Résultats du 1er tour du Baccalauréat 2011 à Ouagadougou : Une journée folle en émotions

vendredi 22 juillet 2011 à 03h12min

Les résultats du premier tour du Baccalauréat session 2011, ont été rendus publics, hier jeudi 21 juillet 2011, dans les différents centres d’examen de Ouagadougou. Joies, tristesses et consolations, les moments forts sur les lieux de proclamation.

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La matinée du jeudi 21 juillet 2011 a été fort mouvementée dans la plupart des centres d’examen du Bac de la capitale. La raison, la proclamation des résultats du premier tour du premier diplôme universitaire, après quelques jours d’angoisses. Les résultats ont commencé à tomber aux environs de 11heures. En pareille situation, on s’attend à des moments d’émotions sans précédent. C’est ainsi que dès 8 heures, nous étions sur les différents lieux de proclamation. Notre premier point de chute, le Collège protestant de Ouagadougou où sont logés les jurys 26 et 27 de la série G2. Dans cet établissement, quelques candidats qui nous ont devancés font le pied de grue devant la salle de délibération. La petite mine que certains parmi eux présentent témoigne d’une nuit très agitée. Le mutisme est la chose la mieux partagée entre les premiers venus.

Autre lieu, autre ambiance. Au Lycée technique national (ex-LTO), l’atmosphère est bon enfant. Assis sur des banquettes ou sur des engins, les aspirants au Baccalauréat s’esclaffent entre deux histoires. Certains, scotchés sur les chaises du kiosque de l’établissement essaient de combler ce temps vide devant une tasse de thé, en prenant une taffe. D’autres trépignant d’impatience préfèrent ronger leurs ongles. A quelques pas du kiosque, un groupe d’élèves, comme s’ils connaissaient leur sort, ont choisi d’anticiper, en procédant à des révisions des matières du second tour. L’affichage des listes des candidats aux concours directs de la Fonction publique a contribué à réhausser le niveau d’ambiance, car ces derniers venus consulter leur centre de composition se confondent aux candidats au Bac.

L’heure de la vérité

A 10 heures, la proclamation des résultats se fait toujours attendre au lycée Nelson-Mandela. Le poids de l’attente commence à peser sur les esprits. Et, les conversations prennent une autre tournure. « Qu’est-ce qu’ils attendent pour proclamer les résultats » ? lance un candidat. Soudain, un membre du jury sort de la salle de délibération. Les candidats amassés devant le secrétariat du jury ont les yeux rivés sur lui. C’est une fausse alerte. L’intéressé voulait prendre de l’air. Mais, les murmures des candidats, comme un essaim d’abeilles, l’accompagnent quand il réintégre la salle.

Notre arrivée à 11heures au lycée Philippe-Zinda-Kaboré coïncide avec la proclamation des résultats du jury 72 de la série D. Le président du jury, Moussa Ouattara, a dû se servir d’un haut-parleur pour se faire entendre à partir de l’étage. Ainsi, à sa sortie de la salle de délibération, accompagné des membres du jury, un silence de cimetière règne dans le lycée. Il se saisit du micro et prononce la fameuse phrase qui fait monter l’adrénaline. « Sous réserve d’un contrôle approfondi, les candidats dont les noms suivent sont déclarés admis à l’issue des épreuves du premier tour ». Puis s’en suivent des cris, des hurlements et des pleurs des candidats qui ont entendu leurs noms. On « dégaine » les téléphones portables pour appeler les parents ou les amis.

« J’ai eu mon Bac, papa », s’écrit une candidate. Clotilde S. Nabolé, élève au lycée Nelson-Mandela s’est écroulée lorsqu’elle a entendu son nom. Gagnée par l’émotion, elle est restée pendant un bon bout de temps aphone. Il a fallu du soutien pour qu’elle puisse se relever. Allongé sur une banquette, le portable à la main gauche, Abdoul Kader Kafando ne cache pas sa joie. « Je suis dans la plénitude totale. Je bossais tous les jours. Aujourd’hui, j’ai réussi. Les mots me manquent. Tout ce que je vais faire c’est de jeûner pour dire merci à Dieu », affirme-t-il. Dans ce jury, sur un effectif de 239 candidats, 88 sont reçus au Bac et 62 sont au second tour.

Comme dans tout examen, il y a aussi, le lot de déceptions. Tous n’ont pas le cœur à la fête. Au lycée Marien-N’Gouabi, le jury 50 de la série A4 a proclamé après 12 heures. A côté des admis, les échecs étaient au rendez-vous. Dans le second cas, la compagnie d’un proche afin de bénéficier d’un réconfort est la bienvenue, pour faire face au malaise. Car, des évanouissements suite à l’échec ne manquent pas. C’est le cas de la candidate, R.T qui a perdu connaissance, parce que n’ayant pas entendu son nom au premier tour. Ses camarades venues en grand nombre lui ont porté secours.

