BRS-BURKINA : Des travailleurs exigent l’harmonisation de la grille salariale

mercredi 27 juillet 2011 à 05h26min

Le mardi 26 juillet 2011, les agents de la Banque régionale de solidarité (BRS) Burkina ont observé une grève de 24 heures. Principale revendication : l’application immédiate de la revalorisation des salaires adoptée par le conseil d’administration de la banque.

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Les agents de BRS-Burkina ont observé un mot d’ordre de grève de 24 heures le 26 juillet dernier à Ouagadougou. Cette grève est la matérialisation d’un malaise dont les premiers signes s’étaient manifestés en juin 2011. En effet, le 24 juin dernier, un mot de grève a été décrété. Mais il a été suspendu car la direction de la banque a engagé une conciliation sous l’égide de la Direction générale du travail. De cette conciliation, employeurs et employés se sont accordés sur trois points de la plate-forme. Mais trois autres ne l’ont pas été, selon les agents grévistes rencontrés à la Bourse du travail. Selon eux, la plus importante de ces trois revendications est la revalorisation de la grille salariale des employés de la BRS-Burkina, afin que celle-ci soit la même que celle de la BRS.

En effet, selon l’explication des agents, la grille salariale de la section du Burkina est en deçà de celle de la banque à l’échelle régionale. Le conseil d’administration a accepté le principe et a voté un budget qui prend en compte cette harmonisation. Le seul problème, c’est que la direction, selon les travailleurs, a décidé de ne mettre en application la décision qu’en novembre prochain. Toutefois, relèvent les agents, une reprise de la banque, qui implique un changement d’actionnaires et probablement de dirigeants serait en vue. Si cela était effectif, les agents disent ne pas être certains que les nouveaux dirigeants tiendraient les engagements de leurs prédécesseurs. Ce que déplorent les agents, c’est que suite à des intimidations et à des menaces de licenciement, leurs collègues ont fait défection à la grève, réduisant le nombre des grévistes à 9.

Le motif de ces menaces, selon les agents, c’est que la grève est illégale. Ce que refute Mathias Liliou, secrétaire général de la Confédération syndicale du Burkina (CSB), dont l’une des bases est la Fédération syndicale des banques, assurances, établissements financiers, du commerce et de l’industrie (FESBACI), dont BRS est l’une des sections. Pour lui, la grève est légale car le mot d’ordre de juin avait été suspendu. Il ajoute par ailleurs que les revendications sont légitimes. "Ce ne sont même pas des revendications !", a-t-il déclaré. Les agents l’ont d’ailleurs soutenu en déclarant que "nous ne réclamons que ce qui nous est dû". En ce qui concerne la suite de la lutte, les agents ont indiqué qu’ils feront une évaluation avec leurs collègues et décideront ensuite de la conduite à tenir.

Abdou ZOURE

Le Pays

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