Renouvellement de la CENI : Les droits de l’homme doivent permettre l’alternance à la présidence »

vendredi 22 juillet 2011 à 03h11min

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Lookmann SAWADOGO

A propos de la CENI, on le sait, beaucoup d’eau a coulée sous le pont et ce ne serait point abuser que de dire que les choses semblent comme réglées maintenant que l’on se trouve au chapitre de la désignation de nouveaux commissaires.

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L’opposition a désigné et publié la liste de ses cinq représentants de même que les organisations de défense des droits humains dont l’unique siège au sein de l’institution a son titulaire depuis le samedi 09 juillet 2011. Il conviendrait, par ailleurs, de se féliciter de l’action plutôt positive de cette composante dont, pour la circonstance, la peau était vendue à vil prix par la majorité des observateurs qui, fixés sur le passé tumultueux de 2006 relatif au renouvellement du mandat du défunt Moussa Michel Tapsoba, s’attendaient au pire.

Dans cette même optique des actions salutaires, la méthodologie utilisée par l’opposition pour désigner ses commissaires sur la base de leurs capacités mériteraient de façon exceptionnelle d’être mentionner. Cela apparait, à tout point de vue, comme un pari de gagner par rapport à ces cadres de qualité, qui font chaque fois défaut, dans la gestion de nos élections.

Cette façon de faire est de toute évidence une leçon de méritocratie qui devrait inspirer plus d’un et permettre de s’affranchir des faits de copinage et de clientélisme qui ne font que le lit à l’incompétence et aux nombreux gâchis dans les sphères publiques.

Ceci dit, une des questions déterminantes pour la CENI demeure le poste de la présidence que le code électorale confère exclusivement à la société civile subdivisée entre les coutumiers, les catholiques, les protestants, les musulmans et les droits de l’homme. De 2001 à 2006 puis de 2006 à 2011, la CENI a été dirigée par un président issu des droits de l’homme pour le compte de toute la société civile. La question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir s’il ne serait pas plus judicieux au nom du principe sacré de l’alternance cher en démocratie qu’une composante autre que les droits de homme c’est-dire les religieux ou les coutumiers préside la prochaine CENI.

Il est vrai que cette alternance ici proposée ne s’appui sur aucune base formelle. Mais n’empêche que la nécessité d’aller dans le sens de l’équité, de l’équilibre et de l’égalité des chances au sein d’un groupe d’acteurs hétérogènes s’impose de tout temps. C’est pourquoi il conviendrait que par élégance et respect envers et pour les autres que les droits de l’homme puissent adopter une démarche auto disciplinaire en permettant un changement de composante à la tête de la CENI. Surtout que religieux, coutumiers et droits de l’homme partagent collégialement les responsabilités liées à la présidence de l’institution, au travers de leur appartenance commune à la société civile, en bien comme en mal.

Lookmann SAWADOGO
Point focal /ROADDH/ Burkina
SG CDEC

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Vos commentaires

  • Le 22 juillet 2011 à 16:02, par Général Galland
    En réponse à : Déclaration des religieux à la CNSS

    Il est temps que tous les prêtres, religieux et religieuses soient tous déclarés à la CNSS. Comme il n’existe pas de cavimac au Burkina, il faudrait les déclarer tous à la CNSS. De nombreux prêtres, religieux et religieuses font recours à leurs parents pour se soigner. Ceux dont les parents ont les moyens, il n’y pas de problèmes mais ceux dont les parents sont paysans, c’est un vrai problème. Si on ne veut pas de tiers religieux au Burkina, il est temps qu’on fasse quelque chose.

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  • Le 22 juillet 2011 à 19:44, par sore le profane
    En réponse à : Renouvellement de la CENI : Les droits de l’homme doivent permettre l’alternance à la présidence »

    qui est ce mr .je demande des renseignement sur lui.

    Répondre à ce message

  • Le 25 juillet 2011 à 18:00, par Le réaliste
    En réponse à : Renouvellement de la CENI : Les droits de l’homme doivent permettre l’alternance à la présidence »

    la composante OSC des droits humainq a fait un choix judicieux.elle a élu son representant de façon très démocratique et avec un regard marqué sur la compétence.d’ailleurs cela a été suivi par d’autres.Cle a été une importante leçon infligée aux anarchistes dont certains n’ont pas hésité à boire leur honte jusqu’à la lie.pendant que les politiques déçoivent et que les coutmuniers et réligieux se terrent derrière leur leur de neutralité et d’attentisme, se sont les acteurs de la société civile, dont la RADDHO qui monte au créneau pour dénoncer les pratiques pas catholiques des uns et des autres.on l’a vu avec l’élection présidentielle où c’est la RADDHO qui a dénoncé avec vigueur les irrégularités.Les irréductibles doivent se ranger du côté de la légalité et du réalisme.Le représentant des OSCpeut et doit postuler à la Présidence de la CENI.il en a la caarure en plus. Bon vent

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