Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

vendredi 8 juillet 2011 à 02h19min

Les habitants du pays des hommes intègres ont mal à leur armée. Et ils ne se cachent plus pour le dire. A vrai dire, il y a de quoi. Ces derniers mois, plus qu’à un tout autre moment de leur histoire, la Grande muette, s’éloignant du rôle républicain qu’elle est censée jouer, les a brimés, lésés, violentés, volés et a saccagé leurs biens ; et ce, au motif qu’elle réclame des revendications dont on croit que si certaines d’entre elles étaient justifiées, elles ne commandaient pas que les hommes en treillis ignorent toute morale et toute retenue dans le seul but qu’on leur concède un peu plus de beurre sur leurs épinards.

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Les Burkinabè sont unanimes à le reconnaître : on attendait plus et mieux de cette armée, qui, après tout, se compose de fils de cette nation et se nourrit à la sueur du front des habitants de ce pays.

A tel point que s’observe comme un tir groupé ayant pour objectif une seule et même cible : la grande muette. Le Conseil de concertation sur les réformes politiques (CCRP), qui planche en ce moment dans le but de trouver une solution à la crise, en a fait son plat de résistance ; la délégation de l’Union européenne qui a rencontré celle du ministère des Affaires étrangères, il y a quelques jours, a, sans langue de bois aucune, demandé ni plus ni moins qu’une « réforme de l’armée ».

Et la dernière salve en date provient du nouveau premier ministre, Luc Adolphe Tiao, qui, au matin du 7 juillet 2011, sur les antennes d’un média international, courageusement, parlait, au sujet de l’armée burkinabé, d’une « crise profonde », préconisant des « solutions définitives » à la difficile question de la « gouvernance » en son sein dans le but de retrouver l’esquisse d’une « armée républicaine ».

Pour ce qui est donc de l’armée burkinabé, l’unanimité est faite ; ceux qui ont voix au chapitre tout comme ceux qui ne l’ont pas s’accordent sur ce point : elle ne peut pas, elle ne doit pas continuer comme cela ; il faut donc la réformer ; oui ! Mais comment ?

Et l’interrogation vaut son pesant d’or, car les maux qui minent la grande muette au pays des hommes intègres sont immenses, divers, et certains d’entre eux datent de plusieurs décennies. Trouver la panacée ne sera pas, loin de là, une sinécure.

Plus que des lézardes, on devrait plutôt parler, à propos d’elle, de tares profondes qui en rendent malade le corps tout entier. On citera pêle-mêle la perte progressive de tout sens de la discipline, pourtant la vertu cardinale de toute armée digne de ce nom ; ce qui fait que de simples recrues refusent la plus élémentaire politesse à des officiers supérieurs, au motif que ces « petits bleus » ont été jugés dignes d’arpenter des couloirs de « grands ».

Ce comportement est sans doute un des vestiges de l’ère révolutionnaire, qui privilégia une certaine aile de l’armée nationale au point d’en faire des superhéros qui firent tout trembler, à la seule évocation de leur nom, civils, bien sûr, mais aussi militaires des autres corps de l’armée nationale. A ce jour, les militaires burkinabè fustigent ce fonctionnement à deux vitesses de leur corps, qui fait que certains d’entre eux ne manquent de rien tandis que d’autres ont besoin de tout.

A cela s’ajoute le fossé qui sépare les « chefs » des petits qui composent la troupe. Les premiers ont abandonné la traditionnelle « Jeep » de commandement pour les rutilantes 4x4 au point d’oublier que le petit caporal qui veille dans la guérite vient assurer la garde en se déplaçant péniblement sur un vieux VTT qui reste entier presque par miracle.

Sans compter que l’armée, à ce jour, on n’y va plus vraiment par patriotisme, mais plutôt dans le but de se trouver un job. Il se dit que les salaires n’y sont pas faramineux, mais c’est toujours mieux, cela, que de se retrouver chômeur à 23 ans.

Si on ajoute à toute cette panoplie de dérives constatées le fait que les contingents de recrutés sont essentiellement constitués de jeunes fortement recommandés par tel ou tel militaire haut gradé et que la formation morale et civique, si elle existe, est réduite à sa plus simple expression, on file tout droit vers la conclusion, somme toute normale, que les tares dont souffre la Grande muette au Burkina sont la résultante d’incuries sévères et de négligences coupables, traînées depuis de longues années, grossies avec le temps, et dont aujourd’hui la nation entière ne fait que payer le juste prix.

