Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

vendredi 9 septembre 2011 à 03h31min

« Par suite du décès de madame Sita Traoré dans cet établissement de santé (Ndlr : maternité Sylla-Sanon de Bobo), les investigations ont révélé une négligence manifeste de la part des agents chargés de la garde, qui n’ont pas apporté l’assistance requise à la parturiente. Au regard de la gravité des faits, le Conseil prononce la révocation de la Fonction publique, pour faute lourde professionnelle avec poursuites judiciaires, de Salimata Bahan/Tankoano, accoucheuse auxiliaire, et de Zénabou Ouattara/Yoni, agent itinérant de santé … En outre, le Conseil donne instructions au ministère de la Santé de mener des investigations afin de situer les responsabilités de la hiérarchie des services de santé et de prendre les sanctions qui s’imposent ».

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C’est là l’un des extraits du compte rendu du Conseil des ministres, en sa séance du 7 septembre 2011, qui a certainement donné le plus matière à réflexion à bien des lecteurs et auditeurs. Notre journal, dans son édition n° 7956 du vendredi 2 au dimanche 4 septembre 2011, s’en était d’ailleurs fait l’écho. Le drame a eu lieu dans la nuit du mercredi 31 août au jeudi 1er septembre 2011 à la maternité Sylla-Sanon au secteur 21 de Bobo Diloulasso. Selon la version du mari de la défunte, cette dernière a été enfermée à clé dans la salle d’accouchements par les agents de santé, qui ont préféré piquer une ronflette après avoir eu l’outrecuidance de congédier l’accompagnatrice de la dame en travail.

De cette dernière décision gouvernementale cette nouveauté, de taille, se dégage : la célérité de l’Etat à sévir lorsqu’il y a des manquements graves dans l’exercice d’une activité d’intérêt public ; nous reviennent en mémoire les révocations de la maire de Boulmiougou, et du maire de Koubri, sans oublier le jugement des trois policiers coupables dans l’affaire Justin Zongo, qui ont écopé de lourdes peines de prison. C’est vrai que beaucoup ont estimé qu’il s’agissait, dans ce procès, de « poulets » sacrifiés sur l’autel de la paix sociale, mais bref, ç’a l’effet de mettre du baume au cœur à bien des Burkinabè, qui ont souvent l’indignation facile.

Est-ce à dire que toutes ces mesures sont les retombées de la crise que traverse notre pays ? Si c’est le cas, avouons qu’elles sont bénéfiques. Prenons le gouvernement au mot et espérons qu’en fin limier il saura chaque fois remonter la chaîne pour situer les responsabilités. Et l’idéal aurait été d’exhiber aussi des scalps de ministres de temps en temps. Cela aurait peut-être cet effet magique : faire taire ceux qui pensent qu’on ne fait rendre gorge qu’au menu fretin.

Il ne faudrait cependant pas acclamer à se rompre les phalanges la sanction qui est tombée sur les deux agents de santé en oubliant de condamner violemment cette propension des justiciables à tout casser et à tout brûler. Pendant qu’on y est, l’Etat ne doit-il pas aussi sévir de ce côté-là ? L’on peut bien comprendre la fureur des manifestants, mais de là à se muer en dragons cracheurs de feu, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir. Certes, la négligence et le mépris à l’égard de la regrettée Sita Traoré sont patents ; et ce genre d’attitude est souvent décrié dans nos structures sanitaires mais les présumées victimes veulent se rendre justice, en détruisant du même coup la poule aux œufs d’or, sciant de par cette attitude la branche sur laquelle elles sont assises, et c’est là que le bât blesse. Sylla-Sanon détruite, où iront désormais accoucher les riveraines ? Si les endroits ne manquent pas, ce ne sera certainement pas la porte d’à côté ; encore faut-il que le tricycle d’ambulance soit en bon état ! Maternité ou pas maternité, c’est le comble si l’on ne peut même plus accoucher.

