IMPORTATION ET UTILISATION D’ARMES : La Haute autorité de contrôle préoccupée

mercredi 29 juin 2011 à 02h03min

Mise en place depuis 2001, la Haute autorité de contrôle des importations d’armes et de leur utilisation a initié un atelier le 28 juin 2011 afin de permettre une meilleure connaissance du secrétariat permanent.

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Il revient à la Haute autorité de contrôler toute importation d’armes, d’élaborer un certificat de destination finale et de prévenir tout trafic illicite d’armes sur le territoire burkinabè. La Haute autorité a également obligation de contrôler tout mouvement d’armes, munitions et matériels de guerre. C’est pourquoi, elle se doit d’établir un fichier national de tous les types d’armes existant ou entrant sur le territoire national. Toute anomalie dans cette gestion doit être constatée par elle. La Haute autorité doit enfin veiller à l’application des textes réglementaires et des instructions administratives régissant l’importation et le commerce des armes au Burkina. C’est aux fins de mieux faire connaître le secrétariat permanent de cette Haute autorité que l’atelier du 28 juin dernier trouve tout son sens.

Le patron de cette structure, le colonel Moussa Camara, a relevé que de plus en plus, la problématique de la disponibilité des armes par le biais des importations, exportations et fabrications préoccupe la communauté internationale en général et le Burkina Faso en particulier. Il justifie cela par le fait que la sécurité et la paix sont des défis qu’il appartient à la Haute autorité de relever afin d’assurer un développement économique, social et culturel durable. Pour le colonel Moussa Camara, la mission de contrôle de la Haute autorité ne peut s’effectuer en dehors d’un cadre juridique clair.

C’est alors qu’il a annoncé que des négociations sont en cours sur le plan international en vue de la conclusion d’un traité international sur le commerce des armes qui doit contenir des règles juridiques contraignantes pour les Etats. Déjà au niveau régional, rappelle Moussa Camara, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont adopté depuis 2006 la convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petits calibres. Sur le plan national, il a souligné qu’il existe depuis 2001 un décret portant régime des armes et munitions civiles.

Le représentant du Premier ministre, le ministre en charge de la Sécurité, Jérôme Bougouma, a salué la tenue de cette rencontre, surtout que le monde vit des moments de conflits armés. Pour lui, la problématique de la circulation des armes est réellement une préoccupation de l’heure. Mais, souligne-t-il, cette problématique ne doit pas relever de la responsabilité exclusive des seuls gouvernements, mais de tous, chacun dans sa sphère de compétence.

Le secrétaire permanent, le colonel Moussa Camara, a annoncé qu’ « un fichier national fiable et crédible, des armes existe et a été élaboré à la suite d’un recensement intégral de toutes les armes ». Et de préciser que ce fichier est régulièrement mis à jour.

Deux communications ont permis aux participants de mieux appréhender le fonctionnement de la structure.

Alexandre Le Grand ROUAMBA

Le Pays

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