Palais de justice : « C’est bien lui, je n’ai pas un problème de vision »

vendredi 16 septembre 2011 à 02h52min

Salia est le père de la victime qui soutient avoir vu Drissa voler la somme de cinq millions et deux téléphones portables dans la nuit du 19 mars 2011. En effet, expliquait-il : « Nous étions en train de dormir dehors lorsque soudainement j’ai vu Drissa s’introduire dans la maison. Je l’ai vu entrain de prendre le sac qui contenait de l’argent et deux téléphones portables. A sa sortie, je l’ai appelé par son nom et il a répondu avant de prendre la fuite ». Drissa, peintre de profession et ami du fils de Salia avait néanmoins l’habitude de fréquenter la maison. Mais ce jour, il affirme n’être pas passé vers là. En tout cas pour le père de la victime, l’auteur du vol est bien Drissa qu’il soutient avoir vu et reconnu. Agé de plus de soixante ans, le parquet va lui demander s’il n’a pas un problème de vision.

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Que nenni ! dira le vieux. Son témoignage, de l’avis du procureur présente beaucoup d’ambigüités. Parce que poursuit-il : « Il est difficile qu’un vieux de plus de soixante ans puissent apercevoir une personne surtout dans l’obscurité puisque les faits se sont passés autour de 2h du matin. D’où la relaxe du prévenu au bénéfice du doute. La requête a été suivie par le tribunal et les charges mises aux dépens du trésor public.


Aucune preuve pour justifier sa culpabilité

Abdoul Karim a comparu devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso pour abus de confiance portant sur la somme de plus d’un million et demi au préjudice de Koussé. En effet, l’atmosphère qui régnait entre Abdoul et Koussé était des plus enviables et même famille. Koussé confiait la majeure partie de son commerce à Abdoul dans la ville de Korhogo en Côte-d’Ivoire. Il lui envoyait donc des marchandises et lui était tenu de les vendre à crédit ou au comptant. C’est ainsi que Abdoul arrivait à garder par devers lui une partie des sommes des recouvrements. Pas de factures, ni de reçu, encore moins une machine pour la comptabilité. Tout se faisait sans preuve. Pourtant, le prévenu reconnait avoir dissipé la dite somme au préjudice de son ami et promet par ailleurs le rembourser. Selon le procureur, aucune preuve n’a pu être fournie à l’instruction du dossier, tout comme à la barre pendant les débats. Pour cela, il a demandé la relaxe du prévenu au bénéfice du doute. Les dépens sont mis à la charge du trésor public.


6 mois fermes pour vol de vélo

Marcel est un gardien de parking. Il a 27 ans et aime beaucoup fréquenter les cabarets. Parti donc pour acheter du dolo, il va accoster un enfant qui venait d’une commission de sa mère. Marcel va le berner afin de pouvoir s’emparer de son vélo. A la police, devant le procureur tout comme à la barre, Marcel a nié les faits. Le jour des faits, il déclare qu’il ne tenait que deux sachets de dissolution et avait l’intention de coller ses chaussures. L’enfant présent au tribunal s’est constitué partie civile en réclamant son vélo ou la somme de 32 000F. Le parquet va s’appuyer sur les déclarations contradictoires du prévenu en demandant une peine de 12 mois fermes. Le tribunal après s’être concerté lui en a infligé 6 mois et au payement de la somme de 32 000F CFA à titre de dommages et intérêts.

Rassemblés par Bassératou KINDO (beckyelsie@yahoo.fr )

L’Express du Faso

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Vos commentaires

  • Le 16 septembre 2011 à 13:06, par La Ccass
    En réponse à : Palais de justice : « C’est bien lui, je n’ai pas un problème de vision »

    Merci de nous faire quelques résumés des procès pénaux. Mais n’étant pas juriste, encore moins praticien du droit, il t’est difficile de comprendre le sens d’une décision judiciaire. Cela est d’autant vrai que tu dis "les charges mises aux dépens du trésor public". C’est plutôt les dépens mis à la charge du trésor public. Poursuivons ; concernant le cas d’abus de confiance, vérifier à travers les notes d’audience si le prévenu a reconnu les faits. Votre narration veut nous faire comprendre que malgré la reconnaissance des faits par le prévenu, le Tribunal l’a néanmoins relaxé ; ce qui est un laxisme ou mieux un soupçon de faits de corruption. Donc, faites l’effort de bien comprendre les décisions avant de les publier.
    A propos du vol des cinq millions, il faut d’abord dire que le parquet devait saisir la juridiction d’instruction dans la mesure où les faits ont été commis à 02h du matin. Pour des raisons pratiques tenant au montant d’argent soustrait, le parquet devait une fois de plus saisir la juge d’instruction. Par conséquent, il a été difficile pour le Tribunal, qui devait aussi se déclarer incompétent, de se convaincre avec des déclarations d’un père de la victime. Lui, il est un supporter et non un témoin.

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  • Le 6 octobre 2011 à 10:05, par ramses2
    En réponse à : Palais de justice : « C’est bien lui, je n’ai pas un problème de vision »

    Il est de temps que les journalistes soient initiés au Droit, car de tels comptes rendus sont de nature à discréditer l’institution judiciaire.

    Répondre à ce message

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