Issa K. Barry

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 9 septembre 2011 à 05:56, par GNIMIEN Gaston
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Je ne suis pas de nature à rire du malheur des autres mais il faut avoir le courage de le dire,le gouvernement a fait preuve de clairvoyance sur ce coup-là. Ce que les deux agents de santé ont fait,ce n’est ni moins ni plus que de la séquestration et de la non assistance à personne en danger. Et dire que la pauvre patiente avait cru venir trouver le salut en ces lieux après toutes ces campagnes de sensibilisation pour pousser les femmes aux consultaions natales et néo-natales. Si cet exemple restait impuni,il aurait été un contre exemple des plus néfastes dans la lutte pour la santé de la mère et des jeunes enfants.
    Il faut néanmoins rappeler au gouvernement qu’il faut que les pyromnes soient aussi rapidement identifiés et tout aussi sevèrement punis car de par leur geste,ils ont mis en danger la vie de plus d’un millier de femmes qui doivent aller ailleurs pour se faire suivre et accoucher et réduit à néant des investissements financiers importants dans un contexte de pénurie financière et où de nombreux villages attendent leur dispensaire et leur maternité.
    Nous ne voulons pas de justice spectacle comme disait l’autre mais de la justice quand meme et surtout une justice pour les agents de catégorie D seulement mais aussi pour les gros bonnets d’autant plus que c’est précisement eux qui conçoivent les textes à base desquelles les autres fonctionnent et que le poisson dit-on pourrit par la tete.

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  • Le 9 septembre 2011 à 06:48
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Avec des actions de ce genres les populations auront plus confiance au système et les fonctionnaire indélicats aux aguets. C’est ce que le peuple veut.

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  • Le 9 septembre 2011 à 08:22, par Burkinabè
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    La réaction de la population est contextuelle. Soyez sur que dans d’autres maternités des cas similaires sont arrivés et arrivent. Mais l’état ou du moins n’a jamais agit avant une réaction violente. Lorsque l’état et la justice joueront naturellement leurs rôles, les population n’auront plus le temps de reagir de la sorte mais plutot elles iront aux procès pour tirer les enseignement. Seul l’état qui dispose de tout les moyens est responsable, même de l’acte de ces agents de santé auxilières que ne devraient en aucun cas être responsables d’une garde et de femment en accouchement, de surcroit en pleine ville. Une sage-femme n’aurait pas agit de la sorte... même si...
    Du reste si ces dames ont des avocats compétents elle s’en tireront et l’état assumera la responsabilité que des agents non qualifiés assument de lourdes responsabilité.

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    • Le 10 septembre 2011 à 09:48
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      Bonfide

      Mon frère ton analyse est très pertinente. IL faut reconnaître que le peuple burkinabé est très assoiffe de justice. L’Etat doit apprendre à ses dépens car notre gouvernement se fait sourd aux petites manifestations. Pour que notre gouvernement puisse prendre la volonté des populations en compte,il faut qu’elles manifestent cette volonté de façon violente. Et il est coutumier du fait. Pour le moment il assumera ses responsabilités jusqu’au moment ou le peuple saura que la justice est à sa disposition parce qu’actuellement la justice burkinabé se trouve dans les mains de la corruption. Pourtant la justice est une condition de vie pour l’homme qui est un animal politique. Alors c’est pour dire qu’un homme qui a sa liberté et sa justice en main est un homme de bien, par contre, un homme prive de tout cela devient pire qu’un animal. En effet brûler ou pas brûler, moi je voudrais qu’on soit objectif par rapport a la situation de Bobo. Qui ne sera pas hors de lui face a quelqu’un qui est censé sauver la vie l’ôte par négligence. Dans tous les cas les responsabilités doivent être situées parce qu’il me parait un peu bizarre lorsque c’est un AIS et une accoucheuse qui sont cites, et de surcroît a Bobo.

      Enfin je peux rassurer aux uns et aux autres que les réactions violentes des populations disparaîtront lorsque notre gouvernement changera. Autrement dit les pyromanes se calmeront quand ils auront la justice en main. Par conséquent j’encourage notre gouvernement dans cet élan. Que ces lueurs de justice qu’il a eu se multiplient et que la justice du peuple soit rendue pour le peuple.

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  • Le 9 septembre 2011 à 09:40, par elcohote
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    peine capital pour parentes mal née.
    a diapaga vos sœurs souffrent des distances et de l’analphabétisme et vous au lieu de prendre soins de ces pauvre dames vous les assassinez. je va is moi même vous pendre haut et court.

    in challa.

