Des « gendarmes couchés » sur la route de Pô : Une solution palliative à risques

vendredi 2 septembre 2011 à 02h40min

Des "gendarmes couchés" sont construits à la sortie
de l’axe Ouagadougou-Pô afin de protéger les populations des risques d’accidents. Mais ces barrières piègent les usagers selon un constat effectué sur les lieux le 1er septembre 2011.

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Les conducteurs de l’axe Ouagadougou-Pô doublent de vigilance lorsqu’ils quittent l’échangeur de Ouaga 2000 en direction de Kombissiri. Précisément à hauteur de Lanoayiri, d’importantes barrières sont dressées pour amener les conducteurs à ralentir. D’autres sont contraints de s’immobiliser. C’est le cas du conducteur d’une voiture Mercedes C220. En rentrant nuitamment dans la capitale le 31 août, il s’est violemment heurté au premier gendarme couché. L’on ne déplore aucune perte en vie mais les dégâts sur le véhicule sont énormes. Selon les mécaniciens appelés pour le dépannage, le radiateur, l’écarteur de l’huile et les bras de rotules sont « foutus ».
Joint au téléphone, le propriétaire qui a requis l’anonymat évalue les frais de réparation à environ 200 mille FCFA.

Un marchand sur une Yamaha Mate a été aussi victime de ces "gendarmes couchés" qui l’ont surpris. Les sacs qu’ils transportaient se sont retrouvés par terre. Les autres cas sont sans gravité et se traduisent par des heurts entraînant par endroits des ruptures partielles des barrières.
Pour autant, certains usagers ou riverains ne s’en inquiètent pas. « Ça (les barrières) ne me dérange pas, c’est pour la sécurité », juge Mme Rosalie Nikièma une riveraine juchée sur sa moto, en quête de gaz domestique. Ablassé Zoungrana a un avis plutôt partagé. « C’est bien mais c’est très haut », dit-il en parlant des "gendarmes couchés".
Ces barrières ont été installées suite aux plaintes des riverains. Ces derniers se sont insurgés contre les accidents et la poussière qui les englobe depuis un certain temps. Ce qui a amené les autorités qui sont allées à la rencontre des populations.

En fin de compte et en entendant le bitume, c’est la solution des barrières qui a pris le dessus sur celle d’un arrosage régulier. Mais pour Ablassé Zoungrana, ces barrières sont si élevées qu’on pourrait penser à une solution punitive.
Mais la plupart des habitants de la zone s’en accommodent et sont même prêts à accuser les victimes.
Le renforcement de l’axe Ouaga-Pô-frontière du Ghana est confié à deux entreprises.

Le tronçon concerné (échangeur de Ouaga 2000 jusqu’à Kombissiri) revient à l’entreprise Oumarou Kanazoé. Cette société avait annoncé la fin des travaux de bitumage en mi-septembre lors du dernier passage du Premier ministre Luc Adolphe Tiao le 1er août dernier.

Aimé Mouor KAMBIRE

Sidwaya

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