En dehors des succès et des échecs, il y a ceux qui attendent le second tour. Il va falloir se replonger dans les cahiers sur deux ou trois matières pour espérer décrocher le « bacho », billet pour des vacances et clé d’accès à l’enseignement supérieur. La reprise des épreuves du second tour est prévue pour le lundi 25 juillet 2011 à 6 heures.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO & Zalissa SANFO

(Stagiaire)

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Vos commentaires

  • Le 22 juillet 2011 à 04:53, par NABA Béogo
    En réponse à : Résultats du 1er tour du Baccalauréat 2011 à Ouagadougou : Une journée folle en émotions

    Les résultats dans l’ensemble ne sont pas catastrophiques au regard de la situation de crise que nous avions vécues. C’est le lieu de rendre ici hommage à tous ces enseignants qui malgré les mépris de nos dirigeants ont su sacrifier leur temps pour rattraper tous les retards dus aux différentes frondes. Très consciencieux, ces enseignants ont dû faires des heures supplémentaires pour rattraper toutes ces heures de grèves et autres pertes de temps pour mettre leurs élèves à niveau pour le BAC. Je suis cadre supérieur de l’Etat peut être plus soigné que les enseignants (Professeurs) mais je m’incline respectueusement devant leur force de conscience professionnelle. J’ai observé particulièrement des professeurs au lycée Marien N’gouabi qui travaillaient sans relâche avec leurs élèves pour le désir de les faire réussir. Indépendamment de toute motivation financière, dans bien d’autres établissements publics du pays les enseignants n’ont pas dormi pour le bien de leurs élèves. Jamais je ne manquerais de respect à un enseignant de la république (je ne parle pas des enseignants à la sauvette). Merci chers professeurs, nous vous devons ce que nous sommes quelque soient nos grades et rangs.

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  • Le 22 juillet 2011 à 07:39, par Un Papa.
    En réponse à : Résultats du 1er tour du Baccalauréat 2011 à Ouagadougou : Une journée folle en émotions

    Paténéma Oumar OUEDRAOGO & Zalissa SANFO, votre récit m’a fait voyager dans le temps avec disons-le, une joie empreinte de mélancolie.
    Félicitations aux nouveaux bacheliers et courage à ceux qui ont une deuxième chance ainsi qu’à ceux qui sont hélas recalés. C’est aussi ça la vie. Surtout, n’abdiquez pas. Ça ira l’an prochain.
    Un Papa.

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  • Le 22 juillet 2011 à 09:40
    En réponse à : Résultats du 1er tour du Baccalauréat 2011 à Ouagadougou : Une journée folle en émotions

    messieurs les journaliste et chers confrères. quand il s’agit d’un examen, le président du jury ne peut pas dire "sous réserve d’un contrôle approfondi, sont déclarés admis...." mail il dit "sont déclarés définitivement admis..." parce qu’après la proclamation il n’y plus de contrôle approfondi, c’est un droit acquis par le candidat. a contrario s’il s’agit d’un concours on proclame toujours "sous réserve d’un contrôle approfondi" même si dans les faits, en tout cas chez nous, sauf dans les corps habillés, il n’ a plus de contrôle. c’est une nuance fondamentale et je doute fort que le président du jury ait prononcé ce bout de phrase

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  • Le 22 juillet 2011 à 14:16, par Bonne Chance
    En réponse à : Résultats du 1er tour du Baccalauréat 2011 à Ouagadougou : Une journée folle en émotions

    Ce n’est pas la peine d’aller à la proclamation des resultats lorsqu’on n’est sûr d’avoir son examen et qu’on ne pourra pas tenir le coup en cas d’échec.
    Pour mon cas, à mon échec en 1987, je ne suis pas pointé à la proclamation car je savais ce que j’ai fait comme travail. Mon admission m’étonnerait (Bac D). Cependant, en 1989, lorsque j’etais en formation dans une école professionnelle 2ème année, j’etais candidat libre. Je me suis pointé à la proclamation de 17h à 21h et j’attendais car je savais ce que j’ai fait et suis convaincu que cette fois-ci le minimum, aller au second tour. A la proclamation, je suis admis au premier tour. Restez à la maison et vous aurez vos resultats si vous ne supportez pas les émotions fortes des succès ou des échecs. Merci !

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  • Le 22 juillet 2011 à 15:58, par Général Galland
    En réponse à : Déclaration des religieux à la CNSS

    Il est temps que tous les prêtres, religieux et religieuses soient tous déclarés à la CNSS. Comme il n’existe pas de cavimac au Burkina, il faudrait les déclarer tous à la CNSS. De nombreux prêtres, religieux et religieuses font recours à leurs parents pour se soigner. Ceux dont les parents ont les moyens, il n’y pas de problèmes mais ceux dont les parents sont paysans, c’est un vrai problème. Si on ne veut pas de tiers religieux au Burkina, il est temps qu’on fasse quelque chose.

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