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  • Le 9 septembre 2011 à 09:41, par wangrin
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Bon article. Il faut que les populations évitent de brûler les édifices publics à tout bout de champs même si leur colère est tout à fait compréhensible. Cette sanction du gouvernement est bien appropriée. Cependant, le niveau de formation des agents fautives me laisse perplexe : accoucheuse auxiliaire et agent itinérant de santé. Des agents qui n’ont que le niveau CEPE comme beaucoup d’autres, parvenus à cette fonction juste pour avoir un boulot et non par vocation, ne peuvent comprendre grand chose au fonctionnement du cette machine complexe qu’est le corps humain à plus forte raison le risque que court une femme en travail. Ne peut-on pas avoir dans chaque maternité au moins une sage femme ou un maïeuticien d’Etat durant les périodes de garde ? C’est là que se situe la responsabilité des premiers responsables de nos structures sanitaires à savoir les majors, les médecins-chefs, les directeurs provinciaux et régionaux etc. C’est une question de management.On ne peut pas tout attendre du gouvernement.

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    • Le 9 septembre 2011 à 12:48, par Jamanatigui
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      Wangrin le problème ici c’est n’est pas une question de niveau mais de conscience professionnelle. Dans nos villages les accouchements, actes naturelles, étaient assurés par des accoucheuses villageoises. Les AV n’ont jamais mis pied à l’école, juste un encadrement de quelques jours par les agents de santé et le tour est joué. Elles ont joué un rôle important dans les accouchements et la collecte de données au profit des formation sanitaire. Peut être que toi et moi nous sommes venus au monde dans leurs tendres mains.

      Par contre une accoucheuse est recrutée avec un niveau CEPE (Théoriquement et tout le monde sait aussi que CEP seul n’ouvre plus la porte de la fonction publique), formée pendant deux ans pour assurer la santé maternelle et infantile (Consultation pré natale, soins du nouveau né, accouchement, planification familiale...). Celles qui sont animé d’une bonne volonté assurent correctement cette mission dans toutes les formations sanitaire de premier échelon partout au Burkina (n’oublions surtout qu’ici c’est BF, pays pauvre très endettés surtout).
      Et comme ce pays est un PPTE, il va de soit qu’il serait illusoire de mettre des sage femmes dans toutes nos CSPS pour prendre en charge ces accouchements qu’ils soient à risque ou pas. Toujours est il que dans les consignes, on réfère à l’échelon supérieure quand on est dépassé.
      En conclusion ce drame est plus lié à une carence de conscience qu’à un défaut de compétence. Elles avaient la compétence d’agir et elles ne l’ont pas fait et c’est ce qui a occasionné cette mort d’hommes (2 vies). Le résultat serait le même avec un gynécologue formé pendant 11 ans au moins.
      La santé est organisée de telle sorte que lorsqu’on ne se sent pas capable de prendre en charge conséquemment on réfère le malade à l’échelon supérieur. C’est pas plus compliqué que ça. Que chacun joue son rôle et tout le monde y gagne.

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    • Le 9 septembre 2011 à 14:56
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      C’est quand ca chauffe que le pouvoir public réagit et il a fait quoi ?simplement punir 2 lampistes.Les coupables sont terrés dans leur trou comme des rats,ils ne seront pas inquiétés.Si il faut avoir des édifices pour la décoration,pour faire joli et qui plus est,sont des lieux de tortures mortelles,il y a pas mille solution que de les brûler puisque la justice n’existe pas encore dans ce pays

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  • Le 9 septembre 2011 à 09:46, par Petitfrère
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Mon frère, tu aurais relu toi même ton écrit pour éviter une telle conclusion.
    C’est suite aux casses, à la mise à feux des certaines batisses que l’Etat a pris conscience sinon il y aue d’autres morts par suite de négligeance et persone n’a fait cas. Ici,soyons clairs, tant que l’Etat dormira sur ses.... les gens vont se faire justice !
    Les bracages sur nos routes, les attaques dans les quartiers, pourquoi l’Etat ne sort pas les hommes de tenues pour protèger les citoyens qui en sont victimes ?

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  • Le 9 septembre 2011 à 10:08, par bojeled
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Je suis pour la sanction mais cela ne suffit pas. Que fait un agent ittinérant de santé ou une accoucheuse auxilliare en milieu urbain ? A ma connaissance en milieu urbain il doit y avoir des accouchement assistés ( cad fait par un e sage femme ou un maheuticien). Ceux qui ont programmé seul une accoucheuse auxillaiare et un agent itinérant de santé pour s’occuper de la maternité devront aussi etre sanctionné. C’est de l’iresponsabilité ou de l’incompétance.

