Jules François Dondassé : Un Burkinabè de Johannesburg qui perce dans les affaires

mercredi 31 août 2011 à 02h07min

Parti de son pays natal en 2001 pour l’Afrique du Sud pour tenter l’aventure, Jules François Dondassé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fait partie aujourd’hui des Burkinabè qui s’en sortent très bien au pays de Nelson Mandela. Exerçant dans le domaine de la boisson, de la friperie et de la construction, il dit gagner très bien sa vie avec sa femme zimbabwéenne et ses deux enfants. Mais sa finalité, c’est de retourner un jour investir au Burkina Faso. Nous l’avons rencontré à Johannesburg lors du match amical Afrique du Sud # Burkina Faso.

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Sidwaya (S.) : Depuis quand êtes- vous installé à Johannesburg en Afrique du Sud ?

Dondassé Jules François(D.J.F) : Je suis originaire de Ziniaré dans la province de l’Oubritenga. Je suis venu en Afrique du Sud, précisément à Johannesburg, le 20 janvier 2001. Cela fait plus de dix ans maintenant.

S. : Quel genre d’activités menez-vous ici ?

D.J.F : Je suis dans le domaine de la boisson et de l’immobilier. Je possède deux caves et deux bars à Johannesburg. Dans le domaine de l’immobilier, j’ai pu construire quatre maisons que j’ai mises en location. Ici, la location des maisons coûte très cher, c’est pourquoi je me suis lancé dans la construction.

S. : Comment avez-vous pu avoir la gérance des bars et des caves ?

D.J.F : Il faut avouer qu’au début, c’était très dur, mais j’ai persisté et cela a marché. Quand je suis arrivé en 2001, mon intention était vraiment de me lancer dans le commerce, mais ici tout est difficile pour un début. Donc j’ai commencé à vendre des habits, des sacs …, et petit à petit les affaires ont prospéré jusqu’à ce que j’obtienne l’autorisation de créer mon propre business. La boisson étant un domaine qui rapporte beaucoup, je me suis mis dedans, même si jusqu’à présent je vends toujours les habits. L’Afrique du Sud est un grand pays où le commerce marche très bien et je trouve mon compte dans tout ce que je vends.

S. : A vous entendre, vous semblez bien gagner votre vie ici ?

D.J.F : Affirmatif ! Je gagne largement ma vie ici à Johannesburg. Je suis marié à une zimbabwéenne, j’ai deux enfants et nous vivons très bien ici car je m’en sors très bien dans les affaires.

S. : Vous semblez bien intégré ici. Comment collaborez-vous avec les Sud-africains ?

D.J.F : Je suis vraiment bien intégré, la collaboration se passe également très bien. Nous avons beaucoup d’avantages dans le domaine du commerce. Le peuple sud-africain aide beaucoup ceux qui se battent dans le commerce, et moi, je fais partie de ceux qui se battent. Donc nous collaborons bien avec nos frères sud- africains dans le cadre de nos activités.

S. : Vous êtes à peu près combien de Burkinabè en Afrique du Sud, précisément à Johannesburg ?

D.J.F : Nous sommes autour de 250 Burkinabè ici à Johannesburg. La plupart de nos compatriotes vend de la friperie. Il y a également des importateurs, de grands hommes d’affaires qui sont bien implantés.

S. : Comment êtes-vous organisés ?

D.J.F : Nous avons un bureau et je fais partie de ceux qui ont créé cette association. Dans le passé, je faisais partie du bureau, mais présentement, nous l’avons laissé à d’autres personnes qui gèrent bien notre organisation.

S. :Comptez-vous revenir un jour au Burkina ?

D.J.F : Je n’ai jamais pensé rester définitivement en Afrique du Sud, bien que je me débrouille bien. Je souhaiterais un jour rentrer au pays afin de mener les mêmes activités et être actionnaire dans les grandes compagnies de boisson. L’année dernière, je suis venu au pays voir comment je pourrai éventuellement investir dans le domaine de la construction. Mon ambition, c’est de réaliser quelque chose de grand à Ouagadougou.

S. : Vous arrive-t-il des fois d’avoir le mal
du pays ?

D.J.F : Franchement, mon souhait est de pouvoir venir au Burkina Faso tous les six mois. Quoi qu’on dise, le Burkina Faso est un pays d’inspiration et à chaque fois que j’ai l’occasion de rentrer au pays, je reviens toujours avec de nouvelles idées qui m’aident beaucoup dans mes activités.

S. : Que direz-vous à ceux qui veulent tenter l’aventure comme vous ?

D.J.F : Je leur dirai de se mettre à l’idée que l’aventure est très dure. Il faut se concentrer pleinement dans le travail sans être en porte-à-faux avec les lois du pays d’accueil. Si quelqu’un veut tenter l’aventure et qu’il se mette au sérieux dans le travail comme le sont d’ailleurs les Burkinabè, je sais que la personne peut réussir.

Entretien réalisé à Johannesburg
par François KABORE

idwaya

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