Il ne reste plus alors, à qui de droit, qu’à nettoyer les écuries des casernes militaires ; froidement, courageusement, sans passion, mais sans faiblesse aucune. Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, parle déjà d’une centaine de mutins mis aux arrêts et de 5 à 600 autres sur les cas desquels la justice aura prochainement à se pencher. On ne devra pas s’en arrêter là.

Ce sont toutes les composantes de cette armée qu’il faudra passer au peigne fin, histoire d’alpaguer les moutons noirs ; c’est la formation intellectuelle, morale et civique des hommes en treillis qu’il faudra repenser ; c’est la discipline et le patriotisme qu’il faudra réussir à inculquer dorénavant à tous ceux, grands ou petits, qui exprimeront le désir de construire la nation en servant sous le drapeau.

Et tant pis si une refondation de notre armée conduit au choix d’une armée de métier : elle au moins aura le mérite, non seulement de réunir moins de monde, mais aussi de générer des soldats plus consciencieux et aguerris, non seulement à la chose militaire, mais aussi et surtout au sens ultime de la discipline, de la patrie et de la république.

C’est tout cela aussi le prix à payer pour ôter de la tête des Burkinabè l’idée que les bidasses ne sont que de simples soudards qui écument les commerces, font main basse sur les téléphones portables et les motos et qui, ô comble de malédiction, volent et saccagent jusqu’à des orphelinats, qu’ils quittent en riant de bon cœur, tandis que d’innocents marmots traumatisés pleurent à vous fendre l’âme. Si c’est cela le remède qu’il nous faut, autant le prendre, et tout de suite !

Jean Claude Kongo

L’Observateur Paalga

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Vos commentaires

  • Le 8 juillet 2011 à 08:42
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Je propose qu on donne un grand champ a l armée pour qu elle assure l autosuffisance alimentaire, ainsi que l élevage de tout genre. Aussi que l’état crée une école militaire ou les enfants récalcitrants pourront être envoyé afin d avoir une bonne éducation. C est ça aussi la reforme de l armée a vous de voir.

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  • Le 8 juillet 2011 à 09:59
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Excusez-moi, mon commentaire n’a pas de lien avec l’article. J’aimerai savoir s’il n’y a pas eu de conseil des ministre depuis celui du 22 juin. En effet, j’ai remarque que lefaso n’en publie plus. Quelqu’un peu t-il me renseigner ? Merci.

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  • Le 8 juillet 2011 à 10:57, par La réflexion positive
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Entièrement d’accord : aux grands maux , les grands remèdes !

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  • Le 8 juillet 2011 à 11:27, par Tapsoba
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Toute idée de réforme de l armée burkinabè qui n incluerait pas la suppression pure et simple de cette fameuse RSP(regiment de securité presidentielle),comme l avait recommendée le collège des sages ,est vouée à l échec.

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    • Le 8 juillet 2011 à 17:43, par Alexio
      En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

      C est curieux que le president de la republique a une armee dans l armee.Le recrutement recommande par les grades voila les consequences de cette UNFAIRPLAY.L auteur de ce artile a oublier de faire mention de la bourgeosie militaire dans son ensemmble.Les vestiges de la revolution na rien avoir avec ce comportement indicipline.La demistification des grades ressort de leur propre comportement.je suis d accord que l armee er devenue un nid d absorbation du chomage du a la mal gouvernance,la corruption,le traffic d influence,la malhonetete intellectuelle de nos dirigeants.

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  • Le 8 juillet 2011 à 13:53, par sam
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Pour moi la reforme est claire.
    Les "sans niveau" vont cultiver des pommes de terre,haricots verts,tomates et oignons...etc
    C’est eux notre problème.

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    • Le 8 juillet 2011 à 14:20
      En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

      Mon ami sam ceux qui ont le niveau iront surveiller les pommes de terre,haricots verts, tomates et oignons etc que les sans niveaux auront à cultiver. Au lieu de réfléchir pour faire de bonnes propositions c’est d’étaler votre manque d’effort intellectuel. Pour devenir cultivateur on n’a pas besoin de devenir militaire. On peut rester au village et se procurer un champs et cultiver pour soi et sans aucune contrainte.