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  • Le 9 septembre 2011 à 10:35, par Lincoln Six Echo
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Pour une fois la sanction tombe dans ce milieu de la santé.
    Mais ce n’est qu’un grain de sel. Allez y voir au CMA du secteur 30, même la police a alerté les autorités sur le fait que le taux de mortalité dans ce CMA est anormalement élevé c’est un mouroir.
    De plus en plus il y a des fautes professionnelles graves dans la santé. Il faut sévir pour une meilleure santé du secteur de la santé.
    Du courage en tout cas aux agents dévoués et soucieux du bien êtres des autres.

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  • Le 9 septembre 2011 à 11:18, par Yelwingtiim
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Bonjour,
    La réaction des populations est loin de la faute commisse.
    Donc, pas de soucis !
    Il fallait ça !

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  • Le 9 septembre 2011 à 12:36, par GROS COEUR
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    T’as raison. Peut être qu’avec ces nouvelles actions du gouvernement, les populations auront confiance en leurs autorités et leur justice et ne se rendront plus justice elles-mêmes. Mais comprenez que leur fureur et leur propension à se rendre justice n’est que le fait de l’indifférence manifesté jusque là à leur égard par les gouvernants.

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  • Le 9 septembre 2011 à 12:40, par wangrin
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Bon article. Il faut que les populations évitent de brûler les édifices publics à tout bout de champs même si leur colère est tout à fait compréhensible. Cette sanction du gouvernement est bien appropriée. Cependant, le niveau de formation des agents fautives me laisse perplexe : accoucheuse auxiliaire et agent itinérant de santé. Des agents qui n’ont que le niveau CEPE comme beaucoup d’autres, parvenus à cette fonction juste pour avoir un boulot et non par vocation, ne peuvent comprendre grand chose au fonctionnement du cette machine complexe qu’est le corps humain à plus forte raison le risque que court une femme en travail. Ne peut-on pas avoir dans chaque maternité au moins une sage femme ou un maïeuticien d’Etat durant les périodes de garde ? C’est là que se situe la responsabilité des premiers responsables de nos structures sanitaires à savoir les majors, les médecins-chefs, les directeurs provinciaux et régionaux etc. C’est une question de management.On ne peut pas tout attendre du gouvernement.

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  • Le 9 septembre 2011 à 12:50
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    moi meme je voudrais qu’on les sanctionne à des travaux forcés allant de 20 à 30 ans sinon aucune sanction ne peut remplacer la vie d’une personne et son enfant.
    Vraiment l’état fait des efforts et les mauvais fonctionnaires de l’état vont savoir qu’ils sont la pour le peuple et donc d’arreter de se comporter en animaux.

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  • Le 9 septembre 2011 à 13:08, par Burbur-sob
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Que ceux qui exigent des sanctions contre les populations, donnent 2 exemples, seulement 2, pour montrer que l’Etat sévissait dans des situations aussi graves ! C’est un défi !!

    C’est la dommageable démission de l’Etat qui conduit à ces comportements déviants d’auto-justice qui ne devraient jamais avoir lieu. Le principe de responsabilité et redevabilité de tout agent investi d’une parcelle de l’action gouvernementale doit être défendu. Les comportements pourfendus par le regretté Norbert ZONGO du "on fait et y a rien" a pollué la société, développé l’exaspération des populations et conduit doucement à la conviction que chacun défend la société par les actes d’auto-justice. Et la meilleure des manières de la faire et de se faire entendre par l’autorité, c’est la violence !

    L’équation : absence de l’Etat et de la justice = autodéfense de la population ! Partout ailleurs, ce principe marche ! Au gouvernement de reconquérir son espace abandonné !!

