Arrondissement de Boulmiougou : Sept présumés délinquants aux arrêts

vendredi 9 septembre 2011 à 03h31min

La gendarmerie de Boulmiougou a mis dans ses geôles, des présumés gangsters qui ont été présentés avec les biens volés, au cours d’une conférence de presse, le jeudi 8 septembre 2011 à Ouagadougou.
Le filet de la gendarmerie de Boulmiougou a encore saisi. Cette brigade a mis la main sur un groupe de présumés délinquants (7personnes). La présentation des présumés malfrats a été faite, au cours d’une conférence de presse, ce jeudi 8 septembre 2011 à Ouagadougou.

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Neuf motocyclettes, un détecteur de faux billets, un compresseur, un ordinateur de bureau, deux postes téléviseurs, un onduleur, deux lecteurs DVD, deux bouteilles de gaz volées chez une étudiante, quatre portes métalliques, un lot de cahiers et de livres, des portables et accessoires, deux batteries… voilà le butin retrouvé entre les mains de D.S. le chef du gang et ses acolytes. D.S est, selon le commandant de cette brigade, Boukary Drabo, un délinquant récidiviste bien connu des services de sécurité de la ville.

Les faits les plus spectaculaires et récents sont la séquestration, pendant trois jours, de Athanase Ouédraogo par ce groupe de gang. En outre, dans la nuit du 20 au 21 août passé, Ousséni Ouédraogo a été agressé, avec la complicité de son épouse, à son domicile, dans la commune rurale d’Arbolé dans le Passoré. « Ce dernier a été pris à partie par D.S et ses compagnons. Après l’avoir grièvement blessé, ils l’ont laissé pour mort avant de prendre la fuite en abandonnant un téléphone portable et un couteau. Une réquisition auprès de l’ONATEL nous a permis de découvrir des appels récents émis sur le numéro de S.Z, épouse de la victime par D.S », souligne M. Drabo.

Il est aussi, reproché aux gangsters d’être responsables du meurtre d’un gardien domicilié au secteur n° 19 de la capitale, juste à côté de la cour de D.S. Pour Boukary Drabo, le système actuel de sécurité des engins à deux roues ne respecte plus les normes.
« Il faut que les gens sachent qu’une seule clé de moto Crypton peut être utilisée pour 20 autres. Le mieux est d’utiliser des antivols pour la protection des motos », a-t-il souligné. Selon le conférencier, sa trouvaille sera amenée devant le procureur du Faso. Par ailleurs, un lot de produits pharmaceutiques de la rue a été saisi. De l’avis du président de l’Ordre des pharmaciens, Jean Paré, la consommation des médicaments de la rue, surtout en cette période de paludisme, est source d’autres maladies (cardio-vasculaires, rénales…).

A en croire le commandant Drabo, l’aboutissement de ces enquêtes n’a pas été facile pour les forces de sécurité, parce que les populations refusent de coopérer. Il a saisi l’opportunité pour demander aux citoyens de participer à la sécurisation de la ville, en appelant gratuitement, au 10 10 ou au 80 00 11 45.

Ozias KIEMTORE (kizozias@yahoo.fr) et Salifou OUÉDRAOGO
(stagiaire)

Sidwaya

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