Echos de l’Ouest : Du matériel volé, retrouvé dans la nature

vendredi 10 juin 2011 à 04h11min

La hiérarchie militaire et la gendarmerie ont promis de traquer les pilleurs, militaires et civils confondus, et surtout de récupérer le maximum de matériel volé lors de la mutinerie militaire de Bobo-Dioulasso. Et pour cela, le ratissage se poursuit. Pris de peur et craignant d’être découverts et arrêtés, des receleurs ou pilleurs devancent les choses. Ils se débarrassent ainsi de leurs butins en les jetant, la nuit venue, dans la nature. Dans la nuit du 7 au 8 juin dernier par exemple, ils ont profité de la pluie pour aller déposer du matériel électroménager, des motos et même des armes dans les « 6m », au carrefour de certaines voies et aux abords du marigot Houet. Comme quoi, qui est fou ?

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A malin, malin et demi

Des militaires de la garnison de Bobo-Dioulasso se sont mutinés la semaine dernière. Ils ont pillé certains commerces et emporté divers objets. Des commerçants sentant venir le danger ont vite fait de vider leurs boutiques n’y laissant que des cartons vides ou des marchandises sans valeur. Certains convoyaient les soirs toutes leurs marchandises chez eux et les ramenaient le lendemain. Ils ont pris ces mesures pour pouvoir figurer parmi les victimes des casses et bénéficier ainsi des dédommagements promis par le gouvernement. Mais selon certaines sources, ces commerçants auraient été déjà identifiés et ne seraient pas pris en compte lors de l’opération.


SN-SOSUCO : La crise s’enlise

Le jeudi 9 juin et pour la deuxième fois dans la même semaine, les travailleurs de la SN-SOSUCO ont débrayé et en plus, bloqué la circulation sur l’axe Bobo-Banfora. Leur action qui n’a pas été sans conséquence, fait suite à un échange marathon la veille avec le président du comité de médiation. Mamadi Napon, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a débarqué précipitamment à Banfora pour calmer le jeu, mais en vain. Après plus de quatre heures de chaudes discussions, les travailleurs sont restés sur leur position, à savoir le rétablissement des salaires au moment de la privatisation de l’entreprise, la réintégration des travailleurs« injustement » licenciés et l’arrêt pur et simple du processus de sous-traitance dans certains démembrements de l’usine. En l’absence de la direction générale de la SN-SOSUCO à la concertation, le médiateur ne pouvait donner aucune garantie. Dès le lendemain donc et pour exprimer leur mécontentement, les travailleurs se sont rués au carrefour sur l’axe Bobo-Banfora, contraignant des dizaines de véhicules à un arrêt forcé, des heures durant.


Banfora : un présumé meurtrier aux arrêts

Dans la nuit du 27 mai 2011, un élève du Lycée Jacques-Toula de Banfora a été tué à coups de poignard par un inconnu alors qu’il revenait d’une nuit culturelle en compagnie d’une amie. Depuis la survenue de ce drame, la police s’est fait pour devoir de traquer le ou les coupables de l’odieux acte. Aux dernières nouvelles, l’un des deux présumés meurtriers du jeune Diallo serait dans les mailles de la police et, selon nos sources les agents commis à l’enquête ne sont pas près de baisser les bras tant que le second suspect n’est pas pris.


Bérégadougou : un agent comptable de la mairie déféré pour détournement de plus de 2 millions de FCFA

L’affaire ne cesse de faire des vagues à Bérégadougou. Un agent de la comptabilité de la mairie, une dame accusée de détournement de fonds, a été déféré depuis quelques semaines à la Maison d’arrêt et de correction de Banfora. De sources proches de la mairie, Fatimata Ouattara est accusée de dissipation de plus de 2 405 000 F CFA. La même source rappelle que la dame incriminée aurait été blanchie, il n’y a pas longtemps dans une autre affaire d’argent du contribuable de Bérégadougou.

Sidwaya

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