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  • Le 9 septembre 2011 à 13:12, par madame Soma a failli me tuer
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    je pense que le public a mal fait de bruler la maternité. Y avait un autre moyen plus efficace d’attirer l’attention de l’État : le sit-in dans la cours de la maternité et faire appel au média. La maternité est un bien public construit par l’argent du contribuable. si par colère, nous détruisons nos propres biens, à qui faisons nous du tord ? nous allons encore contribuer pour la réparation et cela n’avance pas le pays. La population devrait s’en prendre directement à ces deux sorcières.œil pour œil dent pour dent. Je souhaite que le reste du personnel de cette maternité soit affecté dans une brousse du pays. Je l’ai connais puisque j’ai accouché mon premier enfant labas : une bande de panthère. mme soma m’avait abandonné dans la salle lors de mon travail

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  • Le 9 septembre 2011 à 13:27, par Malcolm X
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Bonjour,je suis resté preplexe face à la décision du gouvernement à l’endroit de ces agents de santé.Il se poser la question à savoir:si ces agents auxiliaires etaient ils les seuls responsables de la garde ? à ma connaissance il devrait avoir une sage femme ou un maeuticien d’état avec eux pendant la garde.Si la maternité ne dispose pas de cette categorie de personnel,alors la responsabilité est partagée ;car les auxiliaires à eux seuls ne doivent pas assurer des soins à des parturientes sans la supervision des sages femmes ou maeuticiens

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    • Le 9 septembre 2011 à 17:39
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      d’accord avec toi mais en attendant,elles n’ont pas à séquestrer une femme jusqu’à mort s’en suive.c’est du terrorisme et je pèse mes mots car beaucoup de ces terroristes sont plus humanisés que ces 2 dames.en attendant de trouver d’autres fautifs mais j’en doute,normal qu’elles sont dégagées de la fonction publique et elles peuvent même s’estimer heureuses car à la place de ce monsieur qui a perdu femme et bébé,et n’ayant plus rien à espérer de la vie,ces 2 dames,je les aurai enfermées dans cette matermité maudite et ensuite je mettrai le feu.oeil pour oeil,dent pour dent

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  • Le 9 septembre 2011 à 13:35, par marie
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    j’ai vraiment peur de nos maternités , pourquoi les sages femmes se comportent ainsi ? trop c’est trop on ne croirait pas que ce sont des femmes , partout on parle du manque de respect, des insultes et du mauvais traitement de nos sages femmes et pourtant on demande partout aux femmes de se rendre dans les maternités ou elles sont traités comme des moins que rien , j’entends parfois des telles commentaires que j’en reste d&passé , outre les insultes et le mauvais traitement il y en a même qui vont jusqu’à porté des coups a des femmes enceinte
    ou est passé la justice ? ou est passé le ministre de la santé ? Ou sont passé les superviseurs de ces dames qui tue nos femmes (pour moi de la non assistance est purement et simplement un meurtre) ou était les journalistes ?
    on passe le temps à faire des conférences sur la mortalité des femmes enceinte et sur la nécessité d’accoucher à la maternité alors que ces temps ci ce que l’on court le plus souvent est de mourir la ba a cause de la négligence et du manque de respect de la personne humaine qui souffre.

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  • Le 9 septembre 2011 à 14:29, par wangrin
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Merci Jamanatigui, je suis d’accord avec vous. C’est la conscience professionnelle qui manque le moins. Si on accède à un emploi par vocation comme je l’ai mentionnée, on est plus enclin à avoir la conscience professionnelle.La remarque concernant les accoucheuses villageoises est très pertinente.On pourrait même envisager de les associer d’une manière ou d’une autre à ces AA et AI pour un partage d’expériences. Merci en encore pour votre réaction.

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  • Le 9 septembre 2011 à 14:33, par Burkimbila
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Cet incident malheureux vient mettre à nu les défaillances réelles de notre système de santé. En effet, on constate que le ministère en charge de la santé navigue à vue, plus préoccupé par le partage des perdiems de séminaires et ateliers que de s’affronter avec courage et conviction aux aspirations profondes de nos braves populations pour lesquelles l’état contracte des prêts énormes pour financer des programmes de santé.

    Loin de moi l’idée de déculpabiliser ces pauvres accoucheuses, je pense que notre système de santé doit être revu dans son ensemble afin d’éviter que d’autres drames similaires ne se reproduisent dans l’avenir. Ceci concerne non seulement l’organisation technique mais aussi administrative. Cela passe nécessairement par le renouvellement du personnel dirigeant (DG, DR, MCD etc.) afin de permettre aux médecins de mieux s’occuper ses malades pour laquelle il sont formés et laisser les administrateurs s’occuper de l’administration.

