Mutinerie des militaires : Retour à la normale dans la cité de Sya

mercredi 8 juin 2011 à 04h58min

Les activités ont repris normalement à Bobo-Dioulasso, après plus de 72 heures de crépitements d’armes, qui ont transformé la ville en une cité fantôme. Quelques jours après le retour au calme, une équipe de Sidwaya a fait le tour, notamment le mardi 7 mai 2011, pour constater l’effectivité de la reprise des activités.

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Les armes se sont tues à Bobo-Dioulasso depuis le samedi 4 juin 2011, et les populations ont recommencé à vaquer à leurs occupations quotidiennes. Les stations d’essence, les commerces, les banques et autres services de l’administration ont tous ouvert leurs portes. Le marché central grouillait de monde au grand bonheur des commerçants, ce qui montre que les activités ont bel et bien repris. Mécanicien d’engins à deux roues, Emile S. Ouédraogo, dit avoir ouvert son atelier le lundi 6 mai 2011. Mais son équipe, forte d’une vingtaine de personnes, est débordée à cause de l’affluence des clients, ce qui a conduit M. Ouédraogo à travailler sur rendez-vous. « Nous avons fait 4 jours sans travailler, il y a beaucoup d’engins endommagés.

Les militaires ont même circulé avec des motos qu’ils ont gâtées. Vu l’affluence, nous travaillons maintenant sur rendez-vous, car nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde », a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’à partir de 10 heures, il ne prend plus de motos afin de respecter ses engagements vis-à-vis des clients. Chez les marchands de friperies, à quelques encablures du grand marché, c’est la bousculade entre vendeurs, clients et usagers. A entendre, Ayouba Paré rencontré sur les lieux, depuis le samedi passé, il a repris son commerce et la clientèle vient comme à l’accoutumée. Après les 72 heures de terreur qu’ont connu les Bobolais, le calme est revenu, les rues ne sont plus désertes, la population vaque à ses occupations. Dans certaines intersections de Sya, et même aux abords de leurs véhicules, les soldats venus rétablir l’ordre sont visibles.

Mais cela ne gêne pas les Bobolais, bien au contraire, ils sont rassurés. Selon Adama Koné, la station-service où il travaille comme pompiste est rouverte , malgré le passage des militaires mutins qui ont emporté entre autres, de l’huile moteur, des frigidaires et de la boisson. « Après le constat fait par la gendarmerie, tout a été mis en place et nous avons repris nos activités depuis le samedi dernier et tout fonctionne normalement », a-t-il conclu. A Coris Bank située à quelques mètres du grand marché, les clients sont devant les guichets soit pour un retrait, soit un dépôt d’argent.

Souaibou NOMBRE

Sidwaya

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