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  • Le 8 juillet 2011 à 14:18, par Capitaine O
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Reforme de l’armée d’accord mais prudence d’abord. Sinon, gare aux conséqunces. Il faut chercher à comprendre l’intervention du RSP et du RPC à Bobo. Il faut comprendre la mort des militaires lors de cette intervention. Il faut comprendre cette division créée par le regime en place au sein de l’armée. Les frères d’armes ne peuvent pas se tirer dessus comme cela alors qu’on sait que la solidarité ou la neutralité a toujours prevalu. Le RSP doit être supprimé.

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  • Le 8 juillet 2011 à 14:41, par Un avis
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Toute reforme de l’Armée ne peut reussir qu’en abordant la facheuse question du RSP sources de division pour l’Armée elle même en tant qu’entité à part entière.

    D’autre part l’existence du RSP ne se justifie pas dans un état qui se veut démocratique, elle est même qualifiée de milice puissamment armée protectrice du pouvoir en place par certains observateurs.

    Rappelez vous des derniers évènement au Sénagal, où karim Wade a semble t -il demandé l’intervention de la France pour matter la fronde de l’opposition. Ceci pour dire que l’Armée sénégalaise est plûtot republicaine sinon c’est elle qu’on retrouverais à faire le sale boulot.

    Que se soit le CCRD, ou le Premier ministre qui parle de reforme de l’Armée c’est plûtot pour contenter temporairement les gens avec reformettes, la vrai question étant de travailler à l’avènement d’un état veritablement démocratique.

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    • Le 8 juillet 2011 à 23:02, par nosei
      En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

      je pense que le RSP n’a rien à voir.
      celà existe en France Garde Républicaine.
      il faut recruter par concours,au lieu
      de prendre des bons à cultiver la terre,
      ou des personnes qui n’ont aucun sens du devoir.
      il ne faut pas oublier que l’on a des droits mes
      aussi des devoirs.
      c’est mon sentiment.
      j’ai rencontré des militaires Burkinabé
      venant faire un stage en France des gens très
      bien et plein de bon sens.
      vous allez me dire tu est Français
      oui mais j’ai aussi la nationalité
      Burkinabé

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      • Le 11 juillet 2011 à 08:50
        En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

        tu es un petit zouave franco- burkinabe. La france est uen republique. Le burkina une republoique mais en coton, une republique cotonniere a defaut d’etre banaiere. Ou sors- tu la comparaison entre la garde republicaine francaise et la milice presidentiel d’ un etat tropical ? Tu es sur que tu es francais, toi ? Francais de papier, j’ imagine.

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  • Le 8 juillet 2011 à 15:30, par SG
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Toute sorte de reforme au Burkina necessite que ceux qui sont aux commandes depuis plus de 25 ans acceptent se remettre en cause humblement a plus d’un niveau. En effet ttes ces consequences (politiques,adminstratives,sociales ,militaires...)sont la resultante d’un mauvais systeme mis en place par eux. Si ils acceptent ceci tous les autres en feront autant.
    parlant des militaires,on se souvient tjrs comment ce fameux Yacinthe kafando et sa bande ont traumatise le peuple du Burkina ; meme certains ministres s’en souviennent.
    Voici la lecon dont nous devons tous nous inspirer : avant d’etre exigeant envers les autres,soyons exigeant envers nous memes d’abord.
    Ils ont utilise le pouvoir,l’argent ,l’opression et autres pour etre ou ils sont aujourd’hui ;mais force est de reconnaitre que ces manieres finissent par etre impuissante un jour ;surtout quand le peuple a le dos contre le mur.

    Vous savez ce que vous devez faire !

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  • Le 8 juillet 2011 à 16:19, par L’esprit
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    salut à tous,
    Je suis d’avis avec certains commentaires !
    Le problème de l’armée n’est pas un problème de niveau,mais un problème de gestion comme ce que l’on constate à tous les niveau dans le pays.
    Par contre reformer l’armée suppose qu’il faut les états généraux de l’armée qui pourra partir de bases de conclusion du collègues des sages.
    Merci !

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  • Le 8 juillet 2011 à 18:41, par éclaire
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    de nouveu tire à Ouaga dans la nuit du 7 au 8 juillet du coté de la base aérienne et du RSP.

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  • Le 8 juillet 2011 à 18:49, par Dima
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    La réforme de l’armée s’opère parce que sa mission s’adapte. Dans la république d’aujourd’hui, on n’imagine peu qu’il y ait des conflits à nos frontières.
    On spécialise les armées des frontières préposionnées dans le pays mais à la disposition de cette CEDEAO.
    La deuxième section s’occupe de la formation et de la spécialisation des forces de police, de gendamerie.