    Sur le terrain, on ne sait pas qui fait quoi ? Comment et avec quelles ressources ? Dans la pratique, on ne perçoit la limite réelle d’intervention des différentes catégories d’agents e santé (médecin, infirmiers etc .). En raison de l’insuffisance du personnel médical, les infirmiers dans les CHR jouent en même le rôle de médecin et d’infirmier (consultation aux urgences et soins.) mais ne perçoivent que le salaire d’infirmier. Cette situation non seulement joue sur la qualité des soins offerts car il s’agit d’un centre de référence au niveau régional, mais peut avoir un impact négatif sur la motivation du personnel infirmier qui pourrait se sentir abusé, exploité.

    Ainsi, depuis la mort du gouverneur de la région du nord qui aurait été reçu aux urgences du CHR de Ouahigouya avant de rendre l’âme, une question me revient chaque fois à l’esprit : A-t-il bénéficié de la consultation d’un médecin ?

    Pour ce faire, je pense que l’état faire l’effort de doter suffisamment les CHR en médecins ; ce qui va de décharger les infirmiers afin qu’ils puisent pleinement leur rôle, et qui contribuera à améliorer la qualité des soins dans ces centres de référence.

    C’est l’occasion pour moi de féliciter les infirmiers du BF pour leur disponibilité, leur engagement, leur dévouement, leur promptitude à répondre aux détresses de nos populations, surtout rurales. Quant aux médecins, des hôpitaux surtout, je leur conseille de se ressaisir. N’enviez pas vos collègues des districts qui ont perdu le statut de médecin et sont devenus des chasseurs de primes, de véritables orpailleurs déguisés. Remettez-vous au travail. Les avantages matériels des districts vous rejoindront dans les hôpitaux. Vous pourrez en même temps profiter de ces avantages et conserver votre statut de médecin.

    Revenant au drame de Bobo, au-delà du manque d’assistance dont on accuse les accoucheuses, l’on devrait se poser entre autre les questions suivantes : La compétence de ces accoucheuses leur permettait-elle de prendre en charge efficacement cette parturiente ? Quelle politique le district a mis en place pour prévenir ces genres de drame ? De mon humble avis, je pense qu’une accoucheuse n’a pas les compétences requises pour assurer une garde seule dans une maternité. ON doit toujours avoir au moins une sage-femme ou maïeuticien. La hiérarchie doit aussi être condamnée pour avoir programmé ces Agents de première ligne seule pour la garde dans cette grande maternité. Ces agents sont condamnables certes pour non-assistance mais Posons-nous la question suivante : Auraient-elles pu sauver cette femme si elles étaient restées au chevet d’elle, vu leurs limite

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    • Le 9 septembre 2011 à 16:08
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      Et pourtant dans les villages reculés, comme le tiens et le mien, ce sont ces même accoucheuses qui assurent ce service dans les CSPS.
      Mon ami si ces agenst avaient appliqués les consigne à savoir l’utilisation du pathogramme, comme indiqué pour toute femme en travail, elles aurient dû prevenir ce malheur de trop. Soit la dame allait accoucher par voie basse et on en parle plus ou bien elle allait manifester des signes de complication et elles allaient procédé simplement à sa référence au CMA où des sage femmes sont positionnées pour une prise en charge meilleure.
      Ce qui tu semble ignorer dans le cas présent c’est qu’il est question de non assisatance et non une question de compétence pour la prise en charge. Es tu sûr qu’à l’heure actuelle ce pays pauvres très endettés disposent suffisament de sage femmes pour tenir les maternités pendant les gardes ? Ce qu’il faut egalement savoir c’est que dans nos village cette tâche etait assurée par des villageoise sans formation particulière mais richement humaine. C’est ce humanisme qui a manqué à ces accoucheuses et non du savoir faire. Elles avaient la compétence pour agir mais elles ne l’ont pas fait et c’est ça qui est grave. Donc même si c’etait des sage femmes qui agissait de cette façon, c’est à dire sans conscience profesionnelle, le resultat serait le même.mmm

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    • Le 9 septembre 2011 à 17:59
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      j’ai remarqué cher Burkimbila,tu nous rabaches chaque fois avec cette histoire de ton gouverneur mort mais tu oublies que lui,il faisait partie du système.maintenant qu’il soit mort à cause ou par la faute de ce système,il y a pas de quoi pleurnicher tout le temps.question à toi Burkimbila,au moment des faits sa femme se trouvait où ?et elle faisait quoi dans ce lieu si lointain si inacessible pour le commun des mortels et ne parlons meme pas de cette pauvre dame séquestrée,torturée jusqu’à la mort avec son enfant.moi je préfère pleurer pour cette famille que de pleurer pour des gens comme ton gouverneur qui ont contribué a perenniser ce système qui a tant duré.je dirai que ce n’est que justice et les autres le payeront un jour aussi

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  • Le 9 septembre 2011 à 14:55, par le bon citoyen
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    Il faut souvent être humain dans certain contextes, quand il y a mort d’homme, arrêtons de parler matériel.

