Mortalité d’animaux et de charognards dans le Sahel : Le ministre Jérémy Ouédraogo vérifie l’efficacité des mesures de protection

jeudi 8 septembre 2011 à 03h30min

Le ministre des Ressources animales, Dr Jérémy Ouédraogo, a effectué une sortie de terrain, dans la région
du Sahel, afin d’évaluer l’ampleur du phénomène de mortalité d’animaux, de charognards et de deux enfants,
à Essakane, le 6 septembre 2011.

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La sortie du ministre des Ressources animales, Dr Jérémy Ouédraogo , à Karafala / Essakane , lui a permis de vérifier l’efficacité des mesures de protection prises par les services techniques, suite à une mortalité d’animaux notamment un bovin, cinq caprins et deux ovins. A cela, s’ajoute plus d’une trentaine de charognards dont les dépouilles ont été retrouvées à l’abattoir d’Essakane site, et tout cela en 24 heures. Antérieurement, deux enfants ont perdu la vie, après six jours de maladie.

Et selon le ministre Jérémy Ouédraogo, c’est une question de santé publique car dit-il, le ministère dont il a la charge, assure, non seulement la promotion de l’élevage, mais aussi la responsabilité de l’inspection et de la salubrité de la viande. Accompagné des représentants des différents services techniques, ce dernier est allé constater la situation qui prévaut à Essakane. « Il n’y a pas, pour l’instant, un lien de cause à effet. Nous sommes dans la phase d’investigation pour savoir exactement de quoi ces animaux et ces oiseaux sont morts. Mais cette visite s’avérait extrêmement importante pour nous. Il s’agit, d’une part, de faire le point, avec les responsables de la mine, pour connaître les dispositions prises à leur niveau, en matière de biosécurité.

Et d’autre part, faire le point, avec les éleveurs et la population, pour identifier les conditions dans lesquelles ces animaux ont péri et surtout , les mesures que ces populations doivent prendre pour ne pas être infectées, en consommant ces viandes »,a-t-il précisé. Il a soutenu que des en quêtes sont en cours pour déterminer, de façon précise, les causes d’une telle mortalité. Du reste, il a affirmé que les mesures prises pour éviter toute contamination sont extrêmement efficaces. Parmi ces mesures, une fosse où ces animaux ont été enterrés et toutes les dispositions pour que les animaux ne franchissent pas les barrières de protection de la mine.
Par ailleurs, le ministre Jérémy Ouédraorgo a rassuré que les charognards ne sont pas morts, en consommant des excréments ou les restes de l’abattoir, puisque l’inspection de la viande a été conforme aux normes en vigueur. Selon le ministre des Ressources animales, les autorités communales n’ont pas enregistré de plainte, ni de désagrément quelconque de la part des consommateurs.

Il lui est simplement revenu qu’un produit de nettoyage aurait été utilisé et aurait alors, empoisonné ces oiseaux. « Nous allons poursuivre les investigations pour en déterminer les vraies raisons. Nous saluons la promptitude des premières autorités et les services techniques qui ont appliqué à la lettre les mesures de protection : faire le nettoyage et les inspections nécessaires et surtout, procéder à l’incinération et à l’enterrement complet de tous les excréments et oiseaux tués. Nous sommes venus constater l’efficacité et l’effectivité de ces mesures sur le terrain. Dès que les causes seront identifiées, nous prendrons les dispositions qui s’imposent, soit avec la mine d’or, soit avec les autorités communales, pour la protection des citoyens », a-t-il souligné.

Cette stratégie, de son point de vue, permettra de protéger les animaux et d’éviter le pire, au cas où il y aurait une éventuelle contamination de ces lieux. Concernant la consommation de la viande, il affirme avoir l’assurance que l’inspection a été faite et qu’aucune anomalie n’a été relevée. Dr Jérémy Ouédraogo conseille, néanmoins, aux populations de ne pas toucher aux dépouilles des charognards retrouvés morts à l’abattoir et dans les environs, afin que l’on puisse procéder à leur enfouissement.
Le ministre a également visité l’étable d’un éleveur-leader, en la personne de Djibrila Ousmane, à Débéré Douman, dans la commune de Gorom-Gorom et la mini-laiterie du secteur n°1 de Dori. Il a ensuite, rencontré les éleveurs pour échanger sur leurs préoccupations.

Les résultats
des investigations, fortement attendus

De l’avis du directeur adjoint de la santé, de la sécurité et du développement durable, Julien Baudrand, la mine d’or d’Essakane, compte tenu de toutes les dispositions de sécurité dont elle est l’objet, ne devrait pas avoir d’incident négatif sur la population. D’après lui, si malgré tout, des animaux arrivent à franchir la grille et entrer dans le site, les propriétaires sont informés et dédommagés et ces animaux sont alors abattus et enterrés dans le site. Déplorant l’incident de Karafala, il a expliqué que les infrastructures du site sont faites pour résister au débordement des eaux, même en cas de forte pluviométrie et que la mine d’or dispose d’un programme de suivi environnemental.

Cependant, un habitant de la localité, Sidi Yatara, a donné sa version, écœuré par le décès des deux enfants dont il connaît les parents. Quand il pleut, a-t-il dit, l’eau de la digue descend et inonde l’herbe que nos animaux broutent alors qu’habituellement, nous consommons la viande des animaux morts. C’est quand les deux enfants ont péri, et sur conseils du vétérinaire, que nous avons cessé d’en consommer, a-t-il poursuivi.

Aimée Florentine KABORE

Sidwaya

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