    La troisième autour du génie s’occupe de développement et vient en appui aux régions et communes pour les prérogatives de l’Etat concédées à ces entités.
    Les militaires n’ont pas le choix mais les civils aussi compétents les accepteront t-il ?
    Pour le cas de la RSP, sa fonction est connue mais c’est le niveau de rattachement de son commandement il faut voir.

    Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2011 à 19:34, par Elco
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    L’armée burkinabè doit etre reformé dans toutes ces composantes. Des officiers superieurs aux soldats de rangs,tout doit ètre passé au peigne fin ;le veritable problème de fond c’est de remettre l’armée à sa place,et elle de jouer son role de defense et de securité du pays.
    Cette refondation requière des préliminaires:la séparation des pouvoirs.le judiciaire,le legislatif,l’executif et il faut rajouter la presse.Il faut que les gens comprennent qu’un état ne peut prosperer sans une justice independante et éfficace ;Sinon c’est Dougoumato qui plane !!!
    Une fois ces préalables acquis,le reste est facile ;confiez-nous (les planificateurs)le menage et vous verrez la stratégie à mème de sortir notre armée dans sa fougue et son sommeil et qui va la transformer en une armée moderne,republicaine et actrice du developpement.
    En avant pour le developpement du Burkina !!!

    Répondre à ce message

  • Le 8 juillet 2011 à 23:07, par Ma solution
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    Pour ma modeste contribution,je suggère la délocalisation des casernes des militaires hors des villes et faire place à la gendarmerie,la police et les pompiers pour notre sécurité.Les casernes vacantes,construire des logements sociaux pour les plus nécessiteux.
    La suppression pure et simple du RSP parcequ’il ne doit y avoir une armée dans une armée.Dans aucun pays démocratique,cela n’existe pas sauf dans les états voyous.
    Surseoir pendant au moins 5 ans au recrutement des militaires,le temps de mettre en place une bonne stratégie de recrutement des nouveaux militaires.Cette pause d’au moins 5 ans permettra d’ailleurs de réduire de manière drastique le nombre de nos militaires.Nous en avons assez qui ne servent à rien
    Voilà quelques idées esquissées et aux amateurs,vous pouvez faire de nos suggestions.Merci

    Répondre à ce message

  • Le 10 juillet 2011 à 07:58
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    solutions pour l`armee
    1) lever le contingent normal chaque annee et rouvrir les 05 centres de formation des annees 80.Ainsi une promotion est divisee en 05 groupes.Difficile de se retrouver pour des actions d`indiscipline.
    2)Apres les 18 mois de formation et observation liberer une partie en gardant les plus disciplines.l`indiscipline n`est pas due au niveau scolaire.Depuis les independances les soldats les plus disciplines sont ceux issus des campagnes et souvent illettres mais ayant recu une bonne education de base « tradition voltaique »Ils supportaient les contraintes par rapport a nos enfants rois de maintenant qui commandent leurs parent a la maison.
    3)Delocaliser les casernes vers les campagnes.Ce processus est deja en cours et budgetise depuis au moins 2ans.
    4) S`inspirer de la formation de l`exemple de la gendarmerie pour le recrutement et la formation militaire et civique,le traitement des cas d`indiscipline.Durant tous les evenements depuis 2009 on n`a vu aucun gendarme participer negativement aux manifestations.
    5)Que la corruption au niveau de la hierarchie militaire soit combattue avec beaucoup de rigueur car ils ne sont pas plus probes que leur homologues civils.Les soldats n`avaient que leurs armes pour le dire.Le droit de greve n`existe pas dans l`armee.C`est pour cela que le president a tenu a les recevoir au tout debut pour les ecouter.Et il a ete horrifie par ce qui se passait dans les coulisses de l`armee.Et il a eu le courage de faire ce qu`il a fait.Mais le vers avait termine le fruit.

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  • Le 10 juillet 2011 à 11:49, par estelle
    En réponse à : Armée burkinabè : Réformer, oui, mais comment ?

    moi je suis daccord pour la reformé, ils mangent bien et il ne travaillent pas. L armée doit aider les habitans parce que on les payent avec notre argent( argent publique je veux dire). Moi je propose de leur donner des champs a cultiver, c est eux qui mangent tous les nourritures destinées aux pauvres gents,aider a construire les ecoles publiques et les routes du burkina.

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