    C’est l’état qui est responsable de toutes ces casses. Si l’état s’amuse à arrêter des gens pour juger, je conseillerai aux habitants de prendre un bon avocat contre l’état pour réclamer des dommages et intérêts pour la mort des deux personnes. Ainsi vous pouvez réclamer 2 milliards par personne. Ainsi vous pouvez rembourser le coût de la maternité et on verra qui est perdant.

    Arrêtons de condamner les conséquences. C’est l’état par l’inorganisation et l’inconscience de ses agents qui ont entraîné ces troubles. Ces citoyens paient leurs impôts pour que l’état assure leur sécurité et les soigne.

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    • Le 9 septembre 2011 à 17:01, par Jamanatigui
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      Mon ami laisse les réagir ainsi. Chacun à son tour chez le coiffeur. On nous parle de l’incivisme en oubliant que ces deux pauvres vies que nous avons perdues le plus banalement du monde. Pensez vous que cette affaire allait voir un tel echo si la maternité n’avait pas été incendiée ? La presse et les causerie dans les gargote ne s’interèsse pas aux vies perdues mais l’acte posé par la population. Combien de vie perdons nous par an dans nos formation sanitaire par l’acte des acteurs ? Savez vous que même le directeur régional de la santé de bobo a perdu sa femme en travail dans ces mêmes conditions ? Juste vous dire que nulle n’est à l’abri.
      Des maternités, nous pourrons toujours en construire même des plus luxueuse. Mais ces deux vies perdues le sont définitivement. Je pense que l’incendie de ce centre de torture déguisé en maternité est acte d’honneur que j’ai for apprécié. Si donc, de l’incendie des maternité, on peut eveiller les consciences endormies des décideurs, des serviteur de l’etat, des bénéficiaires ... alors j’y souscris.
      En parlant de l’incendie de maternité ayez un peu de souvenir à ce veuf et vous comprendrez sa douleur

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    • Le 10 septembre 2011 à 10:50
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      Bonafide

      Mon frère, c’est propre ! Tes propos sont clairs, objectifs et percutants. IL y a de ces zinzins qui passent leur temps à parler de matériel et de bien public on dirait ils sont plus patriotes que ceux qui ont brûlé ou casse. Sinon allez-y me comprendre dans une situation ou il y a eu mort d’homme, les gens parlent de matériel, c’est quelle ânerie ça ? Le matériel s’achète, se construit, dites moi combien coûte la vie ou le souffle d’un être humain ? Personne ne saurait cela.

      Alors si toutefois une des manifestantes est interpellée à la justice j’appelle toutes les femmes du quartier et du Burkina a envahir ce palais de justice. Parce que cela n’est pas la première fois que ces bêtises se passent au pays et n’eut été cette manifestation les vies s’écourtaient et se pliaient sans aucune forme de procès.

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  • Le 9 septembre 2011 à 17:10
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    normalement dans un csps, les normes en personnel sont depassées depuis plus de 15ans.l’etat doit y amener au moins une sage femme pas csps.

    Répondre à ce message

  • Le 9 septembre 2011 à 17:47, par nanamsé
    En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

    On ne pourra jamais remplacer ou payer la vie de cette maman, qui par la faute de ces inconscientes meurt en voulant donner la vie. Et ces agissements ne se limitent pas dans les établissements sanitaires publics. Les cliniques privées, malgré la cherté des prestations devront revoir leur copie. C’est dommage par exemple qu’une grande clinique du côté de Somgandé ou le propriétaire (un homme qui a vraiment de l’amour pour son travail ; allez en consultation pédiatrique et vous m’en direz)s’évertue à améliorer la qualité des services et que dans le même temps des agents accueillent mal les patients surtout les sage-femmes qui font l’objet de nombreuses plaintes. N’eut été la vigilance du gynéco (qui aime son métier), j’aurais perdu ce qui m’est cher ! Rendons grâce au Tout-Puissant. Qu’Allah vous protège car la vie est précieuse !!!!

