visage découvert. Et lorsqu’il ne trouve pas de l’argent, il endommage les engins ou porte des coups sur ses victimes.

C’est pourquoi, le procureur lui conseilla de dire la vérité pour probablement alléger sa peine. Résolument, et malgré toutes les remarques, Souleymane a nié en bloc toutes les accusations portées contre lui. Toujours est-il que les faits de vol à main armée sont punis d’un emprisonnement de 5 à 10 ans fermes. D’où la peine de 10 ans assortie d’une période de 5 ans de sûreté requise par le ministère public. Le tribunal après délibération l’a condamné à 10 ans fermes dont une période de sûreté de 7 ans plus une amende de 500 000F CFA.

Il se faisait des bénéficies en déviant la douane

Interpellé en possession d’un nombre important de marchandises non dédouanées, Compaoré a été déféré au parquet puis devant la barre pour s’expliquer. En effet, commerçant de profession, il partait acheter ses marchandises en Côte d’Ivoire et à partir de la ville de Niangologo, il se fait un autre chemin pour éviter les contrôles de la douane. Toute chose qui lui permettait éventuellement d’avoir beaucoup de bénéfices sur ses marchandises. Devant les juges, il n’a pas nié son acte en se justifiant par sa cupidité. Deux mois de prison avec sursis ont été requis contre lui. Et le dossier a été mis en délibéré le 12 octobre 2011.

« Un voleur international »

« Aguerri en la matière, Sékou ne vole plus sur le territoire burkinabè, mais plutôt à l’international », selon le parquet. 21 ans et vendeur de portables, il a comparu avec son ami à la barre du Tribunal de grande instance pour avoir, le 7 septembre 2011, frauduleusement soustrait à Kouri (République Malienne) un portable contenant des unités de 30 000 F, des cartes de recharge Malitel et Orange d’une valeur de 70 000F et quelques numéraires dans un télécentre. Sékou déclare pourtant qu’il n’a jamais volé de sa vie. « Nous étions allés pour acheter des portables au Mali », dit-il aux juges. Les portables s’achetant pratiquement aux mêmes prix qu’au Burkina, Sékou et son ami auraient décidé de revenir au pays. Sur la route, Sékou va manifester son désir d’étancher sa soif.

Il va donc rentrer dans une boutique télécentre, faisant semblant d’acheter un sachet d’eau. La propriétaire qui avait confié la garde à son enfant s’était rendue dans un centre de santé. Profitant de l’ignorance du petit, il va soustraire tout ce qu’il voulait avant de rejoindre son ami dehors. Sans l’informer de ce qu’il a fait dans la boutique, ils vont prendre la route du Faso. De retour du centre de santé, la victime sera mise au courant et la gendarmerie de Faramana est alertée. L’ami de Sékou du nom de Adama soutient avoir été mis au courant de l’acte de Sékou qu’au poste de gendarmerie. C’est pourquoi, le parquet a demandé la relaxe d’Adama au bénéfice du doute, et 15 mois fermes contre Sékou. Le tribunal a effectivement relaxé Adama pour infraction non constituée, et a condamné Sékou à 6 mois de prison ferme.

Rassemblés pas Bassératou KINDO

L’express du Faso

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