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    • Le 9 septembre 2011 à 18:41, par sogossira
      En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

      cette affaire est suffisamment grave et intervient a un moment de grands changements que les responsables de la sante dans le houet nont pas encore compris. javais consille au MCD et au DRS de Bobo de demissionner par honneur et par respect pour leur metier et leurs responsabilites avant quils ne soient simplement remercies (surtout le MCD). ils ne lont pas fait non seulent on leur demndera bcp de rapports sur cette situation mais aussi et surtout ils feront beaucoups de va et viens ala justice pour expliauer comment le service na pa marche et a la fin on les remplacera juste facilement.

      Autre chose, nous navons pas entendu un seul mot des syndicaliste de la sante sur cette affaire alors que si cetait directement l administration sanitaire qui etait mise encause , ils reagiraient . Nous attendons quils condamnent ce qui sest passe a Bobo et rappellent a lordre les militants indelicats

      Répondre à ce message

      • Le 9 septembre 2011 à 21:38, par Jamanatigui
        En réponse à : Maternité Sylla-Sanon : Si on ne peut même plus accoucher …

        La démission du médecin et de son directeur régional ne leur dispense de la production des rapports. Quelle réaction attendais tu du syndicat quandon sait que la dame bahan n’est personne d’autre que l’épousé du responsable du SYNTSHA à Bobo. si ce syndicat avait pour tradition de dénoncer les tares de ses militants indélicats beaucoup de choses se seraient améliorées. Ce syndicat est là pour couvrir ses militants et non défendre les interêts du public.

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  • Le 9 septembre 2011 à 18:01, par COULOU LE SAGE
    En réponse à : Et la chaîne de commandement ?

    Le compte-rendu du conseil des ministres vise aussi la chaîne de commandement. Quelles mesures de surveilance sont-elles mises en oeuvre dans nos formations sanitaires. A la télé, la co-épouse de la décédée a indiqué que le cas de Sita Traoré était le quatrième en deux mois ! C’est la récurrence de ces tragédies qui a révolté la population du secteur 21.
    Mais allez dans les CMA, les CHR et les CHU : c’est la même irresponsabilité, causée par la recherche effrénée de l’argent.Le ministre de la Santé lui-même, était présent à Bobo-Dioulasso au mois d’août. Quelle solution a-t-il trouvée pour remettre en route le bolc opératoire du CHU Souro Sanou, l’hôpital de référence d’une ville de plus de six cent mille habitants en plus d’être celui de la région des Hauts-Bassins, des Cascades et, peut-être du Sud-ouest (des millions de Burkinabè !) ? Les agents de ce bloc se plaignent d’un manque de matériel depuis des mois. On n’y effectue plus que des opérations d’urgence. Au passage, voici des actions qui poussent les Bobolais de l’aigreur à la révolte et aux incendies qui, cette fois a débouché sur des sanctions - ô incomplètes ! Et voici un sujet d’indignation qui devrait préoccuper nos journalistes : la question du récrutement du personnel de l’hôpital Blaise Compaoré est si dérisoire comparé à cela...
    Pour revenir aux agents de santé, du professeur agrégé de médecine au brancardier, chacun cherche à gruger les patients. Si vous semblez riche, le médecin qui suit la grossesse de votre femme vous aiguillonnera habilement vers la clinique privée où il officie avec compétenence et aménité (à l’hôptal public, il est hargneux et manque de temps !) ; ce médecin, du haut de sa morgue de docteur-j’ai-étudié des annés-je-ne-suis-pas-comme-les-autre n’est qu’un exemple monstrueux d’égoïsme pour ses subalternes. Ceux qui exonèrent les sages-femmes sont de mauvaise foi : ce sont les caïmans du même marigot ! Si le mari de la dame Traoré avait glissé quelques billets aux dames Yoni et Tankoano, je parie que nous aurions déjà englouti avec force bénédictions le riz gras du baptême de ses jummeaux au lieu de soupirer d’aigreur avec lui.
    Pour me résumer, il faut que la chaîne de commandement soit mise en cause. Et que l’auteur de cet article timoré aille plus loin. Il nous faut un dossier sur l’état de formations sanitaires. Le citoyen paie assez cher pour celà. Un droit n’est